La radiologie médicale est un domaine médical regroupant différents domaines de diagnostique. Nous commencerons par le plus simple à réaliser et parfois le plus dur à lire.
1- Définition
La radiographie utilise essentiellement les rayons X et les rayons gammas. Ces rayons ont la particularité de traverser le corps humain, et seront plus ou moins atténués en fonction de la densité des structures traversées. Les parties denses/solides (eau, os, …) du corps apparaîtront en blanc. Les parties molles/aérées (graisses, air,…) apparaîtront en noir.
C’est un des examens d’imagerie médicale les plus utilisés.
Radiographie thoracique
2- Préparation du patient
Enlever tous les bijoux.
Enlever tous les vêtements recouvrant la zone radiographiée (les épaisseurs apparaissent à l’image,…).
Vérifier la présence du bracelet d’identification et faire confirmer au patient, si possible, son identité.
Informer le patient sur le déroulé de l’examen.
Expliquer au patient le but de l’examen.
Attention : dès qu’il est possible, il faut prendre la précaution de couvrir les organes génitaux.
3- Que recherche-t-on ?
Fractures.
Anomalies pulmonaires.
Cardiomégalie.
Vérification de la bonne position de matériel médical (plaque, vis, broches, pacemaker, cathéter central, intubation, sonde nasogastrique….)
Abdomen sans préparation (ASP) pour recherche de niveau hydroaérique.
Recherche de corps étranger.
…
4- Surveillance
Aucune en particulier hormis celle de surveiller que c’est bien votre patient (bracelet + confirmation d’identité)
La dose de rayons X utilisés étant très faible, il n’y a pas de surveillance particulière.
5- Contre-indication
La seule contre-indication est la réalisation de radiographie chez la femme enceinte.
Technique d’examen qui consiste à créer des images précises d’une partie du corps, grâce à des ondes (comme les ondes radio) et un champ magnétique.
1- Définition
L’IRM (Imagerie par résonance magnétique) permet une visualisation précise de multiples tissus (cerveau, coeur, système digestif, système osseux, articulations …). Les coupes obtenues peuvent être en 2 ou 3 dimensions.
Examen fiable utilisé notamment dans la recherche d’AVC, de tumeurs, d’inflammations, d’obstructions de vaisseaux… ou dans la surveillance de maladies telles que la sclérose en plaques par exemple.
Cette technique d’imagerie est redoutée par bon nombre de patients. En effet, l’appareil est conséquent, bruyant, fermé,…. Avant de faire rentrer le patient, le personnel paramédical exerçant à l’IRM pose un grand nombre de questions, ce qui peut être parfois anxiogène pour celui qui doit subir cet examen.
Photo IRM
2- Préparation du patient
Pose d’une voie veineuse périphérique de bon calibre (18 ou 20 G chez l’adulte) si injection de produit de contraste.
Connaissance de la fonction rénale du patient (hors urgence vitale).
S’assurer de la non présence de pacemaker, valves mécaniques, prothèses (attention : des pacemaker nouvelle génération passent en IRM).
Demander si le patient a eu des éclats métalliques dans les yeux. Attention également aux vernis à ongles/paillettes. La force magnétique est forte et présente à tout moment dans la salle, le moindre bout de métal peut être délétère pour le patient et/ou pour le soignant.
Présence du bracelet d’identification sur le patient et le lit/brancard.
Tenue adaptée (casaque par exemple sans pression métallique….
Attention aux électrodes des ECG/scope qui peuvent contenir du métal.
Expliquer l’examen et répondre aux interrogations du patient.
Ne pas entrer dans la salle d’examen avec des objets métalliques (attention aux pinces, stylos, paires de ciseaux, clés, téléphone,… mais également les cartes de badge /ouverture de portes car elles se feront démagnétiser et deviendront inutilisables).
Utiliser des dispositifs médicaux adaptés à l’IRM : bouteille d’oxygène, respirateur, scope, SAP/PSE … (N’utilisez pas votre matériel hormis si il est spécifié dessus qu’il est compatible avec l’IRM. Si vous en disposez, vous pouvez utiliser des cages de Faraday qui protégeront vos SAP/PSE du champ magnétique).
