Bruno vous propose de consulter son travail sur les représentations sociales en milieu carcéral.
Après un stage infirmier au sein d’une unité de soins en milieu carcéral, j’ai réalisé un travail d’initiation à la recherche portant sur l’impact des représentations sociales lors de la prise en soin de patients détenus.
La problématique suivante est alors mise en évidence : en quoi les représentations sociales des soignants influent-elles sur la relation soignant soigné en milieu carcéral ?
Lors de ce travail, j’ai dans un premier temps effectué des recherches théoriques en lien avec les soins en milieu carcéral et des concepts clés pouvant impacter les soins, et dans un second temps, j’ai réalisé des entretiens auprès de professionnels de santé.
Une hypothèse a émergée de cette étude : si les représentations sociales ont un impact sur la prise en soins d’un patient plus particulièrement dans relation soignant soigné, cet impact est propre à chaque situation, à chaque soignant, et à chaque patient.
Mots clés : milieu carcéral, représentations sociales, relation soignant-soigné, non-jugement
Forme selon laquelle est administré un médicament, un principe actif.
1- Définition
Selon Le Petit Larousse, Galénique veut dire “ qui concerne la préparation, la conservation et la présentation des médicaments”. Nous pouvons donc dire que la forme galénique correspond à la forme selon laquelle est administrée un traitement.
2- La voie per os
La voie Per-Os (PO) est également appelée voie orale ou voie buccale. C’est la principale voie d’administration des médicaments. C’est la voie la plus facile, la plus rapide d’administration, avec une bonne conservation du médicament si administré selon les règles de bonnes pratiques professionnelles, et elle permet une modulation de la vitesse d’action (libération prolongée, répétée,…).. Elle présente quelques points négatifs : le goût des médicaments, la forme parfois difficile à avaler, une difficulté chez les personnes ayant des troubles de la déglutition,…
2-1 Différentes vitesses de libération
Libération Rapide :
Les lyocs / orodispersibles (fondent rapidement sous la langue à l’aide de la salive ; ne nécessitent pas obligatoirement d’eau,…) ;
Les sirops
les effervescents : se dissoudent dans l’eau en créant du gaz
Libération modifiée / ralentie
présentent une durée d’absorption plus longue
ont une action répétée dans le temps ; comprimés en “couches d’oignons”
Libération prolongée :
Le principe actif contenu dans le médicament se libère progressivement. C’est le cas pour certains diurétiques, antalgiques,…
2-2 Différentes formes galéniques
Liquides : Ils ont pour inconvénients la conservation et le goût.
Soluté buvable : présentés en unidose (ampoule), dilué dans un soluté huileux ou aqueux
Suspension buvable : poudre et solvant à rajouter (typiquement les antibiotiques pour enfant). Ils sont très souvent utilisés avec une pipette, en dose-poids ; certaines suspensions buvables sont déjà recomposées.
Gouttes buvables : soluté huileux et/ou à base d’alcool
Sirop : forme liquide ou aqueuse avec beaucoup de sucre.
Solides :
Cachet = ce qui est friable
Comprimé = dur, enrobé de sucre
comprimé à croquer
comprimé à sucer
comprimé dragéifié
comprimé sécable
Capsule = enveloppe de gélatine dure ou molle, unie, qui contient le principe actif à l’intérieur
Gélule = enveloppe dure de gélatine, creuse, qui contient le principe actif à l’intérieur. Elle est aussi appelée capsule à enveloppe dure.
Granulé = petites billes de principe actif
Poudre = poudre de principe actif
Sublingual : Principe actif en spray, qui est envoyé dans la circulation sanguine par les muqueuses buccales.
Per-linguale : typiquement les granules homéopathiques à laisser “fondre sous la langue”
3- La voie parentérale
Elle nécessite un geste invasif. C’est donc un acte IDE exclusivement.
Intrapéritonéale = lors de dialyses péritonéales,…
Intraveineuse directe ou perfusion = antibiotique, hydratation, antalgiques,…
Pour les injections, le soluté doit être stérile, apyrogène, limpide, le plus isotonique possible, non périmé, et l’intégrité de l’emballage doit être présente ; Le pH d’une perfusion de 7,40 +/- 0.02 est le plus indolore.
Association Entraide ESI IDE, les injections parentérales, https://entraide-esi-ide.com/les-injections-parenterales-2/, consulté le 18/10/2021, en ligne.
