Les cancers du poumon sont aussi appelés cancers bronchiques ou cancers des bronches.


1- Généralités sur les poumons

Organes du système respiratoire intervenant dans les échanges gazeux. Ils fournissent l’oxygène et éliminent le dioxyde de carbone.


Ils sont au nombre de deux et sont situés dans la cage thoracique. Le poumon droit possède 3 lobes et le poumon gauche 2. Ils sont entourés d’une membrane appelée la plèvre.


2- Le cancer du poumon

Appelé aussi cancer bronchique ou cancer broncho-pulmonaire, il se développe à partir des cellules des bronches.

Il en existe deux types :

  • Cancer bronchique non à petites cellules (80%).
  • Cancer bronchique à petites cellules (multiplications de petites cellules avec le plus souvent une croissance rapide et une extension rapide aux autres organes, 20%.)

C’est le cancer le plus meurtrier (1ère cause de décès dans le monde et en France) car souvent de découverte tardive et qui se propage facilement du fait de la circulation sanguine.
L’âge moyen de diagnostic est de 60 ans environ, avec 5 hommes pour 1 femme. Ce dernier ratio est en cours de modification : les femmes sont, elles aussi, de plus en plus touchées par ce cancer.

Il y a 4 stades d’évolution :

  • I : tumeur inférieure à 3 cm et localisée dans le poumon
  • II : tumeur propagée aux ganglions lymphatiques des bronches ou du hile
  • III : tumeur propagée aux ganglions lymphatiques du médiastin
  • IV : tumeur métastasée jusqu’à la plèvre, l’autre poumon ou un autre organe

3- Facteurs de risque

  • Tabac (8 cancers sur 10) et exposition à la fumée secondaire (tabagisme passif, sapeurs-pompiers…)
  • Exposition prolongée à l’amiante, aux gaz d’échappement, à du radon, aux hydrocarbures, aux rayonnements ionisants
  • Fumer de manière générale (cannabis, narguilé…)

4- Symptômes

  • Toux persistante sans cause apparente
  • Dyspnée ou respiration sifflante
  • Douleurs dans le thorax ou les épaules
  • Hémoptysies : crachats purulents ou sanguinolents
  • Pneumopathies infectieuses à répétition
  • Voix enrouée depuis plus de 4 semaines
  • Asthénie
  • Anorexie ou dysphagie, amaigrissement

5- Dépistage et diagnostic

  • Radio du thorax
  • Scanner ou IRM thoracique (localisation et taille de la tumeur)
  • Fibroscopie bronchique avec biopsie pour examen histologique
  • Réalisation d’un bilan d’extension si nécessaire (TEP scan, scintigraphie osseuse…)

6- Traitements et pronostic

a– Cancers à petites cellules
  • Chimiothérapie
  • Radiothérapie

C’est une urgence thérapeutique compte tenu de la vitesse de développement. Le pronostic est essentiellement mauvais également, puisqu’une rechute intervient le plus souvent dans les 12 mois après l’arrêt de la chimiothérapie.

b- Cancers non à petites cellules
  • Chirurgie (seul traitement curatif) avec lobectomie (partielle ou totale) ou pneumonectomie.
  • Radiothérapie
  • Chimiothérapie

Le pronostic est essentiellement mauvais puisque la tumeur est inopérable dans 2/3 des cancers. La survie à long terme dépend d’une localisation accessible et de la non existence de métastases ganglionnaires.


7- Prévention

  • Arrêt du tabac
  • Ne pas enfumer les autres
  • Aérer les espaces enfumés
  • Éviter l’exposition à des substances cancérogènes au travail (utiliser les équipements de protection individuelle)
  • Alimentation saine et équilibrée
  • Dépistage précoce


SOURCES

  • http://sante-medecine.journaldesfemmes.fr/faq/14100-poumon-anatomie http://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-poumon/Les- points-cles
  • https://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=cancer_poumon _pm
  • https://www.ligue-cancer.net/localisation/poumon#1 https://cancer-du-poumon.ooreka.fr/comprendre/stades-cancer-poumon
  • Cours IFSI Moulins (03)
  • Cours IFSI Montluçon (03)
  • ALEXANDRE J. Processus Tumoraux, UE 2.9, Mémo Infirmier, Elsevier Masson, 2011

Le cancer du col de l’utérus est lié à une infection par un virus, le papillomavirus humain.



