Comme pour la totalité des oedèmes, l’Oedème Aigu du Poumon se caractérise par une accumulation de liquide dans une partie du corps.



1- Définition

L’OAP est l’accumulation anormale de liquides venus du secteur vasculaire dans les alvéoles pulmonaires. Il s’agit d’une urgence médicale où le pronostic vital est engagé. L’OAP est la forme aiguë d’une insuffisance cardiaque gauche décompensée.

Alvéole pulmonaire normale
Alvéole pulmonaire avec accumulation d’eau

2- Physiopathologie

L’OAP résulte d’une différence de pression au niveau des capillaires pulmonaires. En effet, lorsque la pression à l’intérieur des capillaires devient plus élevée que la pression alvéolaire, l’eau et l’albumine passent des capillaires dans les alvéoles. Il en résulte donc une accumulation de liquides au niveau de ces dernières, et par conséquent une détresse respiratoire. La différence de pression est liée soit à un dysfonctionnement du ventricule gauche (qui aura pour conséquence une accumulation de liquide en amont de celui-ci), soit à une altération de la membrane alvéocapillaire.


3- Causes

3.1- OAP Cardiogénique
  • Insuffisance cardiaque gauche
  • Poussée d’hypertension artérielle
  • Dysfonctionnement mitral
  • Infarctus du myocarde
3.2- OAP lésionnel 
  • Inhalation de produits volatiles et toxiques
  • Atteinte alvéolaire par des bactéries ou des virus
  • Néoplasie
  • Traumatisme
3.3- Autres causes
  • Altitude
  • Utilisation d’un circuit Extra-Corporel (rare)
  • Ecart dans un régime hyposodé
  • Apports liquidiens excessifs
  • Evacuation d’un épanchement pleural
  • Hypoalbuminémie
  • Lymphangite carcinomateuse

4- Signes cliniques

  • Difficultés respiratoires d’apparition brutale
  • Polypnée
  • Douleurs thoracique
  • Toux
  • Crachats mousseux rosés ou blancs
  • Cyanose possible
  • Sueurs (signe d’hypercapnie)
  • Angoisse / agitation
  • Oedèmes des membres inférieurs

Peuvent également être présents :

  • Une tachycardie
  • Une pression artérielle pincée
  • Une hypertension artérielle
  • Une position assise avec un décubitus dorsal impossible

Signes de gravité : polypnée > 30 mouvements / min ou bradypnée, marbrures, cyanose, troubles de la conscience, angoisse de mort imminente.


5- Diagnostic

Le diagnostic est tout d’abord clinique : détresse respiratoire, avec un début souvent brutal et vespéro-nocturne associée aux signes cliniques précédemment cités. A l’examen clinique, des râles crépitants sont retrouvés. Les examens complémentaires possibles sont :

  • Radiographie du thorax
  • Gazométrie artérielle en air ambiant si possible
  • ECG
  • Echographie cardiaque

6- Traitement

Le traitement doit être administré en urgence, et simultanément la recherche du facteur déclenchant doit avoir lieu.

  • Position assise, si possible jambes pendantes
  • Oxygénothérapie au MHC +/- VNI en CPAP  +/- Intubation
  • Vasodilatateurs
  • Tonicardiaques
  • Diurétiques d’action rapide (Furosémide par exemple)
  • Dérivés nitrés
  • Possibilité de pose de sonde à demeure
  • Possibilité de traitement par antibiotiques
  • Traitement étiologique

7- Complications

  • Choc cardiogénique
  • Acidose respiratoire
  • Récidive
  • Fibrose pulmonaire
  • Décès

8- Rôle infirmier

  • Evaluation de la dyspnée (Fréquence respiratoire, signes de lutte, amplitude..)
  • Installation du patient (décubitus dorsal proscrit)
  • Mise en place des thérapeutiques sur prescription médicale (gazométrie artérielle, diurétique…)
  • Surveillance de l’efficacité des traitements
  • Surveillance de la voie veineuse périphérique
  • Surveillance de la diurèse
  • Surveillance rapprochée du patient avec chariot d’urgence à proximité
  • Approche relationnelle importante : rassurer sans trop solliciter le dialogue
  • Rôle éducatif : régime hyposodé, activité physique raisonnable


SOURCES


Anaïs vous propose son travail de fin d’études sur le sujet de la réflexivité, sur le questionnement et la remise en questions des pratiques professionnelles des soignants. Son travail a reçu une note globale de 15/20 en Juillet 2020.