Il est aussi possible qu’une prémédication/sédation ait été prescrite au patient avant l’examen. Ne l’oubliez pas, et surtout, surveillez les effets secondaires.
3- L’examen
Examen long (environ 30 minutes à plus d’une heure).
Le patient doit rester immobile durant toute la durée de l’examen.
Proposer des bouchons d’oreilles afin d’atténuer le bruit et ainsi le stress du patient.
Examen totalement indolore (l’injection du produit de contraste peut néanmoins être inconfortable pour le patient).
Surveillance du patient (possibilité de communiquer avec lui depuis la pièce de contrôle).
Image cérébrale d’IRM en coupe latérale
4- Surveillance
Hydratation (IV ou PO) du patient si injection de produit de contraste (élimination rénale).
Surveillance de la voie veineuse périphérique.
Surveillance des Effets secondaires sur prémédication/sédation.
Les antidépresseurs font partie des avancées majeures des dernières années.
1- Rappels concernant l’épisode dépressif majeur
L’épisode dépressif majeur (EDM) se définit comme étant un fléchissement durable de l’humeur avec la présence d’une douleur morale importante, d’une inhibition psychique, accompagnés d’idées noires et/ou suicidaires.
Les critères permettant son diagnostic sont référencés dans le DSM V(Manuel diagnostique de référence des maladies psychiques).
Au moins cinq des symptômes suivants doivent avoir été présents pendant une même période d’une durée de deux semaines et avoir représenté un changement par rapport au fonctionnement antérieur; au moins un des symptômes est soit une humeur dépressive, soit une perte d’intérêt ou de plaisir.
Humeur dépressive présente pratiquement toute la journée, presque tous les jours.
Diminution marquée de l’intérêt ou du plaisir pour toutes ou presque toutes les activités pratiquement toute la journée, presque tous les jours.
Perte ou gain de poids significatif en l’absence de régime, ou diminution ou augmentation de l’appétit tous les jours.
Insomnie ou hypersomnie presque tous les jours.
Agitation ou ralentissement psychomoteur presque tous les jours.
Fatigue ou perte d’énergie tous les jours.
Sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive ou inappropriée presque tous les jours.
Diminution de l’aptitude à penser ou à se concentrer ou indécision presque tous les jours.
Pensées de mort récurrentes, idées suicidaires récurrentes sans plan précis ou tentative de suicide ou plan précis pour se suicider.
Les symptômes induisent une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d’autres domaines importants.
Les symptômes ne sont pas imputables aux effets physiologiques directs d’une substance ou d’une affection médicale générale.
2- Définitions et généralités
Les antidépresseurs sont des médicaments capables de corriger les dérèglements dépressifs de l’humeur.
Ce sont des stimulants psychiques(psychoanaleptiques) mais leur action sélective sur la régulation de l’humeur les distingue des autres stimulants de la vigilance (ex : amphétamines).
Schématiquement les antidépresseurs agissent :
sur l’humeur triste : action thymoanaleptique.
sur l’anxiété : action sédative et/ou anxiolytique.
sur l’inhibition : action psychotonique ou désinhibitrice, diminution de l’inhibition et de l’asthénie pouvant alors favoriser un passage à l’acte autoagressif en début de traitement (levée d’inhibition : c’est le risque de passage à l’acte suicidaire après environ une semaine de traitement, entre le 6ème et le 12ème jour, suite à une brusque inversion de l’humeur. Les symptômes dépressifs sont toujours là mais le patient a retrouvé une force physique suffisante pour passer à l’acte. Les antidépresseurs agissent en premier sur la fatigue et le ralentissement psychomoteur avant d’agir d’un point de vue thymique).
3- Physiopathologie
L’état de stress favorise la production d’hormones surrénaliennes qui vont entraîner une hausse du taux de glucocorticoïdes. Normalement, il existe un rétrocontrôle qui bloque cette production excessive. Chez les personnes déprimées, il ne fonctionne pas. La production se réalise alors en excès ce qui entraîne une altération des différents systèmes de neurotransmission.
La sérotonine, la noradrénaline, la dopamine sont des neurotransmetteurs impliqués dans les processus de la dépression, de l’humeur, de l’éveil ou encore de l’activité motrice.
