Nous vous avons posé une question sur notre page Facebook concernant les 3 grandes composantes de la triade létale en traumatologie. Celle-ci se rencontre essentiellement chez le polytraumatisé.


1- Définition

Le polytraumatisé correspond à « un blessé présentant deux ou plusieurs lésions traumatiques graves, dont au moins une engage directement le pronostic vital de ce blessé ». La plupart du temps, les polytraumatisés se rencontrent lors d’Accidents de la Voie Publique.

Cette triade est composée de :

  • HYPOTHERMIE
  • COAGULOPATHIE
  • ACIDOSE

2- Hypothermie

Elle est favorisée par le contexte (environnement, météo, ..) mais également par la perte de substance cutanée, le remplissage avec des solutés à température ambiante, des produits sanguins réfrigérés (Culots de sang, Plasma Frais Congelé,…).

L’hypothermie a pour conséquences d’inhiber l’efficacité des facteurs de coagulation et des plaquettes. La chute d’un degré Celsius équivaut à une baisse de 10% des fonctions d’hémostase.

Pour la prévenir, il faut réchauffer la victime en la protégeant du sol par exemple, en la couvrant avec une couverture isothermique, avec une couverture chauffante, en utilisant un accélérateur-réchauffeur pour les solutés… En pré-hospitalier, le réchauffage d’une victime est impossible : il faut alors diminuer les déperditions de chaleur.


3- Coagulopathie

Elle est favorisée par la perte de volume circulant, par la formation d’hématomes qui consomment les différents facteurs de coagulation, mais également par la dilution liée aux différents remplissages possibles, et aussi et surtout l’hypothermie & l’acidose.

La coagulopathie a pour conséquence une diminution de la capacité de coagulation, donc des hémorragies beaucoup plus difficiles à contrôler. Dès l’instant que le blessé possède une coagulopathie, son risque de  mortalité est multiplié par cinq !

Comment contrôler ces hémorragies ? En mettant en place les gestes vus lors des formations AFGSU/PSC1/PSE : compression manuelle directe, garrot, positions d’attente, couverture isothermique, O2 si disponible, Coussins Hémostatiques d’Urgence(CHU), pansements israéliens …


4- Acidose

Elle est favorisée par la diminution du volume circulant, et donc à l’hypoperfusion cellulaires des différents organes. L’acidose témoigne d’une souffrance organique.  Elle est directement due à la perte de volume.

Elle a pour conséquence de diminuer l’efficacité de quelques facteurs de coagulation, un allongement du TCA.

Comment la traiter ? Seul un médecin pourra vous dire quoi faire. En effet, les traitements de l’acidose sont multiples et relèvent du médecin.

Ces trois composantes sont extrêmement liées et dépendantes les unes des autres. Lorsque le processus est engagé, il est très difficile de revenir en arrière. Notre rôle est donc de limiter l’hypothermie, l’acidose et la coagulopathie.


SOURCES

Département anesthésie réanimation de l’hôpital E. Herriot, « Damage control ressuscitation » [En ligne] http://sofia.medicalistes.org/spip/IMG/pdf/Damage_control_resuscitation_Dr_Floccard_.pdf (consulté le 01/04/2021)

La défaillance organique du rein temporaire ou définitive…


1- Rappels anatomiques

Les reins sont au nombre de deux, et sont situés dans la partie postérieure de l’abdomen, de part et d’autre de la colonne vertébrale, sous les dernières côtes. Chaque rein mesure environ 11 cm, de long et est relié à l’artère aorte et à la veine cave inférieure par l’artère et la veine rénale. Le rein a pour fonction de former l’urine en filtrant le sang. L’urine formée est collectée au milieu du rein et s’écoule ensuite par l’uretère jusqu’à la vessie pour y être stockée avant d’être éliminée par le canal appelé urètre.

Les fonctions des reins sont :

  • La filtration/épuration : du sang afin d’éliminer les toxines produites par le fonctionnement normal du corps.
  • L’équilibration : du « milieu intérieur » essentiellement de l’eau et des sels minéraux (sodium, potassium, calcium, bicarbonate, magnésium) ;  régulation de l’équilibre acido-basique
  • La régulation de la pression artérielle : par la production d’hormones et la régulation de la quantité d’eau et de sodium de l’organisme
  • La sécrétion de vitamine D : rôle important dans la minéralisation de l’os et le maintien du taux sanguin de calcium (nécessaire pour la fixation de la vitamine D)
  • La sécrétion d’EPO (érythropoïétine) : qui stimule la production de l’hémoglobine et des globules rouges par la moelle osseuse
  • La fonction endocrinienne

2- Définitions

On distingue deux types d’insuffisances rénales :

  • L’insuffisance rénale aiguë (IRA) = dysfonctionnement transitoire et réversible des reins
  • L’insuffisance rénale chronique (IRC) = destruction progressive et irréversible des reins

3- L’insuffisance rénale aiguë

3.1- Définition

Baisse importante et subite du débit de filtration glomérulaire qui peut durer de quelques heures à quelques jours. Pour cela il faut effectuer un dosage du taux sanguin de créatinine (protéine éliminée normalement par les reins) qui se trouvera fortement augmentée (norme : homme= 8-13 mg/L, femme = 6-10 mg/L).

