Adlina s’est questionnée et a mené à bien son travail de fin d’études sur le sujet de la posture à adopter par les infirmiers lorsqu’ils sont confrontés à la violence des enfants. Ce thème fait suite à un de ses stages en psychiatrie infanto-juvénile.
Associer violence et soins peut sembler invraisemblable et pourtant depuis quelques années, la violence ne cesse d’augmenter dans les services de soin. Ce sujet m’est apparue concrètement en dernière année d’école d’infirmière. En effet, mon mémoire de recherche est issu d’une réflexion personnelle due à une situation vécue en psychiatrie infanto- juvénile. J’en ai déduit une question de départ : en quoi la violence des enfants envers les infirmiers a-t-elle un impact sur la posture professionnelle ? À partir de cette interrogation, j’ai pu explorer trois grands concepts : la pédiatrie, la violence et la posture professionnelle. Cette réflexion s’est fait à l’aide de nombreuses lectures et recherches. Celles- ci ont été enrichies par la réalisation d’un entretien auprès d’une infirmière travaillant aux urgences pédiatriques. Ce travail a montré qu’en cas de violence, de nombreux facteurs doivent être pris en compte pour comprendre l’impact sur la personne touchée mais aussi les causes. De plus, il m’est apparue que notre posture va elle aussi influencer les situations que nous rencontrons vers la violence ou une relation de confiance.
Mots clés : agressivité, violence, enfants, posture professionnelle
Parfois bénignes, parfois graves, toutes les hépatites n’ont pas un traitement associé.
1- Rappels sur le foie
Le foie est une glande annexe de l’appareil digestif, située sous le diaphragme dans la cavité abdominale. Le foie a la particularité de pouvoir se régénérer tout seul. Il assure différentes fonctions dans l’organisme :
Le métabolisme des lipides et glucides : il assure le maintien d’une glycémie correcte dans l’organisme par le stockage du glycogène (assemblage de molécules de glucose, fructose, galactose) et la glycogénèse en cas de baisse de la glycémie. Il dégrade également les lipides afin de fournir sa propre énergie, synthétise le cholestérol et les lipoprotéines qui permettent le transport dans le sang du cholestérol, des lipides et des acides gras.
La synthèse des protéines sanguines : Par la synthèse du cholestérol et la production d’albumine, de globine, des facteurs de coagulation, des protéines du métabolisme du fer (ferritine et transferrine) et des lipoprotéines qui permettent le transport des lipides.
La détoxification : Il assure la dégradation des produits toxiques en produits non toxiques pour l’organisme pour les éliminer dans les selles ou les urines (alcool, substances actives des médicaments, ammoniac, bilirubine).
La production de bile : Le foie produit la bile, substance qui permet la digestion des graisses dans l’intestin grêle.
2- Généralités sur les hépatites
L’hépatite est une inflammation du foie résultant de l’infection par un virus, de l’absorption de produits chimiques, de médicaments ou d’alcool. Parfois, l’hépatite peut être de cause auto-immune. Les hépatites sont classées en deux catégories :
Les hépatites virales
Les hépatites non virales
Il existe 5 virus responsables des hépatites (A, B, C, D, E). Les hépatites toxiques (non virales) sont causées la plupart du temps par la consommation de certaines substances hépatotoxiques.
3- Les virus responsables des hépatites
3.1- Le virus de l’hépatite A (VHA)
Le virus est présent dans les selles de la personne contaminée.
Transmission : consommation d’eau et d’aliments contaminés par les selles, pratiques sexuelles avec contact anal.
Incubation : 2 à 4 semaines.
Evolution : guérison le plus souvent, manifestation bénigne, rarement le pronostic vital peut être engagé, une fois contaminé le patient reste immunisé à vie.
3.2- Le virus de l’hépatite B (VHB)
Présent dans les différents liquides biologiques du patient infecté (sperme, sécrétions vaginales, menstruations, sang, salive).
Transmission : exposition a du sang contaminé, du sperme ou tout autre liquide biologique, transmission de la mère à l’enfant lors de l’accouchement, transfusion de sang ou de produit sanguin contaminé, injection avec du matériel contaminé, tatouage ou piercing avec du matériel contaminé, traitement d’acupuncture avec des aiguilles non stérilisées.
Incubation : 6 semaines à 4 mois.
Évolution : la plupart du temps asymptomatique de découverte fortuite, évolution la plupart du temps vers la guérison (rare) ou vers la chronicité, la cirrhose, le carcinome hépatocellulaire.
3.3- Le virus de l’hépatite C (VHC)
Présent dans le sang du patient.
Transmission : idem que l’hépatite B avec possible échange de sang (menstruation, lésions vaginales, coupure…).
Incubation : 7 à 8 semaines mais variable entre 2 à 26 semaines.
Evolution : silencieuse le plus souvent asymptomatique, évolution possible vers la chronicité, la cirrhose, le carcinome hépatocellulaire.
3.4- Le virus de l’hépatite D (VHD)
Présent chez les sujets contaminés par le VHB.
Transmission : contact avec du sang ou des liquides biologiques d’une personne contaminée.
Incubation : 5 à 12 semaines.
Evolution : guérison dans la plupart du temps.
3.5- Le virus de l’hépatite E (VHE)
Présent dans les selles.
Transmission : idem que l’hépatite A, consommation de viande dont l’animal est contaminé.
Incubation : 15 à 75 jours.
Evolution : guérison sans séquelle, gravité chez la femme enceinte (mortalité importante).
