La rhumatologie est la branche de la médecine qui s’intéresse à l’appareil locomoteur, du diagnostic au traitement. Elle concerne donc les os, les muscles, tendons, ligaments et articulations.


Population essentiellement rencontrée

Vous pouvez rencontrer des personnes de tous les âges. Les pathologies les plus fréquentes étant cependant liées au vieillissement, la population dépasse majoritairement 50 ans.


Équipe professionnelle essentiellement rencontrée

  • Rhumatologue
  • Interne / Externe
  • Infirmier(e) Diplômé(e) d’État
  • Aide-soignant(e)
  • Secrétaire médical(e)
  • Membres de l’équipe spécialisée dans la douleur
  • Cadre de santé
  • Kinésithérapeute
  • Ergothérapeute
  • ASHQ
  • Professeur en activité physique adaptée

Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques…


Soins essentiellement rencontrés

  • Mesure des paramètres vitaux
  • Ponction veineuse
  • Ponction artérielle
  • Soins d’hygiène et de confort
  • Pose et surveillance de voie veineuse périphérique
  • Réalisation des entrées et sorties des patients
  • Éducation thérapeutique du patient
  • Préparation pré-opératoire
  • Surveillance post-opératoire
  • ECBC
  • ECBU
  • Assister le médecin lors des soins invasifs (myélogramme, infiltration, ponction…)
  • Évaluation de la douleur selon l’échelle adaptée

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.


Traitements essentiellement rencontrés

  • Antalgiques
  • Antibiotiques
  • Anti-inflammatoires
  • Anticoagulants

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés


Pathologies essentiellement rencontrées

  • Arthrose
  • Arthrite
  • Polyarthrite
  • Spondylarthrite
  • Ostéo-arthrite
  • Hyperuricémie
  • Lombalgie
  • Fibromyalgie
  • Ostéoporose
  • Traumatisme rachidien

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.


Prérequis

  • Connaissances anatomiques et physiologiques du système osseux
  • Connaissance des différents traitements anti-inflammatoires, antalgiques, anticoagulants, antibiotiques…
  • Connaissance des différentes pathologies énoncées
  • Connaissance des différents abords chirurgicaux

Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.

Les Soins de Suite et de Réadaptation ont pour objet de réduire ou prévenir les conséquences fonctionnelles, physiques, cognitives, psychologiques ou sociales des différentes maladies rencontrées. Ils assurent des missions de soins médicaux, curatifs ou palliatifs, de la rééducation & réadaptation, et de réinsertion. Le travail se fait selon 5 dimensions : limitation des handicaps physiques; la restauration somatique et psychologique; l’éducation du patient et de son entourage; la poursuite et le suivi du traitement; la préparation à la sortie et à la réinsertion


Population essentiellement rencontrée

Vous pouvez rencontrer des patients de tous les âges. Des SSR spécifiques existent également (cardiologie, orthopédie, pédiatrie,…).


Équipe professionnelle essentiellement rencontrée

  • Médecin
  • Interne / Externe
  • Infirmier(e) Diplômé(e) d’Etat
  • Aide-Soignant(e)
  • Diététicien(ne)
  • Kinésithérapeute

Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques…


Soins essentiellement rencontrés

  • Mesure des paramètres vitaux
  • Électrocardiogramme
  • Ponction veineuse
  • Pansements simples et complexes
  • Aérosolthérapie
  • Pose et surveillance de voie veineuse périphérique
  • Réalisation d’entrée et sortie du patient
  • Education thérapeutique patient
  • ECBC / ECBU / Coproculture
  • Surveillance des drains
  • Soins sur chambre à cathéter implantable

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.


Traitements essentiellement rencontrés

  • Antalgiques
  • Anticoagulants
  • Diurétiques
  • Antibiotiques

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés


Pathologies essentiellement rencontrées

  • Suites post-opératoires
  • BPCO
  • Affections du système nerveux (SEP, AVC, Parkinson, SLA)
  • Suivi d’amputation
  • Cardiopathie
  • AOMI
  • Asthme

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.


Prérequis

  • Connaissances anatomiques et physiologiques des grands systèmes (respiratoire, cardiovasculaire, rénal, osseux, …)
  • Connaissance des différentes pathologies énoncées et des abords chirurgicaux (postérieur, antérieur, ….)
  • Connaissance des traitements
  • Connaissance des précautions standard et complémentaires en hygiène
  • Connaissance des gestes d’urgence

Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.

Le Service de Soins Infirmiers A Domicile (SSIAD) intervient à domicile pour dispenser les soins. Il est géré par l’Agence Régionale de Santé (emplacement, tarification, nombre de patients,…). Il permet le maintien à domicile, agit sur prescription médicale et est pris en charge par l’Assurance Maladie. Son rôle est de prévenir la perte d’autonomie, d’éviter des hospitalisations, de faciliter le retour à domicile lors d’une sortie d’hospitalisation et de retarder une entrée en institution.