1- L’utérus

Organe du système de reproduction composé de deux parties :

  • Le corps de l’utérus
  • Le col de l’utérus

Le col a plusieurs fonctions :

  • Grâce à la sécrétion de la glaire cervicale : lubrification du vagin, protection contre les infections. La glaire cervicale permet également aux spermatozoïdes, au moment de l’ovulation, de se déplacer plus facilement vers l’utérus
  • Rôle dans la grossesse et l’accouchement.


2- Le cancer de l’utérus

Cancer d’évolution généralement lente et de bon pronostic. Il est provoqué par un virus (HPV : Human Papilloma Virus) transmis lors de rapports sexuels. Il existe deux types de cancers du col :

  • Carcinome épidermoïde
  • Adénocarcinome

Il y a 5 stades d’évolution :

  • Stade 0 = cancer in situ
  • Stade I = cancer localisé au niveau du col de l’utérus
  • Stade II = envahissement des tissus proches du col de l’utérus
  • Stade III = envahissement des tissus proches ainsi que de la zone pelvienne
  • Stade IV = envahissement des organes proches (métastases)

L’extension de cette tumeur se fera au niveau des organes avoisinants (uretères, vagin, rectum, vessie,….) ; les métastases viscérales sont rares alors que les métastases ganglionnaires sont plus fréquentes.


3- Facteurs de risque

  • Infection par le papilloma virus humain (VPH)
  • Rapports sexuels précoces
  • Multiplicité des partenaires
  • Multiparité
  • Tabagisme
  • Utilisation de contraceptifs oraux
  • Infection par VIH, herpès génital, chlamydiose

4- Symptômes

  • Saignements (métrorragies) après les rapports sexuels, en dehors des périodes de règles ou après la ménopause
  • Douleurs lors des rapports
  • Pertes blanches
  • Douleurs dans la zone pelvienne ou lombaire

5- Dépistage / Diagnostic

  • Frottis cervico-utérin sur lequel il sera possible de déceler des cellules anormales.
  • Colposcopie qui permettra de détecter une toute petite tumeur. La colposcopie correspond à l’examen à la loupe binoculaire du col.
  • Bilan d’extension si lésion cancéreuse. Il se fait à l’aide d’un toucher vaginal et rectal, d’un scanner abdominopelvien et surtout à l’aide de l’IRM.

Si la tumeur s’est déjà étendue aux organes avoisinants, la patiente pourra présenter une insuffisance rénale due à la compression des uretères ainsi qu’une occlusion digestive.


6- Traitement

  • Chirurgie : colpo-hystérectomie (aussi appelée intervention de Wertheim), hystérectomie, trachélectomie, curage ganglionnaire. La conisation est également possible : elle consiste à enlever une partie du col de l’utérus lors de cancers très localisés.
  • Radiothérapie : externe ou curiethérapie (Mise en place d’une source radioactive directement au niveau de la tumeur. Cette source sera laissée de quelques heures à quelques jours. La patiente séjournera alors en chambre plombée).
  • Chimiothérapie

Les lésions précancéreuses sont traitées par conisation, cryothérapie, laser ou électrochirurgie

Ces traitements peuvent être utilisés individuellement ou associés entre eux.


7- Prévention

  • Réalisation de test de dépistage régulièrement (des IST essentiellement)
  • Vaccination depuis 2006 : Gardasil®, Cervarix®
  • Protection lors des rapports  



SOURCES



Le cancer de la prostate est la présence de cellules cancéreuses qui se multiplient de façon incontrôlée dans la prostate.


1- La prostate

Glande de l’appareil génital masculin située entre la vessie et le rectum et entourant l’urètre. La prostate est formée de deux lobes. La prostate a un rôle dans la production du sperme (liquide prostatique).


2- Le cancer de la prostate

Type de cancer le plus fréquent chez l’homme (40 000 cas diagnostiqués par an en France) d’évolution très lente (20 à 30 ans). La plupart du temps la tumeur reste localisée à la prostate. L’adénocarcinome est la forme la plus fréquente.

