Forme selon laquelle est administré un médicament, un principe actif.


1- Définition

Selon Le Petit Larousse, Galénique veut dire “ qui concerne la préparation, la conservation et la présentation des médicaments”. Nous pouvons donc dire que la forme galénique correspond à la forme selon laquelle est administrée un traitement.


2- La voie per os

La voie Per-Os (PO) est également appelée voie orale ou voie buccale. C’est la principale voie d’administration des médicaments. C’est la voie la plus facile, la plus rapide d’administration, avec une bonne conservation du médicament si administré selon les règles de bonnes pratiques professionnelles, et elle permet une modulation de la vitesse d’action (libération prolongée, répétée,…).. Elle présente quelques points négatifs : le goût des médicaments, la forme parfois difficile à avaler, une difficulté chez les personnes ayant des troubles de la déglutition,…

2-1 Différentes vitesses de libération
  • Libération Rapide :
    • Les lyocs / orodispersibles (fondent rapidement sous la langue à l’aide de la salive ; ne nécessitent pas obligatoirement d’eau,…) ;
    • Les sirops
    • les effervescents : se dissoudent dans l’eau en créant du gaz

  • Libération modifiée / ralentie
    • présentent une durée d’absorption plus longue
    • ont une action répétée dans le temps ; comprimés en “couches d’oignons”

  • Libération prolongée :
    • Le principe actif contenu dans le médicament se libère progressivement. C’est le cas pour certains diurétiques, antalgiques,…

2-2 Différentes formes galéniques
  • Liquides : Ils ont pour inconvénients la conservation et le goût.
    • Soluté buvable : présentés en unidose (ampoule), dilué dans un soluté huileux ou aqueux
    • Suspension buvable : poudre et solvant à rajouter (typiquement les antibiotiques pour enfant). Ils sont très souvent utilisés avec une pipette, en dose-poids ; certaines suspensions buvables sont déjà recomposées.
    • Gouttes buvables : soluté huileux et/ou à base d’alcool
    • Sirop : forme liquide ou aqueuse avec beaucoup de sucre.

  • Solides :
    • Cachet = ce qui est friable
    • Comprimé = dur, enrobé de sucre
      • comprimé à croquer
      • comprimé à sucer
      • comprimé dragéifié
      • comprimé sécable
    • Capsule = enveloppe de gélatine dure ou molle, unie, qui contient le principe actif à l’intérieur
    • Gélule = enveloppe dure de gélatine, creuse, qui contient le principe actif à l’intérieur. Elle est aussi appelée capsule à enveloppe dure.
    • Granulé = petites billes de principe actif
    • Poudre = poudre de principe actif

  • Sublingual : Principe actif en spray, qui est envoyé dans la circulation sanguine par les muqueuses buccales.
  • Per-linguale : typiquement les granules homéopathiques à laisser “fondre sous la langue”


3- La voie parentérale

Elle nécessite un geste invasif. C’est donc un acte IDE exclusivement.

  • Intradermique (ID)
  • Sous cutanée (SC) = anticoagulant, insuline, …
  • Intramusculaire = anti-inflammatoire, vaccin, neuroleptique,…
  • Intrapéritonéale = lors de dialyses péritonéales,…
  • Intraveineuse directe ou perfusion = antibiotique, hydratation, antalgiques,…

Pour les injections, le soluté doit être stérile, apyrogène, limpide, le plus isotonique possible, non périmé, et l’intégrité de l’emballage doit être présente ;  Le pH d’une perfusion de 7,40 +/- 0.02 est le plus indolore.

–> Fiche sur les injections parentérales


4- La voie transmuqueuse

  • sublinguale / perlinguale : Spray, granule, lyoc,…
  • Bain de bouche = action locale
  • Voie rectale =
    • Lavement
    • suppositoire
    • pommade rectale
  • Voie vaginale = action locale (comprimé, ovule, capsule, crème, gel,…)

5- Les voies aériennes

  • Nasale = gouttes, aérosol, sérum physiologique, mèche hémostatique…
  • Auriculaire (oreille, conduit auditif)  = lavage, gouttes,

  • Oculaire = traitement d’une infection locale, collyre, soluté pour bain oculaire,…

6- La voie pulmonaire

La voie pulmonaire concerne uniquement les aérosols, les traitements par nébulisation, et les inhalateurs.


7- La voie cutanée et transcutanée

  • Pommade
  • Crème dermique = substance plus grasse que la pommade
  • Pâte dermique = substance très épaisse, pâteuse,..
  • Poudre = action locale, type antimycosique,
  • Solution = antiseptiques locaux, …
  • Patch = anesthésiques locaux, traitement à base de Trinitrine, …
  • Compresses imbibées = tulle gras, ….

8- Les autres voies d’administration

Ces voies ne sont pas du rôle de l’IDE, mais il est important de les connaître.

  • Voie intra-artérielle = cathétérisme, coronarographie,… exclusivement médicale
  • Intrarachidienne / intrathécale : injection dans les canaux rachidiens ; Acte médical +/- IADE
  • Voie intra articulaire = infiltration…exclusivement médicale.
  • Voie Intracardiaque = exclusivement médicale.


SOURCES


LES TRAITEMENTS PSYCHOTROPES

1- DEFINITION

  • Les traitements psychotropes sont des substances chimiques agissant sur le Système Nerveux Central (SNC) en induisant des modifications des perceptions, de l’humeur, de la conscience.
  • Ce sont une réponse thérapeutique aux maladies psychiques en complément d’autres moyens.
  • Ils modifient le psychisme soit par leurs propriétés sédatives soit par leurs propriétés stimulantes.

 

2- GENERALITES 

Dans le cerveau, les cellules nerveuses synthétisent des substances appelées neurotransmetteurs (NT) :

  • Dopamine
  • Sérotonine
  • Noradrénaline

Ces NT interviennent dans le fonctionnement normal des neurones mais lorsqu’ils sont en quantité anormalement importante ou insuffisante, ils peuvent entraîner des troubles psychiques. Les médicaments psychotropes modulent les effets des NT en se fixant sur les récepteurs neuronaux. Tous les médicaments n’agissent pas sur les mêmes récepteurs d’où la variabilité des réponses à ces traitements.

 

3- LES 3 GRANDES ENTITES DE PSYCHOTROPES  

Les traitements psychotropes se divisent en trois grandes entités :

  • Les psycholeptiques : sédatifs psychiques, diminuent l’activité mentale (ex : neuroleptiques, hypnotiques, anxiolytiques)
  • Les psychoanaleptiques : excitants psychiques, augmentation de l’activité mentale (ex : antidépresseurs)
  • Les psychodysleptiques : perturbateurs psychiques, perturbation de l’activité mentale (ex : hallucinogènes, morphiniques, alcool…)

 

Sources des images :

http://www.ufcquechoisir-dordogne.org/site-internet-medicaments

https://www.alternativesante.fr/cerveau/neurotransmetteurs-les-autres-hormones-du-bien-etre

 

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