Ce mémoire de fin d’étude aborde les points essentiels pour une pratique soignante de qualité : le questionnement et la remise en question de nos pratiques professionnelle. Cela est indispensable pour prendre en soin un patient de manière singulière, adaptée, pertinente et juste. Durant mes études, j’ai pu apercevoir que chaque situation est propice à un questionnement, à une analyse des pratiques et que ceux-ci sont indispensables pour la faire évoluer. Ainsi, il a été évident que j’évoque ce sujet car il me tient à cœur de partager cette réflexion. Notamment, car je pense qu’un questionnement collectif est plus approfondi. En effet, chacun d’entre nous détient des qualités, des idées, des expériences pouvant permettre d’étayer nos savoirs, savoirs faire et savoirs être. Ce travail, s’appuie sur des lectures, des recherches, des visionnages d’interview et des partages d’expériences permettant de répondre à la question de départ. Cependant, il a été difficile de trouver des textes évoquant certains concepts, et mes recherches ont été fastidieuses de par le contexte de crise sanitaire ; ne pouvant me rendre à la bibliothèque.

Mots clefs : Questionnement professionnel, Equipe, Remise en question de nos pratiques professionnelles, Analyses des pratiques.



ATTENTION, LE PLAGIAT EST PASSIBLE DE POURSUITES JUDICIAIRES 

La pédiatrie, au sens général, est la branche de la médecine qui prend en charge les enfants âgés de quelques jours à un peu plus de 15 ans. Certains services accueillent néanmoins les adolescents jusqu’à l’âge de 18 ans. Les urgences pédiatriques accueillent les enfants nécessitant un avis médical, psychiatrique ou chirurgical 24h/24 et 7j/7.



Population rencontrée

Vous accueillerez des patients de quelques jours de vie à 15 ans et 3 mois (parfois jusqu’à 18 ans), de la simple consultation à l’urgence vitale. Une des particularités de la pédiatrie est l’accueil de l’enfant et de ses parents.


Équipe professionnelle essentiellement rencontrée

  • Pédiatre et spécialiste pédiatrique
  • Infirmier(e) diplômé(e) d’Etat
  • Infirmier(e) puériculteur(trice) diplômé(e) d’Etat
  • Aide-soignant(e)
  • Auxiliaire de puériculture
  • Manipulateur radio
  • Orthophoniste
  • Diététicien(ne)
  • Chirurgien général ou pédiatrique
  • Interne de médecine générale ou pédiatrique
  • Kinésithérapeute
  • Secrétaire
  • Assistant(e) social(e)
  • Ergothérapeute
  • Agent des Services Hospitaliers Qualifié(e)

Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques,…

En pédiatrie, la prise en charge se fait en binôme indissociable infirmier(e)-AS/AP.


Soins essentiellement rencontrés

  • Réalisation d’une entrée d’un patient
  • Électrocardiogramme
  • Aérosolthérapie
  • Pose et surveillance de voie veineuse périphérique
  • Sondage urinaire et pose de poche de recueil
  • Utilisation du MEOPA (Mélange Equimolaire d’Oxygène et de Protoxyde d’Azote)
  • Mesure des paramètres vitaux
  • Réalisation de bandelette urinaire
  • Réalisation d’ECBU
  • Pose et surveillance de traitements intraveineux.
  • Pose de sonde nasogastrique
  • Réalisation de ponction veineuse
  • Réalisation de bilan sanguin en microméthode
  • Gestion de l’urgence
  • Aide à la pose de catheter intra-osseux
  • Injection avec calcul de dose et de débit
  • Éducation thérapeutique
  • Éducation à la parentalité
  • Pratique de l’hypnoanalgésie et de la distraction.

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.

Une des particularités des urgences pédiatriques réside dans la relation de soin. Celle-ci se fait en triade : les parents-l’enfant-les soignants. Cette triade relationnelle est quasiment indissociable de la prise en charge d’un enfant. Si un des éléments manque, le soin peut être rapidement compromis voire impossible.