Population essentiellement rencontrée

Les patients pouvant être pris en charge en SSIAD sont des personnes âgées (de plus de 60ans) dépendantes, dont le degré de dépendance est calculé selon des grilles et/ou des personnes handicapées (de + de 60ans).


Équipe professionnelle essentiellement rencontrée

  • Aide-soignante
  • Equipe de direction
  • Secrétariat

Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques…


Soins essentiellement rencontrés

  • Soins d’hygiène et de confort
  • Aide au changement de position à l’aide de matériel médical
  • Administration des thérapeutiques
  • Coordination des différents acteurs de soins
  • Surveillance des paramètres vitaux
  • Aide au repas
  • Réalisation de l’admission des patients

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.


Traitements essentiellement rencontrés

  • Antalgiques
  • Anti-hypertenseurs
  • Bêtabloquants
  • Anticoagulants
  • Antidiabétiques oraux

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés


Pathologies essentiellement rencontrées

  • Démences
  • Parkinson
  • Accident vasculaire cérébral
  • Insuffisance cardiaque
  • Insuffisance respiratoire
  • Insuffisance rénale
  • Pathologies liées au vieillissement
  • Diabète

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.


Prérequis

  • Connaissance de la personne âgée et du processus de vieillissement
  • Connaissance des différents textes législatifs
  • Avoir une bonne capacité d’adaptation (être chez les patients et non dans un service de l’hôpital, s’adapter à chaque habitude de chaque patient, …)
  • Savoir mettre une distance entre les patients afin de ne pas rentrer trop dans l’intimité des patients
  • Connaissances des grandes fonctions vitales

Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.

La gynécologie est une spécialité qui étudie l’appareil génital féminin. Dans ce service, l’IDE peut être amené(e) à travailler en étroite collaboration avec la sage femme qui prendra en charge des grossesses pathologiques (selon organisation du pôle), ainsi qu’avec les gynécologues.


Population essentiellement rencontrée

Vous rencontrerez des patientes à partir de 15 ans. Parfois, quelques hommes sont également hospitalisés pour des problèmes de gynécomastie mais cela reste rare. Il est également possible de rencontrer des adolescentes âgées de moins de 15 ans.


Équipe professionnelle essentiellement rencontrée

  • Gynécologue / Obstétricien
  • Internes
  • Externes
  • Sage-femme
  • Infirmier(e) Diplômé(e) d’état
  • Aide-soignant(e)
  • ASHQ
  • Socio-esthéticienne
  • Psychologue
  • Diététicien
  • Assistante Sociale
  • Kinésithérapeute
  • Cadre de santé
  • Equipe Mobile de Soins Palliatifs
  • Secrétaire médical(e)

Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques…


Soins essentiellement rencontrés

  • Accueil de la patiente
  • Entrée et sortie avec recueil de données
  • Prises de constantes
  • Préparation et administration de médicaments
  • Prélèvements veineux et capillaires
  • Pose et surveillance de cathéter veineux périphérique
  • Surveillance de voie veineuse centrale
  • Pose/Dépose de Gripper, surveillance de chambre à cathéter implantable
  • Électrocardiogramme
  • Soins pré et post opératoires
  • Prise en charge de la douleur
  • Pose/Ablation et surveillance d’une sonde urinaire à demeure
  • Réfection de pansements simples et parfois complexes
  • Ablation de redons
  • Pose et surveillance de transfusion

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.


Traitements essentiellement rencontrés

  • Antibiotiques
  • Anticoagulant
  • Antalgiques
  • Chimiothérapie
  • Antidiabétiques (oraux et injectables)

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés


Pathologies essentiellement rencontrées

  • Douleurs pelviennes, Métrorragies
  • Fibromes utérins
  • Kystes ovariens
  • Endométriose
  • Salpingite
  • Prolapsus génitaux
  • Cancer de l’utérus, de l’endomètre, de l’ovaire
  • Cancer du sein
  • Aménorrhée
  • Interruption Volontaire de Grossesse
  • Grossesse extra-utérine
  • Fausse couche
  • Menace d’accouchement prématuré
  • Pré-éclampsie
  • Diabète gestationnel
  • Hypertension gestationnelle
  • Mort fœtale in-utéro

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.


Prérequis

  • Connaitre l’anatomie et la physiologie de l’appareil reproducteur féminin
  • Avoir des notions sur les différentes pathologies
  • Connaitre les différents médicaments : antibiotiques, antalgiques…
  • Connaitre les règles sur l’asepsie et les soins d’hygiène et de confort
  • Avoir des notions sur les soins palliatifs et de supports
  • Connaitre les principes de pudeur, intimité, …

Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.

