Cas clinique : colique néphrétique


Présentation du cas

Mme D., 29 ans, a été admise dans la nuit en service de chirurgie urologique, où vous exercez comme IDE, pour une colique néphrétique gauche confirmée à l’échographie. A 7h45, elle présente une échelle numérique à 6/10 malgré le paracétamol IV administré à 6h par l’équipe de nuit. 

Mme D. pèse 53 kg et est infirmière libérale. La crise est survenue, la veille, pendant sa tournée. Elle est à jeun depuis minuit car elle est attendue au bloc opératoire à 9h pour une pose de sonde JJ sous rachianesthésie. 

Les prescriptions sont les suivantes :

  • A jeun depuis minuit le jour du bloc opératoire
  • Tamisage des urines
  • Sérum physiologique 0,9% 1000 ml / 24h
  • 1g de paracétamol IV : Toutes les 6 heures (6h – 12h- 18h – 0h)
  • 100mg de Profenid® IV : Toutes les 8 heures (8h – 16h – 0h)
  • Titration de morphine si EN > 5/10, en commençant par un bolus de 0,04 mg/kg, puis 0,02mg/kg toutes les 5 minutes.

Vous disposez de :

  • Seringues de 5/10/20mL et trocards
  • Ampoules de morphine de 10mg/1mL
  • Ampoules d’EPPI de 10mL
  • Ampoules de NaCl 0,9% de 10mL
  • Poches de NaCl 0,9% de 100mL.

Questions

1 – Définissez la colique néphrétique.

2- Qu’est ce qu’une sonde JJ ?

3- Pourquoi devons réaliser un tamisage des urines ?

4 – Quelles surveillances mettez vous en place au retour du bloc opératoire ?

5 – Qu’est ce que la morphine ? Combien de mg de morphine administrez vous lors du bolus initial selon la prescription ? (vous arrondirez la dose au mg le plus proche). Comment préparez vous l’injection ?

6 – Quelle autre thérapeutique prescrite pouvez vous mettre en place afin de soulager efficacement Mme D ?