La voie veineuse périphérique est un dispositif permettant la mise en place d’un cathéter au niveau d’une veine périphérique afin d’administrer des liquides par voie parentérale.


1- Cadre législatif

Décret n°2004-802 du 29 juillet 2004 relatif aux parties IV et V (dispositions réglementaires) du Code de la Santé Publique et modifiant certaines dispositions de ce Code.

Article R.4311-7 : L’infirmier ou l’infirmière est habilité à pratiquer les actes suivants soit en application d’une prescription médicale qui, sauf urgence, est écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, soit en application d’un protocole écrit, qualitatif et quantitatif, préalablement établi, daté et signé par un médecin :

3. Mise en place et ablation d’un cathéter court ou d’une aiguille pour perfusion dans une veine superficielle des membres ou dans une veine épicrânienne


2- Indications

  • Voie d’abord veineuse en cas d’urgence ou de réanimation.
  • Administration de médicaments.
  • Apports hydriques et/ou électrolytiques.
  • Transfusion de produits sanguins labiles (concentré de globules rouges, plaquettes, plasma, immunoglobulines…)
  • Alimentation parentérale

3- Sites de ponction

L’abord périphérique à privilégier se situe au niveau des membres supérieurs en ponctionnant les veines de l’avant-bras ou le dos de la main chez l’adulte et l’enfant. Pour le nourrisson, il faut privilégier les veines se trouvant sur le crâne. La veine doit être de bon calibre, bien visible et la plus distale possible. Le site de ponction doit toujours être situé sur une partie saine de la peau. Il est important de bien placer et fixer la voie veineuse périphérique.

Sites de ponction à éviter :

  • le pli du coude sauf en cas d’extrême urgence (arrêt cardiorespiratoire, remplissage rapide et massif).
  • le bras porteur d’une fistule artérioveineuse.
  • le bras brûlé.
  • le bras présentant un lymphoedème et/ou le bras homolatéral à un curage ganglionnaire et ablation du sein.
  • le bras dominant.
  • le bras servant à la succion des doigts (enfants).

4- Matériel nécessaire

  • Cathéter court en fonction du capital veineux, de la durée de perfusion, du débit souhaité et du produit perfusé.
  • Soluté à perfuser sous forme de poche.
  • Tubulure stérile +/- prolongateur avec robinet.
  • Garrot.
  • Tulipe et tubes de prélèvement si nécessaire.
  • Protection papier absorbant à usage unique / champ non stérile.
  • Pied à perfusion.
  • Compresses stériles.
  • Antiseptique alcoolisé.
  • Gants non stériles à usage unique.
  • Pansement occlusif stérile transparent.
  • Bandelettes adhésives (recommandé mais non nécessaire).
  • Tondeuse / rasoir.
  • Solution hydroalcoolique.
  • Sac poubelle pour ordures ménagères.
  • Sac poubelle DASRI.
  • Conteneur à déchets contaminés piquants et tranchants.

5- Déroulement du soin

  1. Vérification de la prescription médicale (hors contexte urgence vitale) et de l’identité du patient.
  2. Explication du soin au patient.
  3. Consentement du patient (hors arrêt cardiaque).
  4. Lavage des mains (eau/savon ou gel hydroalcoolique).
  5. Organiser son travail (poubelles à proximité, chaise/tabouret si vous piquez assis(e), lit à hauteur…)
  6. Installation du matériel sur une surface propre et désinfectée après vérification des dates de péremption et de l’intégrité des emballages, tout en respectant les règles d’hygiène.
  7. Ouvrir les compresses stériles aseptiquement et et les imbiber d’une solution antiseptique.
  8. Installation du garrot, en vérifiant la présence d’un pouls artériel (si non, desserrer le garrot), choisir la veine à perfuser puis desserrer le garrot.
  9. Protéger le lit avec le papier absorbant / champ non stérile.
  10. Application de la solution antiseptique alcoolique sur la peau (1er temps).
  11. Monter sa perfusion en purgeant les différentes tubulures, robinets ; utiliser des compresses stériles imbibées d’antiseptique alcoolique pour la manipulation des robinets.
  12. Lavage des mains (eau/savon ou gel hydroalcoolique).
  13. Mettre les gants non stériles.
  14. Resserrer le garrot et repasser une compresse d’antiseptique alcoolique sur la veine choisie. Vous ne devez plus, à partir de ce moment, palper la veine. Si vous le faites, repasser une compresse d’antiseptique.
  15. Tendre la peau et maintenir la veine d’une main et introduire le cathéter avec l’autre main, biseau vers le haut
  16. Placer une compresse stérile sèche sous le cathéter, retirer le mandrin, l’éliminer immédiatement dans la boite à objets piquants et prélever le bilan si prescription de celui-ci.
  17. Desserrer le garrot.
  18. Clamper la veine avec votre doigt en amont du cathéter, jeter la tulipe du prélèvement si utilisée, et raccorder l’extrémité de la tubulure.
  19. Fixer à l’aide de bandelettes adhésives et du pansement occlusif stérile transparent (éviter de mettre une bandelette directement sur le point de ponction afin que celui-ci soit constamment visible sous le pansement transparent).
  20. Adapter le débit de la perfusion conformément à la prescription médicale et s’assurer de la fonctionnalité du cathéter.
  21. Eliminer les déchets conformément aux règles de bonnes pratiques professionnelles.
  22. Nettoyage du plan de travail et lavage des mains (eau/savon ou gel hydroalcoolique).
  23. Transmissions : date et heure de pose, site, taille du cathéter, nom, signature.

6- Surveillance

La surveillance d’un cathéter veineux périphérique s’effectue à chaque injection dans celui-ci ou au minimum une fois par poste mais il est recommandé de le surveiller plus souvent et de tenir compte des plaintes des patients. Dès qu’un doute est placé sur l’efficacité, l’hygiène ou le bien être du patient, le cathéter doit être changé.

La surveillance peut se faire à l’aide de l’échelle de Maddox.

Dès lors de l’apparition de l’indice +2, il faut retirer la VVP et en poser une nouvelle si nécessaire. L’ensemble de ces informations doivent être tracées dans le dossier du patient.

Un cathéter périphérique peut rester en place jusqu’à 96h. Certains cas particuliers (enfants, mauvais capital veineux…. ET Maddox<2) peuvent permettre de laisser la voie veineuse plus longtemps.



Ce sont des substances qui entraînent une augmentation de la sécrétion urinaire de l’eau, du sodium, et qui sont utilisées pour traiter différentes pathologies comme l’hypertension (artérielle ou portale), l’insuffisance cardiaque, les œdèmes ou un trouble de la kaliémie par exemple.


1- Définition

Ce sont des substances qui entraînent une augmentation de l’élimination urinaire de l’eau et du sodium (effet natriurétique) et qui sont utilisées pour traiter différentes pathologies comme l’hypertension (artérielle ou portale), l’insuffisance cardiaque, les œdèmes ou un trouble de la kaliémie par exemple. Ils agissent en inhibant la réabsorption du sodium à différents niveaux du néphron (unité fonctionnelle du rein qui filtre le sang et le débarrasse de ses toxines et déchets).