3.2- Signes cliniques
  • Oligurie/anurie
  • Œdème (des membres inférieurs ou OAP)
  • Altération de l’Etat Général (AEG)
  • Douleurs à la palpation
  • Troubles digestifs
  • Urémie
3.3- Étiologies
  • L’insuffisance rénale aiguë fonctionnelle = pré-rénale

Peut être causée par une hypovolémie (choc hémorragique ou anaphylactique), une déshydratation extracellulaire (digestive, cutanée, rénale par exemple avec l’utilisation de diurétiques) ou l’utilisation de certains médicaments (diurétiques, AINS, anesthésiques…). Pour confirmer la cause fonctionnelle il faut réaliser un ionogramme sanguin et urinaire.

  • L’insuffisance rénale aiguë obstructive

Il faut pour cela rechercher la présence d’un obstacle intra-vésicale (caillot, tumeur, lithiases), ou sous vésicale (hypertrophie de la prostate, lithiases, tumeur…). Pour confirmer la cause obstructive il faut réaliser une échographie rénale à la recherche de l’obstacle. Une tomodensitométrie abdomino-pelvienne peut aussi permettre le diagnostic.

  • L’insuffisance rénale aiguë organique

Plusieurs étiologies possibles : vasculaires (HTA maligne, emboles, occlusion aiguë de l’artère ou de la veine rénale…), glomérulaires (syndrome néphrotique aigu, glomérulonéphrite rapidement progressive), tubulaires (état de choc, toxique, rhabdomyolyse, obstruction intra-tubulaire…), interstitielles (infection, immuno-allergique, infiltration cellulaire). Pour confirmer la cause organique il faut réaliser un ECBU, analyse du sédiment urinaire, protéinurie des 24H, électrophorèse des protéines urinaires. Il peut aussi être réalisé une ponction biopsie rénale.

3.4- Traitements
  • Pour l’IRA obstructive : drainage en urgence des urines par sonde vésicale, cathéter sus-pubien, sonde JJ, néphrostomie et traitement de l’obstacle (lithotritie extra corporelle,…)
  • Pour l’IRA fonctionnelle : arrêt des traitements néphrotoxiques, correction du choc hypovolémique ou anaphylactique
  • Pour l’IRA organique : traitement de la cause

4- L’insuffisance rénale chronique (IRC) et terminale (IRT)

4.1- Définition

Diminution permanente et irréversible du débit de filtration glomérulaire (DFG), secondaire à une maladie rénale évoluant depuis plus de 3 mois et pouvant aboutir à une insuffisance rénale terminale. L’IRC se définit par un DFG < à 80ml/min et l’IRT par un DFG < à 15 ml/min (norme = 120 ml/min).

4.2- Signes cliniques
  • Signes biologiques : Augmentation de la créatinine, baisse de la clairance de la créatinine, protéinurie, hématurie, leucocyturie
  • Manifestations hématologiques : Anémie, troubles de l’hémostase, déficit immunitaire
  • Manifestations cardio-vasculaires : HTA, surcharge hydro-sodée, hypertrophie ventriculaire gauche, athérosclérose accélérée
  • Perturbations métaboliques : Hypocalcémie, hyperphosphorémie, acidose métabolique, dyslipidémie, malnutrition
  • Manifestations neurologiques : Troubles mnésiques, troubles du sommeil, polynévrite, impatiences
  • Manifestations digestives : Nausée, vomissement, anorexie, œsophagite
  • Manifestations cutanées : Prurit, calcifications cutanées, pigmentation cireuse
  • Manifestations endocriniennes : Dysménorrhées, hypofertilité, baisse de libido, dysfonction érectile
4.3- Étiologies
  • Néphropathies vasculaires et hypertensives
  • Néphropathie diabétique
  • Glomérulonéphrites chroniques
  • Néphropathies héréditaires (polykystoses rénales essentiellement)
  • Néphropathies interstitielles chroniques
  • Néphropathies d’origine indéterminée