Il existe 4 stades :

  • Stade I = tumeur localisée à un seul lobe
  • Stade II = tumeur localisée dans les deux lobes
  • Stade III : tumeur étendue aux vésicules séminales
  • Stade IV = envahissement des tissus adjacents (vessie, rectum, urètre) et des ganglions

3- Facteurs de risque

  • Âge (> 50 ans)
  • Antécédents familiaux
  • Origine ethnique (les hommes d’origine africaine sont plus touchés)
  • Régime alimentaire
  • Tabagisme
  • Taux élevé de testostérone
  • Obésité
  • Inflammation ou infection de la prostate
  • Exposition à des pesticides, au cadmium, aux dérivés du caoutchouc
  • Alimentation riche en matière grasse

4- Symptômes

  • Difficultés à uriner
  • Douleurs à la miction
  • Besoin fréquent d’uriner
  • Sang dans le sperme ou les urines
  • Changement dans le fonctionnement urinaire
  • Ejaculation douloureuse
  • Problèmes d’érection

Pour les tumeurs dépassant la capsule de la prostate :

  • Troubles du transit, en cas de compression rectale
  • Oedème d’un membre inférieur par envahissement du système lymphatique
  • Obstruction d’un ou des deux uretères

En cas d’envahissement osseux (métastases), des douleurs osseuses au niveau du bassin et du rachis essentiellement peuvent être ressenties.


5-Dépistage / diagnostic

  • Toucher rectal
  • Dosage des PSA dans le sang (N = < 4ng/ml)
  • Biopsie de la prostate
  • Bilan d’extension si cancer avéré : plus le taux de PSA est augmenté, plus la probabilité d’extension est importante. La scintigraphie osseuse permet la recherche des métastases osseuses, et l’IRM endorectale permet de savoir si la tumeur dépasse la capsule ou non.

6- Traitement

  • Surveillance active
  • Prostatectomie radicale
  • Radiothérapie externe ou curiethérapie
  • Traitement hormonal (anti androgènes, analogues de la LH-RH)
  • Chimiothérapie

7- Prévention

  • Dépistage précoce
  • Traitement par finastéride (Propecia®, Proscar®) ou dutastéride (Avodart®)
  • Supplément en vitamine D
  • Alimentation équilibrée
  • Arrêt du tabac
  • Eviter la sédentarité


SOURCES


Le cancer du sein est la tumeur maligne la plus fréquente chez la femme.



1- Les seins

Les seins ont pour fonction de produire le lait qui servira à nourrir les nouveaux nés. Ils sont composés de graisse, d’une glande mammaire, de canaux galactophores et du mamelon.

Les seins sont soumis à l’action de deux hormones :

  • Les œstrogènes (croissance des seins, grossesse)
  • La progestérone (différentiation des cellules, cycle menstruel)

2- Le cancer du sein

Cancer hormonodépendant le plus fréquent chez la femme. Il peut parfois se développer chez l’homme mais de façon très rare. Il existe deux types de cancer du sein :

  • Le cancer non invasif = in situ : qui se forme à l’intérieur des canaux de lactation
  • Le cancer invasif = infiltrant : qui envahit les tissus entourant les canaux de lactation

Les différents stades sont :

  • Stade 0 : cancer in situ
  • Stade I : cellules cancéreuses présentes dans les tissus entourant les canaux et lobules, taille inférieure à 2 cm
  • Stade II : soit la tumeur est supérieure à 2 cm, soit la tumeur mesure entre 0 et 5 cm et il y a une atteinte ganglionnaire
  • Stade III : tumeur de taille plus importante avec atteinte de plusieurs ganglions
  • Stade IV : cancer dit métastatique

3- Facteurs de risque

3-1 Chez l’homme
  • Âge (> 60 ans)
  • Antécédents familiaux de cancer du sein
  • Prédisposition génétique
  • Syndrome de Klinefelter
  • Exposition à des rayonnements
  • Cirrhose du foie
  • Gynécomastie
  • Obésité
  • Consommation d’alcool
  • Problème au niveau des testicules (cryptorchidie, orchidectomie, antécédent d’oreillons à l’âge adulte)
  • Exposition professionnelle à des produits toxiques (vapeurs d’essence, gaz d’échappement…)
3-2 Chez la femme
  • Âge (> 50 ans)
  • Antécédents personnels (cancer du sein, des ovaires, de l’endomètre)
  • Antécédents familiaux
  • Obésité
  • Consommation de tabac et d’alcool
  • Sédentarité
  • Hormonothérapie substitutive à la ménopause
  • Prise prolongée de contraceptifs oraux
  • Exposition à des produits cancérigènes
  • Multiparité ou grossesse tardive
  • Exposition accrue aux œstrogènes naturels (menstruations précoces, ménopause tardive)

4- Symptômes

  • Présence d’une masse au niveau du sein
  • Présence d’une masse au niveau des ganglions de l’aisselle
  • Modification de la peau, du mamelon, de l’auréole
  • Changement de taille ou de forme du sein
  • Perte d’appétit
  • Perte de poids
  • Écoulement au niveau du mamelon
  • Rétraction du mamelon

