Le grand nettoyage… Un « rein artificiel externe » ; une technique de suppléance de la maladie rénale chronique.



1- Définition

La dialyse péritonéale (DP) consiste à débarrasser le sang des substances toxiques qui s’accumulent dans l’organisme lorsque les reins ne fonctionnent plus. C’est la dialyse qui se rapproche le plus du fonctionnement du rein dit « normal » car l’élimination des déchets se fait en continu.


2- Prérequis d’anatomie

Le péritoine est composé de deux membranes : une membrane qui tapisse l’abdomen (péritoine pariétal) et une membrane qui entoure les organes et viscères abdominaux (péritoine viscéral). Entre les deux membranes, il existe normalement un espace très limité appelé cavité péritonéale où circule une quantité minime de liquide.

En insérant un cathéter entre ces deux membranes, on peut augmenter artificiellement la quantité de liquide de cette cavité. C’est le principe de la dialyse péritonéale. Le péritoine laisse passer principalement les petites molécules (urée, créatinine, sodium, potassium, calcium, phosphore…) et retient les grosses telles que les protides, le glucose ou les globules rouges.


3- Principes

3.1- Prérequis d’hémodialyse

L’hémodialyse est caractérisée par le nettoyage du sang qui passe dans un circuit sanguin externe. Là, le sang rencontre un liquide de dialyse (= dialysat) dans un rein artificiel et se débarrasse des substances toxiques avant de retourner dans le corps par la fistule. Ce traitement indolore dure de 3 à 8 heures, trois fois par semaine en moyenne.

3.2- La DP à proprement parler

La DP comme son nom l’indique se sert d’une membrane naturelle, le péritoine. Il permet d’agir comme un filtre au travers duquel les molécules dissoutes telles que l’urée, le potassium et les phosphates passent. Cette technique d’épuration continue se rapproche le plus du fonctionnement normal du rein qui travaille 24h sur 24 sans interruption.

Le dialysat est introduit à l’aide d’un cathéter préalablement implanté dans l’abdomen (petit tuyau qui abouche à la peau du patient). Ce liquide débarrasse le sang des toxines que le rein n’arrive plus à éliminer. Le liquide injecté va se charger de substances que le rein n’arrive plus à éliminer naturellement grâce à deux mécanismes.

La diffusion :

Après injection du dialysat dans l’abdomen, le sang et le dialysat ne sont séparés que par le péritoine. Les lois physiques font que s’il y a une différence de concentration entre deux compartiments, les petites molécules se déplacent pour venir équilibrer les deux milieux. Elles se déplacent du milieu le plus concentré vers celui qui l’est moins. Quand la concentration devient identique, on renouvelle le liquide en injectant un nouveau dialysat dépourvu de petites molécules (et ainsi de suite à chaque fois que le liquide a la même concentration que le sang). En renouvelant cette procédure on épure au fur et à mesure le sang de ses molécules toxiques.

L’osmose ou ultrafiltration :

À l’état naturel, les reins éliminent l’eau présente en excédent dans notre organisme. Toujours en utilisant les mêmes lois de physique, il suffit d’augmenter la concentration du dialysat par rapport à celle du sang pour faire un appel d’eau. L’eau passe alors du milieu le moins concentré (le sang) vers le milieu le plus concentré (le dialysat). C’est la pression osmotique. On utilise une grosse molécule dans le dialysat tel que le glucose, qui ne diffuse pas à la même vitesse que l’eau, afin de soustraire de l’eau lors de cette technique. Plus la concentration en sucre augmente dans le dialysat plus on va soustraire d’eau au patient.


4- Le cathéter de DP

Le cathéter est mis en place de façon chirurgicale, soit par laparoscopie, soit par voie percutanée sous scopie. Ce tube souple en silicone sert à introduire ou extraire le dialysat de la cavité péritonéale. Il se caractérise par une partie externe d’environ 10 cm abouchée à la peau et d’une partie interne qui se compose de nombreux orifices latéraux pour faciliter la circulation des liquides. Deux manchons vont permettre la perméabilité de ce système en fabriquant un tissu dense et fibrineux autour du cathéter afin d’éviter la contamination microbienne et de le maintenir en place. L’orifice doit être nettoyé régulièrement et inspecté afin de prévenir de toute infection. Le cathéter contient un clamp externe pour éviter tout reflux de liquide lors des manipulations.


5- Réalisation

Cette technique se fait principalement à domicile (mais elle peut être faite à l’hôpital si le patient est hospitalisé et sous DP) soit manuellement la journée, soit mécaniquement grâce à une machine la nuit.

5.1- La DP continue (DPC)

Elle consiste à introduire, en application d’une prescription médicale établie par un néphrologue, 3 à 4 fois par 24h, une quantité de dialysat variant entre 1 et 3 Litres. Ainsi, selon l’âge, le poids et les caractéristiques personnelles du patient (clairance, diurèse résiduelle…), son péritoine contient en permanence une certaine quantité de liquide.

Au bout de quelques heures, quand il est saturé, renouveler la procédure en vidant la cavité péritonéale du dialysat « saturé » et injecter un nouveau dialysat « propre, non saturé ».

La tubulure est déjà raccordée en Y à la poche de dialysat et la poche vide de drainage. Elle ne doit pas gêner le patient pour marcher, ni dans ses activités quotidiennes.

Le branchement se fait en Y entre le patient, la poche de dialysat « non saturé » et la poche vide pour éliminer le dialysat « saturé ». Ainsi, ceci évite toute manipulation inutile.  Il faut commencer par vidanger le dialysat saturé par gravité, quand le péritoine est vide, il faut clamper la poche contenant le dialysat « saturé » afin d’injecter par gravité à votre patient le dialysat « non saturé ».

Pour l’acte :

Les poches sont posées au préalable sur un réchauffeur (tubulure vers le haut afin de ne pas endommager les tuyaux) pour ne pas faire une variation brusque de température chez le patient.