4.4- Traitements

  • Règles diététiques : Régime hyposodé, hypoprotidique, pauvre en potassium ; Adaptation de la quantité de boisson à la diurèse.
  • Traitement de l’hypertension : Inhibiteurs du système rénine-angiotensine (Razilex®), diurétiques (Lasilix®, Esidrex®).
  • Traitement de l’anémie : EPO (Aranesp®, Eprex®, Mircera®,…), fer (Tardyferon®, Fumafer®, Venofer®,…).
  • Correction des troubles phosphocalciques : Vitamine D (Uvedose®, Dedrogyl®, Un Alfa®,…), calcium (Calcidia®, Cacit®,…), chélateur du phosphore = substance qui entoure la molécule du phosphore afin de l’éliminer dans les selles (Rénagel®, Renvela®, …).
  • Correction des troubles métaboliques : Kayexalate® pour l’hyperkaliémie, bicarbonates pour l’acidose métabolique, statines pour la dyslipidémie (Elisor®, Tahor®,…) et équilibrer le diabète.

4.5- Traitements de l’insuffisance rénale terminale

  • Hémodialyse : technique permettant d’épurer le sang par le biais d’un rein artificiel
  • Dialyse péritonéale : technique utilisant le péritoine comme filtre pour épurer le sang
  • Greffe rénale : consiste à implanter un greffon prélevé sur un donneur décédé, ou vivant, ou par le biais de dons croisés

SOURCES

Les MST (maladies sexuellement transmissibles) sont désormais appelées IST (infections sexuellement transmissibles).


1- Définition

Une IST est une infection sexuellement transmissible. Elle se transmet principalement lors de relations sexuelles (rapport vaginal, anal ou uro-génital). Il existe plusieurs infections sexuellement transmissibles mais elles sont dues à huit agents pathogènes différents. La plupart des IST se soignent facilement, mais si le dépistage et la prise en charge sont tardifs, cela peut entraîner de graves complications. Le seul moyen de se protéger des IST est d’utiliser un préservatif pour tout rapport sexuel.

Les huit agents pathogènes sont :

  • la syphilis
  • la trichomonase
  • l’hépatite B
  • le virus de l’herpès
  • le VIH
  • la gonorrhée
  • le papillomavirus humain
  • la chlamydiose

2- Modes de contamination

Les IST peuvent se transmettre via différents moyens. Il peut y avoir transmission lors de transfusions sanguines (même si de nos jours de nombreux tests sont réalisés), lors de l’accouchement (de la mère à l’enfant), mais aussi, de façon plus fréquente, lors de rapports sexuels non protégés (rapport vaginal, anal ou uro-génital). Les IST sont de manières générales asymptomatiques ou les symptômes sont très peu prononcés. 


3- Une guérison ?

Les IST peuvent se classer en deux catégories, les IST qui peuvent être traitées et celles qui sont incurables.


4- IST avec traitement

4.1- La Syphilis

Le diagnostic de la syphilis peut se faire deux à quatre semaines après la contamination, par un examen médical avec l’apparition d’un chancre (petite plaie indolore), de plaques rouges sans démangeaisons ou de boutons. Il peut également se faire par prise de sang (sérologie syphilis). Les complications sont une atteinte cérébrale, nerveuse, cardiaque, artérielle, ophtalmique, ou du nouveau-né si la mère est contaminée (risque de mortinaissance). Le traitement repose sur une antibiothérapie parentérale ou par voie orale. Il n’existe pas de vaccin pour prévenir cette maladie.

4.2- La Trichomonase

Le diagnostic de la trichomonase se fait par un prélèvement local de l’écoulement présent au niveau de l’anus, du vagin ou de la verge ; cet écoulement s’accompagne de brûlures et de démangeaisons. Les signes cliniques apparaissent une semaine après la contamination. Le traitement repose sur une association d’antibiotiques et un traitement local. L’ensemble des partenaires sexuels doivent être traités en même temps pour éviter toute source de réinfection. Il n’existe pas de vaccin pour prévenir cette maladie.

4.3- La Gonorrhée

Le diagnostic de la gonorrhée se fait généralement deux à sept jours après la contamination, les signes cliniques sont des brûlures et ou des écoulements jaune par la verge, le vagin ou l’anus, une hyperthermie, des douleurs abdomino-pelviennes voire une angine. Il est à confirmer par un prélèvement local : pour les femmes, il se fait à l’entrée du vagin à l’aide d’un écouvillon et pour les hommes il se fait au niveau du méat urinaire. Ce prélèvement n’est pas douloureux. Une analyse d’urine (ECBU), avec recueil du premier jet peut également permettre de confirmer le diagnostic avec une recherche par biologie moléculaire/PCR. Les risques associés sont une infection articulaire, et surtout chez la femme, la stérilité.

Le traitement repose sur une antibiothérapie associée à un traitement local. Tout comme la trichomonase, il faut traiter l’ensemble des partenaires sexuels en même temps pour éviter toute source de réinfection. Il n’existe pas de vaccin pour prévenir cette maladie. Cependant, selon une étude de juillet 2017, une potentielle découverte de vaccin est encourageante, car le vaccin contre le méningocoque B réduirait de 31% le nombre de cas de gonorrhée (revue médicale “The Lancet”).