Ils peuvent être classés en 2 grandes familles :

  • diurétiques hypokaliémiants (Diurétique de l’anse, les diurétiques thiazidiques & les antihypertenseurs faiblement diurétiques)
  • diurétiques hyperkaliémiants (antialdostérones, pseudo-antialdostérones et diurétiques osmotiques)

Certains traitements sont également composés d’une association d’un diurétique thiazidique (hypokaliémiant) et d’un diurétique hyperkaliémiant (attention, cela n’empêche pas le risque de trouble de la kaliémie).


2 – Diurétiques hypokaliémiants

2.1 – Diurétiques de l’Anse
  • Diurétiques les plus puissants.
  • Agissent au niveau de l’Anse de Henlé et inhibent la réabsorption du Sodium (Na) et du Chlore (Cl).
  • Actifs sur l’insuffisance rénale.
  • Délai d’action rapide (de quelques minutes à 30 min) et de durée brève (3 à 7heures).
  • Per os ou intraveineux (intra musculaire possible pour le Furosémide)
  • DCI Furosémide (Lasilix®), Bumétanide (Burinex®), Pirétanide (Eurelix® LP)
  • Indications : HTA, oedèmes de membres inférieurs/insuffisance cardiaque, oedème pulmonaire/ OAP
  • Effets indésirables : hyponatrémie, déshydratation, hypotension orthostatique, hyperglycémie, hypokaliémie, troubles gastro-intestinaux, hyperuricémie…
  • Surveillance : Ionogramme sanguin, poids, glycémie capillaire (essentiellement chez les sujets diabétiques)…
2.2 – Diurétiques thiazidiques
  • Inhibent la réabsorption du Sodium (Na) et du Chlore (Cl) au niveau du segment initial du tube distal (segment de dilution)
  • Contre-indiqué dans l’insuffisance rénale sévère.
  • Durée d’action de 8 à 24h
  • Voie per os uniquement.
  • DCI : Hydrochlorothiazide (Esidrex®), Chlortalidone (en association avec un bêtabloquant Trasitensine®)
  • Indications : HTA, oedème rénal, oedème hépatique, insuffisance cardiaque, hypercalciurie avec lithiases urinaires
  • Effets indésirables : hyponatrémie, déshydratation, hypotension orthostatique, hyperglycémie, hypokaliémie, troubles gastro-intestinaux, hyperuricémie…
  • Surveillance : Ionogramme sanguin, poids, glycémie capillaire (essentiellement chez les sujets diabétiques)…
2.3 – Antihypertenseurs faiblement diurétiques
  • Voie per os uniquement
  • DCI : Indapamide (Fludex®), Ciclétanine (Tenstaten®)
  • Indication : HTA
  • Effets indésirables : hypotension

3 – Diurétiques hyperkaliémiants

Ils découpés en 3 catégories : les antialdostérones (ou antagonistes de l’aldostérone), les pseudo-antialdostérones et les diurétiques osmotiques. Ils sont également nommés diurétiques distaux.

  • Inhibent l’absorption du Sodium (Na) et du Chlore (Cl) au niveau de la partie du tube distal et du tube collecteur cortical.
  • Diminuent la sécrétion du Potassium (K).
  • Per-os ou intraveineux.
  • Efficacité faible quand utilisés seuls. Souvent associés à un diurétique hypokaliémiant.
  • Diurétiques distaux antialdostérones :
    • Spironolactone (Aldactone®, Spiroctan®), Canréonate de potassium (Soludactone®), Eplérénone (Inspra®) ; en association spironolactone + altizide (Aldactazine®), spironolactone+furosémide (Aldalix®)
  • Diurétiques distaux pseudo-antialdostérones :
    • Amiloride (Modamide®) ; en association amiloride+hydrochlorothiazide (Modurédic®), amiloride+furosémide (Logirène®), triamtérène+méthyclothiazide (Isobar®), triamtérène+hydrochlorothiazide (Prestol®)
  • Indications : HTA, hyperaldostéronisme primaire, insuffisance cardiaque, syndrome néphrotique
  • Effets indésirables : gynécomastie, troubles gastro-intestinaux, hyperkaliémie sévère, érythème….
  • Surveillance : ionogramme sanguin (surtout kaliémie)

Le diurétique osmotique utilisé le plus couramment est le Mannitol® 10 ou 20%. C’est un élément ultrafiltré mais non réabsorbé. Il augmente, par effet osmotique, le volume de l’eau et donc le volume urinaire. Il est contre-indiqué dans l’insuffisance rénale. Son utilisation est essentiellement pour diminuer la pression intracrânienne et la pression intraoculaire. Voir intraveineuse exclusivement.


4- Rôle IDE et surveillance

  • Sur prescription médicale : ionogramme sanguin, glycémie, urée, créatinine
  • Surveillance de la pression artérielle et recherche d’hypotension orthostatique
  • Surveillance du poids
  • Surveillance de la diurèse
  • Surveillance des œdèmes
  • Mise en place d’un régime alimentaire hyposodé voir sans sel (sur prescription)
  • Surveillance des effets indésirables  
  • Traitement administré le matin si possible, en prise unique pour éviter les levers nocturnes.
  • Favoriser l’hydratation
  • Conseil de consommer des aliments riches en potassium pour les diurétiques hypokaliémiants (banane, fruits secs…)
  • Éduquer le patient sur les signes de déshydratation : soif, sècheresse de la bouche, somnolence, faiblesse générale, asthénie, crampes….


SOURCES

  • http://www.besancon-cardio.org/cours/63-diuretic.php
  • http://www.pifo.uvsq.fr/hebergement/cec_mv/176.pdf
  • Cours personnels IFSI
  • GERVAIS R., WILLOQUET G, Guide Pharmaco, 12ème édition, Edition Lamarre, 2017.

Le sondage nasogastrique consiste en l’introduction d’une sonde au sein de l’estomac par la voie nasale soit pour permettre d’en évacuer son contenu soit dans le but d’administrer directement dans l’estomac diverses thérapeutiques (traitements, alimentation…).


1- Objectifs

  • Acquérir des notions concernant le cadre législatif de la pose d’une sonde nasogastrique, son changement, sa surveillance.
  • Définir ce qu’est un sondage nasogastrique, quelles sont les indications, les contre-indications, les objectifs ainsi que les surveillances et complications.
  • Connaître le matériel nécessaire à la pose d’une sonde naso-gastrique ainsi que le déroulement du soin.

2- Définition

Le sondage nasogastrique consiste en l’introduction d’une sonde au sein de l’estomac par la voie nasale soit pour permettre d’en évacuer son contenu, soit dans le but d’administrer directement dans l’estomac diverses thérapeutiques (traitements, alimentation…).