Traitements essentiellement rencontrés

  • Antibiotiques
  • Solutés de perfusion
  • Antalgiques de différents paliers
  • Médicaments de l’urgence (adrénaline, Adénosine, amiodarone, salbutamol, diazepam…)
  • Anti-inflammatoires
  • Anti-émétiques
  • Vasodilatateurs et anti-inflammatoires bronchiques

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés.


Pathologies essentiellement rencontrées

  • Bronchiolite
  • Gastroentérite aigüe
  • Fracture (avec ou sans chirurgie)
  • Arrêt cardio-respiratoire
  • Appendicite
  • Adénite mésentérique
  • Douleurs abdominales
  • Otite
  • Angine
  • Mauvaise prise de poids
  • Crise convulsive / épilepsie
  • Crise angoisse / anxiété / colère

  • Asthme
  • Découverte et/ou décompensation de diabète de type 1
  • Découverte de tumeurs (liquides ou solides)
  • Hébergement
  • Contexte de maltraitance ou de négligence
  • Laryngite
  • Corps étrangers ORL
  • Tentative d’autolyse

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.


Prérequis

  • Connaissance du développement moteur, psychosocial et psychoaffectif de l’enfant
  • Connaissance de l’évolution de l’alimentation de l’enfant (lait 1er âge, 2ème âge, diversification,…)
  • Maîtrise des calculs de dose et de débit.
  • Connaissance des principaux traitements utilisés en pédiatrie, savoir expliquer le but recherché, les effets secondaires et indésirables.
  • Connaissance des principaux textes législatifs de la pédiatrie (charte de l’enfant hospitalisé, …)
  • Connaissance des principales pathologies rencontrées et les traitements en regard
  • Maîtriser les règles d’hygiène et d’asepsie
  • Savoir s’adapter à l’enfant dans son attitude, ses paroles et ses gestes.
  • Bonus ! La connaissance de comptines, chansons, dessins animés est un plus !

Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.


Lucie vous propose de découvrir son travail de recherche sur la posture infirmier et la relation soignant-soigné.


Les situations de violence envers les infirmiers sont de plus en plus présentes à l’hôpital. Celles-ci impactent la relation soignant-soigné positivement ou négativement.

Ma question de recherche est : « En quoi la posture de l’infirmière peut-elle avoir un impact sur la relation soignant-soigné face à un patient violent aux urgences ? ».

La méthodologie utilisé est basée sur un entretien exploratoire effectué auprès d’un cadre de santé formateur sur la violence ayant travaillé aux urgences. La lecture d’un ouvrage de référence La relation soignant-soigné deA. MANOUKIAN. Puis, la réalisation de deux entretiens semi-directifs auprès d’infirmiers travaillant aux urgences.

La posture infirmière a un impact sur la relation soignant-soigné face à un patient violent au travers de la notion de contexte et de compétences (savoir, savoir-faire, savoir- être). Si les compétences sont mises en œuvre avec le contexte, cela favorise l’adoption d’une posture « adaptée » (compréhensive et de verbalisation : écoute, empathie, bienveillance). Cette dernière a un impact positif sur la relation soignant-soigné : relation de qualité, patient apaisé. L’absence ou la non mobilisation des compétences infirmières associée à un contexte défavorable peut engendrer une posture « inadaptée » (agressivité, ignorance du patient). Cette dernière a un impact négatif sur la relation soignant-soigné : altération, exacerbation de la violence du patient.

La réalisation de ce travail m’a fait prendre conscience de l’importance d’avoir des compétences qui doivent toujours être renouvelées et maintenues dans le temps.

Mots clefs : violence, patient, posture infirmière, relation soignant-soigné, compétences, savoir, savoir-faire, savoir-être, contexte.



ATTENTION, LE PLAGIAT EST PASSIBLE DE POURSUITES JUDICIAIRES 

Dans cet article, nous allons aborder le sens des mots. Pour aider à comprendre le jargon médical, l’étymologie vous sera d’un très grand secours !



Introduction

Commençons d’abord par quelques définitions :

Selon le Larousse, l’étymologie est « la science qui a pour objet la recherche de l’origine des mots d’une langue donnée, et la reconstitution de l’ascendance de ces mots ». Autrement dit, l’étymologie est la science qui a pour objet l’origine des mots.