En libéral le stage est varié aussi bien du point de vue des soins que de la population rencontrée. Même si en majorité la population est vieillissante il n’est pas rare de passer d’un soin sur une personne âgée à celui sur un nourRisson. Le travail des infirmiers libéraux (IDEL) est très différent entre la ville, la campagne, les professionnels isolés et les cabinets qui regroupent plusieurs professionnels ou les maisons de santé. Néanmoins, il y a de nombreux points communs sur la prise en charge : mise en place du projet de vie, accompagnement du patient, relation soignant-soigné… À domicile, l’infirmier est l’interlocuteur privilégié du patient. Il doit avoir une grande capacité d’observation et d’analyse clinique afin de repérer tout problème potentiel ou avéré.


Population essentiellement rencontrée

À domicile tout type de population peut être rencontré. La population principale est en perte d’autonomie (personnes âgées ou maladie invalidante…) mais des soins variés peuvent être réalisés sur des patients de tout âge (nourrisson, enfant, adolescent, adulte…).


Équipe professionnelle essentiellement rencontrée

Tout dépend du contexte d’installation du professionnel. En cabinet essentiellement des infirmiers sont amenés à travailler ensemble. Mais de plus en plus les maisons de santé font collaborer médecins kinés aide-soignants…

  • Médecin traitant
  • SSIAD
  • Aide-soignant(e)
  • Aides à domicile (auxiliaire de vie, aides ménagères)
  • Kinésithérapeute
  • Orthophoniste
  • Ergothérapeute
  • Orthésiste
  • Equipe mobile (douleur, soins palliatifs…)


Soins essentiellement rencontrés

  • Soins d’hygiène et de confort
  • Pose de bas de contention
  • Prévention d’escarre
  • Prise de constantes
  • Injections
  • Ponctions veineuses
  • Perfusions
  • Pansements simples et complexes
  • Vaccination
  • Administration des thérapeutiques
  • Soins relationnels
  • Soins post-opératoires
  • Sondage évacuateur
  • Oxygénothérapie
  • Pose et dépose d’alimentation entérale

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.


Traitements essentiellement rencontrés

  • Antidiabétiques oraux / insuline
  • Anticoagulants
  • Antibiotiques
  • Bêtabloquants

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés


Pathologies essentiellement rencontrées

  • Cancers
  • Prise en charge palliative
  • Diabète
  • Hypertension artérielle
  • BPCO
  • Obésité
  • Sclérose en plaques
  • Parkinson
  • Démences
  • Alzheimer
  • Arthrose
  • Surveillance hématologique des anticoagulants
  • Vieillissement

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.


Prérequis

  • Organisation avec les partenaires
  • Gestion des urgences
  • Être autonome et prendre en charge le patient en globalité
  • Pathologies du vieillissement et pathologies chroniques
  • Compétences 3 et 6 (soins d’hygiène et de confort, soins relationnels et communication)
  • Transmettre et communiquer les observations

Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.

Jade, IDE depuis Juillet 2016 a fait son travail de recherche sur le thème de la relation soignant-soigné et le patient pédophile. Voici son résumé.


Ce Travail de fin d’études est l’aboutissement d’une réflexion qui chemine depuis ma première année de formation. En effet, c’est durant le deuxième semestre, lors d’un stage en soins de suite et de réadaptation (SSR) que j’ai rencontré quelques difficultés à prendre en charge un patient auteur d’agressions sexuelles sur mineur. J’ai donc souhaité travailler autour de la relation soignant-soigné avec les patients pédophiles en établissement de soins. Cette situation a suscité en moi la question suivante : en quoi la relation soignant-soigné est-elle impactée quand le patient est pédophile? Pour cela, j’ai réalisé cinq entretiens semi- directifs dans divers services de soins. Je les ai ensuite analysés selon la méthode clinique en respectant le caractère singulier et qualitatif de ceux-ci. Le recueil de données m’a permis d’avoir une vision différente de la prise en charge soignante, j’ai pu constater que ces situations ne laissaient pas indifférents les soignants quels que soient leur lieu d’exercice, leur âge et leur expérience. J’ai réellement senti qu’avec ce sujet je touchais un point sensible, que les soignants semblaient mal à l’aise à l’idée d’en parler.

Mots-clés : Relation soignant-soigné, infirmière, soin, patient, pédophilie.

ATTENTION, LE PLAGIAT EST PASSIBLE DE POURSUITES JUDICIAIRES 

Julien vous propose de consulter son travail de recherche sur le thème de la contention physique dans les services d’hospitalisation de courte durée.


Le recours à la contention physique est souvent initié et appliqué par les infirmier(e)s dans le cadre de leur rôle sur prescription. Ce soin doit être utilisé en dernier recours, quand les autres mesures mises en place se sont avérées inefficaces.

Malgré les recommandations, il s’avère que la prévalence de leur utilisation est encore très élevée dans les services de courte durée. L’objectif de cette étude est de comprendre comment est régie l’utilisation de la contention, comment celle-ci est utilisée et quels sentiments et réflexions sont observés auprès des infirmier(e)s qui sont acteurs dans leur utilisation.

Les résultats montrent que la contention physique est génératrice d’émotions négatives chez le soignant et se révèle souvent source de malaise au sein des équipes. Les difficultés ressenties par les soignants face à leur utilisation seraient principalement liées à un manque de formation des infirmiers vis-à-vis de cette pratique.