4.4- La Chlamydiose

C’est une infection à chlamydiae trachomatis, c’est l’IST la plus fréquente chez les jeunes de 16 à 26 ans, et plus particulièrement chez les femmes. Le diagnostic est difficile car il y a peu, voire pas, de symptômes. On retrouve parfois des brûlures, ou un écoulement par la verge, l’anus ou le vagin, une hyperthermie, une douleur abdomino-pelvienne voire une angine. Les signes cliniques sont assez proches de la gonorrhée.

Le diagnostic peut se faire entre une à deux semaines après la contamination. Ce dernier se fait par un prélèvement local : pour les femmes, il se fait à l’entrée du vagin à l’aide d’un écouvillon et pour les hommes il se fait au niveau du méat urinaire. Ce prélèvement n’est pas douloureux. Une analyse d’urine (ECBU), avec recueil du premier jet peut également permettre de confirmer le diagnostic avec une recherche par biologie moléculaire/PCR. Les risques associés sont un risque de stérilité, de grossesse extra-utérine mais également une atteinte du nouveau-né lors de l’accouchement si la mère est infectée.

Le traitement repose sur une antibiothérapie. Il n’existe pas de vaccin pour prévenir cette maladie.


5- IST incurables (actuellement)

5.1- L’Hépatite B

L’hépatite B est une maladie qui attaque le foie. Elle se transmet par le sang, la salive, les relations sexuelles non protégées ou de la mère à l’enfant, lors de l’accouchement. Les signes cliniques : asthénie, douleurs musculaires et articulaires, hyperthermie, céphalées, nausées, diarrhées, urines plus foncées, ictère (teint jaune), peuvent apparaître entre deux à huit semaines après la contamination.

Le diagnostic se fait via une prise de sang avec recherche sérologique de l’hépatite B (dosage des anticorps anti-HBS et antigènes HBS).  Les complications liées à la maladie, sont un risque de cirrhose et de cancer du foie, une atteinte du nouveau-né si la mère est infectée et non traitée.

Un vaccin est disponible et permet de se protéger contre cette infection. Il est possible de guérir sans traitement, mais l’hépatite B peut aussi devenir chronique ; un suivi avec un hépato-gastro-entérologue est vivement conseillé. La vaccination est recommandée dès 2 mois, car plus le vaccin est fait tôt, plus il est efficace. Trois injections suffisent pour être protégé, les deux premières injections se font à un ou deux mois d’intervalle et la troisième injection se fait entre 5 et 12 mois plus tard. Un rappel n’est pas nécessaire, il suffit de réaliser un dosage des anticorps anti-HBS et antigènes HBS pour connaître son immunité afin d’effectuer ou non un rappel supplémentaire. Pour l’ensemble du personnel médical et paramédical, la vaccination et l’immunité sont obligatoires. Ce vaccin est remboursé à 65% par l’assurance maladie.

5.2- Le virus de l’Herpès

Le virus de l’herpès provoque des signes cliniques qui se manifestent sous forme de crises. Lors de ces crises, on peut retrouver des boutons qui sont douloureux (phlyctènes) au niveau de la bouche, des organes génitaux ou de l’anus. Il y a également des démangeaisons qui peuvent être accompagnées d’hyperthermie, de céphalées, de douleurs abdominales ou de brûlures mictionnelles. Ces signes apparaissent à partir d’une semaine après la contamination.

Le diagnostic médical se fait via un examen médical et d’un prélèvement du liquide issue des phlyctènes. Il n’existe pas de vaccin pour cette infection. Le traitement repose sur un traitement symptomatique (antalgiques, anti spasmodique), qui permettent de diminuer les douleurs et de diminuer la durée de la crise. Cependant il n’y a pas de traitement qui permet de guérir l’infection, les crises peuvent donc être multiples. Il y a un risque de transmission du virus de la mère à l’enfant lors de l’accouchement.

5.3- Le VIH

Le VIH (virus de l’immunodéficience humaine) est un type de virus qui peut causer une maladie, appelée plus communément SIDA (syndrome de l’immunodéficience acquise). Les signes cliniques sont atypiques ce qui rend l’infection plus difficile à déceler. On retrouve ces signes environ quinze jours après l’infection : une hyperthermie, une éruption cutanée, des diarrhées et une asthénie. Ces signes sont passager et disparaissent rapidement. Les symptômes réapparaissent quelques mois voire années après la contamination, après une phase asymptomatique plus ou moins longue.

