Le service des grands brûlés accueille 24h/24 des patients dont la surface corporelle brûlée représente plus de 20% de la surface totale du corps de l’adulte et plus de 10% pour celle de l’enfant. L’étendue de la brûlure se calcule avec le score de Wallace ou la règle des 9. Ces patients nécessitent une prise en charge spécifique dans des centres de soins adaptés (16 centres en France).
Population essentiellement rencontrée
Dans le service des grands brûlés, vous pouvez rencontrer des patients de tous âges (adultes comme enfants). Néanmoins les enfants et nourrissons sont pris en charge en service de pédiatrie ou de réanimation pédiatrique.
Équipe professionnelle essentiellement rencontrée
Médecin réanimateur
Médecin anesthésiste
Interne / Externe
Infirmier(e) anesthésiste diplômé(e) d’Etat
Infirmier(e) diplômé(e) d’Etat
Assistant(e) sociale
Aide soignant(e)
Agent des service hospitaliers qualifié(e)
Kinésithérapeute
Chirurgien
Cadre de santé
Psychologue
Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques…
Soins essentiellement rencontrés
Aide à l’intubation orotrachéale
Surveillance clinique du patient intubé et ventilé
Aspiration endotrachéale
Ventilation invasive / non invasive
Oxygénothérapie et oxygénothérapie hyperbare
Aérosolthérapie
Aide à la pose et surveillance d’un cathéter artériel
Aide à la pose et surveillance d’une voie centrale
Aide à la pose et surveillance de cathéter de dialyse
Pose et surveillance de sonde nasogastrique
Prévention d’escarres
Manipulation de pompe à perfusion et de pousse seringue électrique
Pose et surveillance de sonde urinaire
Monitorage et surveillance continue des paramètres vitaux (TA, pouls, SpO2, fréquence respiratoire, température, glycémie, diurèse, score analgésie-sédation-conscience, curarisation)
Ponction artérielle
Électrocardiogramme
Pansement complexe
Pansement simple
Préparation et administration de traitements intraveineux
Pose et surveillance de transfusion, de PSL (produits sanguins labiles), de SAC (sérum albumine concentré) et de SAD (sérum albumine dilué)
Préparation d’alimentation pour voie entérale
Soins d’hygiène et de confort
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.
Traitements essentiellement rencontrés
Traitement de l’intubation (hypnotique, curare)
Traitement de la sédation (hypnotique, morphinique, curare)
Amines
Antalgiques
Anticoagulants
Antibiotiques
Solutés de perfusion (remplissage)
Antidotes (hydroxocobalamine)
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés
Pathologies essentiellement rencontrées
Arrêt cardio-respiratoire
Coma
Intoxication
Insuffisance respiratoire
Syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA)
Choc hypovolémique
Choc cardiogénique
Choc septique
Infarctus du myocarde
Insuffisance cardiaque
Trouble du rythme
Anémie
Insuffisance rénale
Polytraumatisme
Brûlures (thermiques, chimiques, électriques…)
Pneumopathie
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.
Prérequis
Connaissance de l’anatomie et de la physiologie des fonctions vitales
Connaissance de l’anatomie et de la physiologie de la peau
Règles d’hygiène et d’asepsie
Connaissance du score de Wallace
Connaissance des différentes origines d’une brûlure
Connaissances des éléments pronostics de la brûlure
Connaissances des gestes relatifs à l’urgence et à la réanimation
Soins relationnels (famille)
Comprendre l’importance de l’asepsie, de l’hygiène et de la stérilité des soins lors des pansements complexes
Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.
Epurer le sang artificiellement par la création d’un circuit de filtration extra-corporel…
1- L’insuffisance rénale terminale
L’évolution de la maladie rénale chronique, caractérisée par une destruction progressive et irréversible des reins, aboutit après plusieurs années à l’insuffisance rénale terminale. On parle d’insuffisance rénale terminale (IRT) lorsque la clairance de la créatinine est inférieure à 10 mL/min et inférieure à 15 mL/min pour les patients diabétiques. Il faut alors mettre en place un traitement de suppléance d’épuration extra-rénale soit par dialyse péritonéale, soit par hémodialyse.
Le second traitement de l’insuffisance rénale terminale est la greffe rénale.
Les principales causes de l’insuffisance rénale terminale sont le diabète, l’hypertension artérielle et les maladies rénales chroniques. Sans traitement de suppléance, l’IRT entraîne la mort du patient.
2- Hémodialyse
2.1- Définition
Technique d’épuration du sang qui permet d’éliminer l’eau et les déchets liés au fonctionnement normal du corps humain à travers une membrane artificielle appelée « rein artificiel » ou dialyseur.
2.2- Principes de la dialyse
Le sang va circuler dans le dialyseur via un circuit extra-corporel et être entraîné dans le circuit par la pompe du générateur d’hémodialyse.
Le dialyseur est formé de multiples fibres synthétiques dotées de pores microscopiques dans lesquels le sang circule. C’est à ce niveau que les échanges se font entre le dialysat (solution liquidienne préparée par le générateur dont la composition en sels minéraux est proche de celle du sang) et le sang.
Dialyseur
Les échanges se font selon deux principes :
La diffusion : le sang étant plus chargé en déchets que le dialysat, les deux milieux vont s’équilibrer et ainsi les déchets contenus dans le sang vont passer dans le dialysat pour être éliminés.
L’ultrafiltration : le générateur de dialyse va créer dans le dialyseur une pression négative du dialysat qui va permettre le passage de l’eau contenue dans le sang vers le dialysat pour être éliminée.
Le sang va être extrait puis réintégré au corps du patient, la plupart du temps via la fistule artério-veineuse. Le temps que celle-ci soit opérationnelle ou si elle ne peut être créée, la dialyse se fera sur cathéter central.