Mots clés : Contention physique, Vécu, Infirmier(e), Ressenti, Formation.

ATTENTION, LE PLAGIAT EST PASSIBLE DE POURSUITES JUDICIAIRES 

LES PRECAUTIONS COMPLEMENTAIRES

1- Définitions

Les précautions complémentaires permettent d’établir des “barrages” à la transmission de microorganismes d’un patient à un autre patient, du personnel soignant à un patient, du patient au personnel soignant, et du patient/personnel soignant à l’environnement.

Ce sont des précautions en complément des précautions standard en cas de suspicion ou présence de portage de microorganismes (ou pathologie) qui font l’objet de recommandations en hygiène.

Nous retrouvons différents types de précautions complémentaires en fonction de l’agent pathogène.

  • Précaution complémentaire contact “C” –>  prévenir la transmission par contact direct ou indirect.
  • Précaution complémentaire gouttelettes “G” –>  prévenir la transmission par des gouttelettes de taille supérieure à 5µm émises lors d’une toux ou de parole ; en raison de leur taille, les gouttelettes se déposent dans l’environnement proche du patient, de 1 à 2 mètres. Le contact peut-être direct (projections) ou indirect (contamination des mains par exemple et portée aux muqueuses).
  • Précaution complémentaire air “A” –> prévenir la transmission de particules fines, de taille inférieure à 5µm qui peuvent rester en suspension dans l’air et véhiculer sur de grandes distances (plusieurs mètres). La contamination se fait par simple respiration/inhalation.

*Les colonisations à BMR (Bactéries MultiRésistantes aux antibiotiques) est la présence de BMR sur un site où l’espèce est souvent présente à l’état “naturel” ou quand l’espèce est présente mais sans signe clinique ou biologique d’infection.

*L’infection à BMR est la présence sur un site anatomique habituellement stérile, de BMR avec des signes cliniques et/ou biologiques d’infection.

2- Indications

Il faut tout d’abord distinguer les BMR et les BHR (Bactéries Hautement Résistantes) des microorganismes dits “contagieux”.

Les précautions complémentaires à mettre en place vont dépendre de la nature de l’agent infectieux, de la localisation, de son mode de diffusion et sa capacité de résistance dans l’environnement mais également de sa gravité.

En fonction de l’ensemble des éléments, des prélèvements vont être effectués pour faire le diagnostic biologique de l’agent infectieux et ainsi maintenir ou non les précautions complémentaires qui peuvent être mises en “prévention”.  Ces mesures sont décidées par le médecin. En effet le placement d’un patient en précautions complémentaires, à la différence des précautions standard, est soumis à une prescription médicale.

 

3- Applications

  • Chambre du patient

Le patient en précautionS complémentaireS devra être en chambre individuelle ; si cela n’est pas possible pour raison de service, il faudra essayer de regrouper les patients qui sont porteurS du même microorganisme afin d’éviter les contaminations.

Rappel : si le patient est en précaution air (A), la porte de la chambre devra rester fermée !

  • Informations

Il est important d’informer le patient et sa famille, mais également le personnel du service ainsi que les intervenants extérieurs pouvant entrer en contact avec le patient et son environnement.

L’information du patient et/ou de sa famille est obligatoire et est donnée par le médecin en charge du patient ou à défaut par l’infirmier/ère du service. Il faut alors expliquer les mesures nécessaires pour le patient mais aussi pour sa famille et les visiteurs. Il faudra s’assurer que ces mesures et explications ont été comprises de tous afin d’éviter la colonisation / infection de l’environnement et des aidants.

Il est possible pour les patients, la famille ou même le personnel soignant de contacter l’ULIN en cas de questions (Unité de Lutte des Infections Nosocomiales).

  • Signalétique

Il est important et obligatoire de mettre en place la signalétique correspondant à l’isolement septique (précautions complémentaires) mis en place. Il s’agit de pictogrammes qui doivent être apposés sur la porte de la chambre du patient. Il y aura généralement un portique à côté de la chambre avec le matériel nécessaire pour entrer dans la chambre du patient. Selon les structures les pictogrammes sont différents. Cependant ils sont intuitifs et indiquent le type de précautions à prendre.

  • Mouvements du patient

De manière générale il faudra limiter les déplacements du patient en dehors de sa chambre. Il faudra expliquer au patient l’intérêt des mesures pour son déplacement (par exemple, le lavage de main, le port d’un masque…).

Si le transfert se fait au sein de la même structure, entre deux services, il faudra prévenir le service receveur et prévenir le brancardage au besoin.

Il faut également se référer aux procédures internes à chaque établissement de soins. Certains établissements ont des logiciels spécifiques pour la prise en soins de ses patients et leurs mouvement dans la structure.