Les mots sont en général composés d’un préfixe, d’un suffixe et d’une racine.

Le préfixe correspond à la partie qui se situe au début du mot et qui permet de modifier le sens. Par exemple, PÉRI-carde : Ce qui entoure le coeur.

Le suffixe correspond à la partie qui termine le mot, et qui permet de modifier le sens. Par exemple, cardio-PATHIE : maladie du coeur.

Et, après le préfixe ou avant le suffixe se trouve la racine : c’est la base d’un mot qui a donné naissance à d’autres mots. Par exemple, aphone : Phon(i)e est la racine du mot.

La plupart des mots ont une origine latine ou grecque. Quelques fois, les mots sont empruntés à d’autres langues : cathéter, strapping, scanner…. sont des mots anglais.


1- Les préfixes

  • Privatifs : A- / An- : déficient, sans,..
    • Anurie : Absence d’urine
    • Apyrétique : Absence de fièvre
  • Opposition :
    • Anti- : contre, opposé, contraire à,…
      • Antidote : contre le poison
      • Antibiotique : Contre la vie
      • Antipyrétique : contre la fièvre, 
    • Ana- : contraire ou inverse, vers le haut, à nouveau …
      • Anastomose : ouverture avec,…
      • Anabolisme : Synthèse de molécule pour renouveler les cellules mortes
      • Anaphylaxie : contraire à la protection…
  • Négatifs : Im- / In- / il- / Ir-
    • Incontinence : ne pas retenir
    • Impossible : sans possibilité
  • Indiquant une notion de localisation
    • Epi- : au-dessus
      • Épigastrique : au-dessus de l’estomac
      • Epiphyse : extrémité des os long
    • Hypo- : En-dessous, en dessous de la norme
      • Hypothermie : Température en-dessous de la température normale
      • Hypogastrique : en-dessous de l’estomac
    • Hyper- : au-delà-de, trop, excessif
      • Hyperglycémie : taux de sucre au-delà des normes
    • Peri- : Autour de,
      • Perinatal : autour de la naissance
    • Sub- : Sous, sans gravité, pas entièrement
      • Subfébrile : température un peu plus élevée que la normale
      • Subluxation : légèrement luxé
      • Traitement sublingual : traitement qui se met sous la langue
  • Indiquant une notion de trop, d’excès
    • Hyper- : au delà-de, trop, excessif
      • Hyperglycémie : taux de sucre au delà des normes
    • Pollaki- : fréquent, souvent
      • pollakiurie : émission très fréquente d’urines
  • Indiquant une quantité
    • Poly- : plusieurs, nombreux, abondant, de façon exagéré
      • Polydipsie : soif excessive
      • Polyurie : urines abondantes
      • Polytoxicomanie : dépendance à plus de 2 drogues
    • Olig- : peu, trop peu, insuffisant, petite quantité, …
      • Oligurie : urines peu abondantes
      • Oligospermie : concentration de spermatozoïdes anormalement basse
  • Indiquant une fréquence, un rythme :
    • Tachy- : rapide, vite
      • Tachypnée : rythme respiratoire élevé
      • Tachycardie : contraction cardiaque trop rapide (pouls trop élevé).
    • Brady- : lent, trop lentement
      • bradypnée : rythme respiratoire anormalement bas
      • bradypsychie : ralentissement du cours de la pensée.
  • Indiquant un lieu, une position :
    • In- : dans, en
      • Injection : lancer dans
      • Introduire : mettre dans
    • En- : dans
      • Encéphale : dans le tête
    • Endo- : dedans, à l’intérieur
      • L’endomètre : paroi interne de l’utérus
    • Intra- : dans, à l’intérieur
      • Intraveineuse : dans la veine
      • Intramusculaire : dans le muscle
      • Intracavitaire : dans une cavité cardiaque
      • Intratrachéal : dans le trachée
    • Extra- : au dehors
      • Extradural : au dehors de la dure mère
      • Extraction : mettre au dehors
    • Ec- : hors du lieu, ..
      • Ectopie : organe qui n’est pas placé dans son lieu habituel
    • Ex- : en dehors
      • Exérèse : enlever à l’extérieur
      • Extemporané : en dehors du temps
    • Ante- : avant
      • Anténatal : avant la naissance
    • Post- : après
      • Postnatal : après la naissance
  • Indiquant un quantité :
    • Mono- / Uni : un
      • Unilatéral : un seul côté
    • Di- / Bi- : Deux
      • Dihydrogène : deux atomes d’Hydrogène
    • Tri- / Ter- : Trois
      • Trigone : 3 côtés
    • Quadri- / Tétra- : Quatre
      • Tétraplégique : atteintes sensitivomotrices des 4 membres.
    • Penta- : Cinq
      • Pentagone : 5 côtés
    • Hémi -/ Semi-  : moitié
      • Hémiparésie : parésie sur la moitié du corps
  • Indiquant les couleurs :
    • Eryth – : Rouge
      • Érythème : dermite caractérisée par une plaque rouge
    • Cyan- : bleu
      • Cyanose : teinte bleutée au niveau des extrémités, buccale, …
    • Leuco- : blanc
      • Leucorrhée : pertes blanches, écoulement blanchâtre
    • Chloro- : vert
      • Chlorophylle : pigment vert contenu dans les végétaux.
    • Mela(e)- : noir
      • Méléna : sang noir
  • Indiquant une forme, une morphologie :
    • Homo- / Homéo- : identique, semblable,
      • Homozygote : jumeaux issus du même oeuf
    • Hétéro- : différent
      • Hétéroagressivité : agressif envers les autres que soi
    • Auto- : qui s’applique à soi-même
      • Autolyse : qui se détruit lui/elle même
    • Macro- / Mega- / Megalo : Grand
      • Mégacôlon : colon très gros
    • Micro- : petit
      • Microcéphalie : petite tête
    • Allo- : Autre, nature ou état différent
      • Allopathie : médecine qui utilise des médicaments produisant des effets contraires à ceux de la maladie.
  • Autres préfixes :
    • Dys- : difficulté, gêne, …
    • Pedo- : enfant
    • Géronto- : vieux, ancien, vieillard
    • Gynéco- : femme,
    • Psych- : âme, esprit,
    • Soma- : corps humain, …
    • Par(a)- : perturbé, à côté de, contraire à, voisin, …
      • Paresthésie : troubles sensitifs
      • Pararénal : autour du rein
      • Parasympathique : opposition à ce qui est sympathique
    • Pro- : en avant dans le temps, en avant dans l’espace,
      • Pronostic : connaître avant,…
      • Prolapsus : tomber en avant
    • Iatro : médecin, médicament,
      • Iatrogénie : associé à un médicament

