Nous vous avons posé une question sur notre page Facebook concernant les 3 grandes composantes de la triade létale en traumatologie. Celle-ci se rencontre essentiellement chez le polytraumatisé.
1- Définition
Le polytraumatisé correspond à « un blessé présentant deux ou plusieurs lésions traumatiques graves, dont au moins une engage directement le pronostic vital de ce blessé ». La plupart du temps, les polytraumatisés se rencontrent lors d’Accidents de la Voie Publique.
Cette triade est composée de :
HYPOTHERMIE
COAGULOPATHIE
ACIDOSE
2- Hypothermie
Elle est favorisée par le contexte (environnement, météo, ..) mais également par la perte de substance cutanée, le remplissage avec des solutés à température ambiante, des produits sanguins réfrigérés (Culots de sang, Plasma Frais Congelé,…).
L’hypothermie a pour conséquences d’inhiber l’efficacité des facteurs de coagulation et des plaquettes. La chute d’un degré Celsius équivaut à une baisse de 10% des fonctions d’hémostase.
Pour la prévenir, il faut réchauffer la victime en la protégeant du sol par exemple, en la couvrant avec une couverture isothermique, avec une couverture chauffante, en utilisant un accélérateur-réchauffeur pour les solutés… En pré-hospitalier, le réchauffage d’une victime est impossible : il faut alors diminuer les déperditions de chaleur.
3- Coagulopathie
Elle est favorisée par la perte de volume circulant, par la formation d’hématomes qui consomment les différents facteurs de coagulation, mais également par la dilution liée aux différents remplissages possibles, et aussi et surtout l’hypothermie & l’acidose.
La coagulopathie a pour conséquence une diminution de la capacité de coagulation, donc des hémorragies beaucoup plus difficiles à contrôler. Dès l’instant que le blessé possède une coagulopathie, son risque de mortalité est multiplié par cinq !
Comment contrôler ces hémorragies ? En mettant en place les gestes vus lors des formations AFGSU/PSC1/PSE : compression manuelle directe, garrot, positions d’attente, couverture isothermique, O2 si disponible, Coussins Hémostatiques d’Urgence(CHU), pansements israéliens …
4- Acidose
Elle est favorisée par la diminution du volume circulant, et donc à l’hypoperfusion cellulaires des différents organes. L’acidose témoigne d’une souffrance organique. Elle est directement due à la perte de volume.
Elle a pour conséquence de diminuer l’efficacité de quelques facteurs de coagulation, un allongement du TCA.
Comment la traiter ? Seul un médecin pourra vous dire quoi faire. En effet, les traitements de l’acidose sont multiples et relèvent du médecin.
Ces trois composantes sont extrêmement liées et dépendantes les unes des autres. Lorsque le processus est engagé, il est très difficile de revenir en arrière. Notre rôle est donc de limiter l’hypothermie, l’acidose et la coagulopathie.
SOURCES
Département anesthésie réanimation de l’hôpital E. Herriot, « Damage control ressuscitation » [En ligne] http://sofia.medicalistes.org/spip/IMG/pdf/Damage_control_resuscitation_Dr_Floccard_.pdf (consulté le 01/04/2021)
La défaillance organique du reintemporaire ou définitive…
1- Rappels anatomiques
Les reins sont au nombre de deux, et sont situés dans la partie postérieure de l’abdomen, de part et d’autre de la colonne vertébrale, sous les dernières côtes. Chaque rein mesure environ 11 cm, de long et est relié à l’artère aorte et à la veine cave inférieure par l’artère et la veine rénale. Le rein a pour fonction de former l’urine en filtrant le sang. L’urine formée est collectée au milieu du rein et s’écoule ensuite par l’uretère jusqu’à la vessie pour y être stockée avant d’être éliminée par le canal appelé urètre.
Les fonctions des reins sont :
La filtration/épuration : du sang afin d’éliminer les toxines produites par le fonctionnement normal du corps.
L’équilibration : du « milieu intérieur » essentiellement de l’eau et des sels minéraux (sodium, potassium, calcium, bicarbonate, magnésium) ; régulation de l’équilibre acido-basique
La régulation de la pression artérielle : par la production d’hormones et la régulation de la quantité d’eau et de sodium de l’organisme
La sécrétion de vitamine D : rôle important dans la minéralisation de l’os et le maintien du taux sanguin de calcium (nécessaire pour la fixation de la vitamine D)
La sécrétion d’EPO (érythropoïétine) : qui stimule la production de l’hémoglobine et des globules rouges par la moelle osseuse
La fonction endocrinienne
2- Définitions
On distingue deux types d’insuffisances rénales :
L’insuffisance rénale aiguë (IRA) = dysfonctionnement transitoire et réversible des reins
L’insuffisance rénale chronique (IRC) = destruction progressive et irréversible des reins
3- L’insuffisance rénale aiguë
3.1- Définition
Baisse importante et subite du débit de filtration glomérulaire qui peut durer de quelques heures à quelques jours. Pour cela il faut effectuer un dosage du taux sanguin de créatinine (protéine éliminée normalement par les reins) qui se trouvera fortement augmentée (norme : homme= 8-13 mg/L, femme = 6-10 mg/L).