Les séances d’hémodialyse durent entre 2 et 8 heures, soit de façon quotidienne, soit la plupart du temps 3 fois par semaine.
3- La fistule artério-veineuse (FAV)
3.1- Définition
Une FAV est l’anastomose (« communication naturelle ou chirurgicale entre deux vaisseaux ») réalisée de manière chirurgicale, entre une veine et une artère afin d’augmenter le débit sanguin de la veine. Sous la pression sanguine de l’artère, la veine va se développer et ainsi augmenter son calibre. La fistule peut être utilisée en moyenne 1 mois après sa création. En règle générale, les FAV sont créées sur le membre supérieur non dominant.
Fistule artérioveineuse
3.2- Surveillance des FAV
Surveillance du thrill : à l’aide d’un stéthoscope et par palpation. Le thrill est le « bourdonnement » situé au niveau de l’anastomose.
Surveillance de la cicatrisation des points de ponction de la séance précédente.
Surveillance de la présence d’hématome, de rougeur, de chaleur, de douleur.
Surveillance de la présence d’œdème.
Il existe également trois examens pour vérifier le bon fonctionnement de la FAV :
Le transonic : examen réalisé en cours de séance par l’infirmière à l’aide de capteurs à ultrasons placés sur les lignes du circuit. Cet examen permet d’évaluer le taux de recirculation et le débit sanguin de la fistule.
L’écho-doppler de fistule : examen réalisé par un radiologue vasculaire et qui permet de visualiser l’anatomie de la fistule et de mesurer le débit sanguin.
La fistulographie : examen radiologique avec injection de produit de contraste afin de réaliser des radiographies. Cet examen permet de visualiser des sténoses et des thromboses. S’il existe une sténose de la fistule, il sera réalisé une angioplastie qui permet de dilater à l’aide d’un ballonnet ou d’un stent la veine sténosée.
3.3- Complications
Risque d’hématome
Risque de thrombose
Risque de sténose
Risque de rupture
Risque d’anévrisme
Risque d’infection
3.4- Ponction de la FAV
Afin de réaliser une séance d’hémodialyse il faut ponctionner la FAV à l’aide de deux cathéters de gros calibre : un dit « artériel » qui aspire le sang et l’autre dit « veineux » qui réinjecte le sang épuré. Afin de diminuer les douleurs liées à la ponction la plupart des patients utilisent une pommade anesthésiante de type Lidocaïne/Prilocaïne.
Parfois, il est impossible de ponctionner la fistule avec deux aiguilles. La séance se réalise donc en uniponcture et le seul cathéter aspire dans un premier temps le sang pour le traiter puis le réinjecte dans un deuxième.
4- Principes
Attention : la procédure suivante peut varier d’un centre à l’autre et d’un générateur à l’autre.
4.1- Préparation de la séance
Avant l’arrivée du patient dans le service, le générateur a été au préalable testé, monté et purgé. Les données de la séance prescrite par le médecin sont enregistrées dans le générateur. Il se peut que certains patients soient formés au montage et paramétrage du générateur ; ce sont donc eux qui s’en occupent à leur arrivée.
4.2- Pesée
A son arrivée, le patient doit se peser. Le poids d’arrivée (PA) sera comparé au poids sec aussi appelé poids d’hydratation normale (PHN).
PA – PHN = UF (ultrafiltration)
L’UF correspond à la perte de poids totale nécessaire au patient pendant la séance. Il convient d’ajouter à l’UF un certain volume correspondant au volume de restitution et à la collation que le patient va éventuellement prendre pendant la séance. Ce paramètre est ensuite enregistré dans le générateur.
A cette étape, l’IDE vérifie également l’ensemble des données enregistrées et prend la tension artérielle du patient.
4.3- Lavage de la FAV
Avant de s’installer le patient va faire un lavage au savon doux de la fistule s’il peut le faire sinon l’IDE s’en charge. Cette étape permet d’enlever la crème anesthésiante si le patient s’en ait appliqué et d’avoir une peau propre.
4.4- Préparation du matériel
Mettre un tablier, un masque et des lunettes de protection.
Ouvrir le set de branchement stérile
Suivant la composition des différents sets il faut rajouter un certain nombre d’éléments de façon stérile (aiguilles, clamps, seringue de sérum physiologique)
Imbiber les compresses avec un désinfectant (Biseptine®, alcool, Bétadine alcoolisée®,…)
Ouvrir les gants stériles
Mettre le circuit du générateur en circuit fermé (non obligatoire)
4.5- Asepsie de la FAV
Mettre en place le garrot sans le serrer si nécessaire (parfois le patient fait lui-même le garrot)
Lavage de mains
Mettre les gants stériles
Installer le champ stérile sous le bras du patient
Désinfecter chaque point de ponction avec des compresses imbibées d’antiseptique.