  • Environnement
CDT : Clostridium Difficile Toxinogène

4- Tenue de protection et hygiène des mains

PS* : Précautions standard

5- Durée de maintien des précautions complémentaires selon le type

 

Sources :

Réseau National de Prévention des Infections Associées Aux Soins, “NosoB@se” [En ligne], le 05 mars 2018. http://www.cpias.fr/nosobase/

SF2H, “Prévention de la transmission croisée : Précautions complémentaires contact” [En ligne], 05 mars 2018.

https://sf2h.net/publications/prevention-de-transmission-croisee-precautions-complementaires-contact

SF2H, “Prévention de la transmission croisée par voie respiratoire : air ou gouttelettes” [En ligne], 05 mars 2018.

https://sf2h.net/publications/prevention-de-transmission-croisee-voie-respiratoire-air-goutelettes

IFSI Valenciennes, Dr CRACCO, “Précautions Complémentaires”, UE 2.10 S1, Novembre 2012

Centre Hospitalier Avranches – Granville

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LES PRECAUTIONS STANDARD

1- DEFINITIONS

Il existe deux grands types de précautions en hygiène. Nous retrouvons les précautions standard et complémentaires.

Les précautions standard sont à appliquer pour tout patient quel que soit son statut infectieux. Ce sont sept recommandations générales d’hygiène.

Les précautions complémentaires sont des “barrières” à la transmissions des micro-organismes entre deux patients, mais également d’un personnel soignant à un patient et inversement d’un patient à un personnel soignant mais aussi du personnel ou du patient à l’environnement.

 

2- PRECAUTIONS STANDARD

Les précautions standard sont applicables à tout professionnel de santé ayant un contact avec un patient de façon directe ou indirecte. Elles ont été actualisées en juin 2017 et publiées par la SF2H (Société Française en Hygiène Hospitalière). Nous allons traiter les 7 recommandations qui entrent dans le programme des précautions standard.

a- L’hygiène des mains

L’hygiène des mains est l’une des barrières essentielles à la transmission de micro-organismes. C’est un geste fondamental dans la prévention des infections associées aux soins. Vous retrouverez toutes les recommandations concernant le bon usage de l’hygiène des mains ici.

b- Le port de gants

Le port de gants forme une réelle barrière entre le soignant et le patient mais aussi entre le soignant et l’environnement. Cependant cette barrière doit être maitrisée pour être efficace.

Il est nécessaire avant tout soin exposant à un risque de contact avec des liquides biologiques, du sang mais aussi pour le contact avec une peau lésée ou les muqueuses. Les gants sont également indispensables lors des soins si les mains du soignants sont lésées. Le port de gant est également nécessaire lors des soins à risque nécessitant l’usage de matériel piquant ou coupant, de manipulations de prélèvements biologiques et de matériel ou linge souillés. Il est fortement recommandé de porter des gants lors de la manipulation de produits chimiquement toxiques pour le soignant.

Au contraire, il est recommandé de ne pas porter de gants lors de contact avec une peau saine (en effet, les mains sont plus “propres” avec une bonne hygiène de mains que des gants stockés dans une boîte ouverte dans le service où chacun se sert…)

Il est important de rappeler que les gants doivent être changés entre deux patients ou deux activités. Lorsque chez un même patient l’on passe d’un site “contaminé” à un site “propre” ou “contaminé”. Ils doivent également être changés s’ils ne sont plus intacts (perforation, déchirement, temps d’utilisation dépassé…).

Enfin, ils doivent être retirés dès la fin du soin et ce avant de toucher l’environnement.

Pour rappel, une hygiène des mains est indispensable avant de prendre des gants (afin d’éviter la contamination de la boîte), avant le port de gants et tout de suite après le retrait.

c- Tenues de protection  

Il y a plusieurs tenues de protection qui assurent la protection de l’ensemble du soignant mais aussi des visiteurs et du personnel auxiliaire.

Afin d’assurer la protection de la tenue de travail, il est indispensable de porter un tablier plastique à usage unique pour tous les soins mouillants, souillants ou qui exposent à des projections. Lorsque l’exposition est majeure, il convient de porter une surblouse à manches longues qui soit imperméable.

Il y a également la protection du visage, pour ce faire, le soignant doit porter systématiquement un masque anti-projection avec des lunettes de sécurité ou alors un masque à visière lorsqu’il y a un risque de projection ou d’aérosolisation de liquide biologique.

Les surchaussures, ne sont recommandées qu’en salle de bloc-opératoire et assimilés.

d- Gestion du matériel souillé

Concernant le matériel à usage unique, et notamment le matériel piquant, tranchant, coupant. Il ne faut pas recapuchonner les aiguilles ni les désadapter à la main (mais utiliser une pince Kocher ou le couvercle du conteneur (en fonction de la phase d’utilisation de la seringue). Il est important d’éliminer immédiatement après usage le matériel coupant, tranchant, piquant dans un conteneur prévu à cet effet qui se trouvera à proximité de la zone d’utilisation et ce, sans manipulation.

