1 – Définissez la colique néphrétique.

La colique néphrétique est une douleur brutale et intense lombo-abdominal symptomatique d’une augmentation brutale de la pression dans les voies urinaires et dans le rein. Elle est due à un obstacle gênant ou obstruant le transport de l’urine entre le rein et la vessie. L’urine s’accumule alors en amont de l’obstacle et une dilatation du système urinaire provoque les douleurs. La colique néphrétique peut-être induite par 3 causes principales :

  • les calculs rénaux, cause extrinsèque et dominante des coliques néphrétiques
  • les causes inflammatoires ou cicatricielles induites par une chirurgie (hématome, ligature accidentelle, oedème…)
  • les tumeurs gynécologiques

2- Qu’est ce qu’une sonde JJ ?

Une sonde JJ ou sonde double J est une endo-prothèse en silicone ou polyuréthane. C’est une sonde interne, formée de boucles à ses extrémités. Selon les modèles, la forme des boucles ressemblent à un J, d’où son nom.

Elle est insérée dans le rein et va du rein à la vessie. Une boucle est située dans le rein et la seconde dans la vessie afin de faciliter la circulation des urines. Son insertion se réalise, dans la majorité des prises en charge, sous endoscopie en passant par la voie naturelle (méat urinaire puis urètre), à l’aide d’un urétéroscope. Il est possible de passer par une voie percutanée après une ponction rénale, néphrostomie. La néphrostomie consiste à la mise en place d’une communication entre les cavités du rein et l’extérieur, de façon temporaire ou permanente. La sonde ou le cathéter ressort alors au niveau de la fosse lombaire et les urines sont récupérées dans une poche de recueil.


3- Pourquoi devons réaliser un tamisage des urines ?

Le tamisage des urines comporte plusieurs intérêts dans la prise en charge des coliques néphrétiques.

  • Il permet dans un premier temps de surveiller l’élimination ou non du ou des calculs présents dans le système urinaire. Une fois l’élimination faite, l’urologue pourra en apprécier la taille, la forme, l’aspect et le nombre.
  • Dans un second temps, les calculs urinaires sont envoyés sur prescription médicale au laboratoire pour une analyse spectrophotométrique. Le laboratoire commence alors par réaliser une analyse morphologique à la loupe binoculaire. La calcul sera ensuite coupé afin d’analyser le noyau de ce dernier. Des échantillons seront envoyés en spectrophotométrie afin de connaître la composition moléculaire du calcul.

Cet examen permettra de comprendre comment les calculs se sont formés, en lien avec le mode de vie et le régime alimentaire de la patiente, et de préconiser des changements de ceux-ci pour limiter les risques de récidives.


4 – Quelles surveillances mettez vous en place au retour du bloc opératoire ?

Mme D. a eu une rachianesthésie. Il faut surveiller les points suivants :

  • activité motrice des membres inférieurs
  • sensibilité des membres inférieurs
  • chaleur des membres inférieurs 
  • conscience
  • constantes vitales (pression artérielle, pouls, saturation en oxygène, température, fréquence respiratoire)
  • algie
  • reprise de la miction urinaire (fort risque de rétention aiguë d’urine)

Il est préférable de conseiller à Mme D de se lever précocément conformément aux nouvelles recommandations (aiguilles et anesthésiques modernes). Cela permet d’éviter les thromboses veineuses et favorise la reprise du transit.

Pour la sonde JJ, il est nécessaire de se renseigner sur la fréquence des mictions ou pollakiurie. La présence de pollakiurie est inconfortable mais peut se traiter partiellement avec un traitement anticholinergique. Ces mictions peuvent s’accompagner de douleurs lombaires pouvant être provoquées par un reflux des urines dans le rein, des douleurs pelviennes ou une hématurie macroscopique. Le patient doit boire suffisamment d’eau et ne pas forcer pour uriner car cela pourrait provoquer des douleurs. Pour la quantité bue par le patient, il est conseillé entre 1,5 et 2L d’eau par jour, afin d’assurer un lavage permanent de la sonde. La patiente devra suivre les recommandations de l’urologue qui la suit.

