L’analyse de pratique professionnelle permet à l’étudiant de se mettre en posture réflexive.


1- Objectif

L’objectif de l’analyse de pratique professionnelle (APP) est d’amener l’étudiant à réfléchir et organiser ses idées en vue de la réalisation d’un travail de fin d’études en dernière année. Chaque situation présentée peut-être potentiellement une introduction à votre TFE (situation de départ, questionnement naïf et question de départ). C’est pourquoi, il est important de comprendre l’enjeu de l’analyse de pratique professionnelle dès le début de la formation. Plus vous pratiquez, plus le schéma sera facile à reproduire en troisième année. La validation des analyses de pratiques professionnelles fait partie des éléments qui permettent l’attribution ou non des ECTS relatifs au stage (UE 5.8). Ceci est développé dans l’article 56 de l’Arrêté du 31 Juillet 2009.


2- Contenu

L’analyse de pratique doit se décliner en plusieurs parties :

– Tout d’abord, vous devez décrire objectivement une situation rencontrée ou une activité vue ou réalisée. N’hésitez pas a présenter au préalable le service, de façon succincte, pour que le lecteur comprenne un minimum le contexte. Pensez à bien conserver l’anonymat des patients évoqués et des différents professionnels.

– Retirez le superflu, ne gardez que ce qui a un réel intérêt pour le questionnement (cela vous permettra d’être concis lors de la rédaction de la situation de départ de votre TFE).

– Ensuite viennent les observations et étonnements. Vous pouvez les classer en fonctions de différents points ou les regrouper par thèmes. C’est vraiment ici que vous expliquez ce que vous avez ressenti, que vous décrivez vos émotions, ce qui vous a posé problème, interrogé, bloqué…

C’est une partie importante centrée sur le questionnement : qu’est-ce-que j’ai fait ? qu’est-ce-que je n’ai pas fait ? Qu’est-ce-que j’aurai du/pu faire ? Pourquoi ?

– Toutes ces questions, dites « naïves » , qui découlent de votre situation pourront vous orienter pour trouver une question de départ à votre TFE, plus complète, afin de traiter l’ensemble des éléments et thèmes que vous voulez aborder.

– Enfin, la dernière partie s’oriente sur les difficultés rencontrées et points à approfondir. Qu’est-ce-qui vous a manqué (connaissances théoriques ou pratiques, technique, expérience, maturité…)? Qu’est-ce-que vous pourriez améliorer dans une situation semblable dans votre carrière, par la suite ?

Cette partie est vraiment la remise en question du soignant : c’est un peu le bilan pour ne plus être pris au dépourvu si la situation se représente.

– Face à chaque difficulté dans le soin, il est important que le soignant se remette en question. En posant par écrit son raisonnement, le soignant développe sa curiosité professionnelle et intellectuelle, et facilite ainsi les raisonnement futur.

– Selon les IFSI, il se peut qu’on vous demande en fin d’analyse si vous vous sentez suffisamment autonome sur l’ensemble de ces activités pour les assurer seul. C’est juste un moyen pour vous de faire un bilan d’acquisition de compétences. Ce n’est pas obligatoire mais cela vous permettra de vous situer dans les attentes des soignants.


3- Exemple (une des façons de faire)

ContexteDécrivez ici le service où vous êtes en stage, le lieu en préservant l’anonymat, le moment et votre avancée dans la formation
QuiDécrivez ici les protagonistes principaux :  
Patient : âge, motif d’hospitalisation/consultation, environnement, traitements significatifs
Entourage du patient (si utile)
Equipe pluridisciplinaire (IDE, AS, Interne, Médecin, Kiné, ESI,…)
Cadre législatif (optionnel)Notez ici les textes de loi en référence avec votre situation
Compétence(s) mobilisée(s)Notez ici les compétences mobilisées par votre situation
Déroulement de l’activité, de la situation rencontréeDécrivez ici la situation ou l’activité vécue. Pour les activités, détaillez pourquoi ; le déroulement chronologique factuel, et toutes les informations que vous jugez nécessaires, les modalités de réalisation (procédure, technique, matériel…).  

Notez également les éléments qui vont préciser vos limites d’actions et de prises de décisions/réactions.
Connaissances mobiliséesNotez ici vos savoirs théoriques, pratiques, relationnels et méthodologiques mobilisés.
Observations et étonnementsPosez-vous ici toutes les questions qui vous sont venues suite à cette situation, tous les étonnements et toutes les informations que vous jugerez nécessaires.
Difficultés rencontrées, points à approfondir et auto-évaluationExpliquez ici tout ce qui a pu vous gêner pour la réalisation et le déroulement de la  situation, et vos lacunes
Mesure(s) corrective(s) envisagée(s)Inscrivez ici ce que vous mettriez en oeuvre, ce que vous changeriez si la situation se représentait à vous. Que modifieriez-vous dans votre pratique quotidienne pour ne pas être confronté de nouveau à ces difficultés.
Une méthode possible….

SOURCES

  • Cours personnels IFSI
  • Portfolio
  • Recueil des principaux textes relatifs à la formation préparant au diplôme d’Etat et à l’exercice de la profession.

La défaillance organique du rein temporaire ou définitive…


1- Rappels anatomiques

Les reins sont au nombre de deux, et sont situés dans la partie postérieure de l’abdomen, de part et d’autre de la colonne vertébrale, sous les dernières côtes. Chaque rein mesure environ 11 cm, de long et est relié à l’artère aorte et à la veine cave inférieure par l’artère et la veine rénale. Le rein a pour fonction de former l’urine en filtrant le sang. L’urine formée est collectée au milieu du rein et s’écoule ensuite par l’uretère jusqu’à la vessie pour y être stockée avant d’être éliminée par le canal appelé urètre.