5- Dépistage / Diagnostic

  • Mammographie
  • Echographie
  • Biopsie avec examen anatomopathologique
  • Bilan d’extension si tumeur cancéreuse avérée

6- Traitements

  • Chirurgie : tumorectomie, mastectomie, curage ganglionnaire
  • Radiothérapie
  • Chimiothérapie
  • Hormonothérapie : anti-œstrogènes = tamoxifène (Nolvadox-D®), inhibiteurs de l’aromatase = anastrozole (Arimidex®), letrozole (Femara®), exemestane (Aromasin®)
  • Thérapies ciblées : trastuzumab (Herceptin®), bévacizumab (Avastin®), lapatinib (Tyverb®), évérolimus (Afinitor®)
  • Reconstruction mammaire immédiate ou différée

7- Prévention

  • Eviter la sédentarité
  • Alimentation saine et équilibrée
  • Arrêt du tabac
  • Limiter la consommation d’alcool
  • Eviter le surpoids
  • Auto palpation régulière
  • Mammographie
  • Adaptation des moyens contraceptifs



SOURCES



Les cancers colorectaux concernent en moyenne 42 000 personnes par an, et un peu plus de 17 000 en décèdent. Ils sont les cancers digestifs les plus fréquents, et sont au deuxième rang des cancers les plus fréquents.



1- Rappels anatomiques

Le gros intestin (côlon + rectum) correspond à la dernière partie du tube digestif. Il débute après l’intestin grêle et est composé de plusieurs segments :

  • Le caecum, au niveau de la fosse iliaque droite.
  • Le côlon droit ascendant, situé au niveau du flan droit.
  • Le côlon transverse, qui traverse de part en part l’abdomen, en partant de l’hypochondre droit jusqu’a l’hypochondre gauche, au niveau de la rate.
  • Le côlon descendant , qui débute au niveau de l’hypochondre gauche et qui se termine en fosse iliaque gauche.
  • Le sigmoïde, qui est une portion mobile entre le côlon descendant et le rectum.
  • Le rectum, qui est la partie terminale, entre le sigmoïde et l’anus.

Le côlon intervient dans la digestion. Il a un rôle essentiel dans l’absorption de certains électrolytes, et dans l’absorption d’eau.


2- Les cancers colorectaux

Les cancers colorectaux se situent au second rang dans les cancers les plus courants. Ils se positionnent après le cancer pulmonaire chez l’homme, et celui du sein chez la femme.

Environ 40% des cancers touchent le rectum, et 60% le côlon. Ils correspondent à une tumeur maligne de la muqueuse, qui fait suite dans 70% des cas environ à une tumeur bénigne (appelée polypes). Le délai entre l’apparition d’un polype et sa transformation en cancer est de 7 à 10 ans. Le cancer colorectal le plus fréquent est un adénocarcinome (tumeur maligne développée aux dépens d’un épithélium glandulaire).

Le cancer colorectal se développe de manière locale initialement. il est possible que des cellules cancéreuses migrent par la circulation lymphatique ou sanguine pour constituer des métastases.

5 stades pour le cancer colorectal existent :

  • Stade 0 = cellules cancéreuses au niveau de la muqueuse (épithélium)
  • Stade 1 = Cellules cancéreuses dans le tissus conjonctif qui entoure la muqueuse (musculeuse).
  • Stade 2 = cellules cancéreuses au-delà de la musculeuse.
  • Stade 3 = cellules cancéreuses dans les ganglions lymphatiques.
  • Stade 4 = cellules cancéreuses dans les autres organes (métastases).

Sites et fréquences des métastases

Foie35%
Poumons19%
Rétropéritoine13%
Os4%

3- Facteurs de risque

  • Âge : le risque augmente après 50 ans.
  • Présence de polypes.
  • Habitudes de vie (alimentation riche en viande rouge, charcuterie, pauvre en fibres, consommation d’alcool, tabagisme…).
  • Antécédents familiaux.
  • Antécédents de maladie inflammatoire chronique de l’intestin (recto-colite hémorragique, maladie de Crohn…).
  • Syndrome de Lynch (maladie génétique à transmission autosomique dominante responsable de l’augmentation du risque de cancers colorectaux, sujet <40ans, associé à d’autres cancers, touche essentiellement le côlon droit).
  • Diabète.
  • Surpoids ou obésité