Peut être causée par une hypovolémie (choc hémorragique ou anaphylactique), une déshydratation extracellulaire (digestive, cutanée, rénale par exemple avec l’utilisation de diurétiques) ou l’utilisation de certains médicaments (diurétiques, AINS, anesthésiques…). Pour confirmer la cause fonctionnelle il faut réaliser un ionogramme sanguin et urinaire.
L’insuffisance rénale aiguë obstructive
Il faut pour cela rechercher la présence d’un obstacle intra-vésicale (caillot, tumeur, lithiases), ou sous vésicale (hypertrophie de la prostate, lithiases, tumeur…). Pour confirmer la cause obstructive il faut réaliser une échographie rénale à la recherche de l’obstacle. Une tomodensitométrie abdomino-pelvienne peut aussi permettre le diagnostic.
L’insuffisance rénale aiguë organique
Plusieurs étiologies possibles : vasculaires (HTA maligne, emboles, occlusion aiguë de l’artère ou de la veine rénale…), glomérulaires (syndrome néphrotique aigu, glomérulonéphrite rapidement progressive), tubulaires (état de choc, toxique, rhabdomyolyse, obstruction intra-tubulaire…), interstitielles (infection, immuno-allergique, infiltration cellulaire). Pour confirmer la cause organique il faut réaliser un ECBU, analyse du sédiment urinaire, protéinurie des 24H, électrophorèse des protéines urinaires. Il peut aussi être réalisé une ponction biopsie rénale.
3.4- Traitements
Pour l’IRA obstructive : drainage en urgence des urines par sonde vésicale, cathéter sus-pubien, sonde JJ, néphrostomie et traitement de l’obstacle (lithotritie extra corporelle,…)
Pour l’IRA fonctionnelle : arrêt des traitements néphrotoxiques, correction du choc hypovolémique ou anaphylactique
Pour l’IRA organique : traitement de la cause
4- L’insuffisance rénale chronique (IRC) et terminale (IRT)
4.1- Définition
Diminution permanente et irréversible du débit de filtration glomérulaire (DFG), secondaire à une maladie rénale évoluant depuis plus de 3 mois et pouvant aboutir à une insuffisance rénale terminale. L’IRC se définit par un DFG < à 80ml/min et l’IRT par un DFG < à 15 ml/min (norme = 120 ml/min).
4.2- Signes cliniques
Signes biologiques : Augmentation de la créatinine, baisse de la clairance de la créatinine, protéinurie, hématurie, leucocyturie
Manifestations hématologiques : Anémie, troubles de l’hémostase, déficit immunitaire
Règles diététiques : Régime hyposodé, hypoprotidique, pauvre en potassium ; Adaptation de la quantité de boisson à la diurèse.
Traitement de l’hypertension : Inhibiteurs du système rénine-angiotensine (Razilex®), diurétiques (Lasilix®, Esidrex®).
Traitement de l’anémie : EPO (Aranesp®, Eprex®, Mircera®,…), fer (Tardyferon®, Fumafer®, Venofer®,…).
Correction des troubles phosphocalciques : Vitamine D (Uvedose®, Dedrogyl®, Un Alfa®,…), calcium (Calcidia®, Cacit®,…), chélateur du phosphore = substance qui entoure la molécule du phosphore afin de l’éliminer dans les selles (Rénagel®, Renvela®, …).
Correction des troubles métaboliques : Kayexalate® pour l’hyperkaliémie, bicarbonates pour l’acidose métabolique, statines pour la dyslipidémie (Elisor®, Tahor®,…) et équilibrer le diabète.
4.5- Traitements de l’insuffisance rénale terminale
Hémodialyse : technique permettant d’épurer le sang par le biais d’un rein artificiel
Dialyse péritonéale : technique utilisant le péritoine comme filtre pour épurer le sang
Greffe rénale : consiste à implanter un greffon prélevé sur un donneur décédé, ou vivant, ou par le biais de dons croisés
Les MST (maladies sexuellement transmissibles) sont désormais appelées IST (infections sexuellement transmissibles).
1- Définition
Une IST est une infection sexuellement transmissible. Elle se transmet principalement lors de relations sexuelles (rapport vaginal, anal ou uro-génital). Il existe plusieurs infections sexuellement transmissibles mais elles sont dues à huit agents pathogènes différents. La plupart des IST se soignent facilement, mais si le dépistage et la prise en charge sont tardifs, cela peut entraîner de graves complications. Le seul moyen de se protéger des IST est d’utiliser un préservatif pour tout rapport sexuel.