Les fonctions des reins sont :

  • La filtration/épuration : du sang afin d’éliminer les toxines produites par le fonctionnement normal du corps.
  • L’équilibration : du « milieu intérieur » essentiellement de l’eau et des sels minéraux (sodium, potassium, calcium, bicarbonate, magnésium) ;  régulation de l’équilibre acido-basique
  • La régulation de la pression artérielle : par la production d’hormones et la régulation de la quantité d’eau et de sodium de l’organisme
  • La sécrétion de vitamine D : rôle important dans la minéralisation de l’os et le maintien du taux sanguin de calcium (nécessaire pour la fixation de la vitamine D)
  • La sécrétion d’EPO (érythropoïétine) : qui stimule la production de l’hémoglobine et des globules rouges par la moelle osseuse
  • La fonction endocrinienne

2- Définitions

On distingue deux types d’insuffisances rénales :

  • L’insuffisance rénale aiguë (IRA) = dysfonctionnement transitoire et réversible des reins
  • L’insuffisance rénale chronique (IRC) = destruction progressive et irréversible des reins

3- L’insuffisance rénale aiguë

3.1- Définition

Baisse importante et subite du débit de filtration glomérulaire qui peut durer de quelques heures à quelques jours. Pour cela il faut effectuer un dosage du taux sanguin de créatinine (protéine éliminée normalement par les reins) qui se trouvera fortement augmentée (norme : homme= 8-13 mg/L, femme = 6-10 mg/L).

3.2- Signes cliniques
  • Oligurie/anurie
  • Œdème (des membres inférieurs ou OAP)
  • Altération de l’Etat Général (AEG)
  • Douleurs à la palpation
  • Troubles digestifs
  • Urémie
3.3- Étiologies
  • L’insuffisance rénale aiguë fonctionnelle = pré-rénale

Peut être causée par une hypovolémie (choc hémorragique ou anaphylactique), une déshydratation extracellulaire (digestive, cutanée, rénale par exemple avec l’utilisation de diurétiques) ou l’utilisation de certains médicaments (diurétiques, AINS, anesthésiques…). Pour confirmer la cause fonctionnelle il faut réaliser un ionogramme sanguin et urinaire.

  • L’insuffisance rénale aiguë obstructive

Il faut pour cela rechercher la présence d’un obstacle intra-vésicale (caillot, tumeur, lithiases), ou sous vésicale (hypertrophie de la prostate, lithiases, tumeur…). Pour confirmer la cause obstructive il faut réaliser une échographie rénale à la recherche de l’obstacle. Une tomodensitométrie abdomino-pelvienne peut aussi permettre le diagnostic.

  • L’insuffisance rénale aiguë organique

Plusieurs étiologies possibles : vasculaires (HTA maligne, emboles, occlusion aiguë de l’artère ou de la veine rénale…), glomérulaires (syndrome néphrotique aigu, glomérulonéphrite rapidement progressive), tubulaires (état de choc, toxique, rhabdomyolyse, obstruction intra-tubulaire…), interstitielles (infection, immuno-allergique, infiltration cellulaire). Pour confirmer la cause organique il faut réaliser un ECBU, analyse du sédiment urinaire, protéinurie des 24H, électrophorèse des protéines urinaires. Il peut aussi être réalisé une ponction biopsie rénale.

3.4- Traitements
  • Pour l’IRA obstructive : drainage en urgence des urines par sonde vésicale, cathéter sus-pubien, sonde JJ, néphrostomie et traitement de l’obstacle (lithotritie extra corporelle,…)
  • Pour l’IRA fonctionnelle : arrêt des traitements néphrotoxiques, correction du choc hypovolémique ou anaphylactique
  • Pour l’IRA organique : traitement de la cause

4- L’insuffisance rénale chronique (IRC) et terminale (IRT)

4.1- Définition

Diminution permanente et irréversible du débit de filtration glomérulaire (DFG), secondaire à une maladie rénale évoluant depuis plus de 3 mois et pouvant aboutir à une insuffisance rénale terminale. L’IRC se définit par un DFG < à 80ml/min et l’IRT par un DFG < à 15 ml/min (norme = 120 ml/min).

4.2- Signes cliniques
  • Signes biologiques : Augmentation de la créatinine, baisse de la clairance de la créatinine, protéinurie, hématurie, leucocyturie
  • Manifestations hématologiques : Anémie, troubles de l’hémostase, déficit immunitaire
  • Manifestations cardio-vasculaires : HTA, surcharge hydro-sodée, hypertrophie ventriculaire gauche, athérosclérose accélérée
  • Perturbations métaboliques : Hypocalcémie, hyperphosphorémie, acidose métabolique, dyslipidémie, malnutrition
  • Manifestations neurologiques : Troubles mnésiques, troubles du sommeil, polynévrite, impatiences
  • Manifestations digestives : Nausée, vomissement, anorexie, œsophagite
  • Manifestations cutanées : Prurit, calcifications cutanées, pigmentation cireuse
  • Manifestations endocriniennes : Dysménorrhées, hypofertilité, baisse de libido, dysfonction érectile
4.3- Étiologies
  • Néphropathies vasculaires et hypertensives
  • Néphropathie diabétique
  • Glomérulonéphrites chroniques
  • Néphropathies héréditaires (polykystoses rénales essentiellement)
  • Néphropathies interstitielles chroniques
  • Néphropathies d’origine indéterminée

4.4- Traitements

  • Règles diététiques : Régime hyposodé, hypoprotidique, pauvre en potassium ; Adaptation de la quantité de boisson à la diurèse.
  • Traitement de l’hypertension : Inhibiteurs du système rénine-angiotensine (Razilex®), diurétiques (Lasilix®, Esidrex®).
  • Traitement de l’anémie : EPO (Aranesp®, Eprex®, Mircera®,…), fer (Tardyferon®, Fumafer®, Venofer®,…).
  • Correction des troubles phosphocalciques : Vitamine D (Uvedose®, Dedrogyl®, Un Alfa®,…), calcium (Calcidia®, Cacit®,…), chélateur du phosphore = substance qui entoure la molécule du phosphore afin de l’éliminer dans les selles (Rénagel®, Renvela®, …).
  • Correction des troubles métaboliques : Kayexalate® pour l’hyperkaliémie, bicarbonates pour l’acidose métabolique, statines pour la dyslipidémie (Elisor®, Tahor®,…) et équilibrer le diabète.

4.5- Traitements de l’insuffisance rénale terminale

  • Hémodialyse : technique permettant d’épurer le sang par le biais d’un rein artificiel
  • Dialyse péritonéale : technique utilisant le péritoine comme filtre pour épurer le sang
  • Greffe rénale : consiste à implanter un greffon prélevé sur un donneur décédé, ou vivant, ou par le biais de dons croisés

SOURCES

Le grand nettoyage… Un « rein artificiel externe » ; une technique de suppléance de la maladie rénale chronique.