Concernant le matériel réutilisable, il doit être nettoyé et désinfecté selon le protocole en service dans l’établissement. Avant l’utilisation, l’opérateur doit s’assurer que le matériel a été stérilisé ou désinfecté (en fonction du matériel).

e- Transport de prélèvements biologiques, linge et matériels souillés

Le linge et le matériel souillés par des liquides biologiques doivent être éliminés et évacués du service dans un emballage fermé et étanche. Il peut également y avoir la présence d’un pictogramme de présence d’agents à risque infectieux sur l’emballage.

f- Surfaces souillées

Cette précaution concerne directement l’environnement. L’objectif est de décontaminer la surface et d’éviter la contamination de micro-organisme.

Les surfaces qui sont souillées par des liquides biologiques, doivent être immédiatement nettoyées puis désinfectées. Dans un premier temps, essuyer le liquide avec du papier absorbant puis effectuer un nettoyage/désinfection avec un détergent neutre, puis une désinfection à l’eau de javel à 2,6% de chlore actif dilué au 1/10. A défaut, il faut faire le nettoyage au détergent/désinfectant et ensuite une désinfection avec du détergent/désinfectant. Il faudra alors effectuer 2 passages.

g- Accident d’Exposition aux Virus (AEV)

L’exposition d’une muqueuse avec un objet coupant, piquant ou tranchant, ou un liquide biologique en contact avec une plaie ou une peau lésée fait l’objet d’une déclaration d’accident d’exposition aux virus. Les modalités de prise en charge doivent être affichées dans le service et disponible 24h/24.

 

SOURCES :

Expertise en santé, “Nomenclature Infirmière et Plaies Lourdes et Complexes” [En ligne], le 13 février 2018.  http://www.expertisesante.fr/articles/présentation-plaie-complexes

SF2H, “Précautions standard”, mise à jour juin 2017  [En Ligne], le 13 février 2018. https://sf2h.net/wp-content/uploads/2017/06/HY_XXV_PS_versionSF2H.pdf

Relais Régional d’Hygiène Hospitalière du Centre, “Précautions standard” [En Ligne], le 13 février 2018.

http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/24dias_precautions_standard_RRHH_Centre_pdf-2.pdf

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LES ÉTATS DE CHOC

1- DEFINITION

  • L’état de choc se définit comme une insuffisance circulatoire aiguë altérant durablement l’oxygénation et le métabolisme cellulaire.
  • Les différents états de choc :
    • Choc quantitatif : (en lien avec une baisse de l’apport tissulaire en oxygène)
      • Hypovolémique
      • Cardiogénique
    • Choc distributif : (en lien avec une dysrégulation des débits tissulaires locaux)
      • Septique
      • Anaphylactique

2- PHYSIOPATHOLOGIE 

Rappel : Une hémodynamique physiologique efficace implique : 

  • Un volume circulant normal (5 à 6 L) et un retour veineux suffisant : VOLÉMIE
  • Une contractilité myocardique efficace : POMPE CARDIAQUE
  • Une circulation périphérique normale : VAISSEAUX 

Toute anomalie de l’un d’entre eux peut entraîner un état de choc !

  • Les états de chocs entraînent des troubles de la micro-circulation et un dysfonctionnement des échanges entre le sang et les tissus conduisant à une hypoxie cellulaire.
  • La vasomotricité est régulée par le système sympathique qui agit par le biais d’hormones : les catécholamines (adrénaline et noradrénaline) dont le site d’action est constitué de récepteurs spécifiques.
  • La réaction de défense primaire au cours d’un choc consiste en la libération considérable de catécholamines entraînant une vasoconstriction intense. Le but étant de préserver la vascularisation des organes nobles (cœur, poumons, cerveau) au dépend d’autres territoires (reins, peau, tractus digestif).
  • En l’absence de traitement, apparaît une souffrance cellulaire par hypoperfusion.
  • D’autres substances vasoactives interviennent et aggravent la défaillance circulatoire initiale, conduisant à un cercle vicieux qui entretient le choc jusqu’à la mort.