Pour aller plus loin :
La rachianesthésie est une anesthésie loco-régionale périmédullaire. Elle se réalise en injectant un anesthésiant local dans l’espace sous arachnoïdien. L’anesthésiant se diffuse ainsi dans le liquide cérébro-spinal (LCS). La rachianesthésie permet alors d’anesthésier la moitié inférieure de l’organisme : de l’abdomen aux pieds.

5 – Qu’est ce que la morphine ? Combien de mg de morphine administrez vous lors du bolus initial selon la prescription ? (vous arrondirez la dose au mg le plus proche). Comment préparez vous l’injection ?

La morphine est une antalgique de palier 3 de la famille des opioïdes. Il est utilisé dans la prise en charge des douleurs importantes en phase aiguë ou chronique. 

Calcul du bolus :

Le bolus prescrit est de 0,04mg/kg. Mme D. pèse 53kg. Le calcul est donc le suivant :

0,04 x 53 = 2,12mg soit 2mg par défaut.

La concentration pour la réalisation d’une titration de morphine doit être de 1mg/1mL. Il faut prélever 9mL d’EPPI puis l’ampoule de morphine 10mg/1mL. Il est également possible de diluer dans du NaCl 0,9%.

La seringue aura une concentration de 10mg de morphine dans 10mL, soit 1mg par mL.


6 – Quelle autre thérapeutique prescrite pouvez vous mettre en place afin de soulager efficacement Mme D ?

A 7h45, Mme D. évalue sa douleur à 6/10 sur l’échelle numérique.  Elle a eu du paracétamol à 6h.  Celui-ci ne peut pas être de nouveau administré avant 12h. 

Nous pouvons préparer et mettre en place le ProfenidⓇ IV. Cette préparation dépendra de la dotation de votre pharmacie. Certains disposent de poches ou flacons de profenidⓇ prêts à l’emploi et d’autres doivent reconstituer des flacons de poudre dans des poches de solutés NaCl 0.9% de 100mL.

Puis nous évaluerons de nouveau avec le même outil, la douleur de Mme D. Ces évaluations seront tracées dans le dossier de soins informatisé et nous réaliserons une transmission ciblée.

Pour aller plus loin :
Le Kétoprofène est le traitement de choix spécifique de la colique néphrétique car il agit sur le mécanisme de la douleur (diminution de la filtration glomérulaire et l’oedème local, réduisant la pression intra rénale). 


Présentation du cas

Mme D., 29 ans, a été admise dans la nuit en service de chirurgie urologique, où vous exercez comme IDE, pour une colique néphrétique gauche confirmée à l’échographie. A 7h45, elle présente une échelle numérique à 6/10 malgré le paracétamol IV administré à 6h par l’équipe de nuit. 

Mme D. pèse 53 kg et est infirmière libérale. La crise est survenue, la veille, pendant sa tournée. Elle est à jeun depuis minuit car elle est attendue au bloc opératoire à 9h pour une pose de sonde JJ sous rachianesthésie. 

Les prescriptions sont les suivantes :

  • A jeun depuis minuit le jour du bloc opératoire
  • Tamisage des urines
  • Sérum physiologique 0,9% 1000 ml / 24h
  • 1g de paracétamol IV : Toutes les 6 heures (6h – 12h- 18h – 0h)
  • 100mg de Profenid® IV : Toutes les 8 heures (8h – 16h – 0h)
  • Titration de morphine si EN > 5/10, en commençant par un bolus de 0,04 mg/kg, puis 0,02mg/kg toutes les 5 minutes.

Vous disposez de :

  • Seringues de 5/10/20mL et trocards
  • Ampoules de morphine de 10mg/1mL
  • Ampoules d’EPPI de 10mL
  • Ampoules de NaCl 0,9% de 10mL
  • Poches de NaCl 0,9% de 100mL.

Questions

1 – Définissez la colique néphrétique.

2- Qu’est ce qu’une sonde JJ ?

3- Pourquoi devons réaliser un tamisage des urines ?

4 – Quelles surveillances mettez vous en place au retour du bloc opératoire ?