  • Fermer portes et fenêtres
  • S’installer sur un endroit propre et décontaminé
  • Installer le matériel : potence avec peson et crochet, un masque pour le patient et un pour le soignant, des gants non stériles, une coquille bétadinée, un bouchon de déconnexion bétadiné, deux clamps, la poche prescrite, de la solution hydro-alcoolique, le carnet de suivi.
  • Lavage des mains
  • Retirer le suremballage de la poche
  • Vérifier en concordance avec la prescription : nom de la solution, concentration, volume, péremption, limpidité et intégrité de la poche
  • Casser la canule entre les deux compartiments (en présence d’une solution se présentant en deux pochons à reconstituer)
  • Ouvrir l’emballage de la coquille
  • Préparer le cathéter du patient
  • Friction à la solution hydro alcoolique
  • Port de gants et masque pour le soignant ; masque pour le patient durant toute la durée du soin
  • Saisir le Y d’une main, retirer le bouchon de la poche
  • Saisir le cathéter et dévisser l’ancien bouchon bétadiné
  • Effectuer la connexion en vissant sans vriller le cathéter (la main côté poche visse, pas celle qui tient le cathéter)
  • Positionner la collerette de la tubulure dans l’encoche de la coquille bétadinée
  • Fermer la coquille et la faire pivoter plusieurs fois
  • Suspendre la poche pleine au peson (peser poche pleine)
  • Mettre poche vide en position de drainage (par gravité)
  • Ouvrir le clamp du cathéter patient (le drainage commence)
  • A la fin du drainage, fermer le clamp patient et mettre un clamp sur la ligne de drainage contenant le dialysat saturé
  • Peser le dialysat saturé
  • Vérifier que la poche à injecter soit bien reconstituée
  • Casser la canule sécable de la tubulure
  • Ouvrir le clamp du cathéter patient (l’injection commence)
  • A la fin du drainage fermer le clamp patient et mettre un clamp sur la ligne d’injection du dialysat
  • Ouvrir l’emballage du bouchon
  • Déconnecter le système en dévissant sans vriller le cathéter
  • Mettre le bouchon en place
  • Retranscrire les informations : afin de quantifier les échanges il est important de peser la poche contenant le dialysat saturé et de noter la quantité injectée de dialysat non saturé. Noter également le poids du patient avant le soin, sa pression artérielle, l’aspect de la poche drainée dans le carnet de suivi. Il peut également être utile de préciser si le patient a uriné, été à la selle…
  • Calculer l’ultrafiltration (différence de poids entre dialysat précédemment injecté et dialysat saturé recueilli)
  • Positionner sur le réchauffeur une poche neuve pour le prochain soin
  • La poche de drainage peut ensuite se vider dans les toilettes comme l’urine. L’élimination des déchets se fait quant à elle dans des sacs DASRI et DAOM.
5.2- La DP automatisée (DPA)

La dialyse automatisée sous-entend qu’il n’y a pas d’intervention pour renouveler le liquide, c’est la machine, directement reliée au cathéter qui s’en occupe. La journée, comme en DPC, le péritoine contient un liquide mais le volume en est réduit. Le soir, à l’aide des poches de dialyse installées sur la machine, le cathéter est connecté à une tubulure, elle-même reliée à ces poches. Le patient est normalement relativement autonome sur cette manipulation et une intervention infirmière n’est plus nécessaire après éducation du patient. Après l’épuration nocturne, le patient se débranche le matin.

Informations :

  • La longueur de la tubulure est calculée pour permettre à la personne de dormir « normalement ».
  • La machine peut être déplacée (sur roulettes).
  • La durée moyenne de connexion est de 10h en DPA mais cela peut varier entre 8 et 12h, toutes les nuits.

6- Avantages, inconvénients et contre-indications

  • Avantages 
    • Préservation de la fonction rénale résiduelle : la persistance de la production d’urine est plus longue qu’en hémodialyse (cesse au bout de quelques mois).
    • Permet au patient un certain confort : peut boire un peu plus qu’un hémodialysé, alimentation moins contraignante : il faut seulement éviter les féculents et sucres.
    • Préservation du capital veineux du bras (pour une éventuelle hémodialyse par la suite) : le meilleur moyen de préserver les veines est de ne pas les sursolliciter.
    • Moins de fatigue : cette méthode est plus douce en étant réalisée tous les jours, alors que l’hémodialyse entraîne des variations brutales dans l’organisme
    • Permet aux sujets actifs de continuer à avoir une activité professionnelle la journée, tout en bénéficiant d’une dialyse la nuit.
  • Inconvénients
    • En moyenne la DP dure 5 ans mais certains patients sont sous DP depuis plus de 20 ans. En effet, il y a une meilleure tolérance actuelle des dialysats du fait de la prévention des infections.
    • Péritonite récidivante donc risque infectieux ++
    • Dialyse devenant insuffisante et donc inefficace
    • Socio-psychologiques : le traitement par DP peut être vu comme une contrainte par rapport aux habitudes de vie du patient en journée (DPC) ou en soirée (DPA). Pour des voyages, il faut prévoir suffisamment à l’avance pour que la quantité de matériel acheminée soit la bonne et en temps voulu.
    • Matériels : le volume de matériel est relativement important à stocker au domicile et il n’est pas envisageable pour tous.
  • Contre-Indications
    • Chirurgie abdominale lourde : la surface de péritoine disponible peut être insuffisante en cas de chirurgie sur l’intestin (création d’adhérences) et ne suffit donc pas pour une dialyse efficace.
    • Patients à risque de péritonite : ayant eu des diverticules, maladies du colon ou des diarrhées fréquentes.
    • Patient souffrant de malnutrition : la dialyse péritonéale, en raison de l’apport de sucre, peut diminuer l’appétit. Si le patient mange peu, la malnutrition risque d’être majorée.


SOURCES


Les stages infirmiers sont répartis sur l’ensemble des 3 années de formation et occupent un volume horaire de 2 100 heures (soit 50% du temps de formation). Ces stages s’effectuent dans des milieux professionnels en lien avec la santé et les soins. Ils permettent à l’étudiant un apprentissage de savoir-faire, savoir-être et mettre en lien la formation théorique (IFSI) et pratique. Ils correspondent à l’unité d’enseignement 5.8.



Durée des stages

Les stages durent 5, 10 ou 15 semaines selon le référentiel.

  • Semestre 1 : 5 semaines (175 heures)
  • Semestres 2 à 5 : 10 semaines (350 heures)
  • Semestre 6 : 15 semaines (525 heures)

Il est possible de diviser les stages de 10 semaines en deux pour que l’étudiant bénéficie d’un nombre de lieux de stages augmenté. Le stage de 15 semaines doit être séparé en 2 avec une durée maximum de 10 semaines/terrain de stage.