4- Symptômes

  • Modifications du transit inhabituelles et soudaines : constipation, alternance de constipation/diarrhée…
  • Rectorragie, melaena ou sang présent dans les selles de manière plus discrète.
  • Anémie (liée à la perte de sang).
  • Douleurs abdominales.
  • Altération de l’état général, asthénie
  • Perte de poids, perte d’appétit
  • Effet de masse abdominale
  • Occlusion si la tumeur est sténosante, perforation digestive, hémorragie

5- Dépistage et diagnostic

  • Le dépistage repose sur la recherche de sang dans les selles (Test Hémocult). Test proposé tous les 2 ans à partir de 50 ans.
  • Le diagnostic est établi avec la coloscopie et par la réalisation d’une biopsie.
  • Le bilan d’extension repose sur un examen clinique approfondi. Une tomodensitométrie thoracique et abdominopelvienne est prescrite à la recherche de métastases.

6- Traitement

  • Le traitement se fait en équipe pluridisciplinaire (médecins, paramédicaux, psychologue, assistant socio-éducatif..), et doit s’adapter au mode de vie du patient. Le traitement est soit curatif, soit palliatif.
  • Chirurgical : c’est le seul traitement curatif. Il consiste à pratiquer une exérèse de la tumeur : ablation de polype, curage ganglionnaire, hémicolectomie droite (si atteinte du côlon droit, hémicolectomie gauche (si atteinte du côlon gauche), amputation du rectum et/ou de l’anus… Il consiste également à la réalisation d’une colostomie. La chirurgie sera aussi un traitement possible pour les métastases hépatiques par exemple.
  • Chimiothérapie : elle est proposée en adjuvant ou en palliatif.
  • Radiothérapie : elle est proposée en préopératoire dans les cancers du rectum pour diminuer le risque de récidive locale. Elle a également un effet antalgique lorsque celle-ci est utilisée en palliatif.

Le choix du traitement dépend du stade d’évolution. Parfois, un seul suffit ; mais la plupart du temps, la prise en charge du cancer colorectal nécessite l’association de plusieurs traitements.

Le suivi du cancer colorectal se fait pendant minimum 5 ans. Il permet de déceler les récidives locales ou à distance, d’évaluer et prendre en charge les séquelles, de rechercher et prendre en charge les complications tardives liées aux traitements, d’organiser les soins de support nécessaires et de faciliter la réinsertion professionnelle. Il consiste en un examen clinique (avec imagerie et dosage de l’antigène carcinome-embryonnaire (ACE)) tous les 3 mois, et une coloscopie tous les 3 ans.


7- Prévention

  • Réalisation du test de dépistage tous les 2 ans chez les sujets de plus de 50 ans.
  • Arrêt du tabac.
  • Éviter la sédentarité.
  • Limiter la consommation d’alcool.
  • Manger des fruits, des légumes et des céréales.
  • Limiter la consommation de viande rouge, charcuterie, grillades…


SOURCES


L’hématologie est un service où l’on traite les maladies du sang comme les cancers du sang ou les anomalies de la moelle osseuse. On trouve en grande majorité les leucémies, les lymphomes ou encore les myélomes.



Population essentiellement rencontrée

Ces maladies touchent toutes les tranches d’âges de la population : de 18 ans à 65 ans pour les patients nécessitant une greffe de moelle et au delà lors d’un « simple » traitement par chimiothérapie. En dessous de 18 ans, les patients sont traités en hôpital pédiatrique.


Équipe professionnelle essentiellement rencontrée

  • Médecin hématologue
  • Interne
  • Externe
  • Infirmier(e) Diplômé(e) d’Etat
  • Aide-Soignant(e)
  • ASHQ
  • Psychologue
  • Diététicien(ne)
  • Assistant(e) social(e)
  • Kinésithérapeute
  • Socio-esthéticienne
  • Cadre de santé

Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques…


Soins essentiellement rencontrés

  • Gestion de Voie Veineuse Centrale
  • Gestion de Chambre à cathéter implantable
  • Pose et surveillance de voie veineuse périphérique
  • Prélèvement veineux
  • Préparation et pose de perfusion
  • Préparation et administration de traitement
  • Pose et surveillance de chimiothérapie
  • Pose et surveillance de sonde nasogastrique
  • Electrocardiogramme
  • Soins de bouche
  • Pose et surveillance de transfusion
  • Gestion des aplasies fébriles

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.


