L’asthme est une maladie respiratoire qui ne se guérit pas, mais qui peut se contrôler. 



1- Définition

L’asthme est une maladie inflammatoire chronique du système respiratoire qui touche les bronches (voies aériennes inférieures) et se caractérise par une gêne à l’inspiration. Il se caractérise par une apparition brutale par crises de dyspnée au cours desquelles la personne s’essouffle, respire difficilement, a une respiration sifflante. Cette maladie touche 4 millions de français dont environ 9% d’enfants.

La crise peut être de trois types :

  • Simple, d’apparition brutale
  • Accompagnée d’une dyspnée continue
  • Gravissime, sous forme d’état de mal asthmatique

2- Physiologie

L’asthme est un désordre inflammatoire chronique des voies respiratoires. Il se caractérise par des bronchospasmes (bronchoconstriction due à la contraction des muscles lisses), une hypersécrétion épaisse et une inflammation de l’épithélium bronchique. Concrètement, les voies respiratoires se rétrécissent, se remplissent de mucus, le flux aérien devient limité (ceci est réversible après la prise de traitement).

Chez la majorité des asthmatiques, en intercrise, la respiration redevient normale.


3- Facteurs favorisants

Il en existe plusieurs, en voici une liste des principaux :

  • Allergènes,
  • Pollution,
  • Irritants chimiques,
  • Tabac,
  • Air froid,
  • Exercice ou activité physique,
  • Nourrissons ou enfants,
  • Avoir moins de 45 ans,
  • Caractère familial,
  • Infection bronchique,
  • Stress,
  • Emotion,

4- Signes cliniques

Prodromes : éternuements, toux, céphalées, prurit nasal.

  • Toux +++
  • Dyspnée expiratoire : respiration sibilante, sensation de blocage dans la poitrine
  • Difficulté à respirer (manifestations par crises souvent nocturnes)
  • Tachypnée ou bradypnée, tachycardie

En cas de crise sévère / état de mal asthmatique = URGENCE VITALE +++ :

  • Diminution de la Sa02
  • Dyspnée intense avec tirage
  • Tachycardie > 130 bpm sinusale
  • Epuisement dû à la fatigue musculaire, somnolence
  • Balancement thoraco-abdominal
  • Battement des ailes du nez chez l’enfant

5- Axes thérapeutiques

Traitement de crise :

  • Utilisation de bronchodilatateurs d’action immédiate, les β2 mimétiques et atropiniques.
  • Corticothérapie associée qui agit sur l’inflammation bronchique.
  • Oxygénothérapie si nécessaire.

Traitement de fond : pour prévenir l’apparition des crises

Education (cf. fiche éducation thérapeutique de l’asthme) dès le plus jeune âge et accompagnement des parents et de l’entourage du patient afin de supprimer les allergènes, favoriser l’autogestion du traitement par le patient

Désensibilisation après une enquête allergologique.


6- Soins infirmiers

a- Accueil d’un patient en crise

  • Mettre le patient sous O2 en position demi assise (pour diminuer l’hypoxie)
  • Rassurer le patient et l’entourage
  • Prise de constantes : Tension artérielle, fréquences cardiaque et respiratoire, saturation en O2
  • Pose d’une voie veineuse périphérique si besoin
  • Administration des thérapeutiques prescrites
  • Mettre la sonnette à disposition du patient pour qu’il puisse alerter les soignants en cas d’aggravation de son état respiratoire

b– Surveillance des signes cliniques et biologiques

  • Fréquence respiratoire (norme : 12 à 20 mouvements/min) → Dyspnée, tachypnée, tirage 
  • Fréquence cardiaque (norme : environ 60 à 100 battements/min) → Tachycardie, sueurs, pâleur, cyanose
  • Etat neurologique : agitation, somnolence, troubles de la conscience (pouvant aller jusqu’au coma)
  • Sur prescription médicale : Gaz du sang (hypoxémie, hypercapnie, acidose), ponction veineuse (bilan infectieux, normes,..)