5 – Qu’est ce que la morphine ? Combien de mg de morphine administrez vous lors du bolus initial selon la prescription ? (vous arrondirez la dose au mg le plus proche). Comment préparez vous l’injection ?

6 – Quelle autre thérapeutique prescrite pouvez vous mettre en place afin de soulager efficacement Mme D ?



Présentation du cas

Il est 8h30 et vous êtes IDE aux Urgences pédiatriques. Vous recevez Thomas, 3 ans, pour une gêne respiratoire sifflante. Il est accompagné de sa maman.

Voici les constantes d’arrivée :

  • Poids : 15kg
  • Taille : 96 cm
  • Périmètre Crânien : 49,2 cm
  • Température : 38°6
  • Saturation en air ambiant : 93%
  • Fréquence respiratoire : 47 mvt/min, superficielle
  • Fréquence cardiaque : 152 bpm

Thomas présente un balancement thoraco-abdominal, un tirage intercostal, des difficultés pour parler.
Le médecin examine Thomas. C’est une première crise d’asthme. Il est 9h.

 Voici ses prescriptions :

  • Solupred® (Prednisolone) 2mg/kg PO 1x/jour, Prise immédiate.
  • 3 Aérosols de Ventoline® 2,5mg toutes les 20 minutes, avec au moins 5 minutes de pause entre chaque puis aérosol de Ventoline® 2,5mg toutes les 3h.
  • Monitorage cardiaque et SpO2 en continu.
  • O2 si saturation inférieure à 92% quand il dort, inférieure à 94% quand il est éveillé.
  • Radio Pulmonaire à 11h.  
  • Paracétamol sirop : 1 dose/poids toutes les 6h si température ou douleur.  
  • Alimentation et hydratation PO dès que possible.
  • Lavage de nez si besoin.
  • Position demi-assise.

Vous disposez de paracétamol sirop, de comprimés orodispersibles de Solupred® dosés à 20 mg & 5mg, et d’unidoses de Ventoline® dosées à 5mg/2,5ml. Au niveau matériel, vous avez des seringues de 1 mL, de 2,5 mL, de 5 mL, 10mL, et 20mL, des unidoses de sérum physiologique 0,9% de 10 mL et des trocarts.


Questions

1- Situez Thomas selon son âge dans le développement psychomoteur.

2- Définissez la crise d’asthme.

3- Relevez les critères de gravité présents chez Thomas, et citez ceux qui ne sont pas présents.

4- Définissez les traitements, la classe pharmaceutique, les effets attendus et les effets secondaires possibles. 

5- Faites la planification de vos soins pour Thomas, en faisant apparaître vos calculs pour les traitements. 


Suite

Il est 11h 30 et Thomas revient de la radio pulmonaire. Le médecin l’interprète et trouve un foyer infectieux au niveau du poumon gauche. Il prescrit alors de la Josacine® PO 1 dose/poids matin et soir. Thomas est  désormais apyrétique.


Question

6- Qu’est ce que la Josacine® ? A quelle famille de thérapeutique appartient-elle ? Quels sont les effets secondaires ?


Suite et fin

A 16h, l’état de Thomas est réévalué. Il n’a pas eu besoin d’Oxygène de la journée. Le balancement s’est atténué, ainsi que le tirage.

Le médecin change donc ses prescriptions : Arrêt des aérosols et passage en Ventoline® bouffées avec chambre inhalation. 4 bouffées toutes les 4h.


Question

7- Comment feriez-vous l’éducation à l’asthme pour Thomas et sa maman ? Quelles questions complémentaires pourriez vous poser à Thomas et sa maman pour affiner votre démarche d’éducation ? 





1- Situez Thomas selon son âge dans le développement psychomoteur.

Selon Freud, Thomas se situe à la transition entre le stade Anal (maitrise des sphincters, période du non, …) et le stade Phallique (questions existentielles sur l’origine de la vie, différence des deux sexes, angoisse de castration chez le garçon…).


Selon Piaget, il se situe dans la phase pré-opératoire (de 2 à 6 ans environ). C’est l’acquisition et la maitrise du langage, apparition de la symbolique des choses, différence entre passé, présent et futur.