Il est 8h30 et vous êtes IDE aux Urgences pédiatriques. Vous recevez Thomas, 3 ans, pour une gêne respiratoire sifflante. Il est accompagné de sa maman.
Thomas présente un balancement thoraco-abdominal, un tirage intercostal, des difficultés pour parler. Le médecin examine Thomas. C’est une première crise d’asthme. Il est 9h.
Voici ses prescriptions :
Solupred® (Prednisolone) 2mg/kg PO 1x/jour, Prise immédiate.
3 Aérosols de Ventoline® 2,5mg toutes les 20 minutes, avec au moins 5 minutes de pause entre chaque puis aérosol de Ventoline® 2,5mg toutes les 3h.
Monitorage cardiaque et SpO2 en continu.
O2 si saturation inférieure à 92% quand il dort, inférieure à 94% quand il est éveillé.
Radio Pulmonaire à 11h.
Paracétamol sirop : 1 dose/poids toutes les 6h si température ou douleur.
Alimentation et hydratation PO dès que possible.
Lavage de nez si besoin.
Position demi-assise.
Vous disposez de paracétamol sirop, de comprimés orodispersibles de Solupred® dosés à 20 mg & 5mg, et d’unidoses de Ventoline® dosées à 5mg/2,5ml. Au niveau matériel, vous avez des seringues de 1 mL, de 2,5 mL, de 5 mL, 10mL, et 20mL, des unidoses de sérum physiologique 0,9% de 10 mL et des trocarts.
Questions
1- Situez Thomas selon son âge dans le développement psychomoteur.
2- Définissez la crise d’asthme.
3- Relevez les critères de gravité présents chez Thomas, et citez ceux qui ne sont pas présents.
4- Définissez les traitements, la classe pharmaceutique, les effets attendus et les effets secondaires possibles.
5- Faites la planification de vos soins pour Thomas, en faisant apparaître vos calculs pour les traitements.
Suite
Il est 11h 30 et Thomas revient de la radio pulmonaire. Le médecin l’interprète et trouve un foyer infectieux au niveau du poumon gauche. Il prescrit alors de la Josacine® PO 1 dose/poids matin et soir. Thomas est désormais apyrétique.
Question
6- Qu’est ce que la Josacine® ? A quelle famille de thérapeutique appartient-elle ? Quels sont les effets secondaires ?
Suite et fin
A 16h, l’état de Thomas est réévalué. Il n’a pas eu besoin d’Oxygène de la journée. Le balancement s’est atténué, ainsi que le tirage.
Le médecin change donc ses prescriptions : Arrêt des aérosols et passage en Ventoline® bouffées avec chambre inhalation. 4 bouffées toutes les 4h.
Question
7- Comment feriez-vous l’éducation à l’asthme pour Thomas et sa maman ? Quelles questions complémentairespourriez vous poser à Thomas et sa maman pour affiner votre démarche d’éducation ?
1- Situez Thomas selon son âge dans le développement psychomoteur.
Selon Freud, Thomas se situe à la transition entre le stade Anal (maitrise des sphincters, période du non, …) et le stade Phallique (questions existentielles sur l’origine de la vie, différence des deux sexes, angoisse de castration chez le garçon…).
Selon Piaget, il se situe dans la phase pré-opératoire (de 2 à 6 ans environ). C’est l’acquisition et la maitrise du langage, apparition de la symbolique des choses, différence entre passé, présent et futur.
Pour aller plus loin ! lLe développement de Thomas au niveau staturo-pondéral est harmonieux. Il est dans les « normes » définies par les courbes de croissance du carnet de santé.
2- Définissez la crise d’asthme.
Maladie chronique caractérisée par une inflammation permanente des voies aériennes et d’une hyperréactivité bronchique entraînant un bronchospasme. Cette inflammation provoque des épisodes récidivants de sifflements, de dyspnée (modification du rythme de la respiration), d’oppression thoracique et de toux, particulièrement la nuit et le petit matin. fiche complète sur l’asthme
3- Relevez les critères de gravité présents chez Thomas, et citez ceux qui ne sont pas présents.
Chez Thomas, nous retrouvons le balancement thoraco-abdominal (quand l’enfant soulève son ventre, son thorax s’abaisse, et inversement), un tirage intercostal (voir vidéo), des difficultés à parler, une saturation en O2 à 93%, une polypnée ainsi qu’une tachycardie. L’hyperthermie peut également être relevée en fonction de la tolérance à la fièvre de Thomas.