Les huit agents pathogènes sont :
la syphilis
la trichomonase
l’hépatite B
le virus de l’herpès
le VIH
la gonorrhée
le papillomavirus humain
la chlamydiose
2- Modes de contamination
Les IST peuvent se transmettre via différents moyens. Il peut y avoir transmission lors de transfusions sanguines (même si de nos jours de nombreux tests sont réalisés), lors de l’accouchement (de la mère à l’enfant), mais aussi, de façon plus fréquente, lors de rapports sexuels non protégés (rapport vaginal, anal ou uro-génital). Les IST sont de manières générales asymptomatiques ou les symptômes sont très peu prononcés.
3- Une guérison ?
Les IST peuvent se classer en deux catégories, les IST qui peuvent être traitées et celles qui sont incurables.
4- IST avec traitement
4.1- La Syphilis
Le diagnostic de la syphilis peut se faire deux à quatre semaines après la contamination, par un examen médical avec l’apparition d’un chancre (petite plaie indolore), de plaques rouges sans démangeaisons ou de boutons. Il peut également se faire par prise de sang (sérologie syphilis). Les complications sont une atteinte cérébrale, nerveuse, cardiaque, artérielle, ophtalmique, ou du nouveau-né si la mère est contaminée (risque de mortinaissance). Le traitement repose sur une antibiothérapie parentérale ou par voie orale. Il n’existe pas de vaccin pour prévenir cette maladie.
4.2- La Trichomonase
Le diagnostic de la trichomonase se fait par un prélèvement local de l’écoulement présent au niveau de l’anus, du vagin ou de la verge ; cet écoulement s’accompagne de brûlures et de démangeaisons. Les signes cliniques apparaissent une semaine après la contamination. Le traitement repose sur une association d’antibiotiques et un traitement local. L’ensemble des partenaires sexuels doivent être traités en même temps pour éviter toute source de réinfection. Il n’existe pas de vaccin pour prévenir cette maladie.
4.3- La Gonorrhée
Le diagnostic de la gonorrhée se fait généralement deux à sept jours après la contamination, les signes cliniques sont des brûlures et ou des écoulements jaune par la verge, le vagin ou l’anus, une hyperthermie, des douleurs abdomino-pelviennes voire une angine. Il est à confirmer par un prélèvement local : pour les femmes, il se fait à l’entrée du vagin à l’aide d’un écouvillon et pour les hommes il se fait au niveau du méat urinaire. Ce prélèvement n’est pas douloureux. Une analyse d’urine (ECBU), avec recueil du premier jet peut également permettre de confirmer le diagnostic avec une recherche par biologie moléculaire/PCR. Les risques associés sont une infection articulaire, et surtout chez la femme, la stérilité.
Le traitement repose sur une antibiothérapie associée à un traitement local. Tout comme la trichomonase, il faut traiter l’ensemble des partenaires sexuels en même temps pour éviter toute source de réinfection. Il n’existe pas de vaccin pour prévenir cette maladie. Cependant, selon une étude de juillet 2017, une potentielle découverte de vaccin est encourageante, car le vaccin contre le méningocoque B réduirait de 31% le nombre de cas de gonorrhée (revue médicale “The Lancet”).
4.4- La Chlamydiose
C’est une infection à chlamydiae trachomatis, c’est l’IST la plus fréquente chez les jeunes de 16 à 26 ans, et plus particulièrement chez les femmes. Le diagnostic est difficile car il y a peu, voire pas, de symptômes. On retrouve parfois des brûlures, ou un écoulement par la verge, l’anus ou le vagin, une hyperthermie, une douleur abdomino-pelvienne voire une angine. Les signes cliniques sont assez proches de la gonorrhée.
Le diagnostic peut se faire entre une à deux semaines après la contamination. Ce dernier se fait par un prélèvement local : pour les femmes, il se fait à l’entrée du vagin à l’aide d’un écouvillon et pour les hommes il se fait au niveau du méat urinaire. Ce prélèvement n’est pas douloureux. Une analyse d’urine (ECBU), avec recueil du premier jet peut également permettre de confirmer le diagnostic avec une recherche par biologie moléculaire/PCR. Les risques associés sont un risque de stérilité, de grossesse extra-utérine mais également une atteinte du nouveau-né lors de l’accouchement si la mère est infectée.
Le traitement repose sur une antibiothérapie. Il n’existe pas de vaccin pour prévenir cette maladie.