4- Les hépatites non virales
Plusieurs causes aux hépatites toxiques :
La consommation de médicaments
Hépatites cytolytiques : nécrose des cellules hépatiques
Hépatites cholestatiques : gêne dans l’élimination de la bile
Plusieurs médicaments peuvent induire une hépatite mais le plus courant est le paracétamol qui peut entraîner des hépatites fulminantes (apparition brutale d’une atteinte hépatique et cérébrale évoluant rapidement vers le coma)
Ingestion de champignons non comestibles : amanite phalloïde
Intoxication par tétrachlorure de carbone et hydrocarbone
Consommation excessive d’alcool
Consommation de plantes toxiques
5- Symptômes des hépatites
Hépatites aigüe
Fièvre et/ou sueurs en fin de journée
Asthénie
Anorexie et amaigrissement
Nausées et vomissements
Douleurs abdominales
Ictère
Urines foncées
Selles décolorées
Au bilan sanguin : élévation des transaminases
Hépatite fulminante
Taches rouges sur la peau
Hémorragies et saignement de nez
Atteinte cérébrale (confusion, coma)
6- Traitements des hépatites
Hépatite A :
Cette maladie ne nécessite pas de traitement particulier, en effet le corps lutte seul contre le virus. Les symptômes disparaissent entre 4 et 6 semaines
Hépatite B :
Pas de traitement particulier en règle général si ce n’est du repos et une alimentation saine.
Toutefois si le corps ne parvient pas à éliminer le virus au-delà de 6 mois (passage à la chronicité) des traitements peuvent être mis en place
Ribavirine chez les sujets immunodéprimés pour les hépatites E chroniques
Parfois interféron
Hépatite toxique
Arrêt de l’exposition au produit toxique
Traitement des symptômes
En cas d’aggravation
Ablation partielle du foie
Transplantation
Règles hygiéno-diététiques
Eviter la consommation d’alcool
Repos
Eviter la prise de médicaments ou demander l’avis à un médecin
Arrêt du tabac
Eviter les repas trop riches
Eviter l’exposition aux produits toxiques
7- Prévention des hépatites
Vaccination pour certains virus (A, B)
Ne pas consommer de fruits de mer crus dans les zones où l’eau peut être contaminée
Ne pas boire l’eau du robinet si celle-ci peut être contaminée
Ne pas consommer de produits crus si ceux-ci peuvent être contaminés
Utiliser des préservatifs si le statut sérologique de la personne n’est pas connu ou si la personne est contaminée
Lavage systématique des mains après contact avec une personne contaminée
Port de gants pour les soins à risque
Ne pas réutiliser de seringues ou aiguilles souillées
Elimination des déchets souillés de sang
Ne pas partager le matériel à risque (rasoir, brosse à dents, fil dentaire …)
Limiter la consommation d’alcool
Respecter la posologie des médicaments
Respecter les consignes de sécurité en cas de manipulation de produits toxiques / cytotoxiques
Attention à la consommation de champignons ou de plantes non connus
…
8- Pharmacologie
Interféron alpha (Introna®, Pegasys®, Roferon-A®)
C.I : affection cardiaque grave, insuffisance rénale grave, cirrhose du foie, anomalie thyroïdienne non corrigée, ATCD d’épilepsie, enfant souffrant de troubles psychiques comme la dépression, ATCD de maladie auto-immune, traitement immunodépresseur, enfant de moins de 3 ans
E.S : syndrome grippal (fièvre, frissons, perte d’appétit, céphalées, sueurs, courbatures), diarrhée, douleurs abdominales, douleur au point d’injection, pharyngite, essoufflement anormal, toux, état dépressif, insomnie, anxiété, prurit, éruption cutanée, perte de cheveux, douleurs articulaires et musculaires
Telbivudine (Sebivo®)
Traitement de l’hépatite B chronique
C.I : grossesse, allaitement
E.S : vertiges, céphalées, toux, éruption cutanée, trouble du goût, asthénie, douleurs ou faiblesses musculaires, engourdissement, fourmillements
Entecavir (Baraclude®)
Traitement de l’hépatite B chronique
C.I : grossesse, allaitement, insuffisance rénale
E.S : céphalées, asthénie, vertiges, nausées, somnolence, vomissements, diarrhées, augmentation des transaminases, éruption cutanée, chute de cheveux
C.I : grossesse, allaitement, maladie cardiaque grave, insuffisance hépatique grave, anomalie ou défaut de synthèse de l’hémoglobine, co-infection au VIH avec cirrhose
E.S en association avec l’interféron : changement d’humeur, agressivité, état dépressif, troubles du sommeil, céphalées, perte d’appétit, diarrhées, douleurs musculaires et articulaires, baisse de libido, impuissance, baisse des globules blancs et plaquettes, allergie, troubles de la vision, sécheresse buccale, mycose, caries, gingivite
Sovaldir (Sovaldi®)
traitement de l’hépatite C chronique
C.I : grossesse, allaitement
E.S : insomnie, asthénie, fièvre, syndrome grippal, diarrhées, nausées, vomissements, irritabilité, céphalées, éruption cutanée, démangeaisons, perte d’appétit, étourdissements, douleurs musculaires ou articulaires, essoufflement, toux, modification de l’humeur, troubles de la mémoire ou de la concentration, perte de poids, pyrosis, constipation, chute de cheveux, sécheresse de la peau et de la bouche, douleurs dans la poitrine, crampes, mal de dos
Edipasvir / Sofosbuvir (Harvoni®)
traitement de l’hépatite C chronique
C.I : grossesse, allaitement, traitement à base de rosuvastatine et millepertuis
E.S : asthénie, céphalées
Daclastavir (Daklinza®)
traitement de l’hépatite C chronique
C.I : association avec certains médicaments, grossesse, allaitement
E.S : anémie, nausées, diarrhées, vomissements, candidose buccale, troubles du goût, hémorroïdes, démangeaisons ou brûlures anales, éruption cutanée
Glécaprévir / Pibrentasvir (Maviret®)
seul traitement pour l’hépatite C disponible en pharmacie de ville depuis 2018
C.I : allergie, fonction hépatique fortement diminuée, traitement par certains médicaments
C. I : allergie, traitement par certains médicaments, bilirubine totale trop élevée
E. S: céphalées, diarrhées, nausées, vomissements, douleurs abdominales, baisse de l’appétit, rashs, myalgies, douleurs musculaires, augmentation de la bilirubine totale
Le grand nettoyage… Un « rein artificiel externe » ; une technique de suppléance de la maladie rénale chronique.