1- Définition

La dialyse péritonéale (DP) consiste à débarrasser le sang des substances toxiques qui s’accumulent dans l’organisme lorsque les reins ne fonctionnent plus. C’est la dialyse qui se rapproche le plus du fonctionnement du rein dit « normal » car l’élimination des déchets se fait en continu.


2- Prérequis d’anatomie

Le péritoine est composé de deux membranes : une membrane qui tapisse l’abdomen (péritoine pariétal) et une membrane qui entoure les organes et viscères abdominaux (péritoine viscéral). Entre les deux membranes, il existe normalement un espace très limité appelé cavité péritonéale où circule une quantité minime de liquide.

En insérant un cathéter entre ces deux membranes, on peut augmenter artificiellement la quantité de liquide de cette cavité. C’est le principe de la dialyse péritonéale. Le péritoine laisse passer principalement les petites molécules (urée, créatinine, sodium, potassium, calcium, phosphore…) et retient les grosses telles que les protides, le glucose ou les globules rouges.


3- Principes

3.1- Prérequis d’hémodialyse

L’hémodialyse est caractérisée par le nettoyage du sang qui passe dans un circuit sanguin externe. Là, le sang rencontre un liquide de dialyse (= dialysat) dans un rein artificiel et se débarrasse des substances toxiques avant de retourner dans le corps par la fistule. Ce traitement indolore dure de 3 à 8 heures, trois fois par semaine en moyenne.

3.2- La DP à proprement parler

La DP comme son nom l’indique se sert d’une membrane naturelle, le péritoine. Il permet d’agir comme un filtre au travers duquel les molécules dissoutes telles que l’urée, le potassium et les phosphates passent. Cette technique d’épuration continue se rapproche le plus du fonctionnement normal du rein qui travaille 24h sur 24 sans interruption.

Le dialysat est introduit à l’aide d’un cathéter préalablement implanté dans l’abdomen (petit tuyau qui abouche à la peau du patient). Ce liquide débarrasse le sang des toxines que le rein n’arrive plus à éliminer. Le liquide injecté va se charger de substances que le rein n’arrive plus à éliminer naturellement grâce à deux mécanismes.

La diffusion :

Après injection du dialysat dans l’abdomen, le sang et le dialysat ne sont séparés que par le péritoine. Les lois physiques font que s’il y a une différence de concentration entre deux compartiments, les petites molécules se déplacent pour venir équilibrer les deux milieux. Elles se déplacent du milieu le plus concentré vers celui qui l’est moins. Quand la concentration devient identique, on renouvelle le liquide en injectant un nouveau dialysat dépourvu de petites molécules (et ainsi de suite à chaque fois que le liquide a la même concentration que le sang). En renouvelant cette procédure on épure au fur et à mesure le sang de ses molécules toxiques.

L’osmose ou ultrafiltration :

À l’état naturel, les reins éliminent l’eau présente en excédent dans notre organisme. Toujours en utilisant les mêmes lois de physique, il suffit d’augmenter la concentration du dialysat par rapport à celle du sang pour faire un appel d’eau. L’eau passe alors du milieu le moins concentré (le sang) vers le milieu le plus concentré (le dialysat). C’est la pression osmotique. On utilise une grosse molécule dans le dialysat tel que le glucose, qui ne diffuse pas à la même vitesse que l’eau, afin de soustraire de l’eau lors de cette technique. Plus la concentration en sucre augmente dans le dialysat plus on va soustraire d’eau au patient.


4- Le cathéter de DP

Le cathéter est mis en place de façon chirurgicale, soit par laparoscopie, soit par voie percutanée sous scopie. Ce tube souple en silicone sert à introduire ou extraire le dialysat de la cavité péritonéale. Il se caractérise par une partie externe d’environ 10 cm abouchée à la peau et d’une partie interne qui se compose de nombreux orifices latéraux pour faciliter la circulation des liquides. Deux manchons vont permettre la perméabilité de ce système en fabriquant un tissu dense et fibrineux autour du cathéter afin d’éviter la contamination microbienne et de le maintenir en place. L’orifice doit être nettoyé régulièrement et inspecté afin de prévenir de toute infection. Le cathéter contient un clamp externe pour éviter tout reflux de liquide lors des manipulations.


5- Réalisation

Cette technique se fait principalement à domicile (mais elle peut être faite à l’hôpital si le patient est hospitalisé et sous DP) soit manuellement la journée, soit mécaniquement grâce à une machine la nuit.

5.1- La DP continue (DPC)

Elle consiste à introduire, en application d’une prescription médicale établie par un néphrologue, 3 à 4 fois par 24h, une quantité de dialysat variant entre 1 et 3 Litres. Ainsi, selon l’âge, le poids et les caractéristiques personnelles du patient (clairance, diurèse résiduelle…), son péritoine contient en permanence une certaine quantité de liquide.

Au bout de quelques heures, quand il est saturé, renouveler la procédure en vidant la cavité péritonéale du dialysat « saturé » et injecter un nouveau dialysat « propre, non saturé ».

La tubulure est déjà raccordée en Y à la poche de dialysat et la poche vide de drainage. Elle ne doit pas gêner le patient pour marcher, ni dans ses activités quotidiennes.

Le branchement se fait en Y entre le patient, la poche de dialysat « non saturé » et la poche vide pour éliminer le dialysat « saturé ». Ainsi, ceci évite toute manipulation inutile.  Il faut commencer par vidanger le dialysat saturé par gravité, quand le péritoine est vide, il faut clamper la poche contenant le dialysat « saturé » afin d’injecter par gravité à votre patient le dialysat « non saturé ».

Pour l’acte :

Les poches sont posées au préalable sur un réchauffeur (tubulure vers le haut afin de ne pas endommager les tuyaux) pour ne pas faire une variation brusque de température chez le patient.