3- CLINIQUE ET PARACLINIQUE

  • Signes Cliniques :
    • Cardio-vasculaires : marbrures, froideur des membres, pâleur.
    • Respiratoire : Cyanose, Polypnée, tachypnée ou bradypnée, sueurs.
    • Neurologiques : Agitation, Obnubilation, Convulsion, coma.
    • Urinaires : Oligurie, Anurie.
    • Tableau digestif parfois : nausées, vomissements, malaise.
  • Signes Paracliniques :
    • Hypotension artérielle systolique inférieure à 90 mmHg  80mmHG ou baisse d’au moins 30% de la pression artérielle chez une personne hypertendue connue).
    • Tachycardie (fréquence cardiaque > 100 battements par minutes).
    • Bradycardie (fréquence cardiaque < 60 bpm)
  • Biologie :
    • Acidose métabolique due à la production de lactates (témoin de la souffrance tissulaire, norme <2 mmol/L).
    • Gaz du sang
  • Atteinte des organes cibles : 
    • Le rein :
      • L’atteinte rénale est constante dans tous les états de choc.
      • Elle est liée à l’hypoperfusion qui entraîne une ischémie (d’abord médullaire puis corticale).
      • L’insuffisance rénale est dite fonctionnelle car liée à l’hypoperfusion (hypovolémie), elle sera dite organique si le choc se prolonge (du fait de l’ischémie).
      • Nécessité donc de préserver la perfusion rénale par le remplissage vasculaire.
    • Le foie :
      • Le débit sanguin du foie constitue 1/5 du débit cardiaque (veine porte, artère hépatique).
      • L’atteinte hépatique est souvent muette dans un premier temps.
      • Les conséquences cliniques et biologiques apparaissent quelques jours après le choc.
      • On retrouve sur le bilan : une cytolyse (augmentation des transaminases), une diminution des facteurs de coagulation (prothrombine et fibrinogène) et une hypoalbuminémie tardive.
    • Les poumons :
      • L’apparition d’une détresse respiratoire au décours d’un état de choc est relativement fréquente.
      • On retrouve dans les cas les plus importants : un œdème interstitiel entraînant une hypoxie.
    • Le cœur, le cerveau : (ces deux organes sont généralement atteint les derniers du fait d’une circulation prioritaire)

Le cœur :

  • Il peut être à l’origine de l’état de choc, mais on peut aussi noter l’apparition retardée d’une baisse de la contractilité myocardique induite par :
    • L’anoxie et l’acidose qui ont un effet inotrope négatif (étant l’action sur la force de la contractilité myocardique).
    • L’épuisement des catécholamines endogènes. 

Le cerveau :

  • La souffrance cérébrale sera liée au déficit en O2, aux acidoses respiratoires et métabolique.
  • Cliniquement on retrouvera un trouble de conscience.
  •  
    •  Les autres organes :
  • L’intestin : le risque au niveau des viscères est l’ischémie mésentérique par hypoperfusion.
  • Le pancréas : risque de pancréatite pouvant aller jusqu’à la nécrose.
  • Les glandes surrénales : risque d’insuffisance surrénalienne.

4- ETIOLOGIE DES DIFFERENTS ETATS DE CHOC

  • Le choc hypovolémique :
    • Causes : Hémorragique, perte de plasma (Brûlures), perte d’eau ou de sodium (déshydratation, vomissements, diarrhée…)
    • Mécanisme : baisse de volémie chute tensionnelle + tachycardie diminution du retour veineux, vasoconstriction périphérique.
    • Eléments diagnostiques : Pression veineuse centrale basse, Hypotension, Marbrures, tachycardie, sensation de soif intense, malaise, extrémités froides, extériorisation de saignements, yeux creux,…
    • Conduite à tenir :
      • Assurer les fonctions vitales
      • Pansement compressif, point de compression, garrot… Il faut avant tout mettre en place le traitement étiologique le plus tôt possible = arrêter ou controler le saignement si possible.
      • Compenser les pertes afin d’assurer une volémie correcte et une bonne oxygénation.
      • Pose d’au moins 2 voies veineuses du meilleur calibre possible. Préparations du matériel de perfusion et transfusion (ex : blood pump) spécifique à chaque service, en attendant les produits sanguins. Prélever un bilan biologique initial. S’assurer d’être en possession des groupes et RAI du patient dans le cadre d’une hémorragie intra hospitalière.
      • Apport d’oxygène pour saturer au maximum les globules circulant restants quelque soit la valeur de la saturation.
      • Analgésie +/- sédations +/- immobilisation.
      • Transport si stabilité hémodynamique.
      • Remplissage vasculaire.

Attention à ne pas confondre l’état de choc avec le collapsus ! Le collapsus est un effondrement de la tension qui n’entraînera un état de choc que s’il n’est pas corrigé rapidement.