5- IST incurables (actuellement)
5.1- L’Hépatite B
L’hépatite B est une maladie qui attaque le foie. Elle se transmet par le sang, la salive, les relations sexuelles non protégées ou de la mère à l’enfant, lors de l’accouchement. Les signes cliniques : asthénie, douleurs musculaires et articulaires, hyperthermie, céphalées, nausées, diarrhées, urines plus foncées, ictère (teint jaune), peuvent apparaître entre deux à huit semaines après la contamination.
Le diagnostic se fait via une prise de sang avec recherche sérologique de l’hépatite B (dosage des anticorps anti-HBS et antigènes HBS). Les complications liées à la maladie, sont un risque de cirrhose et de cancer du foie, une atteinte du nouveau-né si la mère est infectée et non traitée.
Un vaccin est disponible et permet de se protéger contre cette infection. Il est possible de guérir sans traitement, mais l’hépatite B peut aussi devenir chronique ; un suivi avec un hépato-gastro-entérologue est vivement conseillé. La vaccination est recommandée dès 2 mois, car plus le vaccin est fait tôt, plus il est efficace. Trois injections suffisent pour être protégé, les deux premières injections se font à un ou deux mois d’intervalle et la troisième injection se fait entre 5 et 12 mois plus tard. Un rappel n’est pas nécessaire, il suffit de réaliser un dosage des anticorps anti-HBS et antigènes HBS pour connaître son immunité afin d’effectuer ou non un rappel supplémentaire. Pour l’ensemble du personnel médical et paramédical, la vaccination et l’immunité sont obligatoires. Ce vaccin est remboursé à 65% par l’assurance maladie.
5.2- Le virus de l’Herpès
Le virus de l’herpès provoque des signes cliniques qui se manifestent sous forme de crises. Lors de ces crises, on peut retrouver des boutons qui sont douloureux (phlyctènes) au niveau de la bouche, des organes génitaux ou de l’anus. Il y a également des démangeaisons qui peuvent être accompagnées d’hyperthermie, de céphalées, de douleurs abdominales ou de brûlures mictionnelles. Ces signes apparaissent à partir d’une semaine après la contamination.
Le diagnostic médical se fait via un examen médical et d’un prélèvement du liquide issue des phlyctènes. Il n’existe pas de vaccin pour cette infection. Le traitement repose sur un traitement symptomatique (antalgiques, anti spasmodique), qui permettent de diminuer les douleurs et de diminuer la durée de la crise. Cependant il n’y a pas de traitement qui permet de guérir l’infection, les crises peuvent donc être multiples. Il y a un risque de transmission du virus de la mère à l’enfant lors de l’accouchement.
5.3- Le VIH
Le VIH (virus de l’immunodéficience humaine) est un type de virus qui peut causer une maladie, appelée plus communément SIDA (syndrome de l’immunodéficience acquise). Les signes cliniques sont atypiques ce qui rend l’infection plus difficile à déceler. On retrouve ces signes environ quinze jours après l’infection : une hyperthermie, une éruption cutanée, des diarrhées et une asthénie. Ces signes sont passager et disparaissent rapidement. Les symptômes réapparaissent quelques mois voire années après la contamination, après une phase asymptomatique plus ou moins longue.
Le diagnostic le plus fiable est une prise de sang. Il existe également des tests rapides de dépistage et d’orientation (TROD). Il existe un risque d’atteinte du nouveau-né si la mère est infectée et non traitée. Il n’existe pas de traitement pour éliminer le virus du VIH, et donc pas de guérison possible (même si les recherches en 2019-2020 sont encourageantes). Les traitements anti-viraux qui sont sur le marché permettent seulement de bloquer l’évolution de l’infection.
5.4- Le Papillomavirus humain
Le papillomavirus humain ou HPV (human papillomavirus – en anglais) est un virus contenant une centaine de variantes. Selon les variantes, on peut identifier le virus grâce à de petites verrues, appelées condylomes, qui se situent au niveau des organes génitaux ou de l’anus.
Ces condylomes apparaissent entre une et huit semaines après la contamination. Le diagnostic se fait avec un examen médical et le repérage visuel des condylomes. Pour la femme, un frottis du col de l’utérus peut être à l’origine du diagnostic. La complication majeure, notamment pour certains papillomavirus, est le cancer du col de l’utérus.
Le traitement est local, avec une crème, et/ou la brûlure des condylomes à l’azote liquide. Il existe un vaccin pour se protéger de l’HPV. Ce vaccin est recommandé pour les filles de 11 à 14 ans, toutefois, une vaccination tardive est possible, avant de débuter une vie sexuelle. Depuis 2020, il est également disponible pour les garçons. Attention, le vaccin ne protège pas de tous les papillomavirus. A partir de 25 ans, un dépistage est indispensable. Les hommes ont un rôle majeur dans la contamination du HPV aux femmes. C’est pourquoi, les partenaires doivent être dépistés pour éviter une réinfection. La présence du virus chez l’homme est plus courte que chez la femme. Environ 7 à 12 mois chez l’homme contre 12 à 40 mois chez la femme. Il est conseillé de maintenir l’usage d’un préservatif encore 8 mois après la rémission du virus.