  • Fermer portes et fenêtres
  • S’installer sur un endroit propre et décontaminé
  • Installer le matériel : potence avec peson et crochet, un masque pour le patient et un pour le soignant, des gants non stériles, une coquille bétadinée, un bouchon de déconnexion bétadiné, deux clamps, la poche prescrite, de la solution hydro-alcoolique, le carnet de suivi.
  • Lavage des mains
  • Retirer le suremballage de la poche
  • Vérifier en concordance avec la prescription : nom de la solution, concentration, volume, péremption, limpidité et intégrité de la poche
  • Casser la canule entre les deux compartiments (en présence d’une solution se présentant en deux pochons à reconstituer)
  • Ouvrir l’emballage de la coquille
  • Préparer le cathéter du patient
  • Friction à la solution hydro alcoolique
  • Port de gants et masque pour le soignant ; masque pour le patient durant toute la durée du soin
  • Saisir le Y d’une main, retirer le bouchon de la poche
  • Saisir le cathéter et dévisser l’ancien bouchon bétadiné
  • Effectuer la connexion en vissant sans vriller le cathéter (la main côté poche visse, pas celle qui tient le cathéter)
  • Positionner la collerette de la tubulure dans l’encoche de la coquille bétadinée
  • Fermer la coquille et la faire pivoter plusieurs fois
  • Suspendre la poche pleine au peson (peser poche pleine)
  • Mettre poche vide en position de drainage (par gravité)
  • Ouvrir le clamp du cathéter patient (le drainage commence)
  • A la fin du drainage, fermer le clamp patient et mettre un clamp sur la ligne de drainage contenant le dialysat saturé
  • Peser le dialysat saturé
  • Vérifier que la poche à injecter soit bien reconstituée
  • Casser la canule sécable de la tubulure
  • Ouvrir le clamp du cathéter patient (l’injection commence)
  • A la fin du drainage fermer le clamp patient et mettre un clamp sur la ligne d’injection du dialysat
  • Ouvrir l’emballage du bouchon
  • Déconnecter le système en dévissant sans vriller le cathéter
  • Mettre le bouchon en place
  • Retranscrire les informations : afin de quantifier les échanges il est important de peser la poche contenant le dialysat saturé et de noter la quantité injectée de dialysat non saturé. Noter également le poids du patient avant le soin, sa pression artérielle, l’aspect de la poche drainée dans le carnet de suivi. Il peut également être utile de préciser si le patient a uriné, été à la selle…
  • Calculer l’ultrafiltration (différence de poids entre dialysat précédemment injecté et dialysat saturé recueilli)
  • Positionner sur le réchauffeur une poche neuve pour le prochain soin
  • La poche de drainage peut ensuite se vider dans les toilettes comme l’urine. L’élimination des déchets se fait quant à elle dans des sacs DASRI et DAOM.
5.2- La DP automatisée (DPA)

La dialyse automatisée sous-entend qu’il n’y a pas d’intervention pour renouveler le liquide, c’est la machine, directement reliée au cathéter qui s’en occupe. La journée, comme en DPC, le péritoine contient un liquide mais le volume en est réduit. Le soir, à l’aide des poches de dialyse installées sur la machine, le cathéter est connecté à une tubulure, elle-même reliée à ces poches. Le patient est normalement relativement autonome sur cette manipulation et une intervention infirmière n’est plus nécessaire après éducation du patient. Après l’épuration nocturne, le patient se débranche le matin.

Informations :

  • La longueur de la tubulure est calculée pour permettre à la personne de dormir « normalement ».
  • La machine peut être déplacée (sur roulettes).
  • La durée moyenne de connexion est de 10h en DPA mais cela peut varier entre 8 et 12h, toutes les nuits.

6- Avantages, inconvénients et contre-indications

  • Avantages 
    • Préservation de la fonction rénale résiduelle : la persistance de la production d’urine est plus longue qu’en hémodialyse (cesse au bout de quelques mois).
    • Permet au patient un certain confort : peut boire un peu plus qu’un hémodialysé, alimentation moins contraignante : il faut seulement éviter les féculents et sucres.
    • Préservation du capital veineux du bras (pour une éventuelle hémodialyse par la suite) : le meilleur moyen de préserver les veines est de ne pas les sursolliciter.
    • Moins de fatigue : cette méthode est plus douce en étant réalisée tous les jours, alors que l’hémodialyse entraîne des variations brutales dans l’organisme
    • Permet aux sujets actifs de continuer à avoir une activité professionnelle la journée, tout en bénéficiant d’une dialyse la nuit.
  • Inconvénients
    • En moyenne la DP dure 5 ans mais certains patients sont sous DP depuis plus de 20 ans. En effet, il y a une meilleure tolérance actuelle des dialysats du fait de la prévention des infections.
    • Péritonite récidivante donc risque infectieux ++
    • Dialyse devenant insuffisante et donc inefficace
    • Socio-psychologiques : le traitement par DP peut être vu comme une contrainte par rapport aux habitudes de vie du patient en journée (DPC) ou en soirée (DPA). Pour des voyages, il faut prévoir suffisamment à l’avance pour que la quantité de matériel acheminée soit la bonne et en temps voulu.
    • Matériels : le volume de matériel est relativement important à stocker au domicile et il n’est pas envisageable pour tous.
  • Contre-Indications
    • Chirurgie abdominale lourde : la surface de péritoine disponible peut être insuffisante en cas de chirurgie sur l’intestin (création d’adhérences) et ne suffit donc pas pour une dialyse efficace.
    • Patients à risque de péritonite : ayant eu des diverticules, maladies du colon ou des diarrhées fréquentes.
    • Patient souffrant de malnutrition : la dialyse péritonéale, en raison de l’apport de sucre, peut diminuer l’appétit. Si le patient mange peu, la malnutrition risque d’être majorée.

SOURCES

Les stages infirmiers sont répartis sur l’ensemble des 3 années de formation et occupent un volume horaire de 2 100 heures (soit 50% du temps de formation). Ces stages s’effectuent dans des milieux professionnels en lien avec la santé et les soins. Ils permettent à l’étudiant un apprentissage de savoir-faire, savoir-être et mettre en lien la formation théorique (IFSI) et pratique. Ils correspondent à l’unité d’enseignement 5.8.


Durée des stages

Les stages durent 5, 10 ou 15 semaines selon le référentiel.

  • Semestre 1 : 5 semaines (175 heures)
  • Semestres 2 à 5 : 10 semaines (350 heures)
  • Semestre 6 : 15 semaines (525 heures)

Il est possible de diviser les stages de 10 semaines en deux pour que l’étudiant bénéficie d’un nombre de lieux de stages augmenté. Le stage de 15 semaines doit être séparé en 2 avec une durée maximum de 10 semaines/terrain de stage.