c- Surveillance du traitement

  • Oxygénothérapie adaptée (adapter le débit à la saturation)
  • Bronchodilatateurs par inhalation (aérosols) : surveillance du matériel et du respect de la durée du soin (15 min) et de sa fréquence (plusieurs fois par jour, à distance des repas, après un lavage de nez chez l’enfant ne sachant pas se moucher…)
Aérosolthérapie
  • Corticothérapie : IV ou per os sur prescription médicale pour diminuer l’inflammation.
  • Si utilisation de Salbutamol en IV, surveillance car tachycardie régulière.

d- Soins éducatifs du patient et de l’entourage

  • Tenter d’identifier les allergènes ayant causé la crise (interrogatoire)
  • Donner des conseils (hygiène, habitudes de vie…)
  • Utilisation d’un Peak Flow (appelé aussi débitmètre de pointe, fluxmètre) : dispositif vendu en pharmacie qui permet aux personnes asthmatiques de surveiller leur asthme et d’apprécier l’intensité de la crise lorsque celle-ci survient. Dispositif préconisé pour les asthmatiques adultes et les enfants à partir de l’âge de 5 ans.
  • Utilisation des sprays inhalés (agiter avant utilisation, expirer profondément, mettre l’embout en serrant les lèvres autour, inspirer ensuite lentement et profondément par la bouche, bloquer la respiration puis expirer lentement). Possibilité d’utilisation d’une chambre d’inhalation.
  • Se rincer systématiquement la bouche après la prise de corticoïdes et réaliser les bronchodilatateurs avant les corticoïdes (moyen mnémotechnique : le B avant le C dans l’alphabet).


SOURCES

  • Cours IFSI Nice
  • Cours IFSI Montluçon

Nous vous avons posé une question sur notre page Facebook concernant les 3 grandes composantes de la triade létale en traumatologie. Celle-ci se rencontre essentiellement chez le polytraumatisé.



1- Définition

Le polytraumatisé correspond à « un blessé présentant deux ou plusieurs lésions traumatiques graves, dont au moins une engage directement le pronostic vital de ce blessé ». La plupart du temps, les polytraumatisés se rencontrent lors d’Accidents de la Voie Publique.

Cette triade est composée de :

  • HYPOTHERMIE
  • COAGULOPATHIE
  • ACIDOSE

2- Hypothermie

Elle est favorisée par le contexte (environnement, météo, ..) mais également par la perte de substance cutanée, le remplissage avec des solutés à température ambiante, des produits sanguins réfrigérés (Culots de sang, Plasma Frais Congelé,…).

L’hypothermie a pour conséquences d’inhiber l’efficacité des facteurs de coagulation et des plaquettes. La chute d’un degré Celsius équivaut à une baisse de 10% des fonctions d’hémostase.

Pour la prévenir, il faut réchauffer la victime en la protégeant du sol par exemple, en la couvrant avec une couverture isothermique, avec une couverture chauffante, en utilisant un accélérateur-réchauffeur pour les solutés… En pré-hospitalier, le réchauffage d’une victime est impossible : il faut alors diminuer les déperditions de chaleur.


3- Coagulopathie

Elle est favorisée par la perte de volume circulant, par la formation d’hématomes qui consomment les différents facteurs de coagulation, mais également par la dilution liée aux différents remplissages possibles, et aussi et surtout l’hypothermie & l’acidose.

La coagulopathie a pour conséquence une diminution de la capacité de coagulation, donc des hémorragies beaucoup plus difficiles à contrôler. Dès l’instant que le blessé possède une coagulopathie, son risque de  mortalité est multiplié par cinq !

Comment contrôler ces hémorragies ? En mettant en place les gestes vus lors des formations AFGSU/PSC1/PSE : compression manuelle directe, garrot, positions d’attente, couverture isothermique, O2 si disponible, Coussins Hémostatiques d’Urgence(CHU), pansements israéliens …


4- Acidose

Elle est favorisée par la diminution du volume circulant, et donc à l’hypoperfusion cellulaires des différents organes. L’acidose témoigne d’une souffrance organique.  Elle est directement due à la perte de volume.