3- Rappels anatomiques

Anatomie du système digestif

4- Cadre législatif

  • La pose d’une SNG est légiférée par l’Article R.4311-7, décret 2004-802 du 29 juillet 2004 du référentiel de compétences.
    • C’est un acte sur prescription médicale

  • Le changement et la surveillance d’une SNG sont légiférés par l’Article R.4311-5, décret 2004-802 du 29 juillet 2004 du référentiel de compétences.
    • C’est un acte du rôle propre infirmier

5- Objectifs du soin

  • Aspiration gastrique
  • Lavage gastrique
  • Administration de traitements
  • Alimentation entérale et hydratation

6- Indications

  • L’aspiration gastrique va permettre de prévenir la dilatation de l’estomac, les risques d’inhalation des patients intubés, elle empêche les vomissements (lors d’occlusion intestinale par exemple), les tensions des sutures digestives…
  • L’alimentation entérale : lorsque l’alimentation devient impossible ou lorsque les apports sont insuffisants par voie orale (anorexie mentale, trachéostomie, maladie de l’appareil digestif haut…) ;  elle permet aussi l’hydratation du patient.
  • Le lavage d’estomac : permet de vider l’estomac, en général, lors de la prise, volontaire ou non, de substances toxiques.
  • L’administration des thérapeutiques : une fois écrasés et dilués les médicaments peuvent être injectés par la sonde (à condition que la pharmacologie soit respectée).

7- Contre-indications

  • Présence d’une douleur importante lors de la pose de la SNG.
  • Lésions hémorragiques et varices œsophagiennes.
  • Si antécédents ORL connus, privilégier la pose par le médecin.
  • Traumatisme crânien.

8- Matériel nécessaire à la pose

  • Une sonde
  • Un sparadrap
  • Un stéthoscope
  • Un lubrifiant siliconé +/- anesthésiant local
  • Un verre d’eau (optionnel)
  • Un haricot
  • Une paire de gants non stériles à usage unique
  • Des compresses non stériles
  • Un système d’aspiration : manomètre, bocal de recueil ou pompe d’alimentation selon la prescription médicale
  • Une seringue de 60mL avec embout conique
  • Un sac poubelle
  • Des mouchoirs
  • Un marqueur indélébile (non obligatoire)
  • Un désinfectant de surface
  • Une lingette
  • Nécessaire à l’hygiène des mains (savon doux ou solution hydro alcoolique)

9- Réalisation du soin

  • Vérification de la prescription médicale
  • Consentement du patient
  • Prévenir du caractère désagréable mais peu douloureux du soin
  • Hygiène des mains
  • Mettre la présence dans la chambre
  • Préparation du matériel en vérifiant les dates de péremption ainsi que l’intégrité des emballages
  • Faire moucher le patient
  • Installation du patient en position assise, tête inclinée vers l’avant
  • Hygiène des mains
  • Mettre des gants non stériles
  • Mesure en 2 temps afin de déterminer la longueur de la sonde à introduire
    • Mesure de la distance narine → lobe d’oreille
    • Puis du lobe d’oreille à l’appendice xiphoïde (base inférieure du sternum)
  • Faire une marque grâce au marqueur après avoir ajouté les deux distances (non obligatoire)
  • Lubrification de la sonde afin de faciliter l’insertion
  • Introduire la sonde horizontalement, la tenir avec une compresse et faire progresser doucement
  • Stopper quand le repère est à la narine
  • Après vérification du bon positionnement de la sonde (cf. IX), la fixer avec le sparadrap
  • Clamper la sonde ou la brancher en fonction de la prescription médicale puis régler les débits
  • Réaliser les transmissions concernant la pose, prévoir une radio de contrôle selon habitudes du service

Astuce : En cas de nausées, stopper la progression et faire boire de l’eau doucement, insérer la sonde lorsque le patient déglutit afin de faciliter la progression.


10- Vérifier le bon positionnement

La vérification du bon positionnement est propre à chaque service. Elle peut se faire à l’aide d’une radiographie ou avec le test à l’air.

  • Prendre la seringue à embout conique de 60 mL et la remplir d’air (SURTOUT PAS D’EAU)
  • Positionner le stéthoscope en dessous du sternum, au niveau de l’estomac.
  • Insuffler l’air de façon rapide ; si la sonde est en place correctement alors des borborygmes seront entendus
  • Retirer le maximum d’air injecté

11- Risques et complications

  • Obstruction de la sonde
  • Escarres et lésions (au niveau des narines principalement)
  • Pharyngite – mastoïdite 
  • Perforation d’ulcère
  • Déshydratation lorsque la sonde est branchée en aspiration
  • Encombrement pulmonaire

12- Surveillance

  • Bon positionnement de la sonde (repère à la narine).
  • Remplacer les fixations de manière journalière
  • Surveillance de l’état cutané avec mobilisation de la sonde
  • Surveillance d’éventuels saignements
  • Soins de nez, soins de bouche

13- Différents types de sondes

Sonde de Salem

  • La sonde de Salem :
    • Sonde transparente à double courant
    • Sonde de drainage
Sonde de Salem
  • La sonde de nutrition entérale
    • Sonde souple de petite taille
    • Plus connue sous le nom de « nouille » ou  « spaghetti » 
    • Permet aussi l’hydratation 
Sonde Nutrition entérale
  • La sonde naso – duodénale 
    • Alimentation entérale
    • Posée par le médecin
  • Le tube de Faucher : 
    • Sonde de gros calibre
    • Par voie oropharyngée dans l’estomac
    • Lavages gastriques
Tube de Faucher


SOURCES

  • Soins-infirmiers.com : la sonde naso gastrique
  • Google image : sonde naso gastrique
  • Slideplayer.fr/slide/503888/
  • Cours personnels IFSI 2010-2013

Récapitulatif des principales normes biologiques


1- Hématologie

ExamenHommeFemmeEnfantNouveau né
Hématies (G. rouges)4,3 à 5,8 x106/mm34 à 5,3 x106/mm33,7 à 5,2 x106/mm34,8 à 6 x106/mm3
Hémoglobine14 à 18 g/dL12 à 16 g/dL11,5 à 15 g/dL14 à 20 g/dL
Hématocrite40 à 53 %37 à 46 %35 à 44 %47 à 64 %
Vol. Globulaire moyen (VGM)82 à 97 fL82 à 97 fL70 à 87 fL100 à 115 fL
Leucocytes (PNN + PNE + PNB + Lymphocytes + Monocytes)4 à 10 G/L4 à 10 G/L5 à 12 G/L10 à 25 G/L
Polynucléaires neutrophiles (PNN)2 à 8 G/L(50-80% )2 à 8 G/L(50-80%)1 à 4,8 G/L(20-40%)4 à 20 G/L(40-80%)
PN éosino-philes  (PNE)< 500 G/L< 500 G/L< 500 G/L< 1 000 G/L
PN basophiles (PNB)< 100 G/L< 100 G/L< 150 G/L< 150 G/L
Lymphocytes0,8 à 4 G/L(20-40%)0,8 à 4 G/L(20-40%)3 à 8,4 G/L(60 -70%)2 à 10 G/L(20-40%)
Monocytes0,1 à 1 G/L(2-10%)0,1 à 1 G/L(2-10%)0,1 à 1,2 G/L(2-10%)0,2 à 2,5 G/L(2-10%)
Plaquettes 150 à 450 G/L150 à 450 G/L150 à 450 G/L150 à 450 G/L