4 secteurs obligatoires

  • Soins de courte durée : médecine, chirurgie….
  • Soins de santé mentale et psychiatrie : unités fermées, CMP, hôpital de jour, pédopsychiatrie
  • Soins de longue durée et soins de suite et de réadaptation : SSR, USLD, EHPAD (qui peut être considéré en lieu de vie)…
  • Soins individuels ou collectifs sur lieux de vie : Crèche, école, lycée, EHPAD, libéral, entreprise…

Les différents acteurs et leurs missions

  • Le maître de stage : il représente l’institution, assure la fonction organisationnelle et le suivi de l’encadrement de l’étudiant en stage. Le plus souvent, il s’agit du cadre de santé de l’unité.
    • Il accueille et intègre l’ESI :
      • Présente à l’ESI le lieu de stage, lui donne les informations nécéssaire et organise le parcours à suivre par l’étudiant.
      • Présente l’étudiant à l’équipe, assure son intégration.
      • Désigne un tuteur en amont du stage et le présente à l’ESI
      • Permet à l’étudiant de se positionner en stage, en lien avec le tuteur et les professionnels de proximité.
    • Il assure le suivi de la formation de l’ESI :
      • S’assure de la qualité de l’encadrement de proximité et du tutorat.
      • Règles les difficultés éventuelles.
      • Il est l’interlocuteur privilégié de l’IFSI.
  • Le tuteur de stage : il est responsable de l’encadrement pédagogique en stage. C’est une personne qui se doit d’être volontaire, connaissant le référentiel d’activités et de compétences, ainsi que la formation des ESI. Il s’agit d’un(e) infirmier(e) diplômé(e) d’Etat, de préférence formé au tutorat.
    • Il assure l’accompagnement pédagogique :
      • Il reçoit l’étudiant, se présente en tant que tuteur et remet le livret d’accueil si ce dernier n’a pas été remis par le maitre de stage.
      • Il réalise l’entretien d’accueil de l’étudiant, évalue le niveau d’apprentissage et les attentes de l’étudiant(e) (objectifs de stage). il réajuste si besoin, et émets les attentes du service envers l’étudiant.
      • Propose des entretiens (formels ou non) régulièrement, propose des réajustements. Il est la pièce maitresse entre l’étudiant, le maitre de stage et les professionnels de proximité.
      • Il répond aux questions de l’étudiant.
    • Il assure l’évaluation de l’ESI :
      • Fait le bilan de mi-stage avec l’étudiant +/- le maitre de stage après retours des professionnels de proximité et de l’étudiant ; et à l’aide du livret de suivi si ce dernier existe.
      • Identifie les points forts et les axes d’amélioration, et aide l’ESI dans son auto-évaluation.

  • Le professionnel de proximité : il s’agit de l’ensemble de l’équipe paramédicale (IDE, AS…) participant à la formation de l’ESI. Il est présent pour aider l’ESI à mobiliser ses savoirs, savoirs-être et savoirs-faire (sans pour autant faire à la place de l’étudiant). Ils sont en contact avec le tuteur de stage afin de faire une synthèse des acquisitions, des points positifs et à améliorer de l’ESI.
    • Il assure le suivi de la formation de l’étudiant :
      • Guide et indique ce qui est conforme aux bonnes pratiques professionnelles et ce qui doit être amélioré.
      • Explique les risques liés à la réglementation, sécurité, traçabilité…
      • Organise les activité d’apprentissage de l’ESI, en lien avec le référentiel de compétences et les objectifs de stage.
      • Montre, explique, questionne et accompagne l’ESI pour le mener vers une pratique en autonomie.
  • Le formateur référent du stage : il est le lien entre la maître de stage et l’IFSI. Il est aussi l’interlocuteur de l’ESI en cas de difficultés pendant le stage.
    • Il assure la coordination avec l’établissement d’accueil.
    • Il accompagne les équipes dans l’utilisation du référentiel et des outils d’évaluation.
    • Il contribue à la formation théorique de l’ESI.
    • Il gère les difficultés éventuelles.
    • Il organise des rencontres sur les lieux de stage ou à l’IFSI.
  • L’étudiant en soins infirmiers : il est la pièce centrale pour les 4 acteurs précédemment décrits. Il construit progressivement ses compétence en interaction avec les différents professionnels.
    • Il prépare son stage en prenant des informations sur le service et en formulant des objectifs de stage précis.
    • Se présente à tous les professionnels de santé.
    • Renseigne son portfolio et le partage avec les professionnels.
    • Mesure sa progression et ajuste ses objectifs.
    • S’implique dans les situations d’apprentissage.
    • Mobilise et développe l’ensemble de ses savoirs.
    • Il analyse sa participation dans les situation d’apprentissage.

Vous pouvez retrouver chaque service et leurs différentes spécificités en cliquant ICI.

Le bloc opératoire est une structure où se déroulent des interventions chirurgicales. C’est un espace propre et sécurisé auquel seuls les professionnels de santé habilités ont accès. Généralement placés au centre d’un hôpital ou d’un service, les blocs opératoires sont soumis à une réglementation stricte d’hygiène et d’asepsie et à de nombreux contrôles, afin de réduire au maximum les risques d’infection ou de contamination.


Population essentiellement rencontrée

Vous pouvez rencontrer tous les âges au bloc opératoire selon la spécialité. 


Équipe professionnelle essentiellement rencontrée

  • Chirurgien
  • Médecin anesthésiste / réanimateur
  • Médecin radiologue
  • Manipulateur en radiographie
  • Interne
  • Cadre de santé 
  • Infirmier Diplômé d’Etat
  • Infirmier(e) Anesthésiste Diplômé(e) d’Etat
  • Infirmier(e) de Bloc Opératoire Diplômé(e) d’Etat
  • Aide-soignant(e)
  • Brancardier
  • Agent de Service Hospitalier Qualifié(e)
  • Equipe de stérilisation

Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques…


Soins essentiellement rencontrés

  • Ouverture et fermeture d’une salle d’intervention
  • Nettoyage et désinfection d’une salle d’intervention
  • Installation du patient
  • Installation du monitorage
  • Préparation du matériel selon la spécialité et le chirurgien
  • Pré-désinfection et stérilisation du matériel
  • Préparation des médicaments anesthésiants et drogues
  • Accueil du patient avec recueil de données / check-list pré-opératoire
  • Habillage en stérile de l’équipe chirurgicale
  • Masque pré-oxygénation, intubation du patient
  • Pose et surveillance de cathéter veineux périphérique
  • Pose et surveillance de sonde naso-gastrique
  • Pose et surveillance de sonde urinaire
  • Aide à la pose des drains
  • Réfection des pansements
  • Préparation et pose des pousse-seringues électriques
  • Respect des zones propres et stériles
  • Gestion du circuit des déchets
  • Traçabilité de l’intervention, du matériel utilisé
  • Instrumenter le matériel au chirurgien

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.