Elle a pour conséquence de diminuer l’efficacité de quelques facteurs de coagulation, un allongement du TCA.

Comment la traiter ? Seul un médecin pourra vous dire quoi faire. En effet, les traitements de l’acidose sont multiples et relèvent du médecin.

Ces trois composantes sont extrêmement liées et dépendantes les unes des autres. Lorsque le processus est engagé, il est très difficile de revenir en arrière. Notre rôle est donc de limiter l’hypothermie, l’acidose et la coagulopathie.



SOURCES

Département anesthésie réanimation de l’hôpital E. Herriot, « Damage control ressuscitation » [En ligne] http://sofia.medicalistes.org/spip/IMG/pdf/Damage_control_resuscitation_Dr_Floccard_.pdf (consulté le 01/04/2021)


La pédiatrie, au sens général, est la branche de la médecine qui prend en charge les enfants âgés de quelques jours à un peu plus de 15 ans. Certains services accueillent néanmoins les adolescents jusqu’à l’âge de 18 ans. Les urgences pédiatriques accueillent les enfants nécessitant un avis médical, psychiatrique ou chirurgical 24h/24 et 7j/7.



Population rencontrée

Vous accueillerez des patients de quelques jours de vie à 15 ans et 3 mois (parfois jusqu’à 18 ans), de la simple consultation à l’urgence vitale. Une des particularités de la pédiatrie est l’accueil de l’enfant et de ses parents.


Équipe professionnelle essentiellement rencontrée

  • Pédiatre et spécialiste pédiatrique
  • Infirmier(e) diplômé(e) d’Etat
  • Infirmier(e) puériculteur(trice) diplômé(e) d’Etat
  • Aide-soignant(e)
  • Auxiliaire de puériculture
  • Manipulateur radio
  • Orthophoniste
  • Diététicien(ne)
  • Chirurgien général ou pédiatrique
  • Interne de médecine générale ou pédiatrique
  • Kinésithérapeute
  • Secrétaire
  • Assistant(e) social(e)
  • Ergothérapeute
  • Agent des Services Hospitaliers Qualifié(e)

Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques,…

En pédiatrie, la prise en charge se fait en binôme indissociable infirmier(e)-AS/AP.


Soins essentiellement rencontrés

  • Réalisation d’une entrée d’un patient
  • Électrocardiogramme
  • Aérosolthérapie
  • Pose et surveillance de voie veineuse périphérique
  • Sondage urinaire et pose de poche de recueil
  • Utilisation du MEOPA (Mélange Equimolaire d’Oxygène et de Protoxyde d’Azote)
  • Mesure des paramètres vitaux
  • Réalisation de bandelette urinaire
  • Réalisation d’ECBU
  • Pose et surveillance de traitements intraveineux.
  • Pose de sonde nasogastrique
  • Réalisation de ponction veineuse
  • Réalisation de bilan sanguin en microméthode
  • Gestion de l’urgence
  • Aide à la pose de catheter intra-osseux
  • Injection avec calcul de dose et de débit
  • Éducation thérapeutique
  • Éducation à la parentalité
  • Pratique de l’hypnoanalgésie et de la distraction.

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.

Une des particularités des urgences pédiatriques réside dans la relation de soin. Celle-ci se fait en triade : les parents-l’enfant-les soignants. Cette triade relationnelle est quasiment indissociable de la prise en charge d’un enfant. Si un des éléments manque, le soin peut être rapidement compromis voire impossible.


Traitements essentiellement rencontrés

  • Antibiotiques
  • Solutés de perfusion
  • Antalgiques de différents paliers
  • Médicaments de l’urgence (adrénaline, Adénosine, amiodarone, salbutamol, diazepam…)
  • Anti-inflammatoires
  • Anti-émétiques
  • Vasodilatateurs et anti-inflammatoires bronchiques

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés.