D’autres critères peuvent être présents :
Contraction des muscles du cou
hypotension artérielle
cyanose des extrémités, péribuccale,
paleurs / sueurs,
apnées
désaturation inférieure à 90%
Battement des ailes du nez
contraction des muscles du cou
Coma
….
4- Définissez les traitements, la classe pharmaceutique, les effets attendus et les effets secondaires possibles.
Solupred®(Prednisolone) : Anti-inflammatoire. Doit aider à diminuer l’inflammation broncho-pulmonaire. Les principaux effets secondaires sont une hyperexcitabilité de l’enfant, une rétention hydro-sodée, une fuite potassique lors de doses importantes et/ou prolongées,…
Ventoline®(Salbutamol) : Bronchodilatateur. Ce traitement doit permettre aux bronches de se dilater, de diminuer le bronchospasme, et d’améliorer la capacité pulmonaire. Les principaux effets secondaires sont des tremblements, une tachycardie, des céphalées, …
Paracétamol sirop : Antalgique et antipyrétique. Doit diminuer la douleur et l’hyperthermie de Thomas. Les principaux effets secondaires sont une éruption cutanée, nausées et vomissements. A fortes doses, le paracétamol peut créer une hépatotoxicité.
5- Faites la planification de vos soins pour Thomas, en faisant apparaitre vos calculs pour les traitements.
9h : Administration PO de Paracétamol 1 dose 15kg, et de 15x 2mg = 30 mg de Solupred® (Soit un cp de 20mg, et 2 cp de 5 mg dans 3 cc d’eau minérale). Nettoyage de nez si besoin. Préparation et administration du premier aérosol. Ventoline® 5mg/2,5 ml. Il me faut 2,5mg ce qui fait 1,25ml. Je prends donc une seringue de 1ml et une seringue de 2,5 pour avoir la dose juste. Administration au nébuliseur avec 3 ml de sérum physiologique, sous 4 à 6l/min d’O2. Mise en place du monitorage cardiaque.
9h15 : Fin du premier aérosol. Relevé de constantes.
9h20 : Début du second aérosol (même préparation que le premier).
9h35: Fin de l’aérosol.
9h40: Dernier aérosol de la première série.
9h55 : fin des aérosols. Relevé de constantes.
10h15 : Proposition d’alimentation et d’hydratation (essentielle dans la crise d’asthme) + relevé de constantes.
10h50 : Température + constantes et accompagnement si possible à la radio.
12h : Repas + constantes.
13h : Nettoyage de nez si besoin + aérosol + constantes.
13h30-16h : Sieste si nécessaire, avec surveillance de la saturation en sommeil profond
16h : Réévaluation médicale avant l’aérosol.
6- Qu’est ce que la Josacine® ? A quelle famille de thérapeutique appartient-elle ? quels sont les effets secondaires ?
La Josacine® (Josamycine) est un antibiotique appartenant à la famille des Macrolides. Les principaux effets secondaires sont des nausées, vomissements, diarrhées, éruption cutanée, augmentation des transaminases.
7- Comment feriez-vous l’éducation à l’asthme pour Thomas et sa maman ? Quelles questions complémentaires pourriez vous poser à Thomas et sa maman pour affiner votre démarche d’éducation?
Premièrement, il va falloir faire l’éducation à la chambre d’inhalation et au spray de Ventoline. Après avoir vérifié la date de péremption de la Ventoline, la secouer afin de remettre en suspension le produit. Adapter ensuite la Ventoline à la chambre d’inhalation en l’expliquant à la maman et à Thomas en utilisant des mots simples et adaptés. Voici une vidéo sur l’utilisation d’une chambre d’inhalation.
Pour une éducation optimale, il faudrait demander à la maman de Thomas s’il y a des animaux à la maison, si un des parents consomment des cigarettes (tabac, ou autres substances,..), quel est le type de chauffage à la maison, si la maison est humide, … En fait, il faut rechercher avec Thomas et sa maman tous les facteurs déclenchant possibles pour l’asthme de Thomas. Et bien entendu, demander à Thomas et à sa maman s’ils ont des questions.