4 secteurs obligatoires

  • Soins de courte durée : médecine, chirurgie….
  • Soins de santé mentale et psychiatrie : unités fermées, CMP, hôpital de jour, pédopsychiatrie
  • Soins de longue durée et soins de suite et de réadaptation : SSR, USLD, EHPAD (qui peut être considéré en lieu de vie)…
  • Soins individuels ou collectifs sur lieux de vie : Crèche, école, lycée, EHPAD, libéral, entreprise…

Les différents acteurs et leurs missions

  • Le maître de stage : il représente l’institution, assure la fonction organisationnelle et le suivi de l’encadrement de l’étudiant en stage. Le plus souvent, il s’agit du cadre de santé de l’unité.
    • Il accueille et intègre l’ESI :
      • Présente à l’ESI le lieu de stage, lui donne les informations nécéssaire et organise le parcours à suivre par l’étudiant.
      • Présente l’étudiant à l’équipe, assure son intégration.
      • Désigne un tuteur en amont du stage et le présente à l’ESI
      • Permet à l’étudiant de se positionner en stage, en lien avec le tuteur et les professionnels de proximité.
    • Il assure le suivi de la formation de l’ESI :
      • S’assure de la qualité de l’encadrement de proximité et du tutorat.
      • Règles les difficultés éventuelles.
      • Il est l’interlocuteur privilégié de l’IFSI.
  • Le tuteur de stage : il est responsable de l’encadrement pédagogique en stage. C’est une personne qui se doit d’être volontaire, connaissant le référentiel d’activités et de compétences, ainsi que la formation des ESI. Il s’agit d’un(e) infirmier(e) diplômé(e) d’Etat, de préférence formé au tutorat.
    • Il assure l’accompagnement pédagogique :
      • Il reçoit l’étudiant, se présente en tant que tuteur et remet le livret d’accueil si ce dernier n’a pas été remis par le maitre de stage.
      • Il réalise l’entretien d’accueil de l’étudiant, évalue le niveau d’apprentissage et les attentes de l’étudiant(e) (objectifs de stage). il réajuste si besoin, et émets les attentes du service envers l’étudiant.
      • Propose des entretiens (formels ou non) régulièrement, propose des réajustements. Il est la pièce maitresse entre l’étudiant, le maitre de stage et les professionnels de proximité.
      • Il répond aux questions de l’étudiant.
    • Il assure l’évaluation de l’ESI :
      • Fait le bilan de mi-stage avec l’étudiant +/- le maitre de stage après retours des professionnels de proximité et de l’étudiant ; et à l’aide du livret de suivi si ce dernier existe.
      • Identifie les points forts et les axes d’amélioration, et aide l’ESI dans son auto-évaluation.

  • Le professionnel de proximité : il s’agit de l’ensemble de l’équipe paramédicale (IDE, AS…) participant à la formation de l’ESI. Il est présent pour aider l’ESI à mobiliser ses savoirs, savoirs-être et savoirs-faire (sans pour autant faire à la place de l’étudiant). Ils sont en contact avec le tuteur de stage afin de faire une synthèse des acquisitions, des points positifs et à améliorer de l’ESI.
    • Il assure le suivi de la formation de l’étudiant :
      • Guide et indique ce qui est conforme aux bonnes pratiques professionnelles et ce qui doit être amélioré.
      • Explique les risques liés à la réglementation, sécurité, traçabilité…
      • Organise les activité d’apprentissage de l’ESI, en lien avec le référentiel de compétences et les objectifs de stage.
      • Montre, explique, questionne et accompagne l’ESI pour le mener vers une pratique en autonomie.
  • Le formateur référent du stage : il est le lien entre la maître de stage et l’IFSI. Il est aussi l’interlocuteur de l’ESI en cas de difficultés pendant le stage.
    • Il assure la coordination avec l’établissement d’accueil.
    • Il accompagne les équipes dans l’utilisation du référentiel et des outils d’évaluation.
    • Il contribue à la formation théorique de l’ESI.
    • Il gère les difficultés éventuelles.
    • Il organise des rencontres sur les lieux de stage ou à l’IFSI.
  • L’étudiant en soins infirmiers : il est la pièce centrale pour les 4 acteurs précédemment décrits. Il construit progressivement ses compétence en interaction avec les différents professionnels.
    • Il prépare son stage en prenant des informations sur le service et en formulant des objectifs de stage précis.
    • Se présente à tous les professionnels de santé.
    • Renseigne son portfolio et le partage avec les professionnels.
    • Mesure sa progression et ajuste ses objectifs.
    • S’implique dans les situations d’apprentissage.
    • Mobilise et développe l’ensemble de ses savoirs.
    • Il analyse sa participation dans les situation d’apprentissage.

Vous pouvez retrouver chaque service et leurs différentes spécificités en cliquant ICI.

Le bloc opératoire est une structure où se déroulent des interventions chirurgicales. C’est un espace propre et sécurisé auquel seuls les professionnels de santé habilités ont accès. Généralement placés au centre d’un hôpital ou d’un service, les blocs opératoires sont soumis à une réglementation stricte d’hygiène et d’asepsie et à de nombreux contrôles, afin de réduire au maximum les risques d’infection ou de contamination.



Population essentiellement rencontrée

Vous pouvez rencontrer tous les âges au bloc opératoire selon la spécialité. 


Équipe professionnelle essentiellement rencontrée

  • Chirurgien
  • Médecin anesthésiste / réanimateur
  • Médecin radiologue
  • Manipulateur en radiographie
  • Interne
  • Cadre de santé 
  • Infirmier Diplômé d’Etat
  • Infirmier(e) Anesthésiste Diplômé(e) d’Etat
  • Infirmier(e) de Bloc Opératoire Diplômé(e) d’Etat
  • Aide-soignant(e)
  • Brancardier
  • Agent de Service Hospitalier Qualifié(e)
  • Equipe de stérilisation

Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques…


Soins essentiellement rencontrés

  • Ouverture et fermeture d’une salle d’intervention
  • Nettoyage et désinfection d’une salle d’intervention
  • Installation du patient
  • Installation du monitorage
  • Préparation du matériel selon la spécialité et le chirurgien
  • Pré-désinfection et stérilisation du matériel
  • Préparation des médicaments anesthésiants et drogues
  • Accueil du patient avec recueil de données / check-list pré-opératoire
  • Habillage en stérile de l’équipe chirurgicale
  • Masque pré-oxygénation, intubation du patient
  • Pose et surveillance de cathéter veineux périphérique
  • Pose et surveillance de sonde naso-gastrique
  • Pose et surveillance de sonde urinaire
  • Aide à la pose des drains
  • Réfection des pansements
  • Préparation et pose des pousse-seringues électriques
  • Respect des zones propres et stériles
  • Gestion du circuit des déchets
  • Traçabilité de l’intervention, du matériel utilisé
  • Instrumenter le matériel au chirurgien

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.