Sécher à l’aide de compresses sèches
Placer sur chaque point de ponction une compresse imbibée qui restera en place 30 secondes
Désinfecter les lignes avec deux compresses imbibées
Arrêter la pompe du générateur et clamper les lignes
4.6- Ponction de la FAV
Retirer les compresses du bras et les utiliser pour serrer le garrot
Ouvrir la première aiguille et ponctionner la fistule au point le plus bas (appelé point artériel) puis fixer à l’aide des collants
Ouvrir la deuxième aiguille et ponctionner la fistule au point le plus haut (appelé point veineux) puis fixer avec des collants
Retirer le garrot
Effectuer à ce moment là les bilans sanguins éventuels
4.7- Branchement du patient
Une fois les aiguilles solidement fixées vérifier leur fonctionnement à l’aide des seringues remplies de sérum physiologique
Clamper « l’artère » avec le clamp et prendre à l’aide d’une compresse imbibée la ligne artérielle et la relier au cathéter (c’est par ici que le sang va être aspiré pour être traité dans le générateur)
Clamper « la veine » avec le clamp et prendre à l’aide d’une autre compresse imbibée la ligne veineuse et la relier au cathéter (c’est par ici que le sang sera restitué au patient après traitement)
Déclamper les lignes
4.8- Lancement de la séance
Bien vérifier les connexions entre les cathéters et les lignes
Lancer la pompe du générateur
Régler le débit sur 100mL/min
Vérifier l’état du patient, l’absence de douleur, l’aspect de la fistule
Fixer une compresse sèche au niveau de chaque point de ponction
Une fois que le sang aura atteint le piège à bulle veineux du circuit la séance va démarrer
Augmenter le débit du générateur selon la prescription médicale (généralement entre 300 et 350 mL/min)
Vérifier la pression artérielle et veineuse
Si besoin faire l’injection d’anticoagulant ou faire le bolus d’héparine avec le pousse seringue du générateur
Eliminer les déchets
Retirer les gants
Prendre la tension artérielle du patient et relever les différentes données (heure de début, tension artérielle, pouls, glycémie capillaire si patient diabétique, débit de la pompe & pressions artérielle et veineuse, évaluer la douleur)
Planifier les éventuelles injections à faire en cours de séance selon prescription médicale
4.9- Surveillance en cours de séance
La fréquence de surveillance dépend du fonctionnement de chaque centre (toutes les 30 min, toutes les heures, une fois en milieu de séance, seulement au début et à la fin)
Vérifier l’état du patient
Prendre les constantes et faire le relevé des différentes données (idem que celles du début avec en plus le VP = volume plasmatique et qui correspond au pourcentage de plasma que l’on a retiré, et le K = clairance qui correspond à la clairance de l’urée du filtre c’est-à-dire la performance du dialyseur)
Surveiller la survenue d’éventuelles complications
Réaliser les injections selon la prescription médicale
4.10- Restitution
Quelques minutes avant la fin de la séance l’IDE reprend les constantes et relève les différentes données de fin de séance : pouls, TA, glycémie capillaire, VP, K, KT/V = correspond à la qualité de dialyse et qui doit généralement être supérieur a 1,20, KT = correspond à la clairance du dialyseur par rapport au temps de dialyse
Encore une fois les différentes données à relever dépendent de chaque centre
Lavage de mains
Mettre des gants non stériles
Prélever le bilan après rein si nécessaire
Ouvrir le set stérile
Mettre le champ stérile sous le bras du patient
Une fois le temps écoulé, lancer la restitution, cette étape permet de restituer un maximum de sang du patient contenue dans le circuit à l’aide de poches de sérum physiologique ou de l’eau extra-pure selon les générateurs. Pendant cette étape faire les injections si prescrites.
Dès que la restitution est terminée, clamper les lignes et les retirer des cathéters
Mettre des bouchons sur les cathéters
Retirer la première partie des adhésifs
4.11- Compression
Laver les mains du patient avec une solution hydro-alcoolique
Le patient peut également mettre un gant sur la main avec laquelle il va comprimer selon ses souhaits
La compression se fait généralement avec une compresse stérile mais on peut utiliser des pansements hémostatiques.
Appliquer la compresse sur le point de ponction et mettre le doigt du patient dessus puis retirer le cathéter et faire comprimer le patient puis faire pareil pour le deuxième cathéter
Le temps de compression est très variable d’un patient à l’autre mais doit être d’environ 10 minutes
Après la compression mettre des compresses propres et des pansements propres sur les points de ponction
Pendant la compression, l’IDE démonte le circuit et désinfecte le générateur
Eliminer les déchets
4.12- Pesée et transmissions
Faire peser le patient pour évaluer la perte de poids et vérifier l’efficacité de la dialyse. Effectuer les transmissions écrites et orales si besoin
5- Complications de l’hémodialyse
Hypotension
Malaise
Crampes
Nausées / vomissements
Hémorragies / hématomes
Céphalées
Asthénie
Œdème pulmonaire
Occlusion de la fistule
Risque infectieux
Coagulation du circuit
Arrêt cardio-respiratoire
Allergie
Hémolyse aiguë
6- Surveillance biologique des patients hémodialyses
Afin de prévenir la survenue de complications dues à l’évolution de l’IRT et d’évaluer la qualité de la dialyse, plusieurs surveillances biologiques sont effectuées de façon régulière (bilan hebdomadaire, mensuel, semestriel, annuel). La fréquence de la surveillance dépend du patient et du médecin prescripteur et des pathologies associées ou des traitements en cours.
La liste suivante reprend les éléments les plus surveillés et n’est donc pas exhaustive. Les bilans sont prélevés en début et en fin de séance afin de pouvoir évaluer la qualité de la dialyse.
6.1- Le potassium
Un des risques important de l’IR est l’hyperkaliémie.
Le taux avant séance doit être compris entre 3,5 et 5,2 mmol/L
La séance permet une baisse du potassium.
Signes d’alerte : faiblesse musculaire, fourmillement des extrémités, difficultés à marcher.
Afin de limiter le risque d’hypokaliémie le patient peut également prendre du Kayexalate® (sulfonate de polystyrène sodique).
6.2- Les protéines
Permet la surveillance d’une hydratation correcte et est un bon indicateur pour déterminer le poids sec.
Le taux de début de séance est entre 60 et 80 g/L
La séance augmente le taux car l’eau a été retirée de l’organisme, ce qui a pour conséquence une augmentation de la concentration.