2- Hémostase

ExamenNormes
TP (Taux de prothrombine)70 à 100 % (13 à 15s)
TCA (Temps de céphaline activé)30 à 40 secondes
INR (International Normalized Ratio)Patient sain : 1Traitement thrombose ou prévention : 2 à 3Prothèses cardiaques mécaniques : 3 à 4,5
Fibrinogène2 à 4 g/L
D-Dimères< 450 μg/L


3- Gaz du sang

ExamenArtérielVeineux
pH (Potentiel Hydrogène)7,35- 7,457,32 – 7,42
PO2 (Pression partielle exercée par l’O2)80 – 100 mmHg35 – 40 mmHg
PCO2 (Pression partielle exercée par le CO2)35 – 45 mmHg42 – 48 mmHg
HCO3- (Ions Bicarbonates)22 – 28 mmol/L24 – 30 mmol/L
Sat O2 (Saturation en O2)95 – 100 %70 – 80 %
Excès de bases0 +/- 20 +/- 2

4- Ionogramme sanguin

ExamenNormes
Sodium (Na)135 – 145 mmol/L
Potassium (K)3,5 – 4,5 mmol/L
Chlore (Cl)100 – 110 mmol/L
Bicarbonates (HCO3)23 – 28 mmol/L
Calcium (Ca)2,2 – 2,6 mmol/L
Magnésium (Mg)0,7 – 0,9 mmol/L
Phosphore (P)0,8 – 1,3 mmol/L

5- Fonction rénale

ExamenNormes
Urée2,5 – 9 mmol/L
CréatinineHomme 70 – 110 μmmol/LFemme 60 – 100 μmmol/L
Clairance de la créatinine80 – 110 mL/min

6- Bilan glycémique

ExamenNormes
GlycémieA jeun : 3,8 –  6,1 mmol/L (0,70 – 1,10 g/L)
Hémoglobine GlyquéePatient sain : 4,5 – 6%Patient diabétique < 7%

7- Bilan infectieux

ExamenNormes
CRP< 6 mg/L
Procalcitonine (PCT)< 0,5 ng/mL 

8- Bilan enzymatique

ExamenNormes
ASAT (SGOT)5 – 50 UI/L
ALAT (SGPT)5 – 50 UI/L
Amylase10 – 50 UI/L
CPK20 – 171 UI/L
Gamma-GT< 55 UI/L
LDH< 350 UI/L
Lipase< 160 UI/L
Phosphatases alcalines (PAL)5 – 140 UI/L

9- Bilan lipidique

ExamenNormes
Cholestérol5 mmol/L (2 g/L)
HDLHomme 1 – 1,3 mmol/L (0,4 à 0,5 g/L)Femme 1,3 – 1,6 mmol/L (0,5 à 0,6 g/L)
LDL< 4,1 mmol/L (< 1,60 g/L)
TriglycéridesHomme < 1,6 mmol/L (< 1,3 g/L)Femme < 1,3 mmol/L (< 1,2 g/L)

10- Autres examens

ExamenNormes
Albumine40 – 50 g/L
Bêta-HCGNégatifs si < 5 UI/L
Bilirubine totale< 20 μmol/L (< 12 mg/L)
Bilirubine libre< 17 μmol/L (< 10 mg/L)
Bilirubine conjuguée< 4 μmol/L (< 2 mg/L)
BNPSujet < 75 ans : < 75 pg/mLSujet > 75 ans : < 100 pg/mL
FerritineHomme et femme ménopausée 80 – 250 μg/LFemme non ménopausée : 30 – 120 μg/L
Fer sériqueHomme 12 – 30 μmol/LFemme 11 – 28 μmol/L
Lactate0,5 –  2,2 mmol/L
NT-Pro-BNPSujet < 75 ans : < 125 pg/mLSujet > 75 ans : < 350 pg/mL
Troponine< 0,05 ng/mL

Retrouvez ces différentes normes en fiches plastifiées dans notre boutique ! Ces fiches, à glisser dans la poche, vous seront très utiles !

L’ECBU, ou examen cytobactériologique des urines, recherche la présence de germes dans les urines


1- Définition

L’ECBU ou examen cytobactériologique des urines est un acte sur prescription médicale qui permet d’identifier la présence ou non de germes dans les urines. Pour optimiser le traitement de ces germes, un antibiogramme peut découler de l’ECBU afin de trouver le traitement le plus adapté aux germes du patient.

C’est l’un des examens les plus demandés en analyse microbiologique.


2- Contexte de réalisation

Un ECBU est réalisé dans la majorité des cas en présence de signes cliniques d’affection urinaire, avec hyperthermie associée : pollakiurie, dysurie, hématurie, incontinence, douleurs lombaires, cystites récidivantes,…

Mais, un ECBU peut également être prescrit dans les cas suivants :

  • en cas de signes infectieux sans porte d’entrée.
  • chez une personne âgée présentant une altération de l’état général.
  • d’une bandelette urinaire positive (aux leucocytes ou nitrites).
  • systématiquement chez le nourrisson de moins d’un mois avec fièvre, même en cas de BU négative.
  • pour rechercher une protéinurie.
  • chez un patient diabétique, une femme enceinte pour un suivi régulier.
  • en pré ou post-opératoire (affection urologique ou gynécologique).
  • pour contrôler l’efficacité d’un traitement.
  • en cas d’épidémie.

3- Recommandations

  • Examen à réaliser de préférence le matin et avant la mise sous antibiothérapie. En effet, le matin les urines sont concentrées (la dilution diminue de façon artificielle le nombre de germes) et les bactéries ont eu le temps de se coloniser pendant la nuit.
  • Une bandelette urinaire correctement effectuée a un bon pouvoir prédictif de dépistage des infections urinaires
  • Attention à la simplicité de réalisation apparente de l’ECBU, un respect rigoureux des règles d’asepsie est nécessaire pour que le prélèvement soit utilisable (contamination vaginale fréquente chez la femme).