Traitements essentiellement rencontrés

  • Sédatifs
  • Curares
  • Antalgiques
  • Anticoagulants
  • Antibiotiques

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés


Pathologies essentiellement rencontrées

  • Chirurgie viscérale (occlusion, colectomie, appendicectomie, péritonite, hernie, drainage abcès, traumatisme abdominale, greffe, hémorroïdectomie, gastrostomie, kyste pilonidal, sleeve, pose d’anneau gastrique…)
  • Chirurgie gynécologique (hystérectomie, mammectomie, césarienne, tumorectomie mammaire, reconstruction mammaire…)
  • Chirurgie traumatologique et orthopédique (arthroscopie, ostéosynthèse, prothèses, drainage d’abcès, lavage de prothèse, chirurgie du canal carpien…)
  • Chirurgie stomatologique et ORL (traumatisme maxillo-facial, tympanoplastie, rhinoplastie, polypectomie, avulsion dentaire, amygdalectomie, fente labio-palatine, trachéotomie, greffe…)
  • Chirurgie thoracique (lobectomie, épanchement pleural, pneumothorax, cancer de la trachée, fracture ou malformation sternale, greffe…)
  • Chirurgie cardiaque (pontage, stent, valvulopathie, greffe…) 
  • Neuro-chirurgie (hernie discale, adénomectomie, hydrocéphalie, tumorectomie, traumatisme crânien, fracture vertébrale, anévrisme…)
  • Chirurgie urologique (résection transurétrale de la prostate ou de la vessie, néphrectomie, prostatectomie, vasectomie, torsion testiculaire, adénomectomie, urétrotomie, greffe, circoncision, hydrocèle, lithotritie extra-corporelle, pose de sonde JJ…)
  • Chirurgie vasculaire (amputation, pontage, angioplastie, embolisation, fistule artério-veineuse, anévrisme de l’aorte abdominale, varice, sténose carotidienne, artérite…)

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.


Prérequis

  • Hygiène des mains (lavage simple, lavage hygiénique, lavage chirurgical)
  • Préparation du patient pour le bloc opératoire (check-list de sécurité)
  • Connaître les principales pathologies et spécialités du bloc-opératoire
  • Législation en vigueur
  • Surveillance per-opératoire

Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.

Le service des grands brûlés accueille 24h/24 des patients dont la surface corporelle brûlée représente plus de 20% de la surface totale du corps de l’adulte et plus de 10% pour celle de l’enfant. L’étendue de la brûlure se calcule avec le score de Wallace ou la règle des 9. Ces patients nécessitent une prise en charge spécifique dans des centres de soins adaptés (16 centres en France).


Population essentiellement rencontrée

Dans le service des grands brûlés, vous pouvez rencontrer des patients de tous âges (adultes comme enfants). Néanmoins les enfants et nourrissons sont pris en charge en service de pédiatrie ou de réanimation pédiatrique. 


Équipe professionnelle essentiellement rencontrée

  • Médecin réanimateur
  • Médecin anesthésiste
  • Interne / Externe
  • Infirmier(e) anesthésiste diplômé(e) d’Etat
  • Infirmier(e) diplômé(e) d’Etat
  • Assistant(e) sociale
  • Aide soignant(e)
  • Agent des service hospitaliers qualifié(e)
  • Kinésithérapeute
  • Chirurgien
  • Cadre de santé
  • Psychologue

Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques…


Soins essentiellement rencontrés

  • Aide à l’intubation orotrachéale
  • Surveillance clinique du patient intubé et ventilé
  • Aspiration endotrachéale 
  • Ventilation invasive / non invasive 
  • Oxygénothérapie et oxygénothérapie hyperbare 
  • Aérosolthérapie
  • Aide à la pose et surveillance d’un cathéter artériel 
  • Aide à la pose et surveillance d’une voie centrale
  • Aide à la pose et surveillance de cathéter de dialyse
  • Pose et surveillance de sonde nasogastrique
  • Prévention d’escarres 
  • Manipulation de pompe à perfusion et de pousse seringue électrique
  • Pose et surveillance de sonde urinaire
  • Monitorage et surveillance continue des paramètres vitaux (TA, pouls, SpO2, fréquence respiratoire, température, glycémie, diurèse, score analgésie-sédation-conscience, curarisation)
  • Ponction artérielle
  • Électrocardiogramme 
  • Pansement complexe
  • Pansement simple
  • Préparation et administration de traitements intraveineux
  • Pose et surveillance de transfusion, de PSL (produits sanguins labiles), de SAC (sérum albumine concentré) et de SAD (sérum albumine dilué)
  • Préparation d’alimentation pour voie entérale
  • Soins d’hygiène et de confort

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.


Traitements essentiellement rencontrés

  • Traitement de l’intubation (hypnotique, curare) 
  • Traitement de la sédation (hypnotique, morphinique, curare) 
  • Amines
  • Antalgiques
  • Anticoagulants
  • Antibiotiques
  • Solutés de perfusion (remplissage)
  • Antidotes (hydroxocobalamine)

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés


Pathologies essentiellement rencontrées

  • Arrêt cardio-respiratoire 
  • Coma
  • Intoxication
  • Insuffisance respiratoire 
  • Syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) 
  • Choc hypovolémique
  • Choc cardiogénique
  • Choc septique
  • Infarctus du myocarde
  • Insuffisance cardiaque 
  • Trouble du rythme
  • Anémie 
  • Insuffisance rénale
  • Polytraumatisme
  • Brûlures (thermiques, chimiques, électriques…)
  • Pneumopathie 

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.