6.3- Le calcium
Les reins ne fabriquant plus de vitamine D, le calcium a du mal à se fixer dans les os
Le taux en début de séance est entre 85 et 105 mg/L
La séance peut augmenter ou diminuer le taux selon les besoins du patient
Le taux en début de séance se situe entre 11,5 et 13 g/L
Ce taux ne varie pas en cours de séance
Signes d’alerte : fatigue, pâleur, essoufflement à l’effort
Afin de prévenir l’anémie le patient peut être traité par EPO (Aranesp®, Eprex® …)
6.6- La PTH (parathormone)
Par manque de calcium, les parathyroïdes vont sécréter l’hormone appelée PTH qui va récupérer du calcium dans les os et ainsi à long terme entraîner une destruction de l’os
Ce taux est surveillé généralement tous les 3 mois si celui-ci est normal ou plus régulièrement en cas de problème majeur.
Le taux toléré doit être compris entre 150 et 300pg/mL.
La plupart des patients sont asymptomatiques
Afin de faire baisser ce taux le patient peut être traité par Mimpara®, Parsabiv®
6.7- L’urée
L’urée est un déchet provenant de la dégradation des protéines
La norme est entre 2 et 8 mmol/L
Ce taux baisse en cours de séance
6.8- La réserve alcaline (RA)(ou bicarbonates)
L’IR peut entraîner une acidose (pH sanguin inférieur à la normale) d’où une chute de la RA
Afin d’éviter l’acidose, le patient peut être traité par gélules de bicarbonate
6.9- La créatinine
Résulte de la dégradation des protéines
L’IR entraîne une augmentation de ce taux
La norme oscille entre 70 et 110µmol/L mais prend en compte plusieurs facteurs tels que l’âge, le poids, la masse musculaire, le sexe…
Ce taux baisse avec la séance
6.10- TP/INR
Pour les patients traités par anticoagulants pour des pathologies associées
La cible dépend du patient et de sa pathologie
6.11- Typage HLA et Ac anti-HLA (antigènes d’histocompatibilité)
Examen réalisé tous les 3 mois pour les patients inscrits sur liste de greffe. Cela permet de faire correspondre au mieux le donneur et le receveur d’organe afin d’éviter une réponse du système immunitaire pouvant entrainer un rejet du greffon.
Les patients sont également suivis par des bilans plus communs tels que : ionogramme, NFS, bilan hépatique, fer sérique, CRP, …. Les sérologies VIH, hépatites… sont également vérifiées régulièrement.
Très souvent rencontrée chez le sujet âgé lors d’une chute, elle peut également se présenter chez tous les types de patient. La tranche d’âge la plus concernée est 65-85 ans.
1- Rappels anatomiques
Le fémur est l’os de la cuisse qui forme avec le bassin l’articulation de la hanche. Cette articulation permet la marche.
Le haut du fémur a une tête arrondie appelée le cotyle qui s’emboîte dans le creux de l’os de la hanche. Le col fémoral est la partie la plus fine de cette articulation.
2- Causes et facteurs favorisant
Chute
Traumatisme
Ostéoporose
Sexe féminin
Métastases osseuses
Age > 60 ans
3- Signes cliniques
Douleur vive du membre inférieur et du bassin
Impotence fonctionnelle (totale ou non)
Raccourcissement du membre
Rotation externe du pied
Déformation au niveau de la hanche possible.
4- Diagnostic
Le diagnostic repose sur l’examen clinique et la réalisation d’une radiographie de la hanche et du bassin de face et de profil.
5- Traitement
Antalgiques intraveineux.
Mise en place d’une traction : dispositif médical qui permet par le biais d’un poids qui tire sur le membre, de réduire et maintenir les fractures de manière temporaire et ainsi de participer à l’analgésie
Arthroplastie de hanche : mise en place d’une prothèse partielle ou totale de hanche (méthode privilégiée chez la personne âgée)
Ostéosynthèse de la hanche : mise en place d’un clou et de vis (méthode privilégiée chez les personnes actives)
Rééducation par kinésithérapie
6- Complications
Elles sont liées à l’intervention chirurgicale et à l’immobilisation prolongée.
Risque hémorragique lié à cette chirurgie dite sanglante.
Risque d’escarre lié à l’alitement, à la chirurgie, à l’état nutritionnel, à l’âge et aux antécédents.
Risque thromboembolique lié à l’alitement, au type de chirurgie (site proche des veines pelviennes –> chirurgie emboligène), à l’âge, aux antécédents, … Afin de prévenir la survenue de thromboses, un traitement anticoagulant est mis en place.
Risque de complications liées à l’anesthésie
Risque de douleurs liées à l’opération.
Risque d’hématome au niveau de la cuisse dû au saignement (que les drains mis en place ne peuvent évacuer).
Risque de luxation de la prothèse
Risque infectieux immédiat ou à distance de l’intervention par contamination hématogène (infection dentaire, urinaire,…). Ce risque est également lié à l’intervention chirurgicale en elle-même, et à la présence de matériel. Une antibiothérapie prophylactique est quasi-systématiquement mise en place.
Risque de pseudarthrose liée à l’ostéosynthèse et qui nécessitera une arthroplastie par prothèse totale de hanche
Risque de perte d’autonomie
7- Risque de luxation
C’est un des risque majeurs post-opératoires à court, moyen et long terme.
La luxation de prothèse totale de hanche correspond à la sortie de la tête fémorale artificielle du cotyle de la prothèse. Elle se manifeste par une douleur très importante au niveau de la hanche, de survenue brutale, avec un raccourcissement du membre, et une impotence fonctionnelle.
Pour comprendre les causes de luxation, il faut différencier les deux abords opératoires :
Par voie ANTÉRIEURE :
voie qui offre le risque le plus faible de luxation car il n’y a aucune lésion musculaire ; mais, pour accéder à la tête fémorale, le chirurgien n’a pas d’autre solution que de rompre des ligaments.