Le diagnostic le plus fiable est une prise de sang. Il existe également des tests rapides de dépistage et d’orientation (TROD). Il existe un risque d’atteinte du nouveau-né si la mère est infectée et non traitée. Il n’existe pas de traitement pour éliminer le virus du VIH, et donc pas de guérison possible (même si les recherches en 2019-2020 sont encourageantes). Les traitements anti-viraux qui sont sur le marché permettent seulement de bloquer l’évolution de l’infection.

5.4- Le Papillomavirus humain

Le papillomavirus humain ou HPV (human papillomavirus – en anglais) est un virus contenant une centaine de variantes. Selon les variantes, on peut identifier le virus grâce à de petites verrues, appelées condylomes, qui se situent au niveau des organes génitaux ou de l’anus.

Ces condylomes apparaissent entre une et huit semaines après la contamination. Le diagnostic se fait avec un examen médical et le repérage visuel des condylomes. Pour la femme, un frottis du col de l’utérus peut être à l’origine du diagnostic. La complication majeure, notamment pour certains papillomavirus, est le cancer du col de l’utérus.

Le traitement est local, avec une crème, et/ou la brûlure des condylomes à l’azote liquide. Il existe un vaccin pour se protéger de l’HPV. Ce vaccin est recommandé pour les filles de 11 à 14 ans, toutefois, une vaccination tardive est possible, avant de débuter une vie sexuelle. Depuis 2020, il est également disponible pour les garçons. Attention, le vaccin ne protège pas de tous les papillomavirus. A partir de 25 ans, un dépistage est indispensable. Les hommes ont un rôle majeur dans la contamination du HPV aux femmes. C’est pourquoi, les partenaires doivent être dépistés pour éviter une réinfection. La présence du virus chez l’homme est plus courte que chez la femme. Environ 7 à 12 mois chez l’homme contre 12 à 40 mois chez la femme. Il est conseillé de maintenir l’usage d’un préservatif encore 8 mois après la rémission du virus.


SOURCES

Le bloc opératoire est une structure où se déroulent des interventions chirurgicales. C’est un espace propre et sécurisé auquel seuls les professionnels de santé habilités ont accès. Généralement placés au centre d’un hôpital ou d’un service, les blocs opératoires sont soumis à une réglementation stricte d’hygiène et d’asepsie et à de nombreux contrôles, afin de réduire au maximum les risques d’infection ou de contamination.


Population essentiellement rencontrée

Vous pouvez rencontrer tous les âges au bloc opératoire selon la spécialité. 


Équipe professionnelle essentiellement rencontrée

  • Chirurgien
  • Médecin anesthésiste / réanimateur
  • Médecin radiologue
  • Manipulateur en radiographie
  • Interne
  • Cadre de santé 
  • Infirmier Diplômé d’Etat
  • Infirmier(e) Anesthésiste Diplômé(e) d’Etat
  • Infirmier(e) de Bloc Opératoire Diplômé(e) d’Etat
  • Aide-soignant(e)
  • Brancardier
  • Agent de Service Hospitalier Qualifié(e)
  • Equipe de stérilisation

Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques…


Soins essentiellement rencontrés

  • Ouverture et fermeture d’une salle d’intervention
  • Nettoyage et désinfection d’une salle d’intervention
  • Installation du patient
  • Installation du monitorage
  • Préparation du matériel selon la spécialité et le chirurgien
  • Pré-désinfection et stérilisation du matériel
  • Préparation des médicaments anesthésiants et drogues
  • Accueil du patient avec recueil de données / check-list pré-opératoire
  • Habillage en stérile de l’équipe chirurgicale
  • Masque pré-oxygénation, intubation du patient
  • Pose et surveillance de cathéter veineux périphérique
  • Pose et surveillance de sonde naso-gastrique
  • Pose et surveillance de sonde urinaire
  • Aide à la pose des drains
  • Réfection des pansements
  • Préparation et pose des pousse-seringues électriques
  • Respect des zones propres et stériles
  • Gestion du circuit des déchets
  • Traçabilité de l’intervention, du matériel utilisé
  • Instrumenter le matériel au chirurgien

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.