Prérequis

  • Connaissance de l’anatomie et de la physiologie des fonctions vitales
  • Connaissance de l’anatomie et de la physiologie de la peau
  • Règles d’hygiène et d’asepsie
  • Connaissance du score de Wallace
  • Connaissance des différentes origines d’une brûlure 
  • Connaissances des éléments pronostics de la brûlure 
  • Connaissances des différents modes de ventilation
  • Pharmacologie (antalgiques, sédation, antibiotiques)
  • Calcul de doses
  • Connaissances des gestes relatifs à l’urgence et à la réanimation
  • Soins relationnels (famille) 
  • Comprendre l’importance de l’asepsie, de l’hygiène et de la stérilité des soins lors des pansements complexes

Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.

La pédiatrie, au sens général, est la branche de la médecine qui prend en charge les enfants âgés de quelques jours à un peu plus de 15 ans. Certains services accueillent néanmoins les adolescents jusqu’à l’âge de 18 ans. Les urgences pédiatriques accueillent les enfants nécessitant un avis médical, psychiatrique ou chirurgical 24h/24 et 7j/7.


Population rencontrée

Vous accueillerez des patients de quelques jours de vie à 15 ans et 3 mois (parfois jusqu’à 18 ans), de la simple consultation à l’urgence vitale. Une des particularités de la pédiatrie est l’accueil de l’enfant et de ses parents.


Équipe professionnelle essentiellement rencontrée

  • Pédiatre et spécialiste pédiatrique
  • Infirmier(e) diplômé(e) d’Etat
  • Infirmier(e) puériculteur(trice) diplômé(e) d’Etat
  • Aide-soignant(e)
  • Auxiliaire de puériculture
  • Manipulateur radio
  • Orthophoniste
  • Diététicien(ne)
  • Chirurgien général ou pédiatrique
  • Interne de médecine générale ou pédiatrique
  • Kinésithérapeute
  • Secrétaire
  • Assistant(e) social(e)
  • Ergothérapeute
  • Agent des Services Hospitaliers Qualifié(e)

Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques,…

En pédiatrie, la prise en charge se fait en binôme indissociable infirmier(e)-AS/AP.


Soins essentiellement rencontrés

  • Réalisation d’une entrée d’un patient
  • Électrocardiogramme
  • Aérosolthérapie
  • Pose et surveillance de voie veineuse périphérique
  • Sondage urinaire et pose de poche de recueil
  • Utilisation du MEOPA (Mélange Equimolaire d’Oxygène et de Protoxyde d’Azote)
  • Mesure des paramètres vitaux
  • Réalisation de bandelette urinaire
  • Réalisation d’ECBU
  • Pose et surveillance de traitements intraveineux.
  • Pose de sonde nasogastrique
  • Réalisation de ponction veineuse
  • Réalisation de bilan sanguin en microméthode
  • Gestion de l’urgence
  • Aide à la pose de catheter intra-osseux
  • Injection avec calcul de dose et de débit
  • Éducation thérapeutique
  • Éducation à la parentalité
  • Pratique de l’hypnoanalgésie et de la distraction.

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.

Une des particularités des urgences pédiatriques réside dans la relation de soin. Celle-ci se fait en triade : les parents-l’enfant-les soignants. Cette triade relationnelle est quasiment indissociable de la prise en charge d’un enfant. Si un des éléments manque, le soin peut être rapidement compromis voire impossible.


Traitements essentiellement rencontrés

  • Antibiotiques
  • Solutés de perfusion
  • Antalgiques de différents paliers
  • Médicaments de l’urgence (adrénaline, Adénosine, amiodarone, salbutamol, diazepam…)
  • Anti-inflammatoires
  • Anti-émétiques
  • Vasodilatateurs et anti-inflammatoires bronchiques

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés.


Pathologies essentiellement rencontrées

  • Bronchiolite
  • Gastroentérite aigüe
  • Fracture (avec ou sans chirurgie)
  • Arrêt cardio-respiratoire
  • Appendicite
  • Adénite mésentérique
  • Douleurs abdominales
  • Otite
  • Angine
  • Mauvaise prise de poids
  • Crise convulsive / épilepsie
  • Crise angoisse / anxiété / colère

  • Asthme
  • Découverte et/ou décompensation de diabète de type 1
  • Découverte de tumeurs (liquides ou solides)
  • Hébergement
  • Contexte de maltraitance ou de négligence
  • Laryngite
  • Corps étrangers ORL
  • Tentative d’autolyse

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.


Prérequis

  • Connaissance du développement moteur, psychosocial et psychoaffectif de l’enfant
  • Connaissance de l’évolution de l’alimentation de l’enfant (lait 1er âge, 2ème âge, diversification,…)
  • Maîtrise des calculs de dose et de débit.
  • Connaissance des principaux traitements utilisés en pédiatrie, savoir expliquer le but recherché, les effets secondaires et indésirables.
  • Connaissance des principaux textes législatifs de la pédiatrie (charte de l’enfant hospitalisé, …)
  • Connaissance des principales pathologies rencontrées et les traitements en regard
  • Maîtriser les règles d’hygiène et d’asepsie
  • Savoir s’adapter à l’enfant dans son attitude, ses paroles et ses gestes.
  • Bonus ! La connaissance de comptines, chansons, dessins animés est un plus !

Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.

L’oncologie est la spécialité qui étudie le diagnostic et le traitement des cancers. Le cancer n’est pas qu’une simple pathologie, c est un bouleversement au niveau social, psychologique, physique, financier… L’approche du cancer doit être réalisée en collaboration et avec des professionnels de santé qui ont notion de la complexité des pathologies cancéreuses. L’oncologie est aussi appelée cancérologie.


Population essentiellement rencontrée

Vous pouvez rencontrer tous les âges (tout en sachant que les enfants seront pris en charge dans un service d’oncologie pédiatrique +/- de pédiatrie).