2- Les suffixes

  • -ITE : signifie inflammation
    • gingivite : inflammation des gencives
    • appendicite : inflammation de l’appendice
    • Gastrite : inflammation de l’estomac
  • -PATHIE : exprime la maladie
    • Néphropathie : affection du néphron (rein)
    • Hémopathie : maladie du sang
    • Coagulopathie : maladie s’exprimant en troubles de la coagulation
  • -ALGIE : exprime la douleur
    • Cervicalgie : douleurs aux cervicales
    • Névralgie : douleurs au niveau d’un nerf
  • -STOMIE : abouchement, orifice, ouverture
    • Jéjunostomie : abouchement du jéjunum à la peau
  • -ECTOMIE : Ablation
    • Amygdalectomie : ablation, retrait des amygdales
  • -TOMIE : coupe, section
    • Laparotomie : coupe au niveau de l’abdomen.
  • -STASE : arrêt,
    • Hémostase : arrêt du sang
  • -OSE : état, maladie non inflammatoire, état dégénératif,
    • Coxarthrose : dégénérescence de l’articulation de la hanche
    • Nécrose : mort anormale et non programmée des cellules
  • -LYSE : destruction
    • Thrombolyse : destruction d’un thrombus (caillot)
  • -GENE : naissance, production, engendrer
    • Pyrogène : qui déclenche de la fièvre
    • Exogène : qui naît au dehors de
    • Endogène : qui naît à l’intérieur de
  • -LOGIE : Science  // -LOGUE : spécialiste
    • Pneumologie : science qui étudie les poumons
    • Étiologie : étude des causes
    • Cardiologue : spécialiste du coeur
  • -THERAPIE : Traitement, soins,
    • Hormonothérapie : traitement par hormone
    • Corticothérapie : traitement par corticoïdes
  • -OME : tumeur bénigne ou maligne
    • Fibrome : tumeur bénigne au niveau des fibres conjonctives
    • Ostéosarcome : tumeur maligne au niveau des os
  • -GRAPHIE : enregistrement, écrire,
    • scintigraphie : technique d’imagerie nucléaire, qui permet à l’aide d’élément radioactifs de cibler un organe.
  • -SCOPIE : voir, regarder,
    • endoscopie : regarder à l’intérieur
  • -PHOBIE : peur
    • Arachnophobie : peur des araignées
  • -CYTE : cellules
    • Macrocytes : grandes cellules
  • -RHÉE : écoulement,
    • Rhinorrhée : écoulement nasal
  • -RAGIE : jaillissement, écoulement de sang
    • Gingivorragie : écoulement de sang au niveau des gencives
  • -EMIE : au niveau du sang
    • Cholestérolémie : taux de cholestérol au niveau du sang
  • -URIE : au niveau des urines
    • glycosurie : taux de sucre au niveau des urines
  • -OIDE : en forme de…
    • Ovoïde : en forme d’oeuf