4- Réalisation du prélèvement

  • Vérification de l’identité du patient et recueil des informations cliniques sur la fiche annexe : elle comprend les modalités et heure du recueil, les signes cliniques, les caractéristiques du sujet (personne âgée, femme enceinte), la prise ou non d’un traitement antibiotique.
  • Hygiène des mains / Gants à usage unique non stériles.
  • Toilette intime au savon puis rinçage ou utilisation d’un antiseptique (Povidone Gynécologique) ou d’une lingette antiseptique fournie pour l’examen : nettoyage de la zone vulvaire chez la femme d’avant en arrière pour éviter la contamination fécale, du méat chez l’homme et du pubis pour les nourrissons.
  • Utilisation d’un flacon de recueil stérile
  • Réalisation de l’examen ou explications au patient des conditions du recueil
    • Eliminer le premier jet d’urine
    • Récolter au minimum 20ml d’urine
    • Ne pas toucher les bords du flacon
  • Fermeture du flacon hermétiquement OU remplissage du tube de prélèvement spécifique.
  • Identification du flacon/tube, heure, date
  • Elimination des déchets, retrait des gants
  • Hygiène des mains
  • Transfert du prélèvement au laboratoire

5- Cas particuliers

a- Patient avec une sonde urinaire

  • Ne pas déconnecter la sonde (système clos).
  • Clamper en aval 15 à 30 min avant le prélèvement.
  • Hygiène des mains / Gants à usage unique non stériles.
  • Désinfecter la chambre de prélèvement (compresses stériles, antiseptique alcoolique).
  • Prélever avec une seringue et une aiguille stériles dans la chambre de prélèvement.
  • Transvaser dans le flacon stérile/tube de prélèvement.
  • Ne pas oublier de déclamper la sonde.

b- Sondage évacuateur

  • Pour les personnes incontinentes.
  • A l’aide d’une sonde urinaire évacuatrice (stérile et lubrifiée) et de gants stériles, ou après pose d’un étui pénien stérile.
  • Evacuation du premier jet d’urine et recueil directement dans le flacon stérile/tube.
  • Attention à la réalisation rigoureuse de la toilette intime car risque de contamination +++ lors d’un sondage évacuateur.

c- Nourrisson

  • Poche stérile à coller sur le pubis préalablement désinfecté (attention pas plus d’une heure de pose ou changement de poche si prélèvement non réalisé).
  • Transvaser dans le flacon stérile/tube.

NB : Ou saisie à la volée lors du change pour les plus chanceux !

d- Urétérostomie

  • Poche stérile à coller autour de la stomie après désinfection préalable (attention pas plus d’une heure de pose, comme pour les nourrissons).
  • Transvaser dans le flacon stérile/tube.

6- Conservation du prélèvement

L’ECBU peut être conservé dans le flacon d’origine à température ambiante moins de 2h. Si le prélèvement est conservé au réfrigérateur, il peut se garder jusqu’à 24h à 4°C. En cas de mise en tube boraté, il peut être conservé jusqu’à 48h à température ambiante.


7- Mise en culture et antibiogramme

En cas de présence avérée de germes, la mise en culture dure entre 24 et 48h afin de quantifier les bactéries et de dénombrer les micro-organismes. La réalisation de l’antibiogramme passe par le choix des molécules à tester. Il résulte d’un compromis entre le spectre de sensibilité attendu et la diffusion de l’antibiotique au site de l’infection. Connaître les antibiotiques utilisés dans l’infection du tractus urinaire permet de composer le meilleur antibiogramme.


8- Résultats


9- Conditions particulières

Recueil du premier jet : recherche mycobactéries (mycoplasme, chlamydiae), infection urétrale ou prostatique.




SOURCES

  • Réseau des Hygiénistes du Centre.
  • http://bacterioweb.univ-fcomte.fr/bibliotheque/remic/02-ECBU.PDF
  • CAQUET René, 250 examens de Laboratoire, prescription et interprétation, 11ème édition, Masson, Juin 2011.
  • Cours IFSI personnels

L’angioplastie coronaire, également nommée dilatation coronaire, est précédée de la coronarographie diagnostique qui permet de mettre en évidence le ou les rétrécissements coronaires.


1- Définition

Examen invasif à visée diagnostique ou curative effectué en imagerie interventionnelle permettant d’avoir accès aux coronaires. Plusieurs points de ponction sont possibles, le choix est réalisé par l’angiologue : radiale droite ou gauche, fémorale droite ou gauche. L’examen est réalisé avec un produit de contraste iodé et sous rayons X.


2- Rappels anatomiques

Coronaires : artères recouvrant et irriguant le muscle cardiaque, qui naissent au niveau de l’aorte.

L’artère coronaire gauche se divise en deux :

  • L’artère interventriculaire antérieure (IVA) : passe dans le sillon interventriculaire antérieur
  • L’artère circonflexe : passe dans le sillon auriculo-ventriculaire postérieur

L’artère coronaire droite suit généralement la forme du cœur ou dessine un « C » pour irriguer le ventricule droit et la partie basse du ventricule gauche. Elle donne naissance à de nombreuses petites artères.

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3- Préparation à l’examen

⦁ Fait par le patient :

Le patient doit réaliser quelques jours avant l’examen, un bilan biologique (NFS, CRP, ionogramme, urée, créatinine, TP, TCA, INR, hémostase). Certains cardiologues demandent un complément avec une recherche de perturbations du bilan hépatique et pour les patients diabétiques une hémoglobine glyquée.

Prendre la prémédication anti-allergique pour les patients pouvant réagir à l’iode injectée. C’est une prescription médicale.

⦁ Fait dans le service :

L’équipe soignante explique l’examen et fait signer les consentements au patient. Il est ensuite procédé à la dépilation et préparation cutanée, à la pose d’une perfusion au bras opposé de la zone d’examen. Suivant le centre hospitalier, un électrocardiogramme peut être réalisé à l’arrivée du patient.

Dépilation : zone de la peau où les poils sont coupés au plus court à l’aide d’une tondeuse (pas de rasoir mécanique ou d’épilateur électrique car risque de micro lésion cutanée). La dépilation prend en compte les habitudes des angiologues du CH ou de la clinique où vous êtes. Pour une ponction en radiale, il faut monter de la main à  mi-avant-bras. Pour la fémorale, il faut dépiler en short de bain les deux fémorales. Il est nécessaire de préparer toutes les voies d’abord dans le service.

Préparation cutanée : douche iodée type povidone avant et après dépilation, la première pouvant être réalisée au domicile du patient. Si le patient est allergique, un produit non iodé type Chlorhexidine peut être préconisé.

Pose de la perfusion : elle doit être sur le bras opposé à la zone de ponction en radiale. Si cela n’est pas possible (capital veineux pauvre, fistule artério-veineuse etc…), il faut effectuer la pose aussi loin que possible du point de ponction de l’artère radiale (proche du coude ou au niveau du triceps).


4- La coronarographie

L’examen se réalise dans une salle identifiée et respectant des normes fixées (normes HAS, ANAP, ISO comme les blocs…). Le patient est  installé dans la salle et recouvert d’un champ stérile. L’angiologue est habillé en stérile avec tabliers de plomb (jupe, casaque et protège thyroïde). Il peut décider d’être seul ou avec un second angiologue ou un infirmier (selon les centres hospitaliers et les cliniques), en stérile et avec tabliers de plomb. Il commencera par ponctionner l’artère choisie (radiale ou fémorale) afin de monter un guide jusqu’aux coronaires (passage par la coronaire gauche souvent prioritaire mais reste en fonction de l’anatomie). A ce moment, diffusion du produit de contraste sous rayon X.

Si rien de particulier, l’examen est arrêté et le patient remonte en chambre pour surveillance.

Si plaque d’athérome peu importante, un traitement médical peut être débuté ou continué.

Si nécessaire, pose d’un stent, sorte de ressort que l’on place dans l’artère afin d’assurer un flux sanguin efficace. Il existe plusieurs types de stents.