Le bloc opératoire est une structure où se déroulent des interventions chirurgicales. C’est un espace propre et sécurisé auquel seuls les professionnels de santé habilités ont accès. Généralement placés au centre d’un hôpital ou d’un service, les blocs opératoires sont soumis à une réglementation stricte d’hygiène et d’asepsie et à de nombreux contrôles, afin de réduire au maximum les risques d’infection ou de contamination.
Population essentiellement rencontrée
Vous pouvez rencontrer tous les âges au bloc opératoire selon la spécialité.
Équipe professionnelle essentiellement rencontrée
Chirurgien
Médecin anesthésiste / réanimateur
Médecin radiologue
Manipulateur en radiographie
Interne
Cadre de santé
Infirmier Diplômé d’Etat
Infirmier(e) Anesthésiste Diplômé(e) d’Etat
Infirmier(e) de Bloc Opératoire Diplômé(e) d’Etat
Aide-soignant(e)
Brancardier
Agent de Service Hospitalier Qualifié(e)
Equipe de stérilisation
Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques…
Soins essentiellement rencontrés
Ouverture et fermeture d’une salle d’intervention
Nettoyage et désinfection d’une salle d’intervention
Installation du patient
Installation du monitorage
Préparation du matériel selon la spécialité et le chirurgien
Pré-désinfection et stérilisation du matériel
Préparation des médicaments anesthésiants et drogues
Accueil du patient avec recueil de données / check-list pré-opératoire
Habillage en stérile de l’équipe chirurgicale
Masque pré-oxygénation, intubation du patient
Pose et surveillance de cathéter veineux périphérique
Pose et surveillance de sonde naso-gastrique
Pose et surveillance de sonde urinaire
Aide à la pose des drains
Réfection des pansements
Préparation et pose des pousse-seringues électriques
Respect des zones propres et stériles
Gestion du circuit des déchets
Traçabilité de l’intervention, du matériel utilisé
Instrumenter le matériel au chirurgien
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.
Traitements essentiellement rencontrés
Sédatifs
Curares
Antalgiques
Anticoagulants
Antibiotiques
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés
Chirurgie urologique (résection transurétrale de la prostate ou de la vessie, néphrectomie, prostatectomie, vasectomie, torsion testiculaire, adénomectomie, urétrotomie, greffe, circoncision, hydrocèle, lithotritie extra-corporelle, pose de sonde JJ…)
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.
Prérequis
Hygiène des mains (lavage simple, lavage hygiénique, lavage chirurgical)
Préparation du patient pour le bloc opératoire (check-list de sécurité)
Connaître les principales pathologies et spécialités du bloc-opératoire
Législation en vigueur
Surveillance per-opératoire
Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.
Les cellules baignent dans un milieu aqueux, dont la composition est stable (dans certaines limites), qui permettent l’équilibre et le bien-être de l’individu.
1- Définition
Homéostasie (Homoios : semblable, stasis : position) : capacité de l’organisme de maintenir relativement stable son milieu interne malgré les fluctuations constantes de l’organisme. C’est un état dynamique. Il existe de nombreux systèmes de contrôle qui permettent de maintenir cet équilibre dynamique avec des limites étroites. Ils sont mis en jeu par le système nerveux, le système endocrinien, …
2- Mécanismes de régulation
L’organisme humain comprend différents systèmes de communication entre le milieu interne et le milieu externe.
Trois éléments sont essentiels pour assurer l’homéostasie, et ce quelque soit la variable (facteur contrôlé) :
Le Récepteur qui capte les changements (Stimuli) auxquels il faut apporter une réponse, et qui envoie l’information au niveau du centre de régulation, via la voie afférente (influx nerveux, hormones,….) Le
Centre de régulation : C’est lui qui analyse les données et les mets en rapport avec la/les valeur(s) de référence(s) et qui détermine la réponse à apporter. Ce signal (influx nerveux, hormones…) va utiliser la voie efférente afin de rejoindre l’effecteur.
L’Effecteur correspond au moyen utilisé par le centre de régulation pour mettre en oeuvre la réponse à apporter au stimulus. Cette réponse produit alors une rétroaction qui va agir sur le stimulus ; elle peut soit le réduire (rétro inhibition) ce qui aura pour conséquence de faire cesser le mécanisme de régulation, soit l’amplifier (rétroactivation) ce qui va permettre d’augmenter la réaction. Une perturbation de l’homéostasie va entraîner un déséquilibre, et induire une réaction de la part des différents centres de régulation. Prenons des exemples les plus courants et les plus parlant pour illustrer tout ça.