Pathologies essentiellement rencontrées

  • Bronchiolite
  • Gastroentérite aigüe
  • Fracture (avec ou sans chirurgie)
  • Arrêt cardio-respiratoire
  • Appendicite
  • Adénite mésentérique
  • Douleurs abdominales
  • Otite
  • Angine
  • Mauvaise prise de poids
  • Crise convulsive / épilepsie
  • Crise angoisse / anxiété / colère

  • Asthme
  • Découverte et/ou décompensation de diabète de type 1
  • Découverte de tumeurs (liquides ou solides)
  • Hébergement
  • Contexte de maltraitance ou de négligence
  • Laryngite
  • Corps étrangers ORL
  • Tentative d’autolyse

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.


Prérequis

  • Connaissance du développement moteur, psychosocial et psychoaffectif de l’enfant
  • Connaissance de l’évolution de l’alimentation de l’enfant (lait 1er âge, 2ème âge, diversification,…)
  • Maîtrise des calculs de dose et de débit.
  • Connaissance des principaux traitements utilisés en pédiatrie, savoir expliquer le but recherché, les effets secondaires et indésirables.
  • Connaissance des principaux textes législatifs de la pédiatrie (charte de l’enfant hospitalisé, …)
  • Connaissance des principales pathologies rencontrées et les traitements en regard
  • Maîtriser les règles d’hygiène et d’asepsie
  • Savoir s’adapter à l’enfant dans son attitude, ses paroles et ses gestes.
  • Bonus ! La connaissance de comptines, chansons, dessins animés est un plus !

Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.


Le SAMU (Service d’Aide Médicale d’Urgence) est la régulation médicale d’un centre sanitaire régional. Il est coordonné par un médecin qui répartit les ressources sanitaires (SMUR, demande au CODIS l’intervention des pompiers si besoin, ambulances privées…) en fonction des urgences et des appels, traités par les Assistants de Régulation Médicale. Il oriente également les personnes vers les lieux de prise en charge (urgences, médecin de ville, maison médicale…).

Le SMUR (Service Mobile d’Urgence et de Réanimation) est une unité dépendante du SAMU rattachée à un centre hospitalier et se déplaçant au plus près du patient nécessitant une surveillance médicale afin d’optimiser sa prise en charge et ses chances de survie. Les SMUR permettent d’avoir l’hôpital qui se déplace à domicile en situation d’urgence.



Population essentiellement rencontrée

En SMUR, toute la population vivant sur le territoire est potentiellement patient. On prend en charge des patients du jour de leur naissance au jour de leur mort, de toute nationalité, de toute religion. Il y a bien sûr des pathologies prévalentes mais nous l’évoquerons un peu plus loin.


Équipe professionnelle essentiellement rencontrée

  • Médecin régulateur urgentiste
  • Assistant de régulation médicale
  • Médecin généraliste gérant la régulation de la permanence des soins (PDS)
  • Cadre de santé
  • Médecin urgentiste
  • Infirmier(e) Diplômé(e) d’Etat
  • Ambulancier(e) diplômé(e) d’Etat
  • Infirmier(e) Anesthésiste Diplômé(e) d’Etat

Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques…


Soins essentiellement rencontrés

  • Mesure des paramètres vitaux en continu (moniteur de surveillance)
  • Electrocardiogramme
  • Pose et surveillance de voie veineuse périphérique
  • Intubation orotrachéale en séquence rapide
  • Oxygénothérapie / Ventilation non invasive
  • Massage cardiaque externe
  • Exsufflation pleurale
  • Aide à la pose de voie veineuse centrale
  • Sondage urinaire
  • Pansement compressifs
  • Hémoglobine capillaire
  • Aide à la pose de cathéter intra-osseux (KTIO)
  • Réduction de fracture, luxation
  • Préparation des médicaments de l’urgence
  • Aérosolthérapie

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.