Traitements essentiellement rencontrés

  • Sédatifs
  • Curares
  • Antalgiques
  • Anticoagulants
  • Antibiotiques

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés


Pathologies essentiellement rencontrées

  • Chirurgie viscérale (occlusion, colectomie, appendicectomie, péritonite, hernie, drainage abcès, traumatisme abdominale, greffe, hémorroïdectomie, gastrostomie, kyste pilonidal, sleeve, pose d’anneau gastrique…)
  • Chirurgie gynécologique (hystérectomie, mammectomie, césarienne, tumorectomie mammaire, reconstruction mammaire…)
  • Chirurgie traumatologique et orthopédique (arthroscopie, ostéosynthèse, prothèses, drainage d’abcès, lavage de prothèse, chirurgie du canal carpien…)
  • Chirurgie stomatologique et ORL (traumatisme maxillo-facial, tympanoplastie, rhinoplastie, polypectomie, avulsion dentaire, amygdalectomie, fente labio-palatine, trachéotomie, greffe…)
  • Chirurgie thoracique (lobectomie, épanchement pleural, pneumothorax, cancer de la trachée, fracture ou malformation sternale, greffe…)
  • Chirurgie cardiaque (pontage, stent, valvulopathie, greffe…) 
  • Neuro-chirurgie (hernie discale, adénomectomie, hydrocéphalie, tumorectomie, traumatisme crânien, fracture vertébrale, anévrisme…)
  • Chirurgie urologique (résection transurétrale de la prostate ou de la vessie, néphrectomie, prostatectomie, vasectomie, torsion testiculaire, adénomectomie, urétrotomie, greffe, circoncision, hydrocèle, lithotritie extra-corporelle, pose de sonde JJ…)
  • Chirurgie vasculaire (amputation, pontage, angioplastie, embolisation, fistule artério-veineuse, anévrisme de l’aorte abdominale, varice, sténose carotidienne, artérite…)

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.


Prérequis

  • Hygiène des mains (lavage simple, lavage hygiénique, lavage chirurgical)
  • Préparation du patient pour le bloc opératoire (check-list de sécurité)
  • Connaître les principales pathologies et spécialités du bloc-opératoire
  • Législation en vigueur
  • Surveillance per-opératoire

Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.


Comme pour la totalité des oedèmes, l’Oedème Aigu du Poumon se caractérise par une accumulation de liquide dans une partie du corps.



1- Définition

L’OAP est l’accumulation anormale de liquides venus du secteur vasculaire dans les alvéoles pulmonaires. Il s’agit d’une urgence médicale où le pronostic vital est engagé. L’OAP est la forme aiguë d’une insuffisance cardiaque gauche décompensée.

Alvéole pulmonaire normale
Alvéole pulmonaire avec accumulation d’eau

2- Physiopathologie

L’OAP résulte d’une différence de pression au niveau des capillaires pulmonaires. En effet, lorsque la pression à l’intérieur des capillaires devient plus élevée que la pression alvéolaire, l’eau et l’albumine passent des capillaires dans les alvéoles. Il en résulte donc une accumulation de liquides au niveau de ces dernières, et par conséquent une détresse respiratoire. La différence de pression est liée soit à un dysfonctionnement du ventricule gauche (qui aura pour conséquence une accumulation de liquide en amont de celui-ci), soit à une altération de la membrane alvéocapillaire.


3- Causes

3.1- OAP Cardiogénique
  • Insuffisance cardiaque gauche
  • Poussée d’hypertension artérielle
  • Dysfonctionnement mitral
  • Infarctus du myocarde
3.2- OAP lésionnel 
  • Inhalation de produits volatiles et toxiques
  • Atteinte alvéolaire par des bactéries ou des virus
  • Néoplasie
  • Traumatisme
3.3- Autres causes
  • Altitude
  • Utilisation d’un circuit Extra-Corporel (rare)
  • Ecart dans un régime hyposodé
  • Apports liquidiens excessifs
  • Evacuation d’un épanchement pleural
  • Hypoalbuminémie
  • Lymphangite carcinomateuse

4- Signes cliniques

  • Difficultés respiratoires d’apparition brutale
  • Polypnée
  • Douleurs thoracique
  • Toux
  • Crachats mousseux rosés ou blancs
  • Cyanose possible
  • Sueurs (signe d’hypercapnie)
  • Angoisse / agitation
  • Oedèmes des membres inférieurs

Peuvent également être présents :

  • Une tachycardie
  • Une pression artérielle pincée
  • Une hypertension artérielle
  • Une position assise avec un décubitus dorsal impossible

Signes de gravité : polypnée > 30 mouvements / min ou bradypnée, marbrures, cyanose, troubles de la conscience, angoisse de mort imminente.


5- Diagnostic

Le diagnostic est tout d’abord clinique : détresse respiratoire, avec un début souvent brutal et vespéro-nocturne associée aux signes cliniques précédemment cités. A l’examen clinique, des râles crépitants sont retrouvés. Les examens complémentaires possibles sont :

  • Radiographie du thorax
  • Gazométrie artérielle en air ambiant si possible
  • ECG
  • Echographie cardiaque

6- Traitement

Le traitement doit être administré en urgence, et simultanément la recherche du facteur déclenchant doit avoir lieu.

  • Position assise, si possible jambes pendantes
  • Oxygénothérapie au MHC +/- VNI en CPAP  +/- Intubation
  • Vasodilatateurs
  • Tonicardiaques
  • Diurétiques d’action rapide (Furosémide par exemple)
  • Dérivés nitrés
  • Possibilité de pose de sonde à demeure
  • Possibilité de traitement par antibiotiques
  • Traitement étiologique

7- Complications

  • Choc cardiogénique
  • Acidose respiratoire
  • Récidive
  • Fibrose pulmonaire
  • Décès

8- Rôle infirmier

  • Evaluation de la dyspnée (Fréquence respiratoire, signes de lutte, amplitude..)
  • Installation du patient (décubitus dorsal proscrit)
  • Mise en place des thérapeutiques sur prescription médicale (gazométrie artérielle, diurétique…)
  • Surveillance de l’efficacité des traitements
  • Surveillance de la voie veineuse périphérique
  • Surveillance de la diurèse
  • Surveillance rapprochée du patient avec chariot d’urgence à proximité
  • Approche relationnelle importante : rassurer sans trop solliciter le dialogue
  • Rôle éducatif : régime hyposodé, activité physique raisonnable


SOURCES


Anaïs vous propose son travail de fin d’études sur le sujet de la réflexivité, sur le questionnement et la remise en questions des pratiques professionnelles des soignants. Son travail a reçu une note globale de 15/20 en Juillet 2020.