Lors d’un épisode dépressif, ces neurotransmetteurs sont en quantité insuffisante.
Les antidépresseurs permettent une augmentation du taux de neurotransmetteurs dans les synapses. Cette augmentation résulte soit d’une inhibition de la recapture des neurotransmetteurs soit d’une augmentation de leur libération ou encore d’une diminution de la dégradation des neurotransmetteurs.
On distingue donc les antidépresseurs selon la sélectivité de leur action au niveau des neurotransmetteurs :
Les antidépresseurs imipraminiques ou tricycliques.
Les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO).
Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine(ISRS).
les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline(IRSNA).
Les antidépresseurs noradrénergiques et sérotoninergiques spécifiques(NASSA).
4- Indications
Épisode dépressif majeur caractérisé, d’intensité modérée et sévère.
Prévention des attaques de panique, troubles phobiques.
Troubles obsessionnels compulsifs.
Psychoses chroniques, évolution des formes déficitaires de la schizophrénie en association avec un neuroleptique incisif par exemple.
Akinésies dans la maladie de Parkinson.
Énurésies, dysthymies et troubles du comportement chez l’enfant.
Algies rebelles neuropathiques ou cancéreuses.
5- Utilisation
L’administration est réalisée à des doses progressives, jusqu’à l’obtention d’une posologie efficace sur une période suffisante afin d’éviter une rechute (4 à 6 mois au minimum).
La posologie peut être modifiée en fonction d’une efficacité jugée insuffisante après 15 jours de traitement, de l’apparition d’effets indésirables trop handicapants, de la tolérance par le patient, de son état clinique…
L’arrêt du traitement est progressif afin de prévenir et d’éviter un effet rebond ou une rechute, il n’existe pas de dépendance physique.
Le choix de l’antidépresseur se fait en fonction des habitudes du prescripteur, du respect des indications et des contre-indications, des effets indésirables possibles, de l’état clinique et somatique du patient, de l’instauration en ambulatoire ou en milieu hospitalier, de la sévérité de l’épisode dépressif…
L’administration se fait le plus souvent per os mais peut aussi se réaliser en intraveineuse avec certaines thérapeutiques et si le besoin d’une efficacité très rapide est nécessaire. Les comprimés sont administrés en 1 à 3 prises quotidiennes en privilégiant les antidépresseurs sédatifs le soir et les psychotoniques le matin.
Si le traitement est initié en milieu hospitalier :
Les IRSNA sont utilisés en 1ère intention?
Si après 4 à 8 semaines le traitement est jugé efficace et la réponse complète , il est alors poursuivi entre 6 mois et 1 an à dose efficace puis arrêter progressivement en ambulatoire.
Si la réponse est insuffisante, alors il y a recours aux tricycliques.
Si la réponse est toujours insuffisante il pourra alors y avoir recours à l’électroconvulsivothérapie (ou sismothérapie) dans les formes mélancoliques ou si le risque suicidaire est trop élevé.
Si le traitement est initié en ambulatoire :
Les ISRS ou IRSNA seront utilisés en 1ère intention.
Si la réponse est insuffisante, essai d’une 2nde molécule similaire puis tricycliques.
6- Éducation patient
L’éducation thérapeutique peut permettre une amélioration de l’observance chez le patient, elle fait partie intégrante du rôle propre de l’infirmier.
Elle peut prendre la forme d’un rappel concernant les processus ayant amené à l’épisode dépressif majeur, les effets attendus des traitements mis en place, le délai d’action non immédiat, le risque d’apparition d’effets indésirables et la conduite à tenir s’ils apparaissent, les règles hygiéno-diététiques à respecter, l’importance de l’observance du traitement même au-delà de la rémission des symptômes, l’importance d’un suivi régulier avec un professionnel de santé. Le but étant de favoriser le meilleur confort de vie pour le patient prenant un traitement antidépresseur.
Vous n’arrivez pas à retenir un traitement nouveau ? son indication ? sa classe pharmaceutique ? Nous vous proposons une fiche de synthèse à remplir pour chaque médicament régulièrement (ou non) rencontré !
Forme selon laquelle est administré un médicament, un principe actif.