Équipe professionnelle essentiellement rencontrée

  • Oncologue
  • Chirurgiens
  • Internes
  • Externes
  • Infirmier(e) Diplômé(e) d’Etat
  • Aide-Soignant(e)
  • Diététicien(ne)
  • Psychologue
  • Cadre de Santé
  • Assistants sociaux
  • Secrétaire médical(e)
  • Socio-esthéticien(ne)

Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques…


Soins essentiellement rencontrés

  • Accueil des patients et de la famille
  • Réalisation des entrées et sorties des patients
  • Soins pré et post-opératoires
  • Électrocardiogramme
  • Ponctions veineuses et artérielles
  • Manipulation des moniteurs, PSE, PCA
  • Soins d’hygiène et de confort
  • Pansements simples et complexes
  • Administration des traitements
  • Pose et surveillance de cathéters veineux périphériques
  • Manipulations de cathéters centraux et chambres implantables
  • Pose et surveillance de sonde nasogastrique et urinaires
  • Pose et surveillance de chimiothérapies
  • Accompagnements de fin de vie
  • Soins mortuaires

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.


Traitements essentiellement rencontrés

  • Chimiothérapies
  • Anticoagulants
  • Antibiotiques
  • Antalgiques

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés


Pathologies essentiellement rencontrées

  • Tumeurs cérébrales
  • Tumeurs ORL
  • Tumeurs endocrines (seins…)
  • Tumeurs pulmonaires
  • Tumeurs gynécologiques
  • Tumeurs de la prostate
  • Tumeurs de l’appareil digestif

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.


Prérequis

  • Connaissances anatomiques et physiologiques des différents organes, et des différentes tumeurs citées ci dessus
  • Connaitre les règles de calculs de dose et de débit
  • Avoir des notions sur les différents traitements cancérologiques (Chimiothérapie, radiothérapie, …)
  • Connaitre, à minima, le vocabulaire de référence de cancérologie (définition, normes biologiques,…)
  • Connaissances sur l’aplasie, l’extravasation, la détresse respiratoire,…
  • Savoir respecter les règles d’hygiène et d’asepsie

Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.

Les soins palliatifs (SP) accueillent des patients atteints d’une maladie évolutive grave ou terminale. Ils relèvent d’une prise en charge pluridisciplinaire visant une approche globale du patient : biologique, psychologique, sociale et spirituel (concept de « total pain » de Cicely Saunders). Certains services ou structures possèdent des lits identifiés « soins palliatifs ».


Population essentiellement rencontrée

Les SP s’adressent aux patients de tous les âges (les enfants ou jeunes adolescents de moins de 18 ans relèvent de soins palliatifs en pédiatrie). Le patient peut décider de se faire hospitaliser en SP. La décision finale sera prise par le médecin au regard de la maladie, la situation sociale, familiale et les éléments psychologiques …


Équipe professionnelle essentiellement rencontrée

  • Médecin
  • Interne
  • Infirmier(e) Diplômé(e) d’État
  • Aide-Soignant(e)
  • Cadre de santé
  • ASHQ
  • Psychologue
  • Assistant(e) social(e)
  • Kinésithérapeute
  • Ergothérapeute
  • Sophrologue
  • Représentant du culte religieux

Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques…


Soins essentiellement rencontrés

  • Pose et retrait d’aiguille de Hubert
  • Évaluation de la douleur
  • Pose et surveillance de voie veineuse périphérique
  • Surveillance et pose de perfusion sous-cutanée
  • Pansement de Picc Line
  • Soins de gastrostomie
  • VNI
  • Oxygénothérapie
  • Pose et surveillance de sonde gastrique
  • Pose et surveillance de sonde urinaire à demeure
  • Pansements simples et complexes
  • Prélèvement veineux
  • Soins de bouche
  • Relation d’aide et d’accompagnement
  • Ponction d’ascite

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.


Traitements essentiellement rencontrés

  • Antalgiques
  • Anxiolytiques
  • Antibiotiques
  • Sédatifs
  • Diurétiques

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés


Pathologies essentiellement rencontrées

  • Cancers métastasés ou non
  • Sclérose Latérale Amyotrophique (maladie de Charcot)
  • Insuffisance respiratoire
  • SEP évoluée
  • Insuffisance cardiaque
  • Insuffisance rénale

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.


Prérequis

  • Cadre législatif (Loi Léonetti, personne de confiance, directives anticipées…)
  • Savoir ce qu’est une RCP (réunion de concertation pluridisciplinaire), réalisée une fois par semaine avec toute l’équipe présente ou lors de décision de sédation
  • Prise en charge de la douleur & connaissance des différents paliers des antalgiques
  • Des connaissances sur les processus tumoraux et soins palliatifs sont un plus (abordés en 3ème année)

Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.

La néphrologie est la spécialité de la médecine qui concerne le rein, qui prend en charge le diagnostic et le traitement des différentes pathologies rénales.


Population essentiellement rencontrée

Vous rencontrerez des patients de tous les âges. Les enfants sont pris en charge au niveau du service de néphrologie pédiatrique.


Équipe professionnelle essentiellement rencontrée

  • Néphrologue / Chirurgien
  • Infirmier(e) Diplômé(e) d’État
  • Aide-soignant(e)
  • Cadre de santé
  • Interne / Externe
  • Assistant(e) social(e)
  • Diététicien(ne)
  • Equipe de soins palliatifs
  • Psychologue

Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques…


Soins essentiellement rencontrés

  • Soins d’hygiène et de confort
  • Mesure des paramètres vitaux
  • Dialyse péritonéale/ hémodialyse
  • Pansements simples et complexes/drains
  • Préparation et surveillance pour ponction biopsie rénale (BPR)
  • Surveillance des fistules artérioveineuses
  • Calcul de doses et préparation d’injections
  • Pose et surveillance de transfusion
  • Préparation des perfusions
  • Pose et surveillance de voie veineuse périphérique
  • Manipulation de cathéters centraux
  • Réalisation de prélèvements sanguins
  • Coordination des différents professionnels

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.


Traitements essentiellement rencontrés

  • Anticoagulants
  • Anti-rejets
  • Antihypertenseurs
  • Diurétiques
  • Antibiotiques

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés.


Pathologies essentiellement rencontrées

  • Insuffisance rénale aiguë
  • Insuffisance rénale chronique
  • Insuffisance rénale terminale
  • Greffes et surveillance
  • Diabète
  • OAP

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.


Prérequis

  • Connaissances anatomiques et physiologiques du système rénal
  • Connaissances des différentes pathologies évoquées
  • Connaissances des traitements
  • Techniques de dialyses
  • Calculs de doses et débits

Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.