Mouvements luxant :
ABDUCTION : jambe opérée qui s’éloigne de l’axe du corps
ROTATION EXTERNE : la pointe du pied vers l’extérieur du corps
HYPER-EXTENSION : Lorsque la cuisse forme avec le tronc un angle > 180°.
Il est donc interdit d’emmener la cuisse vers l’extérieur et en arrière.
Par voie POSTÉRIEURE :
Voie qui oblige le chirurgie à pratiquer une section des muscles et des ligaments, ce qui va créer un maintien fragile de la tête fémorale dans le cotyle de la prothèse. La luxation aura donc lieu vers l’arrière.
Mouvements luxant :
ADDUCTION : jambe opérée qui va passer par dessus l’autre jambe.
ROTATION INTERNE : Pointe du pied qui rentre vers l’intérieur
HYPER-FLEXION : cuisse qui forme avec le tronc un angle <90°.
8- Rôle infirmier
Prévention des chutes chez les personnes âgées : chaussures adaptées, luminosité suffisante en cas de déplacement nocturne, éviter les tapis…
Détecter une éventuelle fracture en cas de chute
Evaluer la douleur
Mettre en place des traitements, surveiller des effets attendus et des éventuels effets secondaires
Mise en place de la traction
Prévention de la survenue d’escarre
Préparation pré-opératoire : rasage, douche, retrait des bijoux, prothèses, jeun…
Surveillance post-opératoire
Surveillance des complications
Education du patient
9- Autres conseils
Jamais d’injection intramusculaire du côté de la prothèse.
Consulter au moindre signe d’infection (même si distant de la prothèse).
Eviter la surcharge pondérale
Eviter le port de charges lourdes
Si possible, préférer la douche à une baignoire.
Pour l’habillage, commencer par le côté de la prothèse pour éviter la luxation.
Comme pour la totalité des oedèmes, l’Oedème Aigu du Poumon se caractérise par une accumulation de liquide dans une partie du corps.
1- Définition
L’OAP est l’accumulation anormale de liquides venus du secteur vasculaire dans les alvéoles pulmonaires. Il s’agit d’une urgence médicale où le pronostic vital est engagé. L’OAP est la forme aiguë d’une insuffisance cardiaque gauche décompensée.
Alvéole pulmonaire normale
Alvéole pulmonaire avec accumulation d’eau
2- Physiopathologie
L’OAP résulte d’une différence de pression au niveau des capillaires pulmonaires. En effet, lorsque la pression à l’intérieur des capillaires devient plus élevée que la pression alvéolaire, l’eau et l’albumine passent des capillaires dans les alvéoles. Il en résulte donc une accumulation de liquides au niveau de ces dernières, et par conséquent une détresse respiratoire. La différence de pression est liée soit à un dysfonctionnement du ventricule gauche (qui aura pour conséquence une accumulation de liquide en amont de celui-ci), soit à une altération de la membrane alvéocapillaire.
3- Causes
3.1- OAP Cardiogénique
Insuffisance cardiaque gauche
Poussée d’hypertension artérielle
Dysfonctionnement mitral
Infarctus du myocarde
3.2- OAP lésionnel
Inhalation de produits volatiles et toxiques
Atteinte alvéolaire par des bactéries ou des virus
Néoplasie
Traumatisme
3.3- Autres causes
Altitude
Utilisation d’un circuit Extra-Corporel (rare)
Ecart dans un régime hyposodé
Apports liquidiens excessifs
Evacuation d’un épanchement pleural
Hypoalbuminémie
Lymphangite carcinomateuse
4- Signes cliniques
Difficultés respiratoires d’apparition brutale
Polypnée
Douleurs thoracique
Toux
Crachats mousseux rosés ou blancs
Cyanose possible
Sueurs (signe d’hypercapnie)
Angoisse / agitation
Oedèmes des membres inférieurs
Peuvent également être présents :
Une tachycardie
Une pression artérielle pincée
Une hypertension artérielle
Une position assise avec un décubitus dorsal impossible
Signes de gravité : polypnée > 30 mouvements / min ou bradypnée, marbrures, cyanose, troubles de la conscience, angoisse de mort imminente.
5- Diagnostic
Le diagnostic est tout d’abord clinique : détresse respiratoire, avec un début souvent brutal et vespéro-nocturne associée aux signes cliniques précédemment cités. A l’examen clinique, des râles crépitants sont retrouvés. Les examens complémentaires possibles sont :
Radiographie du thorax
Gazométrie artérielle en air ambiant si possible
ECG
Echographie cardiaque
6- Traitement
Le traitement doit être administré en urgence, et simultanément la recherche du facteur déclenchant doit avoir lieu.
Position assise, si possible jambes pendantes
Oxygénothérapie au MHC +/- VNI en CPAP +/- Intubation
Vasodilatateurs
Tonicardiaques
Diurétiques d’action rapide (Furosémide par exemple)
Dérivés nitrés
Possibilité de pose de sonde à demeure
Possibilité de traitement par antibiotiques
Traitement étiologique
7- Complications
Choc cardiogénique
Acidose respiratoire
Récidive
Fibrose pulmonaire
Décès
8- Rôle infirmier
Evaluation de la dyspnée (Fréquence respiratoire, signes de lutte, amplitude..)
Installation du patient (décubitus dorsal proscrit)
Mise en place des thérapeutiques sur prescription médicale (gazométrie artérielle, diurétique…)
Surveillance de l’efficacité des traitements
Surveillance de la voie veineuse périphérique
Surveillance de la diurèse
Surveillance rapprochée du patient avec chariot d’urgence à proximité
Approche relationnelle importante : rassurer sans trop solliciter le dialogue
Rôle éducatif : régime hyposodé, activité physique raisonnable
Les cellules baignent dans un milieu aqueux, dont la composition est stable (dans certaines limites), qui permettent l’équilibre et le bien-être de l’individu.