Ce mémoire de fin d’étude aborde les points essentiels pour une pratique soignante de qualité : le questionnement et la remise en question de nos pratiques professionnelle. Cela est indispensable pour prendre en soin un patient de manière singulière, adaptée, pertinente et juste. Durant mes études, j’ai pu apercevoir que chaque situation est propice à un questionnement, à une analyse des pratiques et que ceux-ci sont indispensables pour la faire évoluer. Ainsi, il a été évident que j’évoque ce sujet car il me tient à cœur de partager cette réflexion. Notamment, car je pense qu’un questionnement collectif est plus approfondi. En effet, chacun d’entre nous détient des qualités, des idées, des expériences pouvant permettre d’étayer nos savoirs, savoirs faire et savoirs être. Ce travail, s’appuie sur des lectures, des recherches, des visionnages d’interview et des partages d’expériences permettant de répondre à la question de départ. Cependant, il a été difficile de trouver des textes évoquant certains concepts, et mes recherches ont été fastidieuses de par le contexte de crise sanitaire ; ne pouvant me rendre à la bibliothèque.

Mots clefs : Questionnement professionnel, Equipe, Remise en question de nos pratiques professionnelles, Analyses des pratiques.



ATTENTION, LE PLAGIAT EST PASSIBLE DE POURSUITES JUDICIAIRES 

La pédiatrie, au sens général, est la branche de la médecine qui prend en charge les enfants âgés de quelques jours à un peu plus de 15 ans. Certains services accueillent néanmoins les adolescents jusqu’à l’âge de 18 ans. Les urgences pédiatriques accueillent les enfants nécessitant un avis médical, psychiatrique ou chirurgical 24h/24 et 7j/7.



Population rencontrée

Vous accueillerez des patients de quelques jours de vie à 15 ans et 3 mois (parfois jusqu’à 18 ans), de la simple consultation à l’urgence vitale. Une des particularités de la pédiatrie est l’accueil de l’enfant et de ses parents.


Équipe professionnelle essentiellement rencontrée

  • Pédiatre et spécialiste pédiatrique
  • Infirmier(e) diplômé(e) d’Etat
  • Infirmier(e) puériculteur(trice) diplômé(e) d’Etat
  • Aide-soignant(e)
  • Auxiliaire de puériculture
  • Manipulateur radio
  • Orthophoniste
  • Diététicien(ne)
  • Chirurgien général ou pédiatrique
  • Interne de médecine générale ou pédiatrique
  • Kinésithérapeute
  • Secrétaire
  • Assistant(e) social(e)
  • Ergothérapeute
  • Agent des Services Hospitaliers Qualifié(e)

Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques,…

En pédiatrie, la prise en charge se fait en binôme indissociable infirmier(e)-AS/AP.


Soins essentiellement rencontrés

  • Réalisation d’une entrée d’un patient
  • Électrocardiogramme
  • Aérosolthérapie
  • Pose et surveillance de voie veineuse périphérique
  • Sondage urinaire et pose de poche de recueil
  • Utilisation du MEOPA (Mélange Equimolaire d’Oxygène et de Protoxyde d’Azote)
  • Mesure des paramètres vitaux
  • Réalisation de bandelette urinaire
  • Réalisation d’ECBU
  • Pose et surveillance de traitements intraveineux.
  • Pose de sonde nasogastrique
  • Réalisation de ponction veineuse
  • Réalisation de bilan sanguin en microméthode
  • Gestion de l’urgence
  • Aide à la pose de catheter intra-osseux
  • Injection avec calcul de dose et de débit
  • Éducation thérapeutique
  • Éducation à la parentalité
  • Pratique de l’hypnoanalgésie et de la distraction.

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.

Une des particularités des urgences pédiatriques réside dans la relation de soin. Celle-ci se fait en triade : les parents-l’enfant-les soignants. Cette triade relationnelle est quasiment indissociable de la prise en charge d’un enfant. Si un des éléments manque, le soin peut être rapidement compromis voire impossible.


Traitements essentiellement rencontrés

  • Antibiotiques
  • Solutés de perfusion
  • Antalgiques de différents paliers
  • Médicaments de l’urgence (adrénaline, Adénosine, amiodarone, salbutamol, diazepam…)
  • Anti-inflammatoires
  • Anti-émétiques
  • Vasodilatateurs et anti-inflammatoires bronchiques

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés.


Pathologies essentiellement rencontrées

  • Bronchiolite
  • Gastroentérite aigüe
  • Fracture (avec ou sans chirurgie)
  • Arrêt cardio-respiratoire
  • Appendicite
  • Adénite mésentérique
  • Douleurs abdominales
  • Otite
  • Angine
  • Mauvaise prise de poids
  • Crise convulsive / épilepsie
  • Crise angoisse / anxiété / colère

  • Asthme
  • Découverte et/ou décompensation de diabète de type 1
  • Découverte de tumeurs (liquides ou solides)
  • Hébergement
  • Contexte de maltraitance ou de négligence
  • Laryngite
  • Corps étrangers ORL
  • Tentative d’autolyse

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.


Prérequis

  • Connaissance du développement moteur, psychosocial et psychoaffectif de l’enfant
  • Connaissance de l’évolution de l’alimentation de l’enfant (lait 1er âge, 2ème âge, diversification,…)
  • Maîtrise des calculs de dose et de débit.
  • Connaissance des principaux traitements utilisés en pédiatrie, savoir expliquer le but recherché, les effets secondaires et indésirables.
  • Connaissance des principaux textes législatifs de la pédiatrie (charte de l’enfant hospitalisé, …)
  • Connaissance des principales pathologies rencontrées et les traitements en regard
  • Maîtriser les règles d’hygiène et d’asepsie
  • Savoir s’adapter à l’enfant dans son attitude, ses paroles et ses gestes.
  • Bonus ! La connaissance de comptines, chansons, dessins animés est un plus !

Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.