Stent actif : stent ayant une substance anti proliférative qui limite la resténose.

Stent nu : stent sans substance.

Schéma stent

Il est parfois nécessaire d’utiliser d’autres techniques :

  • Le kissing balloon utilisé dans les bifurcations
  • Le rotablator : fraise rotationnelle permettant de réaliser des athérectomie
  • Mise en place d’une contre pulsion intra-aortique : dispositif temporaire d’assistance myocardique mécanique.

Durant tout l’examen, le patient est conscient et a un suivi de ses constantes en permanence.


5- Surveillance

La surveillance post interventionnelle est réalisée dans un service de médecine de cardiologie ou une unité de soins continus de cardiologie (USC cardio) ou une unité de soins intensifs de cardiologie (USIC). Le choix du service est fait en fonction du motif de coronarographie et du déroulement de l’examen.

La surveillance est souvent protocolée sur 4 heures (mais peut varier d’un centre hospitalier à l’autre).

  • H0 : ECG, constantes, douleur, recherche du pouls vers le point de ponction, dégonflage du bracelet en radial de 2 cc.
  • H+1 : constantes, douleur, recherche du pouls vers le point de ponction, dégonflage du bracelet en radial de 2 cc.
  • H+2 : constantes, douleur, recherche du pouls vers le point de ponction, dégonflage du bracelet en radial de 2 cc.
  • H+3 : constantes, douleur, recherche du pouls vers le point de ponction, dégonflage du bracelet en radial de 2 cc.
  • H+4 : constantes, douleur, recherche du pouls vers le point de ponction, ablation du bracelet en radial, reprise de l’alimentation, autorisation de lever.

En fémoral : autorisation de lever 24h après l’examen, recherche du pouls pédieux et tibial.

Durant les 4 heures, le patient doit boire 2 litres d’eau afin de faciliter l’élimination rénale du produit iodé.

Pour une coronarographie normale le patient entré le matin peut avoir l’autorisation de sortir le soir au domicile. Si pose d’un ou plusieurs stents, la sortie ne se fera que le lendemain matin dans les meilleurs des cas.


6- Autres examens en salle d’imagerie interventionnelle

Il est possible de réaliser d’autres examens durant une coronarographie. 

  • OCT : tomographie  permettant de visualiser les structures micrométriques interne aux tissus biologiques.
  • Cathétérisme droit : examen permettant une évaluation de débit cardiaque, régime de pression, oxymétrie étagée, étude du trajet à la recherche de shunts.

7- Risques

  • Infectieux : ponction artérielle
  • Hémorragique : ponction artérielle, dose de charge d’antiagrégants plaquettaires, thérapeutique du patient, hématome au point de ponction.
  • Allergique : au produit iodé

SOURCES

  • Cours IFSI
  • Société Française de Cardiologie

Geste symbolique du métier d’infirmier, la prise de sang reste le geste technique le plus pratiqué par ces professionnels de santé !


1- Définition

Le prélèvement sanguin est un acte technique réalisé par un technicien de laboratoire ou un infirmier en vue de récolter un échantillon de sang. Cet échantillon sera ensuite analysé en laboratoire pour exprimer des résultats pour chaque examen biologique prescrit.

Au niveau législatif, ce geste s’inscrit dans le Code de la Santé Publique, article R4311-7, alinéa 35. C’est donc un acte sur prescription médicale.


2- Ordre des tubes (peut varier d’un laboratoire à l’autre)

  • Hémoculture aérobie
  • Hémoculture anaérobie
  • Tube citrate de sodium (bleu) (+/- après un tube de purge si aiguille à ailettes)
  • Tube sec (rouge)
  • Tube sec avec gel séparateur (jaune)
  • Tube hépariné avec gel séparateur (vert)
  • Tube EDTA (violet)
  • Tube fluoré (gris)

Pour les tubes spécifiques (rose, rouille, ….), n’hésitez pas à contacter le laboratoire.


3- Faut-il être à jeun ?

Un jeûne de 12h est nécessaire principalement pour le dosage de la glycémie et du bilan lipidique. La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande cependant d’être à jeun pour les examens immunologiques, enzymatiques et le dosage en fer.


4- Matériel nécessaire

Lorsque vous vous préparez à réaliser une prise de sang il vous faut :

  • Chariot de soins ou plateau au préalable désinfecté
  • Solution hydro alcoolique
  • Gants à usage unique non stériles
  • Boîte à aiguilles
  • Garrot
  • Aiguille de prélèvement
  • Corps de pompe
  • Tubes nécessaires
  • Compresses stériles
  • Antiseptique
  • Sac DASRI / DAOM
  • Pansement sec
  • La prescription médicale
  • Étiquettes permettant l’identification du patient
  • Document de recueil de données nécessaire à certains examens

5- Réalisation du soin

Après vous être lavés les mains, vous vous rendez auprès du patient avec le matériel ci-dessus.

Vous vérifiez l’identité du patient (identitovigilance également avec les étiquettes, bracelet, dires du patient…) et s’il a bien respecté les conditions nécessaires pour l’examen (jeûn si nécessaire). Vous installez le patient dans une position confortable (assis ou allongé) et ergonomique pour vous (chariot ou tablette à disposition, hauteur du lit adaptée…) et vous préparez votre matériel (antiseptique sur les compresses, tubes dans l’ordre du prélèvement, adapter l’aiguille sur le corps de pompe…)

Vous positionnez ensuite le garrot sur le bras du patient afin de repérer les veines. Il est conseillé de poser le garrot 8 à 10 cm au-dessus de la veine que vous souhaitez prélever. Pour faciliter l’apparition des veines, vous pouvez demander à votre patient de serrer le poing. A l’aide de l’index, essayez d’identifier le chemin de la veine et tapotez-là doucement au besoin pour la faire apparaître.

Mettez vos gants à usage unique après une friction à l’aide de la solution hydro alcoolique.

Attention, veillez à ne pas laisser le garrot en place plus d’une minute lors de la préparation du soin.

Désinfectez en deux passages la zone de prélèvement (de bas en haut ou en escargot, en respectant le temps de contact de l’antiseptique utilisé). Cette étape peut varier en fonction du protocole de chaque service.

Lorsque vous piquez dans la veine (biseau vers le haut), respectez un angle de 45° par rapport au bras. Une fois que vous êtes sûrs d’être dans la veine, insérez les tubes un à un dans l’ordre évoqué plus haut en fonction des examens que vous avez à réaliser. Le tube est plein lorsque le sang arrive jusqu’au témoin. Détachez le garrot dès que le niveau de sang dans le dernier tube est suffisant.

Après avoir retiré les tubes du corps de pompe, mélangez doucement en faisant des retournement les tubes contenant des additifs une dizaine de fois (ne pas secouer vigoureusement).

Demandez ensuite au patient de ré-ouvrir sa main, retirez l’aiguille et pressez quelques minutes avec une compresse sèche la zone de ponction. Jetez l’aiguille dans le container et le matériel usagé dans les sacs DASRI et DAOM au fur et à mesure.