Pour aller plus loin ! lLe développement de Thomas au niveau staturo-pondéral est harmonieux. Il est dans les « normes »  définies par les courbes de croissance du carnet de santé.


2- Définissez la crise d’asthme.

Maladie chronique caractérisée par une inflammation permanente des voies aériennes et d’une hyperréactivité bronchique entraînant un bronchospasme. Cette inflammation provoque des épisodes récidivants de sifflements, de dyspnée (modification du rythme de la respiration), d’oppression thoracique et de toux, particulièrement la nuit et le petit matin. fiche complète sur l’asthme


3- Relevez les critères de gravité présents chez Thomas, et citez ceux qui ne sont pas présents.

Chez Thomas, nous retrouvons le balancement thoraco-abdominal (quand l’enfant soulève son ventre, son thorax s’abaisse, et inversement), un tirage intercostal (voir vidéo), des difficultés à parler, une saturation en O2 à 93%, une polypnée ainsi qu’une tachycardie. L’hyperthermie peut également être relevée en fonction de la tolérance à la fièvre de Thomas.

D’autres critères peuvent être présents :

Contraction des muscles du cou
  • hypotension artérielle
  • cyanose des extrémités, péribuccale,
  • paleurs / sueurs,
  • apnées
  • désaturation inférieure à 90%
  • Battement des ailes du nez
  • contraction des muscles du cou
  • Coma
  • ….


4- Définissez les traitements, la classe pharmaceutique, les effets attendus et les effets secondaires possibles.

  • Solupred®(Prednisolone) : Anti-inflammatoire. Doit aider à diminuer l’inflammation broncho-pulmonaire. Les principaux effets secondaires sont une hyperexcitabilité de l’enfant, une rétention hydro-sodée, une fuite potassique lors de doses importantes et/ou prolongées,…

  • Ventoline®(Salbutamol) : Bronchodilatateur. Ce traitement doit permettre aux bronches de se dilater, de diminuer le bronchospasme, et d’améliorer la capacité pulmonaire. Les principaux effets secondaires sont des tremblements, une tachycardie, des céphalées, …

  • Paracétamol sirop : Antalgique et antipyrétique. Doit diminuer la douleur et l’hyperthermie de Thomas. Les principaux effets secondaires sont une éruption cutanée, nausées et vomissements. A fortes doses, le paracétamol peut créer une hépatotoxicité.

5- Faites la planification de vos soins pour Thomas, en faisant apparaitre vos calculs pour les traitements. 

  • 9h : Administration PO de Paracétamol 1 dose 15kg, et de 15x 2mg = 30 mg de Solupred® (Soit un cp de 20mg, et 2 cp de 5 mg dans 3 cc d’eau minérale). Nettoyage de nez si besoin. Préparation et administration du premier aérosol. Ventoline® 5mg/2,5 ml. Il me faut 2,5mg ce qui fait 1,25ml. Je prends donc une seringue de 1ml et une seringue de 2,5 pour avoir la dose juste. Administration au nébuliseur avec 3 ml de sérum physiologique, sous 4 à 6l/min d’O2. Mise en place du monitorage cardiaque.
  • 9h15 : Fin du premier aérosol. Relevé de constantes.
  • 9h20 : Début du second aérosol (même préparation que le premier).
  • 9h35: Fin de l’aérosol.
  • 9h40: Dernier aérosol de la première série.
  • 9h55 : fin des aérosols. Relevé de constantes.
  • 10h15 : Proposition d’alimentation et d’hydratation (essentielle dans la crise d’asthme) + relevé de constantes.
  • 10h50 : Température + constantes et accompagnement si possible à la radio.
  • 12h : Repas + constantes.
  • 13h : Nettoyage de nez si besoin + aérosol + constantes.
  • 13h30-16h : Sieste si nécessaire, avec surveillance de la saturation en sommeil profond
  • 16h : Réévaluation médicale avant l’aérosol.

6- Qu’est ce que la Josacine® ? A quelle famille de thérapeutique appartient-elle ? quels sont les effets secondaires ? 

La Josacine® (Josamycine) est un antibiotique appartenant à la famille des Macrolides. Les principaux effets secondaires sont des nausées, vomissements, diarrhées, éruption cutanée, augmentation des transaminases.