1- Définition
La dialyse péritonéale (DP) consiste à débarrasser le sang des substances toxiques qui s’accumulent dans l’organisme lorsque les reins ne fonctionnent plus. C’est la dialyse qui se rapproche le plus du fonctionnement du rein dit « normal » car l’élimination des déchets se fait en continu.
2- Prérequis d’anatomie
Le péritoine est composé de deux membranes : une membrane qui tapisse l’abdomen (péritoine pariétal) et une membrane qui entoure les organes et viscères abdominaux (péritoine viscéral). Entre les deux membranes, il existe normalement un espace très limité appelé cavité péritonéale où circule une quantité minime de liquide.
En insérant un cathéter entre ces deux membranes, on peut augmenter artificiellement la quantité de liquide de cette cavité. C’est le principe de la dialyse péritonéale. Le péritoine laisse passer principalement les petites molécules (urée, créatinine, sodium, potassium, calcium, phosphore…) et retient les grosses telles que les protides, le glucose ou les globules rouges.
L’hémodialyse est caractérisée par le nettoyage du sang qui passe dans un circuit sanguin externe. Là, le sang rencontre un liquide de dialyse (= dialysat) dans un rein artificiel et se débarrasse des substances toxiques avant de retourner dans le corps par la fistule. Ce traitement indolore dure de 3 à 8 heures, trois fois par semaine en moyenne.
3.2- La DP à proprement parler
La DP comme son nom l’indique se sert d’une membrane naturelle, le péritoine. Il permet d’agir comme un filtre au travers duquel les molécules dissoutes telles que l’urée, le potassium et les phosphates passent. Cette technique d’épuration continue se rapproche le plus du fonctionnement normal du rein qui travaille 24h sur 24 sans interruption.
Le dialysat est introduit à l’aide d’un cathéter préalablement implanté dans l’abdomen (petit tuyau qui abouche à la peau du patient). Ce liquide débarrasse le sang des toxines que le rein n’arrive plus à éliminer. Le liquide injecté va se charger de substances que le rein n’arrive plus à éliminer naturellement grâce à deux mécanismes.
La diffusion :
Après injection du dialysat dans l’abdomen, le sang et le dialysat ne sont séparés que par le péritoine. Les lois physiques font que s’il y a une différence de concentration entre deux compartiments, les petites molécules se déplacent pour venir équilibrer les deux milieux. Elles se déplacent du milieu le plus concentré vers celui qui l’est moins. Quand la concentration devient identique, on renouvelle le liquide en injectant un nouveau dialysat dépourvu de petites molécules (et ainsi de suite à chaque fois que le liquide a la même concentration que le sang). En renouvelant cette procédure on épure au fur et à mesure le sang de ses molécules toxiques.
L’osmose ou ultrafiltration :
À l’état naturel, les reins éliminent l’eau présente en excédent dans notre organisme. Toujours en utilisant les mêmes lois de physique, il suffit d’augmenter la concentration du dialysat par rapport à celle du sang pour faire un appel d’eau. L’eau passe alors du milieu le moins concentré (le sang) vers le milieu le plus concentré (le dialysat). C’est la pression osmotique. On utilise une grosse molécule dans le dialysat tel que le glucose, qui ne diffuse pas à la même vitesse que l’eau, afin de soustraire de l’eau lors de cette technique. Plus la concentration en sucre augmente dans le dialysat plus on va soustraire d’eau au patient.
4- Le cathéter de DP
Le cathéter est mis en place de façon chirurgicale, soit par laparoscopie, soit par voie percutanée sous scopie. Ce tube souple en silicone sert à introduire ou extraire le dialysat de la cavité péritonéale. Il se caractérise par une partie externe d’environ 10 cm abouchée à la peau et d’une partie interne qui se compose de nombreux orifices latéraux pour faciliter la circulation des liquides. Deux manchons vont permettre la perméabilité de ce système en fabriquant un tissu dense et fibrineux autour du cathéter afin d’éviter la contamination microbienne et de le maintenir en place. L’orifice doit être nettoyé régulièrement et inspecté afin de prévenir de toute infection. Le cathéter contient un clamp externe pour éviter tout reflux de liquide lors des manipulations.
5- Réalisation
Cette technique se fait principalement à domicile (mais elle peut être faite à l’hôpital si le patient est hospitalisé et sous DP) soit manuellement la journée, soit mécaniquement grâce à une machine la nuit.
5.1- La DP continue(DPC)
Elle consiste à introduire, en application d’une prescription médicale établie par un néphrologue, 3 à 4 fois par 24h, une quantité de dialysat variant entre 1 et 3 Litres. Ainsi, selon l’âge, le poids et les caractéristiques personnelles du patient (clairance, diurèse résiduelle…), son péritoine contient en permanence une certaine quantité de liquide.
Au bout de quelques heures, quand il est saturé, renouveler la procédure en vidant la cavité péritonéale du dialysat « saturé » et injecter un nouveau dialysat « propre, non saturé ».
La tubulure est déjà raccordée en Y à la poche de dialysat et la poche vide de drainage.Elle ne doit pas gêner le patient pour marcher, ni dans ses activités quotidiennes.
Le branchement se fait en Y entre le patient, la poche de dialysat « non saturé » et la poche vide pour éliminer le dialysat « saturé ». Ainsi, ceci évite toute manipulation inutile. Il faut commencer par vidanger le dialysat saturé par gravité, quand le péritoine est vide, il faut clamper la poche contenant le dialysat « saturé » afin d’injecter par gravité à votre patient le dialysat « non saturé ».