Lucie vous propose de découvrir son travail de recherche sur la posture infirmier et la relation soignant-soigné.


Les situations de violence envers les infirmiers sont de plus en plus présentes à l’hôpital. Celles-ci impactent la relation soignant-soigné positivement ou négativement.

Ma question de recherche est : « En quoi la posture de l’infirmière peut-elle avoir un impact sur la relation soignant-soigné face à un patient violent aux urgences ? ».

La méthodologie utilisé est basée sur un entretien exploratoire effectué auprès d’un cadre de santé formateur sur la violence ayant travaillé aux urgences. La lecture d’un ouvrage de référence La relation soignant-soigné deA. MANOUKIAN. Puis, la réalisation de deux entretiens semi-directifs auprès d’infirmiers travaillant aux urgences.

La posture infirmière a un impact sur la relation soignant-soigné face à un patient violent au travers de la notion de contexte et de compétences (savoir, savoir-faire, savoir- être). Si les compétences sont mises en œuvre avec le contexte, cela favorise l’adoption d’une posture « adaptée » (compréhensive et de verbalisation : écoute, empathie, bienveillance). Cette dernière a un impact positif sur la relation soignant-soigné : relation de qualité, patient apaisé. L’absence ou la non mobilisation des compétences infirmières associée à un contexte défavorable peut engendrer une posture « inadaptée » (agressivité, ignorance du patient). Cette dernière a un impact négatif sur la relation soignant-soigné : altération, exacerbation de la violence du patient.

La réalisation de ce travail m’a fait prendre conscience de l’importance d’avoir des compétences qui doivent toujours être renouvelées et maintenues dans le temps.

Mots clefs : violence, patient, posture infirmière, relation soignant-soigné, compétences, savoir, savoir-faire, savoir-être, contexte.



ATTENTION, LE PLAGIAT EST PASSIBLE DE POURSUITES JUDICIAIRES 

Dans cet article, nous allons aborder le sens des mots. Pour aider à comprendre le jargon médical, l’étymologie vous sera d’un très grand secours !



Introduction

Commençons d’abord par quelques définitions :

Selon le Larousse, l’étymologie est « la science qui a pour objet la recherche de l’origine des mots d’une langue donnée, et la reconstitution de l’ascendance de ces mots ». Autrement dit, l’étymologie est la science qui a pour objet l’origine des mots.

Les mots sont en général composés d’un préfixe, d’un suffixe et d’une racine.

Le préfixe correspond à la partie qui se situe au début du mot et qui permet de modifier le sens. Par exemple, PÉRI-carde : Ce qui entoure le coeur.

Le suffixe correspond à la partie qui termine le mot, et qui permet de modifier le sens. Par exemple, cardio-PATHIE : maladie du coeur.

Et, après le préfixe ou avant le suffixe se trouve la racine : c’est la base d’un mot qui a donné naissance à d’autres mots. Par exemple, aphone : Phon(i)e est la racine du mot.

La plupart des mots ont une origine latine ou grecque. Quelques fois, les mots sont empruntés à d’autres langues : cathéter, strapping, scanner…. sont des mots anglais.


1- Les préfixes

  • Privatifs : A- / An- : déficient, sans,..
    • Anurie : Absence d’urine
    • Apyrétique : Absence de fièvre
  • Opposition :
    • Anti- : contre, opposé, contraire à,…
      • Antidote : contre le poison
      • Antibiotique : Contre la vie
      • Antipyrétique : contre la fièvre, 
    • Ana- : contraire ou inverse, vers le haut, à nouveau …
      • Anastomose : ouverture avec,…
      • Anabolisme : Synthèse de molécule pour renouveler les cellules mortes
      • Anaphylaxie : contraire à la protection…
  • Négatifs : Im- / In- / il- / Ir-
    • Incontinence : ne pas retenir
    • Impossible : sans possibilité
  • Indiquant une notion de localisation
    • Epi- : au-dessus
      • Épigastrique : au-dessus de l’estomac
      • Epiphyse : extrémité des os long
    • Hypo- : En-dessous, en dessous de la norme
      • Hypothermie : Température en-dessous de la température normale
      • Hypogastrique : en-dessous de l’estomac
    • Hyper- : au-delà-de, trop, excessif
      • Hyperglycémie : taux de sucre au-delà des normes
    • Peri- : Autour de,
      • Perinatal : autour de la naissance
    • Sub- : Sous, sans gravité, pas entièrement
      • Subfébrile : température un peu plus élevée que la normale
      • Subluxation : légèrement luxé
      • Traitement sublingual : traitement qui se met sous la langue
  • Indiquant une notion de trop, d’excès
    • Hyper- : au delà-de, trop, excessif
      • Hyperglycémie : taux de sucre au delà des normes
    • Pollaki- : fréquent, souvent
      • pollakiurie : émission très fréquente d’urines
  • Indiquant une quantité
    • Poly- : plusieurs, nombreux, abondant, de façon exagéré
      • Polydipsie : soif excessive
      • Polyurie : urines abondantes
      • Polytoxicomanie : dépendance à plus de 2 drogues
    • Olig- : peu, trop peu, insuffisant, petite quantité, …
      • Oligurie : urines peu abondantes
      • Oligospermie : concentration de spermatozoïdes anormalement basse
  • Indiquant une fréquence, un rythme :
    • Tachy- : rapide, vite
      • Tachypnée : rythme respiratoire élevé
      • Tachycardie : contraction cardiaque trop rapide (pouls trop élevé).
    • Brady- : lent, trop lentement
      • bradypnée : rythme respiratoire anormalement bas
      • bradypsychie : ralentissement du cours de la pensée.
  • Indiquant un lieu, une position :
    • In- : dans, en
      • Injection : lancer dans
      • Introduire : mettre dans
    • En- : dans
      • Encéphale : dans le tête
    • Endo- : dedans, à l’intérieur
      • L’endomètre : paroi interne de l’utérus
    • Intra- : dans, à l’intérieur
      • Intraveineuse : dans la veine
      • Intramusculaire : dans le muscle
      • Intracavitaire : dans une cavité cardiaque
      • Intratrachéal : dans le trachée
    • Extra- : au dehors
      • Extradural : au dehors de la dure mère
      • Extraction : mettre au dehors
    • Ec- : hors du lieu, ..
      • Ectopie : organe qui n’est pas placé dans son lieu habituel
    • Ex- : en dehors
      • Exérèse : enlever à l’extérieur
      • Extemporané : en dehors du temps
    • Ante- : avant
      • Anténatal : avant la naissance
    • Post- : après
      • Postnatal : après la naissance
  • Indiquant un quantité :
    • Mono- / Uni : un
      • Unilatéral : un seul côté
    • Di- / Bi- : Deux
      • Dihydrogène : deux atomes d’Hydrogène
    • Tri- / Ter- : Trois
      • Trigone : 3 côtés
    • Quadri- / Tétra- : Quatre
      • Tétraplégique : atteintes sensitivomotrices des 4 membres.
    • Penta- : Cinq
      • Pentagone : 5 côtés
    • Hémi -/ Semi-  : moitié
      • Hémiparésie : parésie sur la moitié du corps
  • Indiquant les couleurs :
    • Eryth – : Rouge
      • Érythème : dermite caractérisée par une plaque rouge
    • Cyan- : bleu
      • Cyanose : teinte bleutée au niveau des extrémités, buccale, …
    • Leuco- : blanc
      • Leucorrhée : pertes blanches, écoulement blanchâtre
    • Chloro- : vert
      • Chlorophylle : pigment vert contenu dans les végétaux.
    • Mela(e)- : noir
      • Méléna : sang noir
  • Indiquant une forme, une morphologie :
    • Homo- / Homéo- : identique, semblable,
      • Homozygote : jumeaux issus du même oeuf
    • Hétéro- : différent
      • Hétéroagressivité : agressif envers les autres que soi
    • Auto- : qui s’applique à soi-même
      • Autolyse : qui se détruit lui/elle même
    • Macro- / Mega- / Megalo : Grand
      • Mégacôlon : colon très gros
    • Micro- : petit
      • Microcéphalie : petite tête
    • Allo- : Autre, nature ou état différent
      • Allopathie : médecine qui utilise des médicaments produisant des effets contraires à ceux de la maladie.
  • Autres préfixes :
    • Dys- : difficulté, gêne, …
    • Pedo- : enfant
    • Géronto- : vieux, ancien, vieillard
    • Gynéco- : femme,
    • Psych- : âme, esprit,
    • Soma- : corps humain, …
    • Par(a)- : perturbé, à côté de, contraire à, voisin, …
      • Paresthésie : troubles sensitifs
      • Pararénal : autour du rein
      • Parasympathique : opposition à ce qui est sympathique
    • Pro- : en avant dans le temps, en avant dans l’espace,
      • Pronostic : connaître avant,…
      • Prolapsus : tomber en avant
    • Iatro : médecin, médicament,
      • Iatrogénie : associé à un médicament