1- Définition
Homéostasie (Homoios : semblable, stasis : position) : capacité de l’organisme de maintenir relativement stable son milieu interne malgré les fluctuations constantes de l’organisme. C’est un état dynamique. Il existe de nombreux systèmes de contrôle qui permettent de maintenir cet équilibre dynamique avec des limites étroites. Ils sont mis en jeu par le système nerveux, le système endocrinien, …
2- Mécanismes de régulation
L’organisme humain comprend différents systèmes de communication entre le milieu interne et le milieu externe.
Trois éléments sont essentiels pour assurer l’homéostasie, et ce quelque soit la variable (facteur contrôlé) :
Le Récepteur qui capte les changements (Stimuli) auxquels il faut apporter une réponse, et qui envoie l’information au niveau du centre de régulation, via la voie afférente (influx nerveux, hormones,….) Le
Centre de régulation : C’est lui qui analyse les données et les mets en rapport avec la/les valeur(s) de référence(s) et qui détermine la réponse à apporter. Ce signal (influx nerveux, hormones…) va utiliser la voie efférente afin de rejoindre l’effecteur.
L’Effecteur correspond au moyen utilisé par le centre de régulation pour mettre en oeuvre la réponse à apporter au stimulus. Cette réponse produit alors une rétroaction qui va agir sur le stimulus ; elle peut soit le réduire (rétro inhibition) ce qui aura pour conséquence de faire cesser le mécanisme de régulation, soit l’amplifier (rétroactivation) ce qui va permettre d’augmenter la réaction. Une perturbation de l’homéostasie va entraîner un déséquilibre, et induire une réaction de la part des différents centres de régulation. Prenons des exemples les plus courants et les plus parlant pour illustrer tout ça.
2A- Mécanisme de Rétro-Inhibition
Systèmes qui, de par leur réponse, réduisent ou mettent fin au stimulus de départ.
Rétro-inhibition
2.B- Mécanisme de Rétroactivation
Systèmes qui de par leur réponse amplifient le stimulus initial, ce qui renforce l’activité.
Rétroactivation
Conclusion
L’homéostasie permet de maintenir la stabilité et l’équilibre du milieu intérieur dans des valeurs moyennes de référence (dites « normales ») Un déséquilibre homéostatique cause, la plupart du temps une pathologie. Plus l’être vivant vieillit et moins ses systèmes deviennent efficaces, et le milieu interne devient donc de plus en plus instable. La connaissance de l’anatomie/physiologie et des différents mécanismes de rétroactions permettent de comprendre un très grand nombre de dysfonctionnements et leurs conséquences (symptômes, traitements,…).
SOURCES
Manuel d’Anatomie et de Physiologie Humaines, TORTORA & DERRICKS, de Boeck, 2010
Anatomie et Physiologie Humaine, Elaine N.MARIEB, Katia HOEHN, 2015
Anaïs vous propose son travail de fin d’études sur le sujet de la réflexivité, sur le questionnement et la remise en questions des pratiques professionnelles des soignants. Son travail a reçu une note globale de 15/20 en Juillet 2020.
Ce mémoire de fin d’étude aborde les points essentiels pour une pratique soignante de qualité : le questionnement et la remise en question de nos pratiques professionnelle. Cela est indispensable pour prendre en soin un patient de manière singulière, adaptée, pertinente et juste. Durant mes études, j’ai pu apercevoir que chaque situation est propice à un questionnement, à une analyse des pratiques et que ceux-ci sont indispensables pour la faire évoluer. Ainsi, il a été évident que j’évoque ce sujet car il me tient à cœur de partager cette réflexion. Notamment, car je pense qu’un questionnement collectif est plus approfondi. En effet, chacun d’entre nous détient des qualités, des idées, des expériences pouvant permettre d’étayer nos savoirs, savoirs faire et savoirs être. Ce travail, s’appuie sur des lectures, des recherches, des visionnages d’interview et des partages d’expériences permettant de répondre à la question de départ. Cependant, il a été difficile de trouver des textes évoquant certains concepts, et mes recherches ont été fastidieuses de par le contexte de crise sanitaire ; ne pouvant me rendre à la bibliothèque.
Mots clefs : Questionnement professionnel, Equipe, Remise en question de nos pratiques professionnelles, Analyses des pratiques.
La pédiatrie, au sens général, est la branche de la médecine qui prend en charge les enfants âgés de quelques jours à un peu plus de 15 ans. Certains services accueillent néanmoins les adolescents jusqu’à l’âge de 18 ans.Les urgences pédiatriques accueillent les enfants nécessitant un avis médical, psychiatrique ou chirurgical 24h/24 et 7j/7.
Population rencontrée
Vous accueillerez des patients de quelques jours de vie à 15 ans et 3 mois (parfois jusqu’à 18 ans), de la simple consultation à l’urgence vitale. Une des particularités de la pédiatrie est l’accueil de l’enfant et de ses parents.
Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques,…
En pédiatrie, la prise en charge se fait en binôme indissociable infirmier(e)-AS/AP.
Soins essentiellement rencontrés
Réalisation d’une entrée d’un patient
Électrocardiogramme
Aérosolthérapie
Pose et surveillance de voie veineuse périphérique
Sondage urinaire et pose de poche de recueil
Utilisation du MEOPA (Mélange Equimolaire d’Oxygène et de Protoxyde d’Azote)
Mesure des paramètres vitaux
Réalisation de bandelette urinaire
Réalisation d’ECBU
Pose et surveillance de traitements intraveineux.
Pose de sonde nasogastrique
Réalisation de ponction veineuse
Réalisation de bilan sanguin en microméthode
Gestion de l’urgence
Aide à la pose de catheter intra-osseux
Injection avec calcul de dose et de débit
Éducation thérapeutique
Éducation à la parentalité
Pratique de l’hypnoanalgésie et de la distraction.