2A- Mécanisme de Rétro-Inhibition
Systèmes qui, de par leur réponse, réduisent ou mettent fin au stimulus de départ.
Rétro-inhibition
2.B- Mécanisme de Rétroactivation
Systèmes qui de par leur réponse amplifient le stimulus initial, ce qui renforce l’activité.
Rétroactivation
Conclusion
L’homéostasie permet de maintenir la stabilité et l’équilibre du milieu intérieur dans des valeurs moyennes de référence (dites « normales ») Un déséquilibre homéostatique cause, la plupart du temps une pathologie. Plus l’être vivant vieillit et moins ses systèmes deviennent efficaces, et le milieu interne devient donc de plus en plus instable. La connaissance de l’anatomie/physiologie et des différents mécanismes de rétroactions permettent de comprendre un très grand nombre de dysfonctionnements et leurs conséquences (symptômes, traitements,…).
SOURCES
Manuel d’Anatomie et de Physiologie Humaines, TORTORA & DERRICKS, de Boeck, 2010
Anatomie et Physiologie Humaine, Elaine N.MARIEB, Katia HOEHN, 2015
Dans cet article, nous allons aborder le sens des mots. Pour aider à comprendre le jargon médical, l’étymologie vous sera d’un très grand secours !
Introduction
Commençons d’abord par quelques définitions :
Selon le Larousse, l’étymologie est « la science qui a pour objet la recherche de l’origine des mots d’une langue donnée, et la reconstitution de l’ascendance de ces mots ». Autrement dit, l’étymologie est la science qui a pour objet l’origine des mots.
Les mots sont en général composés d’un préfixe, d’un suffixe et d’une racine.
Le préfixe correspond à la partie qui se situe au début du mot et qui permet de modifier le sens. Par exemple, PÉRI-carde : Ce qui entoure le coeur.
Le suffixe correspond à la partie qui termine le mot, et qui permet de modifier le sens. Par exemple, cardio-PATHIE : maladie du coeur.
Et, après le préfixe ou avant le suffixe se trouve la racine : c’est la base d’un mot qui a donné naissance à d’autres mots. Par exemple, aphone : Phon(i)e est la racine du mot.
La plupart des mots ont une origine latine ou grecque. Quelques fois, les mots sont empruntés à d’autres langues : cathéter, strapping, scanner…. sont des mots anglais.
1- Les préfixes
Privatifs : A- / An- : déficient, sans,..
Anurie : Absence d’urine
Apyrétique : Absence de fièvre
Opposition :
Anti- : contre, opposé, contraire à,…
Antidote : contre le poison
Antibiotique : Contre la vie
Antipyrétique : contre la fièvre,
Ana- : contraire ou inverse, vers le haut, à nouveau …
Anastomose : ouverture avec,…
Anabolisme : Synthèse de molécule pour renouveler les cellules mortes
Anaphylaxie : contraire à la protection…
Négatifs : Im- / In- / il- / Ir-
Incontinence : ne pas retenir
Impossible : sans possibilité
Indiquant une notion de localisation
Epi- : au-dessus
Épigastrique : au-dessus de l’estomac
Epiphyse : extrémité des os long
Hypo- : En-dessous, en dessous de la norme
Hypothermie : Température en-dessous de la température normale
Hypogastrique : en-dessous de l’estomac
Hyper- : au-delà-de, trop, excessif
Hyperglycémie : taux de sucre au-delà des normes
Peri- : Autour de,
Perinatal : autour de la naissance
Sub- : Sous, sans gravité, pas entièrement
Subfébrile : température un peu plus élevée que la normale
Subluxation : légèrement luxé
Traitement sublingual : traitement qui se met sous la langue
Indiquant une notion de trop, d’excès
Hyper- : au delà-de, trop, excessif
Hyperglycémie : taux de sucre au delà des normes
Pollaki- : fréquent, souvent
pollakiurie : émission très fréquente d’urines
Indiquant une quantité
Poly- : plusieurs, nombreux, abondant, de façon exagéré
Polydipsie : soif excessive
Polyurie : urines abondantes
Polytoxicomanie : dépendance à plus de 2 drogues
Olig- : peu, trop peu, insuffisant, petite quantité, …
Oligurie : urines peu abondantes
Oligospermie : concentration de spermatozoïdes anormalement basse
Indiquant une fréquence, un rythme :
Tachy- : rapide, vite
Tachypnée : rythme respiratoire élevé
Tachycardie : contraction cardiaque trop rapide (pouls trop élevé).