Une fois le saignement arrêté, disposez un pansement sec sur le point de ponction et demandez au patient de le garder une vingtaine de minutes.

Identifiez les tubes à l’aide des étiquettes du patient et remplissez le document de recueil de données si nécessaire (poids, prise d’antibiotiques, signes cliniques, date et heure de prélèvement, nom du préleveur…).

Au retour dans la salle de soins, désinfectez votre matériel et chariot et pensez à envoyer le bilan prélevé.


6- Informations et conseils

  • Attention, il est déconseillé d’utiliser de l’alcool comme antiseptique car celui-ci est bactériostatique.
  • Le tube citraté (bleu) doit forcément être rempli jusqu’au témoin pour que l’examen soit réalisable.
  • Veillez à ne pas laisser le garrot inutilement pendant plusieurs minutes sur le bras du patient. Ceci rend l’acte désagréable, les prélèvements peuvent être hémolysés et le patient peut avoir ensuite le bras engourdi.
  • Lorsque le patient a des veines qui roulent, n’hésitez pas à tirer sa peau avec votre main (celle qui ne pique pas) afin de bien la tendre et de faciliter le prélèvement.
  • Quand vous ne sentez pas la veine du patient au pli du coude, demandez au patient de fléchir légèrement le coude : parfois la veine est cachée derrière l’os quand le bras est en hyper-extension.
  • Ne pas appuyer avec la compresse sèche sur le point de ponction avant d’avoir retiré l’aiguille. Ceci est douloureux et inutile.
  • Ne jamais piquer un bras perfusé, dans un hématome, sur une éruption cutanée, sur une zone sale, dans un oedème, dans un bras hémiplégique, en zone inflammatoire, dans une fistule artérioveineuse, du même côté qu’un curetage ganglionnaire.

7- Complications possibles

  • Hématome au point de ponction
  • Douleur
  • Malaise
  • Hémolyse
  • Non conformité de l’identité du patient avec les étiquettes


SOURCES

  • HAS
  • http://fr.wikihow.com/faire-une-prise-de-sang
  • Cours personnels IFSI

La tomodensitométrie est aussi plus couramment appelée scanner.


1- Définition

Développé depuis les années 1970 à l’aide de l’informatique, le scanner (également appelé tomodensitométrie) est un examen d’imagerie permettant d’obtenir des images en 2D ou en 3D grâce à la superposition de coupes anatomiques. Les coupes anatomiques sont obtenues par rayon X. L’irradiation est 5 à 6 fois supérieure à une radiographie.
Le scanner se décline en 3 grandes catégories. Il y a le scanner sans injection, avec injection de produit de contraste et le scanner vasculaire (angioscanner).

Scanner

2- Préparation du patient

  • Tenue adaptée (casaque/blouse d’opéré souvent dans les hôpitaux).
  • Bracelet d’identité sur le patient et sur le lit.
  • Le patient doit être perfusé, de préférence, avec un cathéter 18 ou 20 G. Pour un adulte, un cathéter 22G pose des soucis de pression avec le produit de contraste.
  • Ne videz pas la vessie sauf prescription (facilite l’identification de celle-ci sur les images).
  • Informer le patient, répondre à ses questions.
  • Repas normal ou léger, pas de nécessité d’être à jeun pour la plupart (sauf prescription).
  • ATTENTION aux patients diabétiques non insulinodépendant (metformine, januvia…), en cas de scanner injecté (élimination rénale)

3- TDM non injectée

Utilisé essentiellement dans la recherche d’accident vasculaire cérébral (AVC) au delà de 4h30 après apparition des signes. Avant et si pas de contre-indication, il est préférable d’effectuer une IRM en vue d’une thrombolyse. Elle ne nécessite pas de surveillance particulière.


4- TDM avec injection

C’est le scanner le plus souvent réalisé. Il touche la sphère ORL (traumatisme, cancer…), l’abdomen (cancer, infection, traumatisme…), les poumons (cancer, COVID,…), parfois le cerveau (hémorragie cérébrale, recherche de métastases, migraines…), les reins (cancer…), bodyscan pour les AVP,…

Surveillance :

  • hydratation pour éliminer le produit de contraste (élimination rénale)
  • réaction allergique

5- TDM vasculaire

Cette procédure de scanner vise les vaisseaux. On parle alors d’angioscanner dans la recherche d’embolie pulmonaire, de coroscanner avant la programmation éventuelle de coronarographie ou pour des bilans pré opératoires de cardiologie. Il est possible d’utiliser cette méthode pour la recherche d’anomalies du tronc supra-aortique ou de divers problèmes vasculaires (cérébraux, membres supérieurs ou inférieurs, poumons,…).

Pour le coroscanner:

  • Cathéter 18 G fortement conseillé
  • A jeun selon prescription

La surveillance sera la même que pour le scanner injecté.

Pour le scanner injecté et le scanner vasculaire, il est primordial de connaître la fonction rénale du patient. On évite également de faire deux fois l’examen dans la même semaine pour ne pas surcharger le rein. C’est d’autant plus vrai chez les sujets âgés ou diabétiques non insulino requérant.

Ci dessous, vous trouverez une planche d’images de scanner abdominal. 

Pour le scanner, il existe une technique appelée VR : volume rendering. Cela ressemble à un traitement 3D de l’image reçue par le scanner. Ne vous emballez pas. Au mieux, cela donnera une reconstruction plus visuelle. Cette technique est souvent utilisée pour visualiser des fractures ou des traumatismes importants (arme à feu, avp…)

Ici nous voyons bien le traumatisme de la face et de la boîte crânienne.


SOURCES

  • Cours personnels IFSI

Technique utilisée pour visualiser les structures et tissus, au moyen d’ultrasons.


1- Définition et fonctionnement

En imagerie médicale, l’échographie est une technique utilisée pour visualiser les structures et tissus, au moyen d’ultrasons. Elle peut être réalisée par un médecin, une sage-femme ou un manipulateur en électroradiologie. 

L’échographe se constitue :

  • d’une sonde qui reçoit et émet des ultrasons.
  • d’un panneau de commande composé de multiples touches qui permet à celui qui réalise l’échographie d’effectuer différents réglages en fonction de ce qu’il souhaite voir, mesurer, consigner (le clavier permet par exemple d’identifier le patient, de nommer un organe, de tracer sa taille…)
  • d’un système informatique qui analyse cette réception et cette émission d’ultrasons pour former une image.
  • d’un écran permettant de visualiser cette image.
  • d’un système d’enregistrement de données (impression papier, vidéos).
Echographe

Les ultrasons sont envoyés sous forme trapézoïdale et les échos enregistrés par l’appareil sont la visualisation des obstacles rencontrés. La personne qui réalise l’examen doit prendre en compte la forme de la structure à examiner et ainsi adapter la fréquence choisie :  en augmentant la fréquence, il est possible d’avoir un signal plus précis (donc une image de meilleure qualité), en diminuant cette fréquence, il est possible d’examiner des structures plus profondes.