7- Comment feriez-vous l’éducation à l’asthme pour Thomas et sa maman ? Quelles questions complémentaires pourriez vous poser à Thomas et sa maman pour affiner votre démarche d’éducation?

Premièrement, il va falloir faire l’éducation à la chambre d’inhalation et au spray de Ventoline. Après avoir vérifié la date de péremption de la Ventoline, la secouer afin de remettre en suspension le produit. Adapter ensuite la Ventoline à la chambre d’inhalation en l’expliquant à la maman et à Thomas en utilisant des mots simples et adaptés. Voici une vidéo sur l’utilisation d’une chambre d’inhalation.

Pour une éducation optimale, il faudrait demander à la maman de Thomas s’il y a des animaux à la maison, si un des parents consomment des cigarettes (tabac, ou autres substances,..), quel est le type de chauffage à la maison, si la maison est humide, … En fait, il faut rechercher avec Thomas et sa maman tous les facteurs déclenchant possibles pour l’asthme de Thomas. Et bien entendu, demander à Thomas et à sa maman s’ils ont des questions.


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Présentation du cas

Céline, 16 ans, a été renversée par un scooter ce matin à 8h en se rendant au lycée. Au service des Urgences, là où les pompiers l’ont conduite, le médecin diagnostique une fracture des deux os de l’avant bras droit, avec déplacement. Elle arrive en fauteuil roulant, accompagnée de ses parents, dans le service où vous êtes stagiaire.

Elle porte une attelle provisoire à l’avant bras droit.

La réduction orthopédique de la fracture sous anesthésie générale est suivie par l’immobilisation par un plâtre moulé (circulaire) brachio-antéro-palmaire pour 3 semaines est prévue pour 16 heures.

Céline pourra sortir le lendemain s’il n’y a aucune complication.


Questions

1- Nommez les os de l’avant bras. Situez l’olécrane par rapport à l’un d’eux. 

2- Quel examen complémentaire a permis d’affiner le diagnostic médical? 

3- Expliquez l’intérêt de l’attelle provisoire.

4- Définissez la réduction orthopédique. 

5- Expliquez ce qu’est le syndrome de Wolkmann. Citez les circonstances qui le favorisent. 

6- Citez et argumentez les recommandations à faire à Céline et ses parents au moment de la sortie. 






1- Nommez les deux os de l’avant bras. Situez l’olécrane par rapport à l’un d’eux.

Les deux os sont le radius et le cubitus (ou Ulna). L’Olécrane est l’épiphyse proximale du cubitus.

anatomie-coude


2- Quel examen complémentaire a permis d’affiner le diagnostic médical ?

Une radiologie de l’avant bras a permis d’affiner le diagnostic médical.

rx-coude

3- Expliquez l’intérêt de l’attelle provisoire

L’attelle permet d’éviter les mobilisations de la fracture et possède également une visée antalgique.


4- Définissez la réduction orthopédique

La réduction correspond à la remise en place de la fracture.

Il existe 2 techniques : La technique orthopédique consiste à remettre en place à la main, par manipulation externe, les fragments osseux fracturés ou l’articulation luxée. Selon les cas, la réduction est pratiquée sans anesthésie (luxation) ou sous anesthésie locorégionale ou générale (fracture). Une fois la réduction obtenue, on immobilise solidement le membre (bandage, plâtre, fixateur externe) jusqu’à consolidation.

La technique chirurgicale (dite par « voie sanglante ») est employée quand la précédente n’est pas praticable, plus souvent sur des fractures que sur des luxations.


5- Expliquez ce qu’est le syndrome de Wolkmann. Citez les circonstances qui le favorise.

C’est une augmentation de la pression dans des loges inextensibles. C’est un syndrome ischémique lié à une compression vasculo-nerveuse entraînant une paralysie irréversible des muscles. Il s’agit de la complication du syndrome des Loges.

(Syndrome des Loges : ischémie des masses musculaires due à l’augmentation d’une pression dans une loge musculaire par un œdème ou un hématome (effet garrot) et apparaissant par une douleur à la contraction volontaire des muscles, une pâleur et un refroidissement du membre. Il s’agit d’une urgence chirurgicale).