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.
Une des particularités des urgences pédiatriques réside dans la relation de soin. Celle-ci se fait en triade : les parents-l’enfant-les soignants. Cette triade relationnelle est quasiment indissociable de la prise en charge d’un enfant. Si un des éléments manque, le soin peut être rapidement compromis voire impossible.
Traitements essentiellement rencontrés
Antibiotiques
Solutés de perfusion
Antalgiques de différents paliers
Médicaments de l’urgence (adrénaline, Adénosine, amiodarone, salbutamol, diazepam…)
Anti-inflammatoires
Anti-émétiques
Vasodilatateurs et anti-inflammatoires bronchiques
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés.
Pathologies essentiellement rencontrées
Bronchiolite
Gastroentérite aigüe
Fracture (avec ou sans chirurgie)
Arrêt cardio-respiratoire
Appendicite
Adénite mésentérique
Douleurs abdominales
Otite
Angine
Mauvaise prise de poids
Crise convulsive / épilepsie
Crise angoisse / anxiété / colère
Asthme
Découverte et/ou décompensation de diabète de type 1
Découverte de tumeurs (liquides ou solides)
Hébergement
Contexte de maltraitance ou de négligence
Laryngite
Corps étrangers ORL
Tentative d’autolyse
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.
Prérequis
Connaissance du développement moteur, psychosocial et psychoaffectif de l’enfant
Connaissance de l’évolution de l’alimentation de l’enfant (lait 1er âge, 2ème âge, diversification,…)
Maîtrise des calculs de dose et de débit.
Connaissance des principaux traitements utilisés en pédiatrie, savoir expliquer le but recherché, les effets secondaires et indésirables.
Connaissance des principaux textes législatifs de la pédiatrie (charte de l’enfant hospitalisé, …)
Connaissance des principales pathologies rencontrées et les traitements en regard
Maîtriser les règles d’hygiène et d’asepsie
Savoir s’adapter à l’enfant dans son attitude, ses paroles et ses gestes.
Bonus ! La connaissance de comptines, chansons, dessins animés est un plus !
Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.
Dans cet article, nous allons aborder le sens des mots. Pour aider à comprendre le jargon médical, l’étymologie vous sera d’un très grand secours !
Introduction
Commençons d’abord par quelques définitions :
Selon le Larousse, l’étymologie est « la science qui a pour objet la recherche de l’origine des mots d’une langue donnée, et la reconstitution de l’ascendance de ces mots ». Autrement dit, l’étymologie est la science qui a pour objet l’origine des mots.
Les mots sont en général composés d’un préfixe, d’un suffixe et d’une racine.
Le préfixe correspond à la partie qui se situe au début du mot et qui permet de modifier le sens. Par exemple, PÉRI-carde : Ce qui entoure le coeur.
Le suffixe correspond à la partie qui termine le mot, et qui permet de modifier le sens. Par exemple, cardio-PATHIE : maladie du coeur.
Et, après le préfixe ou avant le suffixe se trouve la racine : c’est la base d’un mot qui a donné naissance à d’autres mots. Par exemple, aphone : Phon(i)e est la racine du mot.
La plupart des mots ont une origine latine ou grecque. Quelques fois, les mots sont empruntés à d’autres langues : cathéter, strapping, scanner…. sont des mots anglais.
1- Les préfixes
Privatifs : A- / An- : déficient, sans,..
Anurie : Absence d’urine
Apyrétique : Absence de fièvre
Opposition :
Anti- : contre, opposé, contraire à,…
Antidote : contre le poison
Antibiotique : Contre la vie
Antipyrétique : contre la fièvre,
Ana- : contraire ou inverse, vers le haut, à nouveau …
Anastomose : ouverture avec,…
Anabolisme : Synthèse de molécule pour renouveler les cellules mortes
Anaphylaxie : contraire à la protection…
Négatifs : Im- / In- / il- / Ir-
Incontinence : ne pas retenir
Impossible : sans possibilité
Indiquant une notion de localisation
Epi- : au-dessus
Épigastrique : au-dessus de l’estomac
Epiphyse : extrémité des os long
Hypo- : En-dessous, en dessous de la norme
Hypothermie : Température en-dessous de la température normale
Hypogastrique : en-dessous de l’estomac
Hyper- : au-delà-de, trop, excessif
Hyperglycémie : taux de sucre au-delà des normes
Peri- : Autour de,
Perinatal : autour de la naissance
Sub- : Sous, sans gravité, pas entièrement
Subfébrile : température un peu plus élevée que la normale
Subluxation : légèrement luxé
Traitement sublingual : traitement qui se met sous la langue
Indiquant une notion de trop, d’excès
Hyper- : au delà-de, trop, excessif
Hyperglycémie : taux de sucre au delà des normes
Pollaki- : fréquent, souvent
pollakiurie : émission très fréquente d’urines
Indiquant une quantité
Poly- : plusieurs, nombreux, abondant, de façon exagéré
Polydipsie : soif excessive
Polyurie : urines abondantes
Polytoxicomanie : dépendance à plus de 2 drogues
Olig- : peu, trop peu, insuffisant, petite quantité, …
Oligurie : urines peu abondantes
Oligospermie : concentration de spermatozoïdes anormalement basse
Indiquant une fréquence, un rythme :
Tachy- : rapide, vite
Tachypnée : rythme respiratoire élevé
Tachycardie : contraction cardiaque trop rapide (pouls trop élevé).
Brady- : lent, trop lentement
bradypnée : rythme respiratoire anormalement bas
bradypsychie : ralentissement du cours de la pensée.