3- Les zones du corps

  • crâne : céphal(o)
  • vertèbre : spondyl(o)
  • clavicule : cléid(o)
  • épaule : scapul(o) (scapula = omoplate)
  • sternum : stern(o)
  • côte : cost(o)
  • Humérus : humér(o)
  • radius : radi(o)
  • os iliaque : ili(o)
  • sacrum : sacr(o)
  • fémur : fémor(o)
  • rotule : patell(o)
  • tibia : tibi(o)


SOURCES

– Larousse, « Etymologie », [En ligne], http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/étymologie/31605 (consulté le 28/07/2020)

– Une miette infirmière, « Terminologie médicale : tableau des suffixes, préfixes et racines », [En ligne] https://unemietteinfirmiere.wordpress.com/2012/03/09/terminologie-medicale-tableau-des-suffixes-prefixes-et-racines/ (consulté le 28/07/2020)

– Cours personnels IFSI MONTLUCON 2010-2013.




Présentation du cas

Vous êtes IDE en service de maternité. Ce matin, à votre arrivée à 7h00, vous prenez en charge Mme P., 30 ans, primipare (à terme, suivie sans aucune anomalie pendant la grossesse), suite à sa césarienne sous péridurale hier soir à 22h55. Elle n’a aucun antécédent particulier, ne prend aucun traitement au quotidien. L’intervention s’est bien déroulée, la patiente est revenue en chambre vers 1h du matin. Quelques minutes après le retour, la patiente a été très douloureuse (EN à 10/10) nécessitant l’administration de 2mg de Chlorhydrate de morphine sous-cutanée conformément au protocole du service. Elle est porteuse d’une voie veineuse périphérique (VVP) 18G posée au bloc et a eu une sonde à demeure (SAD) retirée à 6h conformément à la prescription. La plaie chirurgicale est fermée par 15 agrafes.

Les prescriptions sont les suivantes :

  • Lever autorisé
  • Nettoyage de la plaie selon protocole en vigueur dans le service puis laisser à l’air. Ablation des agrafes à J12.
  • Paracétamol 1g : un comprimé toutes les 6 heures.
  • Acupan® (Nefopam) 20mg : une ampoule de 20mg per os sur un sucre si Paracétamol inefficace et EN >5/10, toutes les 6 à 8h sans dépasser trois ampoules par 24h.
  • Tardyféron® (Sulfate féreux) 80mg : un comprimé par jour à 8h.
  • Lovenox® (Enoxaparine sodique) 4000ui/0,4mL : une injection sous cutanée par jour à 8h.
  • NFS dans 48h.

Questions

1- Quels sont les risques pour Mme P. au moment où vous la prenez en charge ?

2- Que surveillez-vous chez Mme P. lors de votre passage en chambre ?

3- Concernant les traitements antalgiques, indiquez les paliers selon l’OMS et les principaux effets indésirables.

4- Quelles sont les surveillances du traitement par Lovenox® et pourquoi ?






1- Quels sont les risques pour Mme P. au moment où vous la prenez en charge ?