Les circonstances qui le favorisent sont une mauvaise surveillance de plâtre, et un plâtre trop serré.

wolkman

6- Citez et argumentez les recommandations à faire à Céline et ses parents au moment de la sortie.

  • Respecter le temps de séchage, soit 24 à 48 h selon l’épaisseur du plâtre, avant d’exercer toute sollicitation mécanique.
  • Ne pas vernir le plâtre, ce qui empêcherait l’évaporation naturelle et qui entrainerait une macération.
  • Ne pas mouiller ou immerger le plâtre ce qui le fragiliserait.
  • Ne pas introduire de corps étrangers sous le plâtre (aiguille à tricoter, …)
  • Surélever le membre immobilisé, les premiers jours, pour éviter l’oedème.
  • Effectuer des contractions isométriques régulières et mobiliser les articulations laissées libres, pour prévenir l’amyotrophie et les complications thromboemboliques.
  • Surveillance de la température des doigts, de leur motricité, sensibilité, couleur et oedème.
  • Surveillance de l’odeur du plâtre
  • Ne pas écrire sur le plâtre
  • CONSULTER A L’HOPITAL AU MOINDRE DOUTE ou APPELER LE CENTRE 15 POUR AVIS MEDICAL.


SOURCES

  • http://www.clubortho.fr/cariboost_files/Volkmann.pdf
  • http://www.chups.jussieu.fr/polys/orthopedie/polyortho/POLY.Chp.4.5.html
  • http://www.soins-infirmiers.com/contention_platre.php


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Présentation du cas

Vous êtes IDE en service de maternité. Ce matin, à votre arrivée à 7h00, vous prenez en charge Mme P., 30 ans, primipare (à terme, suivie sans aucune anomalie pendant la grossesse), suite à sa césarienne sous péridurale hier soir à 22h55. Elle n’a aucun antécédent particulier, ne prend aucun traitement au quotidien. L’intervention s’est bien déroulée, la patiente est revenue en chambre vers 1h du matin. Quelques minutes après le retour, la patiente a été très douloureuse (EN à 10/10) nécessitant l’administration de 2mg de Chlorhydrate de morphine sous-cutanée conformément au protocole du service. Elle est porteuse d’une voie veineuse périphérique (VVP) 18G posée au bloc et a eu une sonde à demeure (SAD) retirée à 6h conformément à la prescription. La plaie chirurgicale est fermée par 15 agrafes.

Les prescriptions sont les suivantes :

  • Lever autorisé
  • Nettoyage de la plaie selon protocole en vigueur dans le service puis laisser à l’air. Ablation des agrafes à J12.
  • Paracétamol 1g : un comprimé toutes les 6 heures.
  • Acupan® (Nefopam) 20mg : une ampoule de 20mg per os sur un sucre si Paracétamol inefficace et EN >5/10, toutes les 6 à 8h sans dépasser trois ampoules par 24h.
  • Tardyféron® (Sulfate féreux) 80mg : un comprimé par jour à 8h.
  • Lovenox® (Enoxaparine sodique) 4000ui/0,4mL : une injection sous cutanée par jour à 8h.
  • NFS dans 48h.

Questions

1- Quels sont les risques pour Mme P. au moment où vous la prenez en charge ?

2- Que surveillez-vous chez Mme P. lors de votre passage en chambre ?

3- Concernant les traitements antalgiques, indiquez les paliers selon l’OMS et les principaux effets indésirables.

4- Quelles sont les surveillances du traitement par Lovenox® et pourquoi ?






Présentation du cas

Vous êtes IDEL et vous prenez en charge Mme V., 26 ans, pour une pyélonéphrite traitée par Ceftriaxone 1g IM 1 fois par jour pendant 7 jours.


Questions

1- Qu’est ce qu’une pyélonéphrite ?

2- Quelle est la famille thérapeutique précise de la Ceftriaxone ?

3- Quels sont les effets indésirables de la Ceftriaxone ?

4- Quelles sont les contre-indications à la réalisation d’une injection intra-musculaire ?