Traitements essentiellement rencontrés

  • Sédatifs
  • Curares
  • Antalgiques
  • Anticoagulants
  • Antibiotiques

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés


Pathologies essentiellement rencontrées

  • Chirurgie viscérale (occlusion, colectomie, appendicectomie, péritonite, hernie, drainage abcès, traumatisme abdominale, greffe, hémorroïdectomie, gastrostomie, kyste pilonidal, sleeve, pose d’anneau gastrique…)
  • Chirurgie gynécologique (hystérectomie, mammectomie, césarienne, tumorectomie mammaire, reconstruction mammaire…)
  • Chirurgie traumatologique et orthopédique (arthroscopie, ostéosynthèse, prothèses, drainage d’abcès, lavage de prothèse, chirurgie du canal carpien…)
  • Chirurgie stomatologique et ORL (traumatisme maxillo-facial, tympanoplastie, rhinoplastie, polypectomie, avulsion dentaire, amygdalectomie, fente labio-palatine, trachéotomie, greffe…)
  • Chirurgie thoracique (lobectomie, épanchement pleural, pneumothorax, cancer de la trachée, fracture ou malformation sternale, greffe…)
  • Chirurgie cardiaque (pontage, stent, valvulopathie, greffe…) 
  • Neuro-chirurgie (hernie discale, adénomectomie, hydrocéphalie, tumorectomie, traumatisme crânien, fracture vertébrale, anévrisme…)
  • Chirurgie urologique (résection transurétrale de la prostate ou de la vessie, néphrectomie, prostatectomie, vasectomie, torsion testiculaire, adénomectomie, urétrotomie, greffe, circoncision, hydrocèle, lithotritie extra-corporelle, pose de sonde JJ…)
  • Chirurgie vasculaire (amputation, pontage, angioplastie, embolisation, fistule artério-veineuse, anévrisme de l’aorte abdominale, varice, sténose carotidienne, artérite…)

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.


Prérequis

  • Hygiène des mains (lavage simple, lavage hygiénique, lavage chirurgical)
  • Préparation du patient pour le bloc opératoire (check-list de sécurité)
  • Connaître les principales pathologies et spécialités du bloc-opératoire
  • Législation en vigueur
  • Surveillance per-opératoire

Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.

Les cellules baignent dans un milieu aqueux, dont la composition est stable (dans certaines limites), qui permettent l’équilibre et le bien-être de l’individu.


1- Définition

Homéostasie (Homoios : semblable, stasis : position) : capacité de l’organisme de maintenir relativement stable son milieu interne malgré les fluctuations constantes de l’organisme. C’est un état dynamique. Il existe de nombreux systèmes de contrôle qui permettent de maintenir cet équilibre dynamique avec des limites étroites. Ils sont mis en jeu par le système nerveux, le système endocrinien, …


2- Mécanismes de régulation

L’organisme humain comprend différents systèmes de communication entre le milieu interne et le milieu externe.

Trois éléments sont essentiels pour assurer l’homéostasie, et ce quelque soit la variable (facteur contrôlé) :

  • Le Récepteur qui capte les changements (Stimuli) auxquels il faut apporter une réponse, et qui envoie l’information au niveau du centre de régulation, via la voie afférente (influx nerveux, hormones,….) Le
  • Centre de régulation : C’est lui qui analyse les données et les mets en rapport avec la/les valeur(s) de référence(s) et qui détermine la réponse à apporter. Ce signal (influx nerveux, hormones…) va utiliser la voie efférente afin de rejoindre l’effecteur.
  • L’Effecteur correspond au moyen utilisé par le centre de régulation pour mettre en oeuvre la réponse à apporter au stimulus. Cette réponse produit alors une rétroaction qui va agir sur le stimulus ; elle peut soit le réduire (rétro inhibition) ce qui aura pour conséquence de faire cesser le mécanisme de régulation, soit l’amplifier (rétroactivation) ce qui va permettre d’augmenter la réaction. Une perturbation de l’homéostasie va entraîner un déséquilibre, et induire une réaction de la part des différents centres de régulation. Prenons des exemples les plus courants et les plus parlant pour illustrer tout ça.
2A- Mécanisme de Rétro-Inhibition

Systèmes qui, de par leur réponse, réduisent ou mettent fin au stimulus de départ.

Rétro-inhibition
2.B- Mécanisme de Rétroactivation

Systèmes qui de par leur réponse amplifient le stimulus initial, ce qui renforce l’activité.

Rétroactivation

Conclusion

L’homéostasie permet de maintenir la stabilité et l’équilibre du milieu intérieur dans des valeurs moyennes de référence (dites « normales ») Un déséquilibre homéostatique cause, la plupart du temps une pathologie. Plus l’être vivant vieillit et moins ses systèmes deviennent efficaces, et le milieu interne devient donc de plus en plus instable. La connaissance de l’anatomie/physiologie et des différents mécanismes de rétroactions permettent de comprendre un très grand nombre de dysfonctionnements et leurs conséquences (symptômes, traitements,…).


SOURCES

Dans cet article, nous allons aborder le sens des mots. Pour aider à comprendre le jargon médical, l’étymologie vous sera d’un très grand secours !


Introduction

Commençons d’abord par quelques définitions :

Selon le Larousse, l’étymologie est « la science qui a pour objet la recherche de l’origine des mots d’une langue donnée, et la reconstitution de l’ascendance de ces mots ». Autrement dit, l’étymologie est la science qui a pour objet l’origine des mots.