Brady- : lent, trop lentement
bradypnée : rythme respiratoire anormalement bas
bradypsychie : ralentissement du cours de la pensée.
Indiquant un lieu, une position :
In- : dans, en
Injection : lancer dans
Introduire : mettre dans
En- : dans
Encéphale : dans le tête
Endo- : dedans, à l’intérieur
L’endomètre : paroi interne de l’utérus
Intra- : dans, à l’intérieur
Intraveineuse : dans la veine
Intramusculaire : dans le muscle
Intracavitaire : dans une cavité cardiaque
Intratrachéal : dans le trachée
Extra- : au dehors
Extradural : au dehors de la dure mère
Extraction : mettre au dehors
Ec- : hors du lieu, ..
Ectopie : organe qui n’est pas placé dans son lieu habituel
Ex- : en dehors
Exérèse : enlever à l’extérieur
Extemporané : en dehors du temps
Ante- : avant
Anténatal : avant la naissance
Post- : après
Postnatal : après la naissance
Indiquant un quantité :
Mono- / Uni : un
Unilatéral : un seul côté
Di- / Bi- : Deux
Dihydrogène : deux atomes d’Hydrogène
Tri- / Ter- : Trois
Trigone : 3 côtés
Quadri- / Tétra- : Quatre
Tétraplégique : atteintes sensitivomotrices des 4 membres.
Penta- : Cinq
Pentagone : 5 côtés
Hémi -/ Semi- : moitié
Hémiparésie : parésie sur la moitié du corps
Indiquant les couleurs :
Eryth – : Rouge
Érythème : dermite caractérisée par une plaque rouge
Cyan- : bleu
Cyanose : teinte bleutée au niveau des extrémités, buccale, …
L’oncologie est la spécialité qui étudie le diagnostic et le traitement des cancers. Le cancer n’est pas qu’une simple pathologie, c est un bouleversement au niveau social, psychologique, physique, financier… L’approche du cancer doit être réalisée en collaboration et avec des professionnels de santé qui ont notion de la complexité des pathologies cancéreuses. L’oncologie est aussi appelée cancérologie.
Population essentiellement rencontrée
Vous pouvez rencontrer tous les âges (tout en sachant que les enfants seront pris en charge dans un service d’oncologie pédiatrique +/- de pédiatrie).
Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques…
Soins essentiellement rencontrés
Accueil des patients et de la famille
Réalisation des entrées et sorties des patients
Soins pré et post-opératoires
Électrocardiogramme
Ponctions veineuses et artérielles
Manipulation des moniteurs, PSE, PCA
Soins d’hygiène et de confort
Pansements simples et complexes
Administration des traitements
Pose et surveillance de cathéters veineux périphériques
Manipulations de cathéters centraux et chambres implantables
Pose et surveillance de sonde nasogastrique et urinaires
Pose et surveillance de chimiothérapies
Accompagnements de fin de vie
Soins mortuaires
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.
Traitements essentiellement rencontrés
Chimiothérapies
Anticoagulants
Antibiotiques
Antalgiques
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés
Pathologies essentiellement rencontrées
Tumeurs cérébrales
Tumeurs ORL
Tumeurs endocrines (seins…)
Tumeurs pulmonaires
Tumeurs gynécologiques
Tumeurs de la prostate
Tumeurs de l’appareil digestif
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.
Prérequis
Connaissances anatomiques et physiologiques des différents organes, et des différentes tumeurs citées ci dessus
Connaitre les règles de calculs de dose et de débit
Avoir des notions sur les différents traitements cancérologiques (Chimiothérapie, radiothérapie, …)
Connaitre, à minima, le vocabulaire de référence de cancérologie (définition, normes biologiques,…)
Connaissances sur l’aplasie, l’extravasation, la détresse respiratoire,…
Savoir respecter les règles d’hygiène et d’asepsie
Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.
La néphrologie est la spécialité de la médecine qui concerne le rein, qui prend en charge le diagnostic et le traitement des différentes pathologies rénales.
Population essentiellement rencontrée
Vous rencontrerez des patients de tous les âges. Les enfants sont pris en charge au niveau du service de néphrologie pédiatrique.
Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques…
Soins essentiellement rencontrés
Soins d’hygiène et de confort
Mesure des paramètres vitaux
Dialyse péritonéale/ hémodialyse
Pansements simples et complexes/drains
Préparation et surveillance pour ponction biopsie rénale (BPR)
Surveillance des fistules artérioveineuses
Calcul de doses et préparation d’injections
Pose et surveillance de transfusion
Préparation des perfusions
Pose et surveillance de voie veineuse périphérique
Manipulation de cathéters centraux
Réalisation de prélèvements sanguins
Coordination des différents professionnels
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.
Traitements essentiellement rencontrés
Anticoagulants
Anti-rejets
Antihypertenseurs
Diurétiques
Antibiotiques
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés.