  • Le choc cardiogénique :
    • Baisse du débit cardiaque par lésion myocardique, par adiastolie (gêne au remplissage ventriculaire), par obstacle de la petite circulation.
    • Causes : Infarctus du myocarde, épanchement péricardique, troubles du rythme cardiaque, embolie pulmonaire.
    • Mécanisme : Masse sanguine normale ou augmentée avec diminution de l’éjection systolique augmentation de la pression en amont du cœur. Il existe une gêne à la circulation veineuse de retour.
    • Eléments diagnostiques : Pression veineuse élevée, Galop à l’auscultation, gros cœur à la radio, hépatomégalie et turgescence des jugulaires, ECG pathologique.
    • Conduites à tenir : Amener rapidement une revascularisation (par thrombolyse ou angioplastie), maintenir les fonctions vitales en attendant, maintien d’une tension artérielle par inotropes positifs (dobutamine, dopamine, adrénaline)
  • Le choc septique : 
    • Choc le plus fréquent. Le plus souvent dû à un germe Gram Négatif.
    • Causes : Porte d’entrée infectieuse (plaie chirurgicale, perforation d’un viscère creux, foyer infectieux localisé, sepsis, manœuvre urologique (sondage), cathéter, pneumopathie sévère, etc…
    • Mécanisme :
      • Hyperthermie, parfois hypothermie.
      • Frissons, myalgies, polypnée, troubles de la conscience.
      • Initialement : choc vasoplégique (réversible) avec tachycardie, Pression artérielle normale ou augmentée, sueurs, rougeurs des téguments, polypnée. Les mécanismes du choc sont encore efficaces. Secondairement, évolution vers une diminution du débit cardiaque avec altération myocardique.
      • Libération d’endotoxines bactériennes = ici les systèmes de compensation sont dépassés et le choc est irréversible sans traitement rapide.
    • Elément de diagnostic :
    • Conduite à tenir :
      • Disposer de voie veineuse de bon calibre en attente d’une voie veineuse centrale.
      • Traitement de l’hypovolémie relative : remplissage modéré et contrôlé.
      • Inotropes positifs : Dopamine (5 gamma/kg/min)
      • Traitement de l’infection : antibiothérapie dans l’heure
      • Traitement du foyer infectieux
  • Le choc anaphylactique :
    • Syndrome systémique survenant après libération brutale de médiateurs comme l’histamine, contenus dans les mastocytes et basophiles.
    • Il s’agit en général d’une allergie de type immédiat.
    • C’est donc une réaction immunologique entre un antigène et un anticorps provoquant une vasoplégie brutale et intense dans les minutes qui suivent l’introduction de l’agent causal.
    • Mécanisme : Libération de médiateur suite à la fixation d’un antigène (protéique/médicamenteux/alimentaire)
    • Eléments diagnostique :
      • Cutané : prurit, flush, chaleur cutanée, oedème,
      • Respiratoires : congestion nasale, toux, douleur thoracique, polypnée, sibilant, bradypnée,
      • Cardio-vasculaire : palpitations, malaise, angoisse, angor, arrêt cardiaque
      • Digestif : dysphagies, nausées, douleurs épigastriques, diarrhées
      • Conjonctives : prurit, larmoiement
    • Conduite à tenir :
      • Arrêt facteur déclenchant = suppression de l’agent causal si possible
      • Pose VVP de bon calibre si possible
      • Si aggravation : injection d’adrénaline
      • Manœuvres de réanimation habituelles + O2
      • Ne pas allonger la victime ; position ½ assis minimum

5- PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE

  • Remplissage
  • Drogues vaso-actives
    • Adrénaline (arrêt cardiaque) 0.01mg/kg ; max 1 à 2mg/injection toutes les 3 à 4 minutes
    • Dopamine (<5gamma vasodilatation et > 5gamma augmentation de la contractilité cardiaque) = 1 voie d’abord spécifique est nécessaire, on ne passe pas de catécholamines avec un autre traitement.
    • Noradrénaline (vasoconstricteur puissant) : une voie d’abord spécifique également
  • Traitements spécifiques étiologiques

6- ROLE IDE

  • Déshabiller la personne soignée, observer ses téguments, marbrures aux genoux, temps de recoloration cutanée.
  • Prendre les paramètres : pulsations, pression artérielle, SpO2 au moins toutes les 15 minutes (voire 5 minutes dans un premier temps).
  • Surveillance de la température toutes les 3 heures.
  • Mettre le patient sous oxygène avec un débit supérieur à 6l/min en règle générale ou selon prescription. avec un masque haute concentration
  • Poser une voie veineuse périphérique (idéal : 2 voies) avec un soluté de remplissage, prévoir un gros calibre si possible et s’assurer de la prescription médicale.
  • Rechercher les signes et l’étiologie de l’état de choc par l’observation clinique (observer les pansements, les redons, les drains, rechercher une hémorragie).
  • Réaliser un ECG et mise en place d’un moniteur cardiaque avec scope et alarmes réglées.
  • Mettre le chariot d’urgence à proximité.
  • Installer le patient en position déclive, les jambes surélevées.

Sur Prescription :

  • Groupe rhésus, RAI.
  • NFS plaquettes.
  • TP TCA , Fibrinogène.
  • Iono sanguin, fibrinogène.
  • Enzymes cardiaques – troponine.
  • Hémocultures et autres prélèvements bactériologiques (CRP, PCT,…).
  • Gaz du sang artériel.
  • Perfusion périphérique si pas de KTC (cathéter central) 
  • Pose de sonde urinaire avec surveillance horaire de la diurèse
  • Préparation du matériel pour :
    • Pose d’un cathéter veineux central.
    • Pose de la pression veineuse centrale.
    • Pose du monitorage avec analyse de l’onde de pouls et thermodilution afin de permettre une surveillance et une adaptation thérapeutique optimale lors d’une défaillance de la pompe cardiaque.
    • S’assurer de la demande des différents examens complémentaires.

 

Sources :

https://www.different.land/comprendre/letre-humain/fonctionnement-corps-humain

Cours IFSI personnels

 

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