Pour l’acte :
Les poches sont posées au préalable sur un réchauffeur (tubulure vers le haut afin de ne pas endommager les tuyaux) pour ne pas faire une variation brusque de température chez le patient.
Fermer portes et fenêtres
S’installer sur un endroit propre et décontaminé
Installer le matériel : potence avec peson et crochet, un masque pour le patient et un pour le soignant, des gants non stériles, une coquille bétadinée, un bouchon de déconnexion bétadiné, deux clamps, la poche prescrite, de la solution hydro-alcoolique, le carnet de suivi.
Lavage des mains
Retirer le suremballage de la poche
Vérifier en concordance avec la prescription : nom de la solution, concentration, volume, péremption, limpidité et intégrité de la poche
Casser la canule entre les deux compartiments (en présence d’une solution se présentant en deux pochons à reconstituer)
Port de gants et masque pour le soignant ; masque pour le patient durant toute la durée du soin
Saisir le Y d’une main, retirer le bouchon de la poche
Saisir le cathéter et dévisser l’ancien bouchon bétadiné
Effectuer la connexion en vissant sans vriller le cathéter (la main côté poche visse, pas celle qui tient le cathéter)
Positionner la collerette de la tubulure dans l’encoche de la coquille bétadinée
Fermer la coquille et la faire pivoter plusieurs fois
Suspendre la poche pleine au peson (peser poche pleine)
Mettre poche vide en position de drainage (par gravité)
Ouvrir le clamp du cathéter patient (le drainage commence)
A la fin du drainage, fermer le clamp patient et mettre un clamp sur la ligne de drainage contenant le dialysat saturé
Peser le dialysat saturé
Vérifier que la poche à injecter soit bien reconstituée
Casser la canule sécable de la tubulure
Ouvrir le clamp du cathéter patient (l’injection commence)
A la fin du drainage fermer le clamp patient et mettre un clamp sur la ligne d’injection du dialysat
Ouvrir l’emballage du bouchon
Déconnecter le système en dévissant sans vriller le cathéter
Mettre le bouchon en place
Retranscrire les informations : afin de quantifier les échanges il est important de peser la poche contenant le dialysat saturé et de noter la quantité injectée de dialysat non saturé. Noter également le poids du patient avant le soin, sa pression artérielle, l’aspect de la poche drainée dans le carnet de suivi. Il peut également être utile de préciser si le patient a uriné, été à la selle…
Calculer l’ultrafiltration (différence de poids entre dialysat précédemment injecté et dialysat saturé recueilli)
Positionner sur le réchauffeur une poche neuve pour le prochain soin
La poche de drainage peut ensuite se vider dans les toilettes comme l’urine. L’élimination des déchets se fait quant à elle dans des sacs DASRI et DAOM.
5.2- La DP automatisée(DPA)
La dialyse automatisée sous-entend qu’il n’y a pas d’intervention pour renouveler le liquide, c’est la machine, directement reliée au cathéter qui s’en occupe. La journée, comme en DPC, le péritoine contient un liquide mais le volume en est réduit. Le soir, à l’aide des poches de dialyse installées sur la machine, le cathéter est connecté à une tubulure, elle-même reliée à ces poches. Le patient est normalement relativement autonome sur cette manipulation et une intervention infirmière n’est plus nécessaire après éducation du patient. Après l’épuration nocturne, le patient se débranche le matin.
Informations :
La longueur de la tubulure est calculée pour permettre à la personne de dormir « normalement ».
La machine peut être déplacée (sur roulettes).
La durée moyenne de connexion est de 10h en DPA mais cela peut varier entre 8 et 12h, toutes les nuits.
6- Avantages, inconvénients et contre-indications
Avantages
Préservation de la fonction rénale résiduelle : la persistance de la production d’urine est plus longue qu’en hémodialyse (cesse au bout de quelques mois).
Permet au patient un certain confort : peut boire un peu plus qu’un hémodialysé, alimentation moins contraignante : il faut seulement éviter les féculents et sucres.
Préservation du capital veineux du bras (pour une éventuelle hémodialyse par la suite) : le meilleur moyen de préserver les veines est de ne pas les sursolliciter.
Moins de fatigue : cette méthode est plus douce en étant réalisée tous les jours, alors que l’hémodialyse entraîne des variations brutales dans l’organisme
Permet aux sujets actifs de continuer à avoir une activité professionnelle la journée, tout en bénéficiant d’une dialyse la nuit.
Inconvénients
En moyenne la DP dure 5 ans mais certains patients sont sous DP depuis plus de 20 ans. En effet, il y a une meilleure tolérance actuelle des dialysats du fait de la prévention des infections.
Péritonite récidivante donc risque infectieux ++
Dialyse devenant insuffisante et donc inefficace
Socio-psychologiques : le traitement par DP peut être vu comme une contrainte par rapport aux habitudes de vie du patient en journée (DPC) ou en soirée (DPA). Pour des voyages, il faut prévoir suffisamment à l’avance pour que la quantité de matériel acheminée soit la bonne et en temps voulu.
Matériels : le volume de matériel est relativement important à stocker au domicile et il n’est pas envisageable pour tous.
Contre-Indications
Chirurgie abdominale lourde : la surface de péritoine disponible peut être insuffisante en cas de chirurgie sur l’intestin (création d’adhérences) et ne suffit donc pas pour une dialyse efficace.
Patients à risque de péritonite : ayant eu des diverticules, maladies du colon ou des diarrhées fréquentes.
Patient souffrant de malnutrition : la dialyse péritonéale, en raison de l’apport de sucre, peut diminuer l’appétit. Si le patient mange peu, la malnutrition risque d’être majorée.
Les stages infirmiers sont répartis sur l’ensemble des 3 années de formation et occupent un volume horaire de 2 100 heures (soit 50% du temps de formation). Ces stages s’effectuent dans des milieux professionnels en lien avec la santé et les soins. Ils permettent à l’étudiant un apprentissage de savoir-faire, savoir-être et mettre en lien la formation théorique (IFSI) et pratique. Ils correspondent à l’unité d’enseignement 5.8.