Indiquant un lieu, une position :
In- : dans, en
Injection : lancer dans
Introduire : mettre dans
En- : dans
Encéphale : dans le tête
Endo- : dedans, à l’intérieur
L’endomètre : paroi interne de l’utérus
Intra- : dans, à l’intérieur
Intraveineuse : dans la veine
Intramusculaire : dans le muscle
Intracavitaire : dans une cavité cardiaque
Intratrachéal : dans le trachée
Extra- : au dehors
Extradural : au dehors de la dure mère
Extraction : mettre au dehors
Ec- : hors du lieu, ..
Ectopie : organe qui n’est pas placé dans son lieu habituel
Ex- : en dehors
Exérèse : enlever à l’extérieur
Extemporané : en dehors du temps
Ante- : avant
Anténatal : avant la naissance
Post- : après
Postnatal : après la naissance
Indiquant un quantité :
Mono- / Uni : un
Unilatéral : un seul côté
Di- / Bi- : Deux
Dihydrogène : deux atomes d’Hydrogène
Tri- / Ter- : Trois
Trigone : 3 côtés
Quadri- / Tétra- : Quatre
Tétraplégique : atteintes sensitivomotrices des 4 membres.
Penta- : Cinq
Pentagone : 5 côtés
Hémi -/ Semi- : moitié
Hémiparésie : parésie sur la moitié du corps
Indiquant les couleurs :
Eryth – : Rouge
Érythème : dermite caractérisée par une plaque rouge
Cyan- : bleu
Cyanose : teinte bleutée au niveau des extrémités, buccale, …
L’oncologie est la spécialité qui étudie le diagnostic et le traitement des cancers. Le cancer n’est pas qu’une simple pathologie, c est un bouleversement au niveau social, psychologique, physique, financier… L’approche du cancer doit être réalisée en collaboration et avec des professionnels de santé qui ont notion de la complexité des pathologies cancéreuses. L’oncologie est aussi appelée cancérologie.
Population essentiellement rencontrée
Vous pouvez rencontrer tous les âges (tout en sachant que les enfants seront pris en charge dans un service d’oncologie pédiatrique +/- de pédiatrie).
Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques…
Soins essentiellement rencontrés
Accueil des patients et de la famille
Réalisation des entrées et sorties des patients
Soins pré et post-opératoires
Électrocardiogramme
Ponctions veineuses et artérielles
Manipulation des moniteurs, PSE, PCA
Soins d’hygiène et de confort
Pansements simples et complexes
Administration des traitements
Pose et surveillance de cathéters veineux périphériques
Manipulations de cathéters centraux et chambres implantables
Pose et surveillance de sonde nasogastrique et urinaires
Pose et surveillance de chimiothérapies
Accompagnements de fin de vie
Soins mortuaires
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.
Traitements essentiellement rencontrés
Chimiothérapies
Anticoagulants
Antibiotiques
Antalgiques
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés
Pathologies essentiellement rencontrées
Tumeurs cérébrales
Tumeurs ORL
Tumeurs endocrines (seins…)
Tumeurs pulmonaires
Tumeurs gynécologiques
Tumeurs de la prostate
Tumeurs de l’appareil digestif
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.
Prérequis
Connaissances anatomiques et physiologiques des différents organes, et des différentes tumeurs citées ci dessus
Connaitre les règles de calculs de dose et de débit
Avoir des notions sur les différents traitements cancérologiques (Chimiothérapie, radiothérapie, …)
Connaitre, à minima, le vocabulaire de référence de cancérologie (définition, normes biologiques,…)
Connaissances sur l’aplasie, l’extravasation, la détresse respiratoire,…
Savoir respecter les règles d’hygiène et d’asepsie
Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.
La psychiatrie est une spécialité médicale qui traite et prend en charge la maladie mentale. Il existe des soins en hospitalisation complète (intra-hospitalier), mais aussi des soins extra-hospitaliers, sur les Centres Médico-Psychologiques, les hôpitaux de jour, les CATTP.
Population essentiellement rencontrée
Vous pouvez rencontrer des patients de tous les âges à partir de 15 ans et 3 mois. Avant cet âge là, les patients seront pris en charge dans un service de pédopsychiatrie.
Équipe professionnelle essentiellement rencontrée
Psychiatre
Interne
Externe
Infirmier(e) Diplômé(e) d’Etat
Aide-soignant(e)
Cadre de santé
ASHQ
Psychologue
Assistant(e) social(e)
Secrétaire médical(e)
Ergothérapeute
Kinésithérapeute
Diététicien
Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques…
Soins essentiellement rencontrés
Accueil des patients
Implication des familles dans la prise en charge
Entretiens médicaux
Entretiens infirmiers
Activité thérapeutique
Gestion de l’agressivité et de la violence
Sortie du patient
Ponction veineuse
Injection intramusculaire
Mise en place de contentions physiques
Administration des traitements
Éducation thérapeutique
Electrocardiogramme
Mesure des paramètres vitaux
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.
Traitements essentiellement rencontrés
Neuroleptiques
Anxiolytiques
Antidépresseurs
Correcteurs de neuroleptiques
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés
Pathologies essentiellement rencontrées
Schizophrénie
Troubles bipolaires
Dépression / Mélancolie
Psychoses
Etats limites
Troubles du comportement
Anorexie / boulimie
Potomanie
Angoisses majeures
Troubles suicidaires
Conduites addictives
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.
Prérequis
Avoir des notions sur les différentes pathologies psychiatriques
Connaître les principales catégories de traitements médicamenteux utilisés en psychiatrie (anti psychotiques, antidépresseurs, correcteurs des effets secondaires, …)
Savoir se remettre en question professionnellement, notamment par rapport à la façon de s’adresser à un patient en milieu psychiatrique
Connaître les différents types d’hospitalisation et leur réglementation (SPI, SPDT, SPDRE, SPL…)
Connaître la réglementation concernant les contentions physiques
Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.
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