Pour des raisons mécaniques, on considère impossible le contact parfait entre sonde et corps (il restera toujours une fine couche d’air) c’est pourquoi le fait de déposer un gel conducteur va permettre de réaliser une échographie de qualité. Sans gel, le signal est atténué entre l’émission et la réception des ultrasons par la sonde et donc l’image ne peut être traitée.


De nos jours, ils n’existent quasiment plus que des échographes possédant une fonction doppler. De même, il existe de nombreux échographes portables afin de pouvoir se rendre au lit du patient ou les utiliser en pré-hospitalier.


2- Préparation et déroulement de l’examen

Certaines conditions sont demandées pour :

  • certaines échographies abdominales et viscérales, le patient doit être mis à jeun 4 à 6h avant l’examen (dans la mesure du possible).
  • les échographies du bassin, le patient doit avoir la vessie pleine (avoir bu un litre d’eau avant l’examen chez l’adulte).

Le respect de ces consignes conditionne la qualité de l’examen et ses résultats.

Un produit de contraste peut être injecté par voie intraveineuse au moment de l’examen pour permettre d’imager la vascularisation sanguine des organes (dans un but diagnostique). En effet, les produits de contrastes sont très réfléchissants aux ultrasons.

Le patient est allongé sur le dos sur une table d’examen ou dans son lit, la sonde (préalablement recouverte de gel) est posée sur la peau de la zone à visualiser. L’échographiste peut demander au patient de se mettre sur le côté, d’inspirer ou d’expirer profondément, de bloquer sa respiration… pour faciliter l’observation de certains organes.

L’échographie est un examen rapide, indolore et ne nécessite (sauf exceptions), ni hospitalisation, ni anesthésie. Cette technique d’imagerie médicale en temps réel, peut toujours être complétée par l’interrogatoire et l’examen clinique du patient simultané.


3- Interprétation

Chaque tissu de l’organisme apparaît différemment à l’échographie :

  • les liquides, sans particules en suspension, se contentent de laisser traverser les ultrasons. Ils sont donc en noir à l’écran.
  • les liquides, avec particules en suspension (tel que le sang, le mucus), renvoient de faibles échos. Ils sont gris à l’écran (plus ou moins homogènes).
  • les structures solides renvoient quant à elles mieux les échos. Elles sont blanches à l’écran.
  • les gaz, ont un rendu très blanc à l’écran.

Les résultats d’une échographie sont « examinateur-dépendant ». Ils dépendent des compétences et de l’habileté de la personne qui a réalisé l’échographie (et donc qui va écrire le compte-rendu qui en découlera).


4- Limites et contre-indication

L’image peut parfois manquer de netteté, voire être inexploitable, du fait de la difficulté d’observation de certains organes (os, poumons) ou de la corpulence du patient (obésité, déformation thoracique).

L’échographie est le seul examen ne présentant pas de contre-indication. Peu coûteuse, elle peut être réalisée à de nombreuses reprises, dans un but médical, sans danger pour le patient.


5- Les différents types d’écho

  • L’échographie en gynécologie-obstétrique :
    • Dans le cadre de la surveillance médicale de la grossesse, l’échographie permet de visualiser un fœtus à l’intérieur même du ventre de la mère. Depuis quelques années, des échographies en 3D sont réalisées et permettent d’avoir une vision plus globale du fœtus.
  • L’échographie per-opératoire et endoscopique
    • La sonde peut être posée directement en contact avec l’organe (sous une gaine de protection stérile adaptée) ou sur la peau afin d’avoir des images per-interventionnelles. De même, l’échographie endoscopique permet d’obtenir des images des organes internes de la poitrine ou de l’abdomen. L’endoscope relié à l’échographe peut être introduit dans le vagin, l’anus ou la bouche.
  • L’échographie vasculaire ou écho-doppler
    • L’écho-doppler est un examen médical en deux dimensions qui permet l’observation des flux sanguins intracardiaques et intravasculaires, en temps réel. Il permet de quantifier les vitesses circulatoires tout en visualisant les structures vasculaires (grâce à l’échographie). Il permet de donner des renseignements sur les conditions d’écoulement du sang et la bonne irrigation des organes.
    • Comme pour l’échographie, les ultrasons sont transformés à l’écran en un son, une courbe et une couleur, reflétant la vitesse circulatoire sanguine. Cet examen est réalisé en première intention du fait de son faible coût et de sa fiabilité dans la pose d’un diagnostic.
    • Il existe trois sortes de doppler :
      • Le doppler continu où la vitesse du flux sanguin est traduit par un son, audible et analysable par l’échographiste.
      • Le doppler pulsé qui traduit la vitesse en un graphique présentant plusieurs courbes.
      • Le doppler en couleur qui permet d’identifier, en complément de l’échographie, la nature du vaisseau (rouge ou bleu en fonction du sens de circulation sanguine).
    • Indications : Recherche de rétrécissement ou d’obstacle à la circulation sanguine.
    • Il est utilisé pour explorer le réseau artériel et veineux afin d’évaluer certaines affections comme la thrombose veineuse profonde, les varices, l’artériopathie, les thromboses, les anévrismes…

SOURCES

  • www.sf-phlebologie.org
  • www.ameli-sante.fr
  • www.has-sante.fr
  • www.sante-medecine.journaldesfemmes.com
  • www.futura-sciences.com/sante/
  • Cours personnels

La radiologie médicale est un domaine médical regroupant différents domaines de diagnostique. Nous commencerons par le plus simple à réaliser et parfois le plus dur à lire.


1- Définition

La radiographie utilise essentiellement les rayons X et les rayons gammas. Ces rayons ont la particularité de traverser le corps humain, et seront plus ou moins atténués en fonction de la densité des structures traversées. Les parties denses/solides (eau, os, …) du corps apparaîtront en blanc. Les parties molles/aérées (graisses, air,…)  apparaîtront en noir.

C’est un des examens d’imagerie médicale les plus utilisés.

Radiographie thoracique

2- Préparation du patient

  • Enlever tous les bijoux.
  • Enlever tous les vêtements recouvrant la zone radiographiée (les épaisseurs apparaissent à l’image,…).
  • Vérifier la présence du bracelet d’identification et faire confirmer au patient, si possible, son identité.
  • Informer le patient sur le déroulé de l’examen.
  • Expliquer au patient le but de l’examen.
  • Attention : dès qu’il est possible, il faut prendre la précaution de couvrir les organes génitaux.

3- Que recherche-t-on ?

  • Fractures.
  • Anomalies pulmonaires.
  • Cardiomégalie.
  • Vérification de la bonne position de matériel médical (plaque, vis, broches, pacemaker, cathéter central, intubation, sonde nasogastrique….)
  • Abdomen sans préparation (ASP) pour recherche de niveau hydroaérique.
  • Recherche de corps étranger. 

4- Surveillance

  • Aucune en particulier hormis celle de surveiller que c’est bien votre patient (bracelet + confirmation d’identité)
  • La dose de rayons X utilisés étant très faible, il n’y a pas de surveillance particulière.

5- Contre-indication

La seule contre-indication est la réalisation de radiographie chez la femme enceinte.