2- Les suffixes

  • -ITE : signifie inflammation
    • gingivite : inflammation des gencives
    • appendicite : inflammation de l’appendice
    • Gastrite : inflammation de l’estomac
  • -PATHIE : exprime la maladie
    • Néphropathie : affection du néphron (rein)
    • Hémopathie : maladie du sang
    • Coagulopathie : maladie s’exprimant en troubles de la coagulation
  • -ALGIE : exprime la douleur
    • Cervicalgie : douleurs aux cervicales
    • Névralgie : douleurs au niveau d’un nerf
  • -STOMIE : abouchement, orifice, ouverture
    • Jéjunostomie : abouchement du jéjunum à la peau
  • -ECTOMIE : Ablation
    • Amygdalectomie : ablation, retrait des amygdales
  • -TOMIE : coupe, section
    • Laparotomie : coupe au niveau de l’abdomen.
  • -STASE : arrêt,
    • Hémostase : arrêt du sang
  • -OSE : état, maladie non inflammatoire, état dégénératif,
    • Coxarthrose : dégénérescence de l’articulation de la hanche
    • Nécrose : mort anormale et non programmée des cellules
  • -LYSE : destruction
    • Thrombolyse : destruction d’un thrombus (caillot)
  • -GENE : naissance, production, engendrer
    • Pyrogène : qui déclenche de la fièvre
    • Exogène : qui naît au dehors de
    • Endogène : qui naît à l’intérieur de
  • -LOGIE : Science  // -LOGUE : spécialiste
    • Pneumologie : science qui étudie les poumons
    • Étiologie : étude des causes
    • Cardiologue : spécialiste du coeur
  • -THERAPIE : Traitement, soins,
    • Hormonothérapie : traitement par hormone
    • Corticothérapie : traitement par corticoïdes
  • -OME : tumeur bénigne ou maligne
    • Fibrome : tumeur bénigne au niveau des fibres conjonctives
    • Ostéosarcome : tumeur maligne au niveau des os
  • -GRAPHIE : enregistrement, écrire,
    • scintigraphie : technique d’imagerie nucléaire, qui permet à l’aide d’élément radioactifs de cibler un organe.
  • -SCOPIE : voir, regarder,
    • endoscopie : regarder à l’intérieur
  • -PHOBIE : peur
    • Arachnophobie : peur des araignées
  • -CYTE : cellules
    • Macrocytes : grandes cellules
  • -RHÉE : écoulement,
    • Rhinorrhée : écoulement nasal
  • -RAGIE : jaillissement, écoulement de sang
    • Gingivorragie : écoulement de sang au niveau des gencives
  • -EMIE : au niveau du sang
    • Cholestérolémie : taux de cholestérol au niveau du sang
  • -URIE : au niveau des urines
    • glycosurie : taux de sucre au niveau des urines
  • -OIDE : en forme de…
    • Ovoïde : en forme d’oeuf

3- Les zones du corps

  • crâne : céphal(o)
  • vertèbre : spondyl(o)
  • clavicule : cléid(o)
  • épaule : scapul(o) (scapula = omoplate)
  • sternum : stern(o)
  • côte : cost(o)
  • Humérus : humér(o)
  • radius : radi(o)
  • os iliaque : ili(o)
  • sacrum : sacr(o)
  • fémur : fémor(o)
  • rotule : patell(o)
  • tibia : tibi(o)


SOURCES

– Larousse, « Etymologie », [En ligne], http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/étymologie/31605 (consulté le 28/07/2020)

– Une miette infirmière, « Terminologie médicale : tableau des suffixes, préfixes et racines », [En ligne] https://unemietteinfirmiere.wordpress.com/2012/03/09/terminologie-medicale-tableau-des-suffixes-prefixes-et-racines/ (consulté le 28/07/2020)

– Cours personnels IFSI MONTLUCON 2010-2013.