1- Définition
Selon Le Petit Larousse, Galénique veut dire “ qui concerne la préparation, la conservation et la présentation des médicaments”. Nous pouvons donc dire que la forme galénique correspond à la forme selon laquelle est administrée un traitement.
2- La voie per os
La voie Per-Os (PO) est également appelée voie orale ou voie buccale. C’est la principale voie d’administration des médicaments. C’est la voie la plus facile, la plus rapide d’administration, avec une bonne conservation du médicament si administré selon les règles de bonnes pratiques professionnelles, et elle permet une modulation de la vitesse d’action (libération prolongée, répétée,…).. Elle présente quelques points négatifs : le goût des médicaments, la forme parfois difficile à avaler, une difficulté chez les personnes ayant des troubles de la déglutition,…
2-1 Différentes vitesses de libération
Libération Rapide :
Les lyocs / orodispersibles (fondent rapidement sous la langue à l’aide de la salive ; ne nécessitent pas obligatoirement d’eau,…) ;
Les sirops
les effervescents : se dissoudent dans l’eau en créant du gaz
Libération modifiée / ralentie
présentent une durée d’absorption plus longue
ont une action répétée dans le temps ; comprimés en “couches d’oignons”
Libération prolongée :
Le principe actif contenu dans le médicament se libère progressivement. C’est le cas pour certains diurétiques, antalgiques,…
2-2 Différentes formes galéniques
Liquides : Ils ont pour inconvénients la conservation et le goût.
Soluté buvable : présentés en unidose (ampoule), dilué dans un soluté huileux ou aqueux
Suspension buvable : poudre et solvant à rajouter (typiquement les antibiotiques pour enfant). Ils sont très souvent utilisés avec une pipette, en dose-poids ; certaines suspensions buvables sont déjà recomposées.
Gouttes buvables : soluté huileux et/ou à base d’alcool
Sirop : forme liquide ou aqueuse avec beaucoup de sucre.
Solides :
Cachet = ce qui est friable
Comprimé = dur, enrobé de sucre
comprimé à croquer
comprimé à sucer
comprimé dragéifié
comprimé sécable
Capsule = enveloppe de gélatine dure ou molle, unie, qui contient le principe actif à l’intérieur
Gélule = enveloppe dure de gélatine, creuse, qui contient le principe actif à l’intérieur. Elle est aussi appelée capsule à enveloppe dure.
Granulé = petites billes de principe actif
Poudre = poudre de principe actif
Sublingual : Principe actif en spray, qui est envoyé dans la circulation sanguine par les muqueuses buccales.
Per-linguale : typiquement les granules homéopathiques à laisser “fondre sous la langue”
3- La voie parentérale
Elle nécessite un geste invasif. C’est donc un acte IDE exclusivement.
Intrapéritonéale = lors de dialyses péritonéales,…
Intraveineuse directe ou perfusion = antibiotique, hydratation, antalgiques,…
Pour les injections, le soluté doit être stérile, apyrogène, limpide, le plus isotonique possible, non périmé, et l’intégrité de l’emballage doit être présente ; Le pH d’une perfusion de 7,40 +/- 0.02 est le plus indolore.
Association Entraide ESI IDE, les injections parentérales, https://entraide-esi-ide.com/les-injections-parenterales-2/, consulté le 18/10/2021, en ligne.
Il est 8h30 et vous êtes IDE aux Urgences pédiatriques. Vous recevez Thomas, 3 ans, pour une gêne respiratoire sifflante. Il est accompagné de sa maman.
Thomas présente un balancement thoraco-abdominal, un tirage intercostal, des difficultés pour parler. Le médecin examine Thomas. C’est une première crise d’asthme. Il est 9h.
Voici ses prescriptions :
Solupred® (Prednisolone) 2mg/kg PO 1x/jour, Prise immédiate.
3 Aérosols de Ventoline® 2,5mg toutes les 20 minutes, avec au moins 5 minutes de pause entre chaque puis aérosol de Ventoline® 2,5mg toutes les 3h.
Monitorage cardiaque et SpO2 en continu.
O2 si saturation inférieure à 92% quand il dort, inférieure à 94% quand il est éveillé.
Radio Pulmonaire à 11h.
Paracétamol sirop : 1 dose/poids toutes les 6h si température ou douleur.