Les mots sont en général composés d’un préfixe, d’un suffixe et d’une racine.

Le préfixe correspond à la partie qui se situe au début du mot et qui permet de modifier le sens. Par exemple, PÉRI-carde : Ce qui entoure le coeur.

Le suffixe correspond à la partie qui termine le mot, et qui permet de modifier le sens. Par exemple, cardio-PATHIE : maladie du coeur.

Et, après le préfixe ou avant le suffixe se trouve la racine : c’est la base d’un mot qui a donné naissance à d’autres mots. Par exemple, aphone : Phon(i)e est la racine du mot.

La plupart des mots ont une origine latine ou grecque. Quelques fois, les mots sont empruntés à d’autres langues : cathéter, strapping, scanner…. sont des mots anglais.


1- Les préfixes

  • Privatifs : A- / An- : déficient, sans,..
    • Anurie : Absence d’urine
    • Apyrétique : Absence de fièvre
  • Opposition :
    • Anti- : contre, opposé, contraire à,…
      • Antidote : contre le poison
      • Antibiotique : Contre la vie
      • Antipyrétique : contre la fièvre, 
    • Ana- : contraire ou inverse, vers le haut, à nouveau …
      • Anastomose : ouverture avec,…
      • Anabolisme : Synthèse de molécule pour renouveler les cellules mortes
      • Anaphylaxie : contraire à la protection…
  • Négatifs : Im- / In- / il- / Ir-
    • Incontinence : ne pas retenir
    • Impossible : sans possibilité
  • Indiquant une notion de localisation
    • Epi- : au-dessus
      • Épigastrique : au-dessus de l’estomac
      • Epiphyse : extrémité des os long
    • Hypo- : En-dessous, en dessous de la norme
      • Hypothermie : Température en-dessous de la température normale
      • Hypogastrique : en-dessous de l’estomac
    • Hyper- : au-delà-de, trop, excessif
      • Hyperglycémie : taux de sucre au-delà des normes
    • Peri- : Autour de,
      • Perinatal : autour de la naissance
    • Sub- : Sous, sans gravité, pas entièrement
      • Subfébrile : température un peu plus élevée que la normale
      • Subluxation : légèrement luxé
      • Traitement sublingual : traitement qui se met sous la langue
  • Indiquant une notion de trop, d’excès
    • Hyper- : au delà-de, trop, excessif
      • Hyperglycémie : taux de sucre au delà des normes
    • Pollaki- : fréquent, souvent
      • pollakiurie : émission très fréquente d’urines
  • Indiquant une quantité
    • Poly- : plusieurs, nombreux, abondant, de façon exagéré
      • Polydipsie : soif excessive
      • Polyurie : urines abondantes
      • Polytoxicomanie : dépendance à plus de 2 drogues
    • Olig- : peu, trop peu, insuffisant, petite quantité, …
      • Oligurie : urines peu abondantes
      • Oligospermie : concentration de spermatozoïdes anormalement basse
  • Indiquant une fréquence, un rythme :
    • Tachy- : rapide, vite
      • Tachypnée : rythme respiratoire élevé
      • Tachycardie : contraction cardiaque trop rapide (pouls trop élevé).
    • Brady- : lent, trop lentement
      • bradypnée : rythme respiratoire anormalement bas
      • bradypsychie : ralentissement du cours de la pensée.
  • Indiquant un lieu, une position :
    • In- : dans, en
      • Injection : lancer dans
      • Introduire : mettre dans
    • En- : dans
      • Encéphale : dans le tête
    • Endo- : dedans, à l’intérieur
      • L’endomètre : paroi interne de l’utérus
    • Intra- : dans, à l’intérieur
      • Intraveineuse : dans la veine
      • Intramusculaire : dans le muscle
      • Intracavitaire : dans une cavité cardiaque
      • Intratrachéal : dans le trachée
    • Extra- : au dehors
      • Extradural : au dehors de la dure mère
      • Extraction : mettre au dehors
    • Ec- : hors du lieu, ..
      • Ectopie : organe qui n’est pas placé dans son lieu habituel
    • Ex- : en dehors
      • Exérèse : enlever à l’extérieur
      • Extemporané : en dehors du temps
    • Ante- : avant
      • Anténatal : avant la naissance
    • Post- : après
      • Postnatal : après la naissance
  • Indiquant un quantité :
    • Mono- / Uni : un
      • Unilatéral : un seul côté
    • Di- / Bi- : Deux
      • Dihydrogène : deux atomes d’Hydrogène
    • Tri- / Ter- : Trois
      • Trigone : 3 côtés
    • Quadri- / Tétra- : Quatre
      • Tétraplégique : atteintes sensitivomotrices des 4 membres.
    • Penta- : Cinq
      • Pentagone : 5 côtés
    • Hémi -/ Semi-  : moitié
      • Hémiparésie : parésie sur la moitié du corps
  • Indiquant les couleurs :
    • Eryth – : Rouge
      • Érythème : dermite caractérisée par une plaque rouge
    • Cyan- : bleu
      • Cyanose : teinte bleutée au niveau des extrémités, buccale, …
    • Leuco- : blanc
      • Leucorrhée : pertes blanches, écoulement blanchâtre
    • Chloro- : vert
      • Chlorophylle : pigment vert contenu dans les végétaux.
    • Mela(e)- : noir
      • Méléna : sang noir
  • Indiquant une forme, une morphologie :
    • Homo- / Homéo- : identique, semblable,
      • Homozygote : jumeaux issus du même oeuf
    • Hétéro- : différent
      • Hétéroagressivité : agressif envers les autres que soi
    • Auto- : qui s’applique à soi-même
      • Autolyse : qui se détruit lui/elle même
    • Macro- / Mega- / Megalo : Grand
      • Mégacôlon : colon très gros
    • Micro- : petit
      • Microcéphalie : petite tête
    • Allo- : Autre, nature ou état différent
      • Allopathie : médecine qui utilise des médicaments produisant des effets contraires à ceux de la maladie.
  • Autres préfixes :
    • Dys- : difficulté, gêne, …
    • Pedo- : enfant
    • Géronto- : vieux, ancien, vieillard
    • Gynéco- : femme,
    • Psych- : âme, esprit,
    • Soma- : corps humain, …
    • Par(a)- : perturbé, à côté de, contraire à, voisin, …
      • Paresthésie : troubles sensitifs
      • Pararénal : autour du rein
      • Parasympathique : opposition à ce qui est sympathique
    • Pro- : en avant dans le temps, en avant dans l’espace,
      • Pronostic : connaître avant,…
      • Prolapsus : tomber en avant
    • Iatro : médecin, médicament,
      • Iatrogénie : associé à un médicament