Durée des stages
Les stages durent 5, 10 ou 15 semaines selon le référentiel.
Semestre 1 : 5 semaines (175 heures)
Semestres 2 à 5 : 10 semaines (350 heures)
Semestre 6 : 15 semaines (525 heures)
Il est possible de diviser les stages de 10 semaines en deux pour que l’étudiant bénéficie d’un nombre de lieux de stages augmenté. Le stage de 15 semaines doit être séparé en 2 avec une durée maximum de 10 semaines/terrain de stage.
Soins de longue durée et soins de suite et de réadaptation : SSR, USLD, EHPAD (qui peut être considéré en lieu de vie)…
Soins individuels ou collectifs sur lieux de vie : Crèche, école, lycée, EHPAD, libéral, entreprise…
Les différents acteurs et leurs missions
Le maître de stage : il représente l’institution, assure la fonction organisationnelle et le suivi de l’encadrement de l’étudiant en stage. Le plus souvent, il s’agit du cadre de santé de l’unité.
Il accueille et intègre l’ESI :
Présente à l’ESI le lieu de stage, lui donne les informations nécéssaire et organise le parcours à suivre par l’étudiant.
Présente l’étudiant à l’équipe, assure son intégration.
Désigne un tuteur en amont du stage et le présente à l’ESI
Permet à l’étudiant de se positionner en stage, en lien avec le tuteur et les professionnels de proximité.
Il assure le suivi de la formation de l’ESI :
S’assure de la qualité de l’encadrement de proximité et du tutorat.
Règles les difficultés éventuelles.
Il est l’interlocuteur privilégié de l’IFSI.
Le tuteur de stage : il est responsable de l’encadrement pédagogique en stage. C’est une personne qui se doit d’être volontaire, connaissant le référentiel d’activités et de compétences, ainsi que la formation des ESI. Il s’agit d’un(e) infirmier(e) diplômé(e) d’Etat, de préférence formé au tutorat.
Il assure l’accompagnement pédagogique :
Il reçoit l’étudiant, se présente en tant que tuteur et remet le livret d’accueil si ce dernier n’a pas été remis par le maitre de stage.
Il réalise l’entretien d’accueil de l’étudiant, évalue le niveau d’apprentissage et les attentes de l’étudiant(e) (objectifs de stage). il réajuste si besoin, et émets les attentes du service envers l’étudiant.
Propose des entretiens (formels ou non) régulièrement, propose des réajustements. Il est la pièce maitresse entre l’étudiant, le maitre de stage et les professionnels de proximité.
Il répond aux questions de l’étudiant.
Il assure l’évaluation de l’ESI :
Fait le bilan de mi-stage avec l’étudiant +/- le maitre de stage après retours des professionnels de proximité et de l’étudiant ; et à l’aide du livret de suivi si ce dernier existe.
Identifie les points forts et les axes d’amélioration, et aide l’ESI dans son auto-évaluation.
Le professionnel de proximité : il s’agit de l’ensemble de l’équipe paramédicale (IDE, AS…) participant à la formation de l’ESI. Il est présent pour aider l’ESI à mobiliser ses savoirs, savoirs-être et savoirs-faire (sans pour autant faire à la place de l’étudiant). Ils sont en contact avec le tuteur de stage afin de faire une synthèse des acquisitions, des points positifs et à améliorer de l’ESI.
Il assure le suivi de la formation de l’étudiant :
Guide et indique ce qui est conforme aux bonnes pratiques professionnelles et ce qui doit être amélioré.
Explique les risques liés à la réglementation, sécurité, traçabilité…
Organise les activité d’apprentissage de l’ESI, en lien avec le référentiel de compétences et les objectifs de stage.
Montre, explique, questionne et accompagne l’ESI pour le mener vers une pratique en autonomie.
Le formateur référent du stage : il est le lien entre la maître de stage et l’IFSI. Il est aussi l’interlocuteur de l’ESI en cas de difficultés pendant le stage.
Il assure la coordination avec l’établissement d’accueil.
Il accompagne les équipes dans l’utilisation du référentiel et des outils d’évaluation.
Il contribue à la formation théorique de l’ESI.
Il gère les difficultés éventuelles.
Il organise des rencontres sur les lieux de stage ou à l’IFSI.
L’étudiant en soins infirmiers : il est la pièce centrale pour les 4 acteurs précédemment décrits. Il construit progressivement ses compétence en interaction avec les différents professionnels.
Il prépare son stage en prenant des informations sur le service et en formulant des objectifs de stage précis.
Se présente à tous les professionnels de santé.
Renseigne son portfolio et le partage avec les professionnels.
Mesure sa progression et ajuste ses objectifs.
S’implique dans les situations d’apprentissage.
Mobilise et développe l’ensemble de ses savoirs.
Il analyse sa participation dans les situation d’apprentissage.
Vous pouvez retrouver chaque service et leurs différentes spécificités en cliquant ICI.
Le bloc opératoire est une structure où se déroulent des interventions chirurgicales. C’est un espace propre et sécurisé auquel seuls les professionnels de santé habilités ont accès. Généralement placés au centre d’un hôpital ou d’un service, les blocs opératoires sont soumis à une réglementation stricte d’hygiène et d’asepsie et à de nombreux contrôles, afin de réduire au maximum les risques d’infection ou de contamination.
Population essentiellement rencontrée
Vous pouvez rencontrer tous les âges au bloc opératoire selon la spécialité.