Pathologies essentiellement rencontrées
Insuffisance rénale aiguë
Insuffisance rénale chronique
Insuffisance rénale terminale
Greffes et surveillance
Diabète
OAP
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.
Prérequis
Connaissances anatomiques et physiologiques du système rénal
Connaissances des différentes pathologies évoquées
Connaissances des traitements
Techniques de dialyses
Calculs de doses et débits
Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.
La rhumatologie est la branche de la médecine qui s’intéresse à l’appareil locomoteur, du diagnostic au traitement. Elle concerne donc les os, les muscles, tendons, ligaments et articulations.
Population essentiellement rencontrée
Vous pouvez rencontrer des personnes de tous les âges. Les pathologies les plus fréquentes étant cependant liées au vieillissement, la population dépasse majoritairement 50 ans.
Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques…
Soins essentiellement rencontrés
Mesure des paramètres vitaux
Ponction veineuse
Ponction artérielle
Soins d’hygiène et de confort
Pose et surveillance de voie veineuse périphérique
Réalisation des entrées et sorties des patients
Éducation thérapeutique du patient
Préparation pré-opératoire
Surveillance post-opératoire
ECBC
ECBU
Assister le médecin lors des soins invasifs (myélogramme, infiltration, ponction…)
Évaluation de la douleur selon l’échelle adaptée
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.
Traitements essentiellement rencontrés
Antalgiques
Antibiotiques
Anti-inflammatoires
Anticoagulants
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés
Pathologies essentiellement rencontrées
Arthrose
Arthrite
Polyarthrite
Spondylarthrite
Ostéo-arthrite
Hyperuricémie
Lombalgie
Fibromyalgie
Ostéoporose
Traumatisme rachidien
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.
Prérequis
Connaissances anatomiques et physiologiques du système osseux
Connaissance des différents traitements anti-inflammatoires, antalgiques, anticoagulants, antibiotiques…
Connaissance des différentes pathologies énoncées
Connaissance des différents abords chirurgicaux
Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.
La pédopsychiatrie est une spécialité de la psychiatrie consacrée à la prise en charge globale d’enfants et d’adolescents atteints de troubles psychiques et/ou psychiatriques. Cette spécialité est divisée en différentes structures de soins: unités d’hospitalisation à temps plein (enfants, adolescents, mère-bébé), des structures de jour (hôpitaux de jours, CATTP…), des unités d’urgences, et les structures de prise en charge ambulatoire (CMPP).
Population essentiellement rencontrée
Prise en charge d’enfants et d’adolescents : de quelques semaines à 18 ans. (Il existe généralement différentes unités selon l’âge dans les établissements).
Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques…
Soins essentiellement rencontrés
Accueil des patients et de sa famille
Réalisation d’entretiens d’aide et d’entretiens thérapeutiques (patients et parents)
Administration de thérapeutiques (neuroleptiques, antibiotiques, antiépileptiques,…) et surveillance des différents effets indésirables
Repérage et analyse des besoins du patient
Fonction d’observation et d’analyse clinique
Education thérapeutique
Accompagnement des patients dans les actes de la vie quotidienne
Elaborer et mettre en place des médiations thérapeutiques (art-thérapie, psychomotricité, musique, cuisine, …)
Accompagner vers l’autonomisation et la socialisation
Anticiper et traiter les situations d’agressivité et de violence / techniques d’apaisement
Mettre en œuvre les protocoles de soins prescrits
Co-élaboration de projets de soins individualisés
Surveillance du développement psychomoteur et psychoaffectif de l’enfant
Injection intramusculaire
Prélèvement veineux
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.
Traitements essentiellement rencontrés
Neuroleptiques
Anxiolytiques
Hypnotiques
Antalgiques
Correctifs des neuroleptiques
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés
Pathologies essentiellement rencontrées
Troubles de la personnalité
Pathologies limites
Troubles névrotiques
Troubles de la relation parents/enfant
Troubles du langage et des apprentissages
Conduites addictives
Phobies scolaires
Psychoses (dysharmonies évolutives…)
Troubles du comportement
Autisme
Troubles du comportement alimentaire
Conduites suicidaires
Dépression
Hyperactivité / déficit de l’attention
Troubles envahissants du développement
Troubles thymiques
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.
Prérequis
Connaissance du développement psychomoteur, psychoaffectif et du langage de l’enfant
Connaissance des différentes pathologies énoncées, et différenciation névrose / psychose / états limites
Connaissance des principaux traitements neuroleptiques
Savoir ce qu’est un entretien d’aide thérapeutique
Avoir conscience que la relation n’est pas celle habituelle (soignant/soigné) mais que celle-ci inclus les parents (triade relationnelle)
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