Alimentation et hydratation PO dès que possible.
Lavage de nez si besoin.
Position demi-assise.
Vous disposez de paracétamol sirop, de comprimés orodispersibles de Solupred® dosés à 20 mg & 5mg, et d’unidoses de Ventoline® dosées à 5mg/2,5ml. Au niveau matériel, vous avez des seringues de 1 mL, de 2,5 mL, de 5 mL, 10mL, et 20mL, des unidoses de sérum physiologique 0,9% de 10 mL et des trocarts.
Questions
1- Situez Thomas selon son âge dans le développement psychomoteur.
2- Définissez la crise d’asthme.
3- Relevez les critères de gravité présents chez Thomas, et citez ceux qui ne sont pas présents.
4- Définissez les traitements, la classe pharmaceutique, les effets attendus et les effets secondaires possibles.
5- Faites la planification de vos soins pour Thomas, en faisant apparaître vos calculs pour les traitements.
Suite
Il est 11h 30 et Thomas revient de la radio pulmonaire. Le médecin l’interprète et trouve un foyer infectieux au niveau du poumon gauche. Il prescrit alors de la Josacine® PO 1 dose/poids matin et soir. Thomas est désormais apyrétique.
Question
6- Qu’est ce que la Josacine® ? A quelle famille de thérapeutique appartient-elle ? Quels sont les effets secondaires ?
Suite et fin
A 16h, l’état de Thomas est réévalué. Il n’a pas eu besoin d’Oxygène de la journée. Le balancement s’est atténué, ainsi que le tirage.
Le médecin change donc ses prescriptions : Arrêt des aérosols et passage en Ventoline® bouffées avec chambre inhalation. 4 bouffées toutes les 4h.
Question
7- Comment feriez-vous l’éducation à l’asthme pour Thomas et sa maman ? Quelles questions complémentairespourriez vous poser à Thomas et sa maman pour affiner votre démarche d’éducation ?
1- Situez Thomas selon son âge dans le développement psychomoteur.
Selon Freud, Thomas se situe à la transition entre le stade Anal (maitrise des sphincters, période du non, …) et le stade Phallique (questions existentielles sur l’origine de la vie, différence des deux sexes, angoisse de castration chez le garçon…).
Selon Piaget, il se situe dans la phase pré-opératoire (de 2 à 6 ans environ). C’est l’acquisition et la maitrise du langage, apparition de la symbolique des choses, différence entre passé, présent et futur.
Pour aller plus loin ! lLe développement de Thomas au niveau staturo-pondéral est harmonieux. Il est dans les « normes » définies par les courbes de croissance du carnet de santé.
2- Définissez la crise d’asthme.
Maladie chronique caractérisée par une inflammation permanente des voies aériennes et d’une hyperréactivité bronchique entraînant un bronchospasme. Cette inflammation provoque des épisodes récidivants de sifflements, de dyspnée (modification du rythme de la respiration), d’oppression thoracique et de toux, particulièrement la nuit et le petit matin. fiche complète sur l’asthme
3- Relevez les critères de gravité présents chez Thomas, et citez ceux qui ne sont pas présents.
Chez Thomas, nous retrouvons le balancement thoraco-abdominal (quand l’enfant soulève son ventre, son thorax s’abaisse, et inversement), un tirage intercostal (voir vidéo), des difficultés à parler, une saturation en O2 à 93%, une polypnée ainsi qu’une tachycardie. L’hyperthermie peut également être relevée en fonction de la tolérance à la fièvre de Thomas.
D’autres critères peuvent être présents :
Contraction des muscles du cou
hypotension artérielle
cyanose des extrémités, péribuccale,
paleurs / sueurs,
apnées
désaturation inférieure à 90%
Battement des ailes du nez
contraction des muscles du cou
Coma
….
4- Définissez les traitements, la classe pharmaceutique, les effets attendus et les effets secondaires possibles.