Équipe professionnelle essentiellement rencontrée
Chirurgien
Médecin anesthésiste / réanimateur
Médecin radiologue
Manipulateur en radiographie
Interne
Cadre de santé
Infirmier Diplômé d’Etat
Infirmier(e) Anesthésiste Diplômé(e) d’Etat
Infirmier(e) de Bloc Opératoire Diplômé(e) d’Etat
Aide-soignant(e)
Brancardier
Agent de Service Hospitalier Qualifié(e)
Equipe de stérilisation
Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques…
Soins essentiellement rencontrés
Ouverture et fermeture d’une salle d’intervention
Nettoyage et désinfection d’une salle d’intervention
Installation du patient
Installation du monitorage
Préparation du matériel selon la spécialité et le chirurgien
Pré-désinfection et stérilisation du matériel
Préparation des médicaments anesthésiants et drogues
Accueil du patient avec recueil de données / check-list pré-opératoire
Habillage en stérile de l’équipe chirurgicale
Masque pré-oxygénation, intubation du patient
Pose et surveillance de cathéter veineux périphérique
Pose et surveillance de sonde naso-gastrique
Pose et surveillance de sonde urinaire
Aide à la pose des drains
Réfection des pansements
Préparation et pose des pousse-seringues électriques
Respect des zones propres et stériles
Gestion du circuit des déchets
Traçabilité de l’intervention, du matériel utilisé
Instrumenter le matériel au chirurgien
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.
Traitements essentiellement rencontrés
Sédatifs
Curares
Antalgiques
Anticoagulants
Antibiotiques
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés
Chirurgie urologique (résection transurétrale de la prostate ou de la vessie, néphrectomie, prostatectomie, vasectomie, torsion testiculaire, adénomectomie, urétrotomie, greffe, circoncision, hydrocèle, lithotritie extra-corporelle, pose de sonde JJ…)
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.
Prérequis
Hygiène des mains (lavage simple, lavage hygiénique, lavage chirurgical)
Préparation du patient pour le bloc opératoire (check-list de sécurité)
Connaître les principales pathologies et spécialités du bloc-opératoire
Législation en vigueur
Surveillance per-opératoire
Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.
Comme pour la totalité des oedèmes, l’Oedème Aigu du Poumon se caractérise par une accumulation de liquide dans une partie du corps.
1- Définition
L’OAP est l’accumulation anormale de liquides venus du secteur vasculaire dans les alvéoles pulmonaires. Il s’agit d’une urgence médicale où le pronostic vital est engagé. L’OAP est la forme aiguë d’une insuffisance cardiaque gauche décompensée.
Alvéole pulmonaire normale
Alvéole pulmonaire avec accumulation d’eau
2- Physiopathologie
L’OAP résulte d’une différence de pression au niveau des capillaires pulmonaires. En effet, lorsque la pression à l’intérieur des capillaires devient plus élevée que la pression alvéolaire, l’eau et l’albumine passent des capillaires dans les alvéoles. Il en résulte donc une accumulation de liquides au niveau de ces dernières, et par conséquent une détresse respiratoire. La différence de pression est liée soit à un dysfonctionnement du ventricule gauche (qui aura pour conséquence une accumulation de liquide en amont de celui-ci), soit à une altération de la membrane alvéocapillaire.
3- Causes
3.1- OAP Cardiogénique
Insuffisance cardiaque gauche
Poussée d’hypertension artérielle
Dysfonctionnement mitral
Infarctus du myocarde
3.2- OAP lésionnel
Inhalation de produits volatiles et toxiques
Atteinte alvéolaire par des bactéries ou des virus
Néoplasie
Traumatisme
3.3- Autres causes
Altitude
Utilisation d’un circuit Extra-Corporel (rare)
Ecart dans un régime hyposodé
Apports liquidiens excessifs
Evacuation d’un épanchement pleural
Hypoalbuminémie
Lymphangite carcinomateuse
4- Signes cliniques
Difficultés respiratoires d’apparition brutale
Polypnée
Douleurs thoracique
Toux
Crachats mousseux rosés ou blancs
Cyanose possible
Sueurs (signe d’hypercapnie)
Angoisse / agitation
Oedèmes des membres inférieurs
Peuvent également être présents :
Une tachycardie
Une pression artérielle pincée
Une hypertension artérielle
Une position assise avec un décubitus dorsal impossible
Signes de gravité : polypnée > 30 mouvements / min ou bradypnée, marbrures, cyanose, troubles de la conscience, angoisse de mort imminente.
5- Diagnostic
Le diagnostic est tout d’abord clinique : détresse respiratoire, avec un début souvent brutal et vespéro-nocturne associée aux signes cliniques précédemment cités. A l’examen clinique, des râles crépitants sont retrouvés. Les examens complémentaires possibles sont :
Radiographie du thorax
Gazométrie artérielle en air ambiant si possible
ECG
Echographie cardiaque
6- Traitement
Le traitement doit être administré en urgence, et simultanément la recherche du facteur déclenchant doit avoir lieu.
Position assise, si possible jambes pendantes
Oxygénothérapie au MHC +/- VNI en CPAP +/- Intubation
Vasodilatateurs
Tonicardiaques
Diurétiques d’action rapide (Furosémide par exemple)
Dérivés nitrés
Possibilité de pose de sonde à demeure
Possibilité de traitement par antibiotiques
Traitement étiologique
7- Complications
Choc cardiogénique
Acidose respiratoire
Récidive
Fibrose pulmonaire
Décès
8- Rôle infirmier
Evaluation de la dyspnée (Fréquence respiratoire, signes de lutte, amplitude..)
Installation du patient (décubitus dorsal proscrit)
Mise en place des thérapeutiques sur prescription médicale (gazométrie artérielle, diurétique…)
Surveillance de l’efficacité des traitements
Surveillance de la voie veineuse périphérique
Surveillance de la diurèse
Surveillance rapprochée du patient avec chariot d’urgence à proximité
Approche relationnelle importante : rassurer sans trop solliciter le dialogue
Rôle éducatif : régime hyposodé, activité physique raisonnable
Anaïs vous propose son travail de fin d’études sur le sujet de la réflexivité, sur le questionnement et la remise en questions des pratiques professionnelles des soignants. Son travail a reçu une note globale de 15/20 en Juillet 2020.