Traitements essentiellement rencontrés

  • Antalgiques de pallier I, II et III.
  • Amines
  • Médicaments dérives du sang
  • Bêtabloquants
  • Anticonvulsivants
  • Médicaments de réanimation (Adrénaline, Amiodarone, Atropine…)

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés


Pathologies essentiellement rencontrées

  • Infarctus du myocarde
  • Arrêt cardio-respiratoire
  • Tentative d’autolyse
  • Accident de la voie publique
  • Accouchement
  • Fausse route
  • Polytraumatisé
  • Prise en charge de la douleur
  • Fractures et luxations
  • Choc anaphylactique
  • Choc septique
  • Choc hémorragique
  • Choc hypovolémique
  • Douleur thoracique
  • AVC
  • Malaise
  • Crise convulsive
  • OAP

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.


Prérequis

  • Être en stage en SMUR c’est toujours un moment valorisant. L’habit est lumineux, reconnaissable. Cependant il faut en être digne et le respecter.
  • Lors de chaque intervention une personne peut vous photographier ou filmer à votre insu. Que vous soyez étudiant ou diplômé, peu de différences aux yeux des usagers. Si quelque chose tourne mal, l’affaire sera généralisée à toute l’équipe.
  • Cela peut aussi se montrer dangereux : prise en charge sur la voie publique, en situation de violence, etc.
  • Une chose qui sera attendue n’est pas la capacité à perfuser, c’est surtout la capacité à gérer son stress. La technique viendra après. Il vous faudra développer votre œil clinique, observer vite avant d’agir efficacement, repérer les signes de gravité.
  • Posez des questions, évoquez les interventions compliquées ou douloureuses psychologiquement à posteriori. Certaines peuvent être traumatisantes.
  • Il vous faudra des connaissances en gestes de secours, en anatomie et physiologie, hygiène et sécurité, calculs de dose, médicaments de l’urgence

Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.


Le service de réanimation accueille 24h/24 des patients présentant une ou plusieurs défaillance d’organes mettant en jeu le pronostic vital. Ces patients nécessitent la mise en oeuvre de techniques de suppléances telles que ventilation artificielle, support hémodynamique…



Population rencontrée

Vous rencontrerez des patients de tous les âges. Les enfants et jeunes adolescents seront pris en charge par des réanimations pédiatriques. Les grands prématurés par des réanimations néonatales (non abordées dans cette fiche).


Equipe professionnelle essentiellement rencontrée

  • Médecin réanimateur
  • Interne
  • Médecin anesthésiste
  • Infirmier(e) diplômé(e) d’Etat
  • Aide-soignant(e)

  • ASHQ
  • Kinésithérapeute
  • Secrétaire
  • Infirmier(e) anesthésiste diplômé(e) d’Etat

Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques,…


Soins essentiellement rencontrés

  • Aide à l’intubation orotrachéale
  • Surveillance clinique du patient intubé et ventilé
  • Aspiration endotrachéale
  • Ventilation invasive / non invasive
  • Oxygénothérapie
  • Gestes de réanimation (réanimation cardio-pulmonaire…)
  • Pose et surveillance de sonde nasogastrique
  • Pose et surveillance de sonde urinaire
  • Monitorage et surveillance continue des paramètres vitaux (pouls, TA, SpO2, fréquence respiratoire, T°, diurèse, glycémie, pression intracrânienne, scores analgésie-sédation-conscience tels que le RAMSEY, RASS….)
  • Electrocardiogramme
  • Ponction veineuse
  • Ponction artérielle
  • Aide à la pose et surveillance de voie centrale (cathéter central, Picc-Line, cathéter artériel,…)
  • Aérosolthérapie
  • Soins d’hygiène et de confort
  • Pansement
  • Pose et surveillance de cathéter périphérique
  • Préparation et administration de traitements intraveineux, intramusculaires ou sous-cutanés
  • Manipulation de pompe à perfusion et pousse seringue
  • Aide à la pose et surveillance de drain thoracique
  • Soins de gastrostomie, trachéostomie…
  • Aide à la réalisation de ponction lombaire, pleurale…
  • Epuration extra-rénale
  • Réalisation d’entrée et de sortie de patient

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.