Traitements essentiellement rencontrés

  • Chimiothérapies
  • Antalgiques
  • Antibiotiques
  • Antifongiques

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés


Pathologies essentiellement rencontrées

  • Leucémies aigues (myéloblastique, lymphoblastique)
  • Lymphomes (Hodgkinien ou non, B diffus à grandes cellules)
  • Myélome
  • Aplasie médullaire idiopathique
  • Leucémie lymphoïde chronique
  • Polyglobulie

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.


Prérequis

  • Connaitre les différentes lignées issues de la moelle osseuse
  • Connaitre le principe de l’aplasie, du choc septique et la surveillance adéquate
  • Avoir des connaissances sur les règles d’hygiène et d’asepsie : patients immunodéprimés dans des secteurs protégés lors d’allogreffe. Notion des soins en stériles.
  • Savoir faire des calculs de dose et de débit
  • Connaitre les différentes étapes de vérifications avant une transfusion sanguine ou de plaquettes et les surveillances adéquates.
  • Si c’est un service greffeur : connaître la différence entre une autogreffe et une allogreffe. Connaître la notion de GVH pour les allogreffes (réaction du greffon contre l’hôte)
  • Connaitre les risques des chimiothérapies
  • Service avec des soins relationnels importants : patients pouvant être hospitalisés entre 4 à 6 semaines (si ce n’est plus dans le cas de complications d’allogreffe) avec des perturbations dans la dynamique familiale, de l’image de soi (alopécie, amaigrissement,…). Prise en charge oncologique.

Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.


Amélie vous propose de consulter son travail ayant pour sujet le toucher-massage chez le patient souffrant de douleurs liées au cancer.


Ma situation de départ se déroule en oncologie thoracique avec une personne âgée ayant des douleurs abdominales et une insomnie. Je propose à cette personne un toucher- massage au niveau des mains que j’ai appris lors d’une formation d’initiation à l’IFSI. Elle me dit qu’elle «a oublié sa douleur» et arrive à s’endormir. La technique non médicamenteuse arrive donc à la soulager.

Cette situation m’a questionné sur l’utilisation du toucher-massage pour soulager une douleur cancéreuse. En effet, dans ma pratique j’utilise le toucher régulièrement de manière naturelle mais à quel moment et comment peut-on l’utiliser pour soulager de la douleur si présente en cancérologie ? J’ai voulu exploiter ce thème avec comme question de départ « Comment en tant qu’infirmiers pouvons-nous accompagner et soulager une personne soignée ayant une douleur cancéreuse grâce au toucher-massage ? ».

J’ai d’abord effectué des recherches sur la douleur qui a plusieurs composantes et qui est donc subjective d’où l’importance d’une prise en charge personnalisée de la part des soignants. Puis sur la douleur cancéreuse, en partant du cancer et de ses conséquences pour la personne soignée vers la « douleur totale » qui est physique, morale, sociale et culturelle. J’ai ensuite évoqué la prise en charge de cette douleur par les infirmiers : évaluation, traitement médicamenteux et non médicamenteux, réévaluation, traçabilité et transmission.

Puis, je me suis centrée sur l’utilisation du toucher-massage pour la douleur cancéreuse : comment le pratiquer en tant qu’infirmiers ? Quels sont les bénéfices pour le soigné ? Y’a-t-il aussi des bénéfices pour le soignant ? Et y’a-t-il des limites ou contraintes ? Afin d’avoir une réalité professionnelle, j’ai interrogé des infirmiers dans des services différents accueillant des personnes ayant des douleurs cancéreuses, pratiquant ou non le toucher-massage. Il en ressort que ce soin a un impact positif dans la prise en charge de la douleur, qu’il diminue les douleurs physiques par blocage du message douloureux et libération d’endorphines entraînée par le toucher. Il soulage aussi les douleurs morales comme le stress car le toucher-massage traite aussi les émotions associées.

Un article de recherche « Évaluation de l’impact du toucher dans les soins infirmiers » confirme cette idée. Lors des entretiens, les infirmières ont exprimé qu’il était complémentaire à la médication et qu’il y avait aussi des bénéfices pour le soignant notamment le fait d’être utile. Cela s’explique par la propriété de réciprocité du toucher entre la personne qui pratique et celle qui reçoit. L’ensemble des données théoriques et empiriques m’ont amené à la problématique : « En quoi, le toucher-massage est-il un soin entraînant une réciprocité entre la personne soignée et l’infirmier prodiguant ce soin ? ».

Mots clés :Douleur, Cancer, Toucher-massage, Soulager, Accompagnement, Réciprocité



ATTENTION, LE PLAGIAT EST PASSIBLE DE POURSUITES JUDICIAIRES