Solupred®(Prednisolone) : Anti-inflammatoire. Doit aider à diminuer l’inflammation broncho-pulmonaire. Les principaux effets secondaires sont une hyperexcitabilité de l’enfant, une rétention hydro-sodée, une fuite potassique lors de doses importantes et/ou prolongées,…
Ventoline®(Salbutamol) : Bronchodilatateur. Ce traitement doit permettre aux bronches de se dilater, de diminuer le bronchospasme, et d’améliorer la capacité pulmonaire. Les principaux effets secondaires sont des tremblements, une tachycardie, des céphalées, …
Paracétamol sirop : Antalgique et antipyrétique. Doit diminuer la douleur et l’hyperthermie de Thomas. Les principaux effets secondaires sont une éruption cutanée, nausées et vomissements. A fortes doses, le paracétamol peut créer une hépatotoxicité.
5- Faites la planification de vos soins pour Thomas, en faisant apparaitre vos calculs pour les traitements.
9h : Administration PO de Paracétamol 1 dose 15kg, et de 15x 2mg = 30 mg de Solupred® (Soit un cp de 20mg, et 2 cp de 5 mg dans 3 cc d’eau minérale). Nettoyage de nez si besoin. Préparation et administration du premier aérosol. Ventoline® 5mg/2,5 ml. Il me faut 2,5mg ce qui fait 1,25ml. Je prends donc une seringue de 1ml et une seringue de 2,5 pour avoir la dose juste. Administration au nébuliseur avec 3 ml de sérum physiologique, sous 4 à 6l/min d’O2. Mise en place du monitorage cardiaque.
9h15 : Fin du premier aérosol. Relevé de constantes.
9h20 : Début du second aérosol (même préparation que le premier).
9h35: Fin de l’aérosol.
9h40: Dernier aérosol de la première série.
9h55 : fin des aérosols. Relevé de constantes.
10h15 : Proposition d’alimentation et d’hydratation (essentielle dans la crise d’asthme) + relevé de constantes.
10h50 : Température + constantes et accompagnement si possible à la radio.
12h : Repas + constantes.
13h : Nettoyage de nez si besoin + aérosol + constantes.
13h30-16h : Sieste si nécessaire, avec surveillance de la saturation en sommeil profond
16h : Réévaluation médicale avant l’aérosol.
6- Qu’est ce que la Josacine® ? A quelle famille de thérapeutique appartient-elle ? quels sont les effets secondaires ?
La Josacine® (Josamycine) est un antibiotique appartenant à la famille des Macrolides. Les principaux effets secondaires sont des nausées, vomissements, diarrhées, éruption cutanée, augmentation des transaminases.
7- Comment feriez-vous l’éducation à l’asthme pour Thomas et sa maman ? Quelles questions complémentaires pourriez vous poser à Thomas et sa maman pour affiner votre démarche d’éducation?
Premièrement, il va falloir faire l’éducation à la chambre d’inhalation et au spray de Ventoline. Après avoir vérifié la date de péremption de la Ventoline, la secouer afin de remettre en suspension le produit. Adapter ensuite la Ventoline à la chambre d’inhalation en l’expliquant à la maman et à Thomas en utilisant des mots simples et adaptés. Voici une vidéo sur l’utilisation d’une chambre d’inhalation.
Pour une éducation optimale, il faudrait demander à la maman de Thomas s’il y a des animaux à la maison, si un des parents consomment des cigarettes (tabac, ou autres substances,..), quel est le type de chauffage à la maison, si la maison est humide, … En fait, il faut rechercher avec Thomas et sa maman tous les facteurs déclenchant possibles pour l’asthme de Thomas. Et bien entendu, demander à Thomas et à sa maman s’ils ont des questions.
D’autres cas cliniques sont disponibles dans le livre « 40 cas cliniques infirmiers corrigés et commentés »
Le cancer du col de l’utérus est lié à une infection par un virus, le papillomavirus humain.
1- L’utérus
Organe du système de reproduction composé de deux parties :
Le corps de l’utérus
Le col de l’utérus
Le col a plusieurs fonctions :
Grâce à la sécrétion de la glaire cervicale : lubrification du vagin, protection contre les infections. La glaire cervicale permet également aux spermatozoïdes, au moment de l’ovulation, de se déplacer plus facilement vers l’utérus
Rôle dans la grossesse et l’accouchement.