Traitements essentiellement rencontrés

  • Amines
  • Traitements de l’intubation
  • Traitements de la sédation
  • Antalgiques
  • Antibiotiques
  • Solutés de perfusion (remplissage, basal…)
  • Antispasmodique
  • Antidotes (Flumazenil, naloxone, hydroxocobalamine…)

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés.


Pathologies essentiellement rencontrées

  • Arrêt cardio-respiratoire rattrapé
  • Insuffisance cardiaque aigüe
  • Coma
  • Etat de mal épileptique
  • AVC
  • Hypertension intracrânienne
  • Insuffisance respiratoire aigüe
  • Insuffisance rénale aigüe
  • Syndrome de détresse respiratoire aigüe (SDRA)
  • Coma hypoglycémique
  • Acidose diabétique
  • Syndrome de Guillain-Barré
  • Hépatite fulminante
  • Purpura fulminans
  • Choc hypovolémique
  • Choc hémorragique
  • Choc septique
  • Polytraumatisé
  • Traumatisme crânien sévère
  • Traumatisme médullaire
  • Traumatisme thoracique sévère
  • Hypothermie sévère
  • Syndrome de défaillance multiviscérale (SDMV)
  • Intoxication volontaire ou non
  • Patient en état de mort encéphalique en vue d’un prélèvement d’organe(s)

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.


Prérequis

  • Connaissance de l’anatomie et de la physiologie des fonction vitales
  • Connaissance des différents types de ventilation
  • Connaissance des différences entre les voies d’abord vasculaire
  • Connaissance des gestes d’urgence et de réanimation
  • Connaissance de la législation spécifique au don d’organe(s)
  • Savoir repérer les critères d’aggravation d’une pathologie

Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.


Le service des urgences concerne l’accueil des malades et blessés se présentant spontanément ou amenés par des véhicules de secours (sapeurs-pompiers, ambulances privées, associations…). L’accueil se fait 7j/7 et 24h/24. L’infirmier(e) exerçant aux urgences est amené(e) à explorer un champ de compétences extrêmement variées. Ce service est souvent considéré comme la « vitrine » de l’hôpital, puisque pour la majorité des patients, c’est le 1er service auquel ils sont confrontés.



Population rencontrée

Vous rencontrerez des patients à partir de quelques jours jusqu’aux plus âgés. Dans ce service sont présentes toutes les classes sociales, toutes les religions, cultures, nationalités…. et également quelques « habitués ».


Equipe professionnelle essentiellement rencontrée

  • Médecin urgentiste
  • Chirurgien
  • Psychiatre
  • Interne de médecine générale
  • Interne de spécialité « urgences »
  • Infirmier(e) diplômé(e) d’Etat
  • Aide-soignant(e)
  • ASHQ
  • Secrétaire
  • Agent d’admission
  • Assistant(e) social(e)
  • Interne de psychiatrie
  • Psychologue
  • Brancardier

Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques,…


Soins essentiellement rencontrés

  • Ponction veineuse
  • Ponction artérielle
  • Soins d’hygiène et de confort
  • Aérosolthérapie
  • Préparation et administration de traitements intraveineux, sous-cutanés, intramusculaires
  • Préparation et pose de perfusion
  • Pose et surveillance de cathéter veineux périphérique
  • Pansement simple
  • Pansement complexe
  • Prélèvement capillaire
  • Réalisation d’entrées et de sorties de patients
  • Education thérapeutique
  • Mesure des paramètres vitaux
  • Electrocardiogramme
  • Soins de trachéotomie
  • Aide à l’intubation et surveillance du patient intubé
  • Pose et surveillance de sonde nasogastrique
  • Pose et surveillance de transfusion
  • Entretien thérapeutique et gestion de la violence
  • Aide à la réduction de fracture, luxation, …

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.