D’autres cas cliniques sont disponibles dans le livre « 40 cas cliniques infirmiers corrigés et commentés »
Voici un article sur la soutenance du travail de recherche du Semestre 6. Cet article n’est qu’une aide et n’est peut-être pas adapté à l’ensemble des Instituts de Formation en Soins Infirmiers.
1- Généralités
Cette soutenance a pour but d’argumenter votre travail écrit, et d’échanger sur le sujet avec des professionnels de la santé. Attention, un certain temps vous est imparti : organisez-vous bien !
Avant l’oral, préparez-vous et connaissez votre travail de recherche par cœur (ce qui ne devrait pas poser problème après quasiment un an de travail dessus).
Entrainez-vous, chronométrez-vous pour ne pas dépasser le temps donné (généralement entre 10 et 15 minutes), et essayer de le faire devant de vraies personnes pour savoir si ce que vous dîtes est compréhensible, clair ou non.
Habillez-vous propre (mais avec des habits dans lesquels vous vous sentez à l’aise), coiffez-vous : soyez présentable. N’oubliez pas que le jury doit voir en vous le futur professionnel de santé qu’il va diplômer ou non via la soutenance.
2- Un exemple de plan
ENTRER lorsque vous y êtes invité et dire BONJOUR (ça parait évident, mais avec le stress, la politesse peut vite être oubliée).
SE PRESENTER : Donnez votre nom et votre prénom, le thème de votre recherche et le plan de votre soutenance.
ERRATUM : Un erratum est souvent nécessaire dans les travaux écrits. Dans celui-ci, vous devez mettre les corrections des fautes d’orthographe s’il y en a, des modifications de phrases, des erreurs de synthaxe, …
INTRODUCTION : Reprendre le thème de votre travail de recherche et pourquoi vous avez choisi ce thème, quelles ont été vos motivations pour ce travail, vos objectifs personnels, vos valeurs, …
SYNTHESE DE L’ETUDE (de la situation d’appel à la question de départ) : Rappelez votre situation de départ succinctement, mais avec assez d’éléments pour ‘ »poser le décor ». Expliquez ensuite le questionnement qui est issu de cette situation, et la question de départ qui en découle…
PÔLE THEORIQUE / CADRE CONCEPTUEL : Expliquez votre cadre conceptuel (pourquoi tel concept, et la définition rapides de quelques uns, et si ces concepts vous ont plutôt éclairé ou au contraire, plus questionné…). Vous pouvez également expliquer les liens que vous avez fait entre les différents concepts.
ENQUETE : Vous expliquerez ici quelle méthode vous avez utilisé (entretiens, questionnaires, …) pour votre enquête auprès des professionnels de sante. Faites un retour rapide sur les résultats de cette enquête et une synthèse.
PROBLEMATIQUE ET HYPOTHESE : Expliquez rapidement les différentes questions que vous vous êtes posé après l’analyse de votre cadre conceptuel et vos rencontres avec les professionnels. Citez ensuite votre hypothèse de travail que vous devrez confirmer ou infirmer.
ANALYSE CRITIQUE de votre travail : Quelles ont été vos satisfactions et vos limites ? Vos difficultés lors de ce travail, et si vous pouvez, montrez que vous avez poursuivi la réflexion sur votre travail en essayant d’apporter quelque chose de nouveau (article, livre, film,…). Détaillez succinctement ce que cette nouvelle chose apporte à votre travail, et si pour vous, cela confirme ou non votre hypothèse, et votre travail. Si vous avez un point de votre mémoire que vous souhaitez aborder plus particulièrement, vous pouvez le faire dans cette partie. Vous pouvez également développer ici des axes d’amélioration pour votre travail.
CONCLURE : En faisant une synthèse rapide de votre travail, et ce que celui-ci vous a apporté d’un point de vue professionnel et personnel. Vous pouvez faire une ouverture sur comment se travail pourrait être continué, et en faisant un lien avec votre projet professionnel. La conclusion peut se terminer par une citation en lien avec votre mémoire.
QUESTIONS DU JURY : Le jury peut vous poser des questions sur votre travail, ou peut vous demander de développer des points précis, des concepts qui lui semblent sous ou mal développés,… Cette partie a également pour but de tester vos capacités d’adaptation et de remise en question. En effet, il va peut-être essayer de vous poser des questions déstabilisantes : si vous ne savez pas, dites le clairement et n’essayez pas d’inventer une réponse. Et si le jury vous contredit, alors, essayez d’argumenter pour leur montrer que vous avez raison, ou au contraire, reconnaissez que leur point de vue est intéressant.