  • Risque infectieux lié à l’intervention chirurgicale, à la présence de matériel (agrafes), à la VVP et au sondage urinaire.
  • Risque de douleur lié à l’intervention et à la plaie chirurgicale.
  • Risque de rétention urinaire lié à l’anesthésie, à l’intervention chirurgicale, au sondage urinaire et à l’administration d’antalgiques morphiniques.
  • Risque de constipation lié à l’administration de morphine, à l’intervention chirurgicale, à l’immobilisation et à l’anesthésie.
  • Risque d’anémie lié à l’intervention chirurgicale et aux lochies (pertes de sang et de caillots à la suite de l’accouchement).
  • Risque de phlébite (thrombose veineuse profonde) lié à l’immobilisation, à l’intervention chirurgicale et à la présence d’une VVP.
  • Risque hémorragique lié aux lochies et à l’intervention chirurgicale.

2- Que surveillez-vous chez Mme P. lors de votre passage en chambre ?

  • Surveillance de la plaie chirurgicale (écoulement, rougeur, chaleur, douleur, oedème, désunion…) afin de vérifier l’absence d’infection locale.
  • Surveillance de la VVP (rougeur, chaleur douleur, extravasation, cordon veineux…) afin d’éviter une infection.
  • Surveillance de l’évolution de la douleur dans le but que Mme P. soit confortable.
  • Surveillance des paramètres vitaux (pouls, pression artérielle, température, saturation en oxygène, fréquence respiratoire…) et de l’aspect clinique de Mme P. (pâleur, sueur, cyanose…) pour vérifier l’absence d’infection ou de choc hémorragique.
  • Surveillance de l’involution utérine par palpation abdominale afin de vérifier que l’utérus reprend sa place initiale.
  • Surveillance des lochies afin d’évaluer le risque hémorragique. Si besoin, pour évaluer ce dernier, ne pas hésiter à faire un contrôle d’hémoglobine capillaire sur prescription médicale.
  • Surveillance des signes de phlébite (douleur, chaleur, oedème, perte de ballotement du mollet, cordon veineux au niveau de la VVP ou au niveau du mollet, douleur à la dorsiflexion du pied…) afin de rechercher une thrombose veineuse profonde.
  • Surveillance de la reprise de la diurèse après ablation de la SAD (quantité, odeur, couleur) et de la reprise du transit (gaz) afin d’écarter une rétention aiguë d’urine (RAU) ou une constipation fonctionnelle / occlusion.

Pour aller plus loin ! La surveillance de la VVP peut se faire à l’aide d’une échelle : celle de MADDOX.

Echelle de Maddox

3- Concernant les traitements antalgiques, indiquez les paliers selon l’OMS et les principaux effets indésirables.

  • Paracétamol
    • Antalgique de palier 1
    • Effets indésirables : Accident allergique, trouble hématologique (neutropénie, thrombopénie…), hépatotoxicité (avec cytolyse hépatique en cas de surdosage).
  • Acupan® (Nefopam)
    • Antalgique de palier 1
    • Effets indésirables : somnolence, sueur, nausée, bouche sèche, rétention urinaire, vertige, vomissement…

Pour aller plus loin ! Acupan® est un analgésique central non morphinique, il possède une structure chimique non apparentée aux antalgiques. Sa classification peut donc varier, selon les sources, entre le palier 1 et 2. Cependant l’OMS le classe en palier 1

Pour aller plus loin ! La morphine administrée dans le cas est du chlorhydrate de morphine. C’est un antalgique de palier 3. Les principaux effets indésirables sont des nausées, vomissements, une bradypnée voire une apnée en cas de surdosage, hypotension, constipation, somnolence, rétention urinaire, des vertiges.


4- Quelles sont les surveillances du traitement par Lovenox® et pourquoi ?

  • Surveillance biologique des plaquettes sur prescription médicale car le risque de thrombopénie induite par l’héparine est important.
  • Contrôler le risque hémorragique en post-opératoire.
  • Surveillance du point de ponction (hématome, signes d’infection, nécrose…).

Pour aller plus loin ! Les principaux effets indésirables du Lovenox® sont : manifestation hémorragique, anémie hémorragique, hématome au point de ponction, céphalée, réaction allergique cutanée (prurit, urticaire…) ou générale (choc anaphylactique), douleur au point de ponction, élévation des enzymes hépatiques...