Présentation du cas

Vous êtes IDE en service de maternité. Ce matin, à votre arrivée à 7h00, vous prenez en charge Mme P., 30 ans, primipare (à terme, suivie sans aucune anomalie pendant la grossesse), suite à sa césarienne sous péridurale hier soir à 22h55. Elle n’a aucun antécédent particulier, ne prend aucun traitement au quotidien. L’intervention s’est bien déroulée, la patiente est revenue en chambre vers 1h du matin. Quelques minutes après le retour, la patiente a été très douloureuse (EN à 10/10) nécessitant l’administration de 2mg de Chlorhydrate de morphine sous-cutanée conformément au protocole du service. Elle est porteuse d’une voie veineuse périphérique (VVP) 18G posée au bloc et a eu une sonde à demeure (SAD) retirée à 6h conformément à la prescription. La plaie chirurgicale est fermée par 15 agrafes.

Les prescriptions sont les suivantes :

  • Lever autorisé
  • Nettoyage de la plaie selon protocole en vigueur dans le service puis laisser à l’air. Ablation des agrafes à J12.
  • Paracétamol 1g : un comprimé toutes les 6 heures.
  • Acupan® (Nefopam) 20mg : une ampoule de 20mg per os sur un sucre si Paracétamol inefficace et EN >5/10, toutes les 6 à 8h sans dépasser trois ampoules par 24h.
  • Tardyféron® (Sulfate féreux) 80mg : un comprimé par jour à 8h.
  • Lovenox® (Enoxaparine sodique) 4000ui/0,4mL : une injection sous cutanée par jour à 8h.
  • NFS dans 48h.

Questions

1- Quels sont les risques pour Mme P. au moment où vous la prenez en charge ?

2- Que surveillez-vous chez Mme P. lors de votre passage en chambre ?

3- Concernant les traitements antalgiques, indiquez les paliers selon l’OMS et les principaux effets indésirables.

4- Quelles sont les surveillances du traitement par Lovenox® et pourquoi ?






1- Quels sont les risques pour Mme P. au moment où vous la prenez en charge ?

  • Risque infectieux lié à l’intervention chirurgicale, à la présence de matériel (agrafes), à la VVP et au sondage urinaire.
  • Risque de douleur lié à l’intervention et à la plaie chirurgicale.
  • Risque de rétention urinaire lié à l’anesthésie, à l’intervention chirurgicale, au sondage urinaire et à l’administration d’antalgiques morphiniques.
  • Risque de constipation lié à l’administration de morphine, à l’intervention chirurgicale, à l’immobilisation et à l’anesthésie.
  • Risque d’anémie lié à l’intervention chirurgicale et aux lochies (pertes de sang et de caillots à la suite de l’accouchement).
  • Risque de phlébite (thrombose veineuse profonde) lié à l’immobilisation, à l’intervention chirurgicale et à la présence d’une VVP.
  • Risque hémorragique lié aux lochies et à l’intervention chirurgicale.

2- Que surveillez-vous chez Mme P. lors de votre passage en chambre ?

  • Surveillance de la plaie chirurgicale (écoulement, rougeur, chaleur, douleur, oedème, désunion…) afin de vérifier l’absence d’infection locale.
  • Surveillance de la VVP (rougeur, chaleur douleur, extravasation, cordon veineux…) afin d’éviter une infection.
  • Surveillance de l’évolution de la douleur dans le but que Mme P. soit confortable.
  • Surveillance des paramètres vitaux (pouls, pression artérielle, température, saturation en oxygène, fréquence respiratoire…) et de l’aspect clinique de Mme P. (pâleur, sueur, cyanose…) pour vérifier l’absence d’infection ou de choc hémorragique.
  • Surveillance de l’involution utérine par palpation abdominale afin de vérifier que l’utérus reprend sa place initiale.
  • Surveillance des lochies afin d’évaluer le risque hémorragique. Si besoin, pour évaluer ce dernier, ne pas hésiter à faire un contrôle d’hémoglobine capillaire sur prescription médicale.
  • Surveillance des signes de phlébite (douleur, chaleur, oedème, perte de ballotement du mollet, cordon veineux au niveau de la VVP ou au niveau du mollet, douleur à la dorsiflexion du pied…) afin de rechercher une thrombose veineuse profonde.
  • Surveillance de la reprise de la diurèse après ablation de la SAD (quantité, odeur, couleur) et de la reprise du transit (gaz) afin d’écarter une rétention aiguë d’urine (RAU) ou une constipation fonctionnelle / occlusion.

Pour aller plus loin ! La surveillance de la VVP peut se faire à l’aide d’une échelle : celle de MADDOX.

Echelle de Maddox

3- Concernant les traitements antalgiques, indiquez les paliers selon l’OMS et les principaux effets indésirables.

  • Paracétamol
    • Antalgique de palier 1
    • Effets indésirables : Accident allergique, trouble hématologique (neutropénie, thrombopénie…), hépatotoxicité (avec cytolyse hépatique en cas de surdosage).
  • Acupan® (Nefopam)
    • Antalgique de palier 1
    • Effets indésirables : somnolence, sueur, nausée, bouche sèche, rétention urinaire, vertige, vomissement…

Pour aller plus loin ! Acupan® est un analgésique central non morphinique, il possède une structure chimique non apparentée aux antalgiques. Sa classification peut donc varier, selon les sources, entre le palier 1 et 2. Cependant l’OMS le classe en palier 1

Pour aller plus loin ! La morphine administrée dans le cas est du chlorhydrate de morphine. C’est un antalgique de palier 3. Les principaux effets indésirables sont des nausées, vomissements, une bradypnée voire une apnée en cas de surdosage, hypotension, constipation, somnolence, rétention urinaire, des vertiges.


4- Quelles sont les surveillances du traitement par Lovenox® et pourquoi ?

  • Surveillance biologique des plaquettes sur prescription médicale car le risque de thrombopénie induite par l’héparine est important.
  • Contrôler le risque hémorragique en post-opératoire.
  • Surveillance du point de ponction (hématome, signes d’infection, nécrose…).

Pour aller plus loin ! Les principaux effets indésirables du Lovenox® sont : manifestation hémorragique, anémie hémorragique, hématome au point de ponction, céphalée, réaction allergique cutanée (prurit, urticaire…) ou générale (choc anaphylactique), douleur au point de ponction, élévation des enzymes hépatiques...


D’autres cas cliniques sont disponibles dans le livre « 40 cas cliniques infirmiers corrigés et commentés »

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