3- Quelques conseils supplémentaires
N’oubliez pas le jour J votre convocation et une pièce d’identité. Essayer d‘arriver en avance pour ne pas faire attendre le jury.
Ne mâchez pas de chewing-gum, ayez une attitude d’écoute active, une présence, ne jouez pas avec vos mains et laissez le jury s’exprimer.
Et, chose très importante, ne prenez pas votre téléphone portable avec vous lors de l’entretien : s’il sonne ou vibre, c’est …. comment dire …. foutu ?
PS : N’oubliez pas d’aller aux toilettes juste avant 🙂
Bon courage à vous tous pour votre soutenance, et l’équipe d’Entraide ESI IDE vous dit un gros MER** !!
Le cancer du col de l’utérus est lié à une infection par un virus, le papillomavirus humain.
1- L’utérus
Organe du système de reproduction composé de deux parties :
Le corps de l’utérus
Le col de l’utérus
Le col a plusieurs fonctions :
Grâce à la sécrétion de la glaire cervicale : lubrification du vagin, protection contre les infections. La glaire cervicale permet également aux spermatozoïdes, au moment de l’ovulation, de se déplacer plus facilement vers l’utérus
Rôle dans la grossesse et l’accouchement.
2- Le cancer de l’utérus
Cancer d’évolution généralement lente et de bon pronostic. Il est provoqué par un virus (HPV : Human Papilloma Virus) transmis lors de rapports sexuels. Il existe deux types de cancers du col :
Carcinome épidermoïde
Adénocarcinome
Il y a 5 stades d’évolution :
Stade 0 = cancer in situ
Stade I = cancer localisé au niveau du col de l’utérus
Stade II = envahissement des tissus proches du col de l’utérus
Stade III = envahissement des tissus proches ainsi que de la zone pelvienne
Stade IV = envahissement des organes proches (métastases)
L’extension de cette tumeur se fera au niveau des organes avoisinants (uretères, vagin, rectum, vessie,….) ; les métastases viscérales sont rares alors que les métastases ganglionnaires sont plus fréquentes.
3- Facteurs de risque
Infection par le papilloma virus humain (VPH)
Rapports sexuels précoces
Multiplicité des partenaires
Multiparité
Tabagisme
Utilisation de contraceptifs oraux
Infection par VIH, herpès génital, chlamydiose
4- Symptômes
Saignements (métrorragies) après les rapports sexuels, en dehors des périodes de règles ou après la ménopause
Douleurs lors des rapports
Pertes blanches
Douleurs dans la zone pelvienne ou lombaire
5- Dépistage / Diagnostic
Frottis cervico-utérin sur lequel il sera possible de déceler des cellules anormales.
Colposcopie qui permettra de détecter une toute petite tumeur. La colposcopie correspond à l’examen à la loupe binoculaire du col.
Bilan d’extension si lésion cancéreuse. Il se fait à l’aide d’un toucher vaginal et rectal, d’un scanner abdominopelvien et surtout à l’aide de l’IRM.
Si la tumeur s’est déjà étendue aux organes avoisinants, la patiente pourra présenter une insuffisance rénale due à la compression des uretères ainsi qu’une occlusion digestive.
6- Traitement
Chirurgie : colpo-hystérectomie (aussi appelée intervention de Wertheim), hystérectomie, trachélectomie, curage ganglionnaire. La conisation est également possible : elle consiste à enlever une partie du col de l’utérus lors de cancers très localisés.
Radiothérapie : externe ou curiethérapie (Mise en place d’une source radioactive directement au niveau de la tumeur. Cette source sera laissée de quelques heures à quelques jours. La patiente séjournera alors en chambre plombée).
Chimiothérapie
Les lésions précancéreuses sont traitées par conisation, cryothérapie, laser ou électrochirurgie
Ces traitements peuvent être utilisés individuellement ou associés entre eux.
7- Prévention
Réalisation de test de dépistage régulièrement (des IST essentiellement)
Le cancer de la prostate est la présence de cellules cancéreuses qui se multiplient de façon incontrôlée dans la prostate.
1- La prostate
Glande de l’appareil génital masculin située entre la vessie et le rectum et entourant l’urètre. La prostate est formée de deux lobes. La prostate a un rôle dans la production du sperme (liquide prostatique).