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1- Qu’est ce qu’une pyélonéphrite ?

Une pyélonéphrite est une infection urinaire des voies hautes, avec atteinte du parenchyme rénal.

Pour aller plus loin ! Biologiquement, elle se diagnostique sur les résultats de la bandelette urinaire (positive aux leucocytes, nitrites +/- sang +/- protéines) et se confirme avec un ECBU (leucocyturie >10 000 mL et une bactériurie avec un seul germe). Cliniquement, elle se manifeste par une hyperthermie, des douleurs abdominales et/ou lombaires, des frissons, une pollakiurie, des brûlures mictionnelles, nausées, vomissements…


2- Quelle est la famille thérapeutique précise de la Ceftriaxone ?

La Ceftriaxone, commercialisée sous le nom de Rocéphine®, est un antibiotique de la famille des bêtalactamines. Elle appartient au sous-groupe des céphalosporines de 3ème génération.


3- Quels sont les effets indésirables de la Ceftriaxone ?

Leucopénie, diarrhées, selles molles, éruption cutanée, augmentation des enzymes hépatiques, prurit, céphalées, sensation de brûlure au point de ponction si injectée trop rapidement.

Pour aller plus loin ! La Ceftriaxone peut s’injecter en intraveineux et en intramusculaire. Attention, des conditionnements différents existent en fonction du mode d’injection.


4- Quelles sont les contre-indications à la réalisation d’une injection intra-musculaire ?

  • La principale est la prise d’anticoagulants et la notion de trouble de la coagulation.
  • Lésions cutanées, inflammations, induration, douleur au niveau du site d’injection, hématome…
  • Prothèse de hanche.
  • Eviter le côté hémiplégique

Pour aller plus loin ! Trois sites d’injection sont la plupart du temps utilisés : le deltoïde, le quadrant supérieur droit au niveau du muscle fessier et le tiers moyen de la face antérolatérale externe de la cuisse.



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Présentation du cas

Vous êtes IDEL et vous prenez en charge Mme V., 26 ans, pour une pyélonéphrite traitée par Ceftriaxone 1g IM 1 fois par jour pendant 7 jours.


Questions

1- Qu’est ce qu’une pyélonéphrite ?

2- Quelle est la famille thérapeutique précise de la Ceftriaxone ?

3- Quels sont les effets indésirables de la Ceftriaxone ?

4- Quelles sont les contre-indications à la réalisation d’une injection intra-musculaire ?




Morgane vous propose de consulter son travail de fin d’étude sur l’accompagnement à la fin de vie du patient et de son entourage ainsi que la gestion des émotions des soignants.


Au regard de l’augmentation des maladies chroniques, les soignants seront probablement confrontés, au cours de leur carrière professionnelle, à prendre en soin des patients se trouvant dans un contexte de fin de vie. Cette proximité avec la mort peut s’avérer être une étape difficile autant pour la personne soignée que pour le soignant accompagnant. J’ai moi-même été confrontée à mes propres émotions, au cœur d’une situation de fin vie. Je me suis alors questionnée sur la place des émotions du soignant, ainsi que sur la façon dont celles-ci peuvent interférer dans la relation et le processus d’accompagnement d’un patient en fin de vie et de ses proches. Cette réflexion a constitué le point de départ de mon travail de recherche.

Par la suite, j’ai abordé des concepts clés tels que l’accompagnement, la gestion des émotions, l’intelligence émotionnelle et la « juste » distance professionnelle. Les entretiens réalisés sur le terrain auprès de deux infirmières ont fait ressortir l’importance de l’expérience et d’une bonne connaissance de soi-même pour parvenir à une meilleure maîtrise de nos émotions au travail. Cela m’a permis de rédiger une hypothèse de recherche. En tant que future professionnelle, il est essentiel de parvenir à gérer ses maux et ce travail m’a aidé à le comprendre et à connaitre les ressources pour atteindre cette maîtrise.

Mots clés : accompagnement, fin de vie, émotions, juste distance professionnelle, expérience, connaissance de soi.



ATTENTION, LE PLAGIAT EST PASSIBLE DE POURSUITES JUDICIAIRES