Traitements essentiellement rencontrés

  • Antalgiques
  • Traitement de l’intubation
  • Antibiotiques
  • Antiémétiques
  • Anti-inflammatoires
  • Bronchodilatateurs
  • Amines
  • Dérivés nitrés
  • Benzodiazépines
  • Antidotes (flumazenil, naloxone…)

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés.


Pathologies essentiellement rencontrées

  • Traumatologiques
    • Fracture
    • Entorse
    • Luxation
  • Infectieuses
    • Grippe
    • Gastroentérite
    • Intoxication alimentaire
    • Méningite
    • Pyélonéphrite
    • Infection urinaire
    • Pneumopathie
  • Chirurgicales
    • Appendicite
    • Péritonite
    • Abcès
    • Kyste sacré
  • Respiratoires
    • Oedème aigu du poumon
    • Asthme
    • Décompensation respiratoire
  • Accident de la voie publique
  • Problème social
  • Ivresse/Ebriété
  • Prise de toxiques
  • Réquisition lors d’une garde à vue

  • Métaboliques
    • Découverte et déséquilibre de diabète
    • Déséquilibre thyroïdien
  • Tentative d’autolyse
  • Noyade
  • Rénales et urinaires
    • Insuffisance rénale
    • Rétention urinaire
    • Coliques néphrétiques
  • Neurologiques
    • Trouble du comportement
    • AVC
    • Traumatisme crânien +/- perte de connaissance
    • Convulsions
  • Cardiaques
    • Douleurs thoraciques non traumatiques
    • ACR
    • Hypertension artérielle
    • Insuffisance cardiaque
  • Psychiatriques
    • Délire
    • Psychose
    • Névrose
    • Idées suicidaires
    • Idées noires

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.


Prérequis

  • Connaissance anatomique et physiologique des différents systèmes du corps humain
  • Connaissance des gestes d’urgence
  • Connaissance de la clinique des principales pathologies rencontrées
  • Savoir repérer les critères de gravité

Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.


Infirmier Anesthésiste Diplômé d’Etat

 

L’anesthésie est une des spécialisations possibles après deux années minimum d’exercice de la profession d’Infirmier.

 

 

1- DEFINITION

L’IADE (Infirmier Anesthésiste Diplômé d’Etat) est un infirmier spécialisé en anesthésie, soins d’urgence intra et extra hospitaliers, réanimation et prise en charge de la douleur.
Il y a en France, 9 500 IADE, dont 70% sont des femmes.

2- REFERENCES LEGISLATIVES

  • Décret n°2004-802 du 29 Juillet 2004 relatif aux parties IV et V du Code de la Santé Publique.
  • Arrêté du 23 Juillet 2012 relatif à la formation conduisant au Diplôme d’IADE.

3- FORMATION

  • Durée de 24 mois
  • Concours d’entrée qui comprend une épreuve écrite permettant d’évaluer les connaissances scientifiques et professionnelles du candidat au sujet du programme de formation du DEI, et une épreuve d’admission orale qui permet de savoir si le candidat est apte à suivre la formation, est capable d’expliquer son projet professionnel en argumentant, est apte à faire un raisonnement clinique et gérer une situation,….
  • Accessible après 2 années d’exercice professionnel d’Infirmier
  • Alternance apports théoriques et stages pratiques
  • Acquisition de 120 Crédits européens correspondant à l’acquisition des 7 compétences du référentiel : 60 pour les Unités d’Enseignement, 60 pour les stages.
Depuis Septembre 2014, le Diplôme d’infirmier Anesthésiste est reconnu GRADE MASTER.
Tableaux formation (sources SNIA) :

4- LIEUX D’EXERCICE

  • Anesthésie / bloc opératoire
  • En Salle de Surveillance Post Interventionnelle (SSPI)
  • En Services d’Urgence Médicale (SMUR, SSSM, SAU)
  • En Service de réanimation
  • Peut intervenir dans les services pour aider à la prise en charge de la douleur,…

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Sources :