2- Le cancer de la prostate
Type de cancer le plus fréquent chez l’homme (40 000 cas diagnostiqués par an en France) d’évolution très lente (20 à 30 ans). La plupart du temps la tumeur reste localisée à la prostate. L’adénocarcinome est la forme la plus fréquente.
Il existe 4 stades :
Stade I = tumeur localisée à un seul lobe
Stade II = tumeur localisée dans les deux lobes
Stade III : tumeur étendue aux vésicules séminales
Stade IV = envahissement des tissus adjacents (vessie, rectum, urètre) et des ganglions
3- Facteurs de risque
Âge (> 50 ans)
Antécédents familiaux
Origine ethnique (les hommes d’origine africaine sont plus touchés)
Régime alimentaire
Tabagisme
Taux élevé de testostérone
Obésité
Inflammation ou infection de la prostate
Exposition à des pesticides, au cadmium, aux dérivés du caoutchouc
Alimentation riche en matière grasse
4- Symptômes
Difficultés à uriner
Douleurs à la miction
Besoin fréquent d’uriner
Sang dans le sperme ou les urines
Changement dans le fonctionnement urinaire
Ejaculation douloureuse
Problèmes d’érection
Pour les tumeurs dépassant la capsule de la prostate :
Troubles du transit, en cas de compression rectale
Oedème d’un membre inférieur par envahissement du système lymphatique
Obstruction d’un ou des deux uretères
En cas d’envahissement osseux (métastases), des douleurs osseuses au niveau du bassin et du rachis essentiellement peuvent être ressenties.
5-Dépistage / diagnostic
Toucher rectal
Dosage des PSA dans le sang (N = < 4ng/ml)
Biopsie de la prostate
Bilan d’extension si cancer avéré : plus le taux de PSA est augmenté, plus la probabilité d’extension est importante. La scintigraphie osseuse permet la recherche des métastases osseuses, et l’IRM endorectale permet de savoir si la tumeur dépasse la capsule ou non.
6- Traitement
Surveillance active
Prostatectomie radicale
Radiothérapie externe ou curiethérapie
Traitement hormonal (anti androgènes, analogues de la LH-RH)
Chimiothérapie
7- Prévention
Dépistage précoce
Traitement par finastéride (Propecia®, Proscar®) ou dutastéride (Avodart®)
Le cancer du sein est la tumeur maligne la plus fréquente chez la femme.
1- Les seins
Les seins ont pour fonction de produire le lait qui servira à nourrir les nouveaux nés. Ils sont composés de graisse, d’une glande mammaire, de canaux galactophores et du mamelon.
Les seins sont soumis à l’action de deux hormones :
Les œstrogènes (croissance des seins, grossesse)
La progestérone (différentiation des cellules, cycle menstruel)
2- Le cancer du sein
Cancer hormonodépendant le plus fréquent chez la femme. Il peut parfois se développer chez l’homme mais de façon très rare. Il existe deux types de cancer du sein :
Le cancer non invasif = in situ : qui se forme à l’intérieur des canaux de lactation
Le cancer invasif = infiltrant : qui envahit les tissus entourant les canaux de lactation
Les différents stades sont :
Stade 0 : cancer in situ
Stade I : cellules cancéreuses présentes dans les tissus entourant les canaux et lobules, taille inférieure à 2 cm
Stade II : soit la tumeur est supérieure à 2 cm, soit la tumeur mesure entre 0 et 5 cm et il y a une atteinte ganglionnaire
Stade III : tumeur de taille plus importante avec atteinte de plusieurs ganglions
Stade IV : cancer dit métastatique
3- Facteurs de risque
3-1 Chez l’homme
Âge (> 60 ans)
Antécédents familiaux de cancer du sein
Prédisposition génétique
Syndrome de Klinefelter
Exposition à des rayonnements
Cirrhose du foie
Gynécomastie
Obésité
Consommation d’alcool
Problème au niveau des testicules (cryptorchidie, orchidectomie, antécédent d’oreillons à l’âge adulte)
Exposition professionnelle à des produits toxiques (vapeurs d’essence, gaz d’échappement…)
3-2 Chez la femme
Âge (> 50 ans)
Antécédents personnels (cancer du sein, des ovaires, de l’endomètre)
Antécédents familiaux
Obésité
Consommation de tabac et d’alcool
Sédentarité
Hormonothérapie substitutive à la ménopause
Prise prolongée de contraceptifs oraux
Exposition à des produits cancérigènes
Multiparité ou grossesse tardive
Exposition accrue aux œstrogènes naturels (menstruations précoces, ménopause tardive)
4- Symptômes
Présence d’une masse au niveau du sein
Présence d’une masse au niveau des ganglions de l’aisselle
Céline, 16 ans, a été renversée par un scooter ce matin à 8h en se rendant au lycée. Au service des Urgences, là où les pompiers l’ont conduite, le médecin diagnostique une fracture des deux os de l’avant bras droit, avec déplacement. Elle arrive en fauteuil roulant, accompagnée de ses parents, dans le service où vous êtes stagiaire.