2- Le cancer de l’utérus
Cancer d’évolution généralement lente et de bon pronostic. Il est provoqué par un virus (HPV : Human Papilloma Virus) transmis lors de rapports sexuels. Il existe deux types de cancers du col :
Carcinome épidermoïde
Adénocarcinome
Il y a 5 stades d’évolution :
Stade 0 = cancer in situ
Stade I = cancer localisé au niveau du col de l’utérus
Stade II = envahissement des tissus proches du col de l’utérus
Stade III = envahissement des tissus proches ainsi que de la zone pelvienne
Stade IV = envahissement des organes proches (métastases)
L’extension de cette tumeur se fera au niveau des organes avoisinants (uretères, vagin, rectum, vessie,….) ; les métastases viscérales sont rares alors que les métastases ganglionnaires sont plus fréquentes.
3- Facteurs de risque
Infection par le papilloma virus humain (VPH)
Rapports sexuels précoces
Multiplicité des partenaires
Multiparité
Tabagisme
Utilisation de contraceptifs oraux
Infection par VIH, herpès génital, chlamydiose
4- Symptômes
Saignements (métrorragies) après les rapports sexuels, en dehors des périodes de règles ou après la ménopause
Douleurs lors des rapports
Pertes blanches
Douleurs dans la zone pelvienne ou lombaire
5- Dépistage / Diagnostic
Frottis cervico-utérin sur lequel il sera possible de déceler des cellules anormales.
Colposcopie qui permettra de détecter une toute petite tumeur. La colposcopie correspond à l’examen à la loupe binoculaire du col.
Bilan d’extension si lésion cancéreuse. Il se fait à l’aide d’un toucher vaginal et rectal, d’un scanner abdominopelvien et surtout à l’aide de l’IRM.
Si la tumeur s’est déjà étendue aux organes avoisinants, la patiente pourra présenter une insuffisance rénale due à la compression des uretères ainsi qu’une occlusion digestive.
6- Traitement
Chirurgie : colpo-hystérectomie (aussi appelée intervention de Wertheim), hystérectomie, trachélectomie, curage ganglionnaire. La conisation est également possible : elle consiste à enlever une partie du col de l’utérus lors de cancers très localisés.
Radiothérapie : externe ou curiethérapie (Mise en place d’une source radioactive directement au niveau de la tumeur. Cette source sera laissée de quelques heures à quelques jours. La patiente séjournera alors en chambre plombée).
Chimiothérapie
Les lésions précancéreuses sont traitées par conisation, cryothérapie, laser ou électrochirurgie
Ces traitements peuvent être utilisés individuellement ou associés entre eux.
7- Prévention
Réalisation de test de dépistage régulièrement (des IST essentiellement)
Le cancer de la prostate est la présence de cellules cancéreuses qui se multiplient de façon incontrôlée dans la prostate.
1- La prostate
Glande de l’appareil génital masculin située entre la vessie et le rectum et entourant l’urètre. La prostate est formée de deux lobes. La prostate a un rôle dans la production du sperme (liquide prostatique).
2- Le cancer de la prostate
Type de cancer le plus fréquent chez l’homme (40 000 cas diagnostiqués par an en France) d’évolution très lente (20 à 30 ans). La plupart du temps la tumeur reste localisée à la prostate. L’adénocarcinome est la forme la plus fréquente.
Il existe 4 stades :
Stade I = tumeur localisée à un seul lobe
Stade II = tumeur localisée dans les deux lobes
Stade III : tumeur étendue aux vésicules séminales
Stade IV = envahissement des tissus adjacents (vessie, rectum, urètre) et des ganglions
3- Facteurs de risque
Âge (> 50 ans)
Antécédents familiaux
Origine ethnique (les hommes d’origine africaine sont plus touchés)
Régime alimentaire
Tabagisme
Taux élevé de testostérone
Obésité
Inflammation ou infection de la prostate
Exposition à des pesticides, au cadmium, aux dérivés du caoutchouc
Alimentation riche en matière grasse
4- Symptômes
Difficultés à uriner
Douleurs à la miction
Besoin fréquent d’uriner
Sang dans le sperme ou les urines
Changement dans le fonctionnement urinaire
Ejaculation douloureuse
Problèmes d’érection
Pour les tumeurs dépassant la capsule de la prostate :
Troubles du transit, en cas de compression rectale
Oedème d’un membre inférieur par envahissement du système lymphatique
Obstruction d’un ou des deux uretères
En cas d’envahissement osseux (métastases), des douleurs osseuses au niveau du bassin et du rachis essentiellement peuvent être ressenties.