Ce mémoire de fin d’étude aborde les points essentiels pour une pratique soignante de qualité : le questionnement et la remise en question de nos pratiques professionnelle. Cela est indispensable pour prendre en soin un patient de manière singulière, adaptée, pertinente et juste. Durant mes études, j’ai pu apercevoir que chaque situation est propice à un questionnement, à une analyse des pratiques et que ceux-ci sont indispensables pour la faire évoluer. Ainsi, il a été évident que j’évoque ce sujet car il me tient à cœur de partager cette réflexion. Notamment, car je pense qu’un questionnement collectif est plus approfondi. En effet, chacun d’entre nous détient des qualités, des idées, des expériences pouvant permettre d’étayer nos savoirs, savoirs faire et savoirs être. Ce travail, s’appuie sur des lectures, des recherches, des visionnages d’interview et des partages d’expériences permettant de répondre à la question de départ. Cependant, il a été difficile de trouver des textes évoquant certains concepts, et mes recherches ont été fastidieuses de par le contexte de crise sanitaire ; ne pouvant me rendre à la bibliothèque.
Mots clefs : Questionnement professionnel, Equipe, Remise en question de nos pratiques professionnelles, Analyses des pratiques.
La pédiatrie, au sens général, est la branche de la médecine qui prend en charge les enfants âgés de quelques jours à un peu plus de 15 ans. Certains services accueillent néanmoins les adolescents jusqu’à l’âge de 18 ans.Les urgences pédiatriques accueillent les enfants nécessitant un avis médical, psychiatrique ou chirurgical 24h/24 et 7j/7.
Population rencontrée
Vous accueillerez des patients de quelques jours de vie à 15 ans et 3 mois (parfois jusqu’à 18 ans), de la simple consultation à l’urgence vitale. Une des particularités de la pédiatrie est l’accueil de l’enfant et de ses parents.
Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques,…
En pédiatrie, la prise en charge se fait en binôme indissociable infirmier(e)-AS/AP.
Soins essentiellement rencontrés
Réalisation d’une entrée d’un patient
Électrocardiogramme
Aérosolthérapie
Pose et surveillance de voie veineuse périphérique
Sondage urinaire et pose de poche de recueil
Utilisation du MEOPA (Mélange Equimolaire d’Oxygène et de Protoxyde d’Azote)
Mesure des paramètres vitaux
Réalisation de bandelette urinaire
Réalisation d’ECBU
Pose et surveillance de traitements intraveineux.
Pose de sonde nasogastrique
Réalisation de ponction veineuse
Réalisation de bilan sanguin en microméthode
Gestion de l’urgence
Aide à la pose de catheter intra-osseux
Injection avec calcul de dose et de débit
Éducation thérapeutique
Éducation à la parentalité
Pratique de l’hypnoanalgésie et de la distraction.
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.
Une des particularités des urgences pédiatriques réside dans la relation de soin. Celle-ci se fait en triade : les parents-l’enfant-les soignants. Cette triade relationnelle est quasiment indissociable de la prise en charge d’un enfant. Si un des éléments manque, le soin peut être rapidement compromis voire impossible.
Traitements essentiellement rencontrés
Antibiotiques
Solutés de perfusion
Antalgiques de différents paliers
Médicaments de l’urgence (adrénaline, Adénosine, amiodarone, salbutamol, diazepam…)
Anti-inflammatoires
Anti-émétiques
Vasodilatateurs et anti-inflammatoires bronchiques
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés.
Pathologies essentiellement rencontrées
Bronchiolite
Gastroentérite aigüe
Fracture (avec ou sans chirurgie)
Arrêt cardio-respiratoire
Appendicite
Adénite mésentérique
Douleurs abdominales
Otite
Angine
Mauvaise prise de poids
Crise convulsive / épilepsie
Crise angoisse / anxiété / colère
Asthme
Découverte et/ou décompensation de diabète de type 1
Découverte de tumeurs (liquides ou solides)
Hébergement
Contexte de maltraitance ou de négligence
Laryngite
Corps étrangers ORL
Tentative d’autolyse
Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.
Prérequis
Connaissance du développement moteur, psychosocial et psychoaffectif de l’enfant
Connaissance de l’évolution de l’alimentation de l’enfant (lait 1er âge, 2ème âge, diversification,…)
Maîtrise des calculs de dose et de débit.
Connaissance des principaux traitements utilisés en pédiatrie, savoir expliquer le but recherché, les effets secondaires et indésirables.
Connaissance des principaux textes législatifs de la pédiatrie (charte de l’enfant hospitalisé, …)
Connaissance des principales pathologies rencontrées et les traitements en regard
Maîtriser les règles d’hygiène et d’asepsie
Savoir s’adapter à l’enfant dans son attitude, ses paroles et ses gestes.
Bonus ! La connaissance de comptines, chansons, dessins animés est un plus !
Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.
Lucie vous propose de découvrir son travail de recherche sur la posture infirmier et la relation soignant-soigné.
Les situations de violence envers les infirmiers sont de plus en plus présentes à l’hôpital. Celles-ci impactent la relation soignant-soigné positivement ou négativement.
Ma question de recherche est : « En quoi la posture de l’infirmière peut-elle avoir un impact sur la relation soignant-soigné face à un patient violent aux urgences ? ».
La méthodologie utilisé est basée sur un entretien exploratoire effectué auprès d’un cadre de santé formateur sur la violence ayant travaillé aux urgences. La lecture d’un ouvrage de référence La relation soignant-soigné deA. MANOUKIAN. Puis, la réalisation de deux entretiens semi-directifs auprès d’infirmiers travaillant aux urgences.