Elle porte une attelle provisoire à l’avant bras droit.
La réduction orthopédique de la fracture sous anesthésie générale est suivie par l’immobilisation par un plâtre moulé (circulaire) brachio-antéro-palmaire pour 3 semaines est prévue pour 16 heures.
Céline pourra sortir le lendemain s’il n’y a aucune complication.
Questions
1- Nommez les os de l’avant bras. Situez l’olécrane par rapport à l’un d’eux.
2- Quel examen complémentaire a permis d’affiner le diagnostic médical?
3- Expliquez l’intérêt de l’attelle provisoire.
4- Définissez la réduction orthopédique.
5- Expliquez ce qu’est le syndrome de Wolkmann. Citez les circonstances qui le favorisent.
6- Citez et argumentez les recommandations à faire à Céline et ses parents au moment de la sortie.
1- Nommez les deux os de l’avant bras. Situez l’olécrane par rapport à l’un d’eux.
Les deux os sont le radius et le cubitus (ou Ulna). L’Olécrane est l’épiphyse proximale du cubitus.
2- Quel examen complémentaire a permis d’affiner le diagnostic médical ?
Une radiologie de l’avant bras a permis d’affiner le diagnostic médical.
3- Expliquez l’intérêt de l’attelle provisoire
L’attelle permet d’éviter les mobilisations de la fracture et possède également une visée antalgique.
4- Définissez la réduction orthopédique
La réduction correspond à la remise en place de la fracture.
Il existe 2 techniques : La technique orthopédique consiste à remettre en place à la main, par manipulation externe, les fragments osseux fracturés ou l’articulation luxée. Selon les cas, la réduction est pratiquée sans anesthésie (luxation) ou sous anesthésie locorégionale ou générale (fracture). Une fois la réduction obtenue, on immobilise solidement le membre (bandage, plâtre, fixateur externe) jusqu’à consolidation.
La technique chirurgicale (dite par « voie sanglante ») est employée quand la précédente n’est pas praticable, plus souvent sur des fractures que sur des luxations.
5- Expliquez ce qu’est le syndrome de Wolkmann. Citez les circonstances qui le favorise.
C’est une augmentation de la pression dans des loges inextensibles. C’est un syndrome ischémique lié à une compression vasculo-nerveuse entraînant une paralysie irréversible des muscles. Il s’agit de la complication du syndrome des Loges.
(Syndrome des Loges : ischémie des masses musculaires due à l’augmentation d’une pression dans une loge musculaire par un œdème ou un hématome (effet garrot) et apparaissant par une douleur à la contraction volontaire des muscles, une pâleur et un refroidissement du membre. Il s’agit d’une urgence chirurgicale).
Les circonstances qui le favorisent sont une mauvaise surveillance de plâtre, et un plâtre trop serré.
6- Citez et argumentez les recommandations à faire à Céline et ses parents au moment de la sortie.
Respecter le temps de séchage, soit 24 à 48 h selon l’épaisseur du plâtre, avant d’exercer toute sollicitation mécanique.
Ne pas vernir le plâtre, ce qui empêcherait l’évaporation naturelle et qui entrainerait une macération.
Ne pas mouiller ou immerger le plâtre ce qui le fragiliserait.
Ne pas introduire de corps étrangers sous le plâtre (aiguille à tricoter, …)
Surélever le membre immobilisé, les premiers jours, pour éviter l’oedème.
Effectuer des contractions isométriques régulières et mobiliser les articulations laissées libres, pour prévenir l’amyotrophie et les complications thromboemboliques.
Surveillance de la température des doigts, de leur motricité, sensibilité, couleur et oedème.
Surveillance de l’odeur du plâtre
Ne pas écrire sur le plâtre
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