5-Dépistage / diagnostic
Toucher rectal
Dosage des PSA dans le sang (N = < 4ng/ml)
Biopsie de la prostate
Bilan d’extension si cancer avéré : plus le taux de PSA est augmenté, plus la probabilité d’extension est importante. La scintigraphie osseuse permet la recherche des métastases osseuses, et l’IRM endorectale permet de savoir si la tumeur dépasse la capsule ou non.
6- Traitement
Surveillance active
Prostatectomie radicale
Radiothérapie externe ou curiethérapie
Traitement hormonal (anti androgènes, analogues de la LH-RH)
Chimiothérapie
7- Prévention
Dépistage précoce
Traitement par finastéride (Propecia®, Proscar®) ou dutastéride (Avodart®)
Le cancer du sein est la tumeur maligne la plus fréquente chez la femme.
1- Les seins
Les seins ont pour fonction de produire le lait qui servira à nourrir les nouveaux nés. Ils sont composés de graisse, d’une glande mammaire, de canaux galactophores et du mamelon.
Les seins sont soumis à l’action de deux hormones :
Les œstrogènes (croissance des seins, grossesse)
La progestérone (différentiation des cellules, cycle menstruel)
2- Le cancer du sein
Cancer hormonodépendant le plus fréquent chez la femme. Il peut parfois se développer chez l’homme mais de façon très rare. Il existe deux types de cancer du sein :
Le cancer non invasif = in situ : qui se forme à l’intérieur des canaux de lactation
Le cancer invasif = infiltrant : qui envahit les tissus entourant les canaux de lactation
Les différents stades sont :
Stade 0 : cancer in situ
Stade I : cellules cancéreuses présentes dans les tissus entourant les canaux et lobules, taille inférieure à 2 cm
Stade II : soit la tumeur est supérieure à 2 cm, soit la tumeur mesure entre 0 et 5 cm et il y a une atteinte ganglionnaire
Stade III : tumeur de taille plus importante avec atteinte de plusieurs ganglions
Stade IV : cancer dit métastatique
3- Facteurs de risque
3-1 Chez l’homme
Âge (> 60 ans)
Antécédents familiaux de cancer du sein
Prédisposition génétique
Syndrome de Klinefelter
Exposition à des rayonnements
Cirrhose du foie
Gynécomastie
Obésité
Consommation d’alcool
Problème au niveau des testicules (cryptorchidie, orchidectomie, antécédent d’oreillons à l’âge adulte)
Exposition professionnelle à des produits toxiques (vapeurs d’essence, gaz d’échappement…)
3-2 Chez la femme
Âge (> 50 ans)
Antécédents personnels (cancer du sein, des ovaires, de l’endomètre)
Antécédents familiaux
Obésité
Consommation de tabac et d’alcool
Sédentarité
Hormonothérapie substitutive à la ménopause
Prise prolongée de contraceptifs oraux
Exposition à des produits cancérigènes
Multiparité ou grossesse tardive
Exposition accrue aux œstrogènes naturels (menstruations précoces, ménopause tardive)
4- Symptômes
Présence d’une masse au niveau du sein
Présence d’une masse au niveau des ganglions de l’aisselle
N'hésitez pas à vous rendre dans notre boutique pour profiter des 12 fiches de révision à seulement 10€ (frais de port offerts!) Ignorer
Manage Cookie Consent
To provide the best experiences, we use technologies like cookies to store and/or access device information. Consenting to these technologies will allow us to process data such as browsing behavior or unique IDs on this site. Not consenting or withdrawing consent, may adversely affect certain features and functions.
Functional
Toujours activé
The technical storage or access is strictly necessary for the legitimate purpose of enabling the use of a specific service explicitly requested by the subscriber or user, or for the sole purpose of carrying out the transmission of a communication over an electronic communications network.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistics
The technical storage or access that is used exclusively for statistical purposes.Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
The technical storage or access is required to create user profiles to send advertising, or to track the user on a website or across several websites for similar marketing purposes.