La posture infirmière a un impact sur la relation soignant-soigné face à un patient violent au travers de la notion de contexte et de compétences (savoir, savoir-faire, savoir- être). Si les compétences sont mises en œuvre avec le contexte, cela favorise l’adoption d’une posture « adaptée » (compréhensive et de verbalisation : écoute, empathie, bienveillance). Cette dernière a un impact positif sur la relation soignant-soigné : relation de qualité, patient apaisé. L’absence ou la non mobilisation des compétences infirmières associée à un contexte défavorable peut engendrer une posture « inadaptée » (agressivité, ignorance du patient). Cette dernière a un impact négatif sur la relation soignant-soigné : altération, exacerbation de la violence du patient.
La réalisation de ce travail m’a fait prendre conscience de l’importance d’avoir des compétences qui doivent toujours être renouvelées et maintenues dans le temps.
Dans cet article, nous allons aborder le sens des mots. Pour aider à comprendre le jargon médical, l’étymologie vous sera d’un très grand secours !
Introduction
Commençons d’abord par quelques définitions :
Selon le Larousse, l’étymologie est « la science qui a pour objet la recherche de l’origine des mots d’une langue donnée, et la reconstitution de l’ascendance de ces mots ». Autrement dit, l’étymologie est la science qui a pour objet l’origine des mots.
Les mots sont en général composés d’un préfixe, d’un suffixe et d’une racine.
Le préfixe correspond à la partie qui se situe au début du mot et qui permet de modifier le sens. Par exemple, PÉRI-carde : Ce qui entoure le coeur.
Le suffixe correspond à la partie qui termine le mot, et qui permet de modifier le sens. Par exemple, cardio-PATHIE : maladie du coeur.
Et, après le préfixe ou avant le suffixe se trouve la racine : c’est la base d’un mot qui a donné naissance à d’autres mots. Par exemple, aphone : Phon(i)e est la racine du mot.
La plupart des mots ont une origine latine ou grecque. Quelques fois, les mots sont empruntés à d’autres langues : cathéter, strapping, scanner…. sont des mots anglais.
1- Les préfixes
Privatifs : A- / An- : déficient, sans,..
Anurie : Absence d’urine
Apyrétique : Absence de fièvre
Opposition :
Anti- : contre, opposé, contraire à,…
Antidote : contre le poison
Antibiotique : Contre la vie
Antipyrétique : contre la fièvre,
Ana- : contraire ou inverse, vers le haut, à nouveau …
Anastomose : ouverture avec,…
Anabolisme : Synthèse de molécule pour renouveler les cellules mortes
Anaphylaxie : contraire à la protection…
Négatifs : Im- / In- / il- / Ir-
Incontinence : ne pas retenir
Impossible : sans possibilité
Indiquant une notion de localisation
Epi- : au-dessus
Épigastrique : au-dessus de l’estomac
Epiphyse : extrémité des os long
Hypo- : En-dessous, en dessous de la norme
Hypothermie : Température en-dessous de la température normale
Hypogastrique : en-dessous de l’estomac
Hyper- : au-delà-de, trop, excessif
Hyperglycémie : taux de sucre au-delà des normes
Peri- : Autour de,
Perinatal : autour de la naissance
Sub- : Sous, sans gravité, pas entièrement
Subfébrile : température un peu plus élevée que la normale
Subluxation : légèrement luxé
Traitement sublingual : traitement qui se met sous la langue
Indiquant une notion de trop, d’excès
Hyper- : au delà-de, trop, excessif
Hyperglycémie : taux de sucre au delà des normes
Pollaki- : fréquent, souvent
pollakiurie : émission très fréquente d’urines
Indiquant une quantité
Poly- : plusieurs, nombreux, abondant, de façon exagéré
Polydipsie : soif excessive
Polyurie : urines abondantes
Polytoxicomanie : dépendance à plus de 2 drogues
Olig- : peu, trop peu, insuffisant, petite quantité, …
Oligurie : urines peu abondantes
Oligospermie : concentration de spermatozoïdes anormalement basse
Indiquant une fréquence, un rythme :
Tachy- : rapide, vite
Tachypnée : rythme respiratoire élevé
Tachycardie : contraction cardiaque trop rapide (pouls trop élevé).
Brady- : lent, trop lentement
bradypnée : rythme respiratoire anormalement bas
bradypsychie : ralentissement du cours de la pensée.
Indiquant un lieu, une position :
In- : dans, en
Injection : lancer dans
Introduire : mettre dans
En- : dans
Encéphale : dans le tête
Endo- : dedans, à l’intérieur
L’endomètre : paroi interne de l’utérus
Intra- : dans, à l’intérieur
Intraveineuse : dans la veine
Intramusculaire : dans le muscle
Intracavitaire : dans une cavité cardiaque
Intratrachéal : dans le trachée
Extra- : au dehors
Extradural : au dehors de la dure mère
Extraction : mettre au dehors
Ec- : hors du lieu, ..
Ectopie : organe qui n’est pas placé dans son lieu habituel
Ex- : en dehors
Exérèse : enlever à l’extérieur
Extemporané : en dehors du temps
Ante- : avant
Anténatal : avant la naissance
Post- : après
Postnatal : après la naissance
Indiquant un quantité :
Mono- / Uni : un
Unilatéral : un seul côté
Di- / Bi- : Deux
Dihydrogène : deux atomes d’Hydrogène
Tri- / Ter- : Trois
Trigone : 3 côtés
Quadri- / Tétra- : Quatre
Tétraplégique : atteintes sensitivomotrices des 4 membres.
Penta- : Cinq
Pentagone : 5 côtés
Hémi -/ Semi- : moitié
Hémiparésie : parésie sur la moitié du corps
Indiquant les couleurs :
Eryth – : Rouge
Érythème : dermite caractérisée par une plaque rouge
Cyan- : bleu
Cyanose : teinte bleutée au niveau des extrémités, buccale, …
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