2- Les suffixes

  • -ITE : signifie inflammation
    • gingivite : inflammation des gencives
    • appendicite : inflammation de l’appendice
    • Gastrite : inflammation de l’estomac
  • -PATHIE : exprime la maladie
    • Néphropathie : affection du néphron (rein)
    • Hémopathie : maladie du sang
    • Coagulopathie : maladie s’exprimant en troubles de la coagulation
  • -ALGIE : exprime la douleur
    • Cervicalgie : douleurs aux cervicales
    • Névralgie : douleurs au niveau d’un nerf
  • -STOMIE : abouchement, orifice, ouverture
    • Jéjunostomie : abouchement du jéjunum à la peau
  • -ECTOMIE : Ablation
    • Amygdalectomie : ablation, retrait des amygdales
  • -TOMIE : coupe, section
    • Laparotomie : coupe au niveau de l’abdomen.
  • -STASE : arrêt,
    • Hémostase : arrêt du sang
  • -OSE : état, maladie non inflammatoire, état dégénératif,
    • Coxarthrose : dégénérescence de l’articulation de la hanche
    • Nécrose : mort anormale et non programmée des cellules
  • -LYSE : destruction
    • Thrombolyse : destruction d’un thrombus (caillot)
  • -GENE : naissance, production, engendrer
    • Pyrogène : qui déclenche de la fièvre
    • Exogène : qui naît au dehors de
    • Endogène : qui naît à l’intérieur de
  • -LOGIE : Science  // -LOGUE : spécialiste
    • Pneumologie : science qui étudie les poumons
    • Étiologie : étude des causes
    • Cardiologue : spécialiste du coeur
  • -THERAPIE : Traitement, soins,
    • Hormonothérapie : traitement par hormone
    • Corticothérapie : traitement par corticoïdes
  • -OME : tumeur bénigne ou maligne
    • Fibrome : tumeur bénigne au niveau des fibres conjonctives
    • Ostéosarcome : tumeur maligne au niveau des os
  • -GRAPHIE : enregistrement, écrire,
    • scintigraphie : technique d’imagerie nucléaire, qui permet à l’aide d’élément radioactifs de cibler un organe.
  • -SCOPIE : voir, regarder,
    • endoscopie : regarder à l’intérieur
  • -PHOBIE : peur
    • Arachnophobie : peur des araignées
  • -CYTE : cellules
    • Macrocytes : grandes cellules
  • -RHÉE : écoulement,
    • Rhinorrhée : écoulement nasal
  • -RAGIE : jaillissement, écoulement de sang
    • Gingivorragie : écoulement de sang au niveau des gencives
  • -EMIE : au niveau du sang
    • Cholestérolémie : taux de cholestérol au niveau du sang
  • -URIE : au niveau des urines
    • glycosurie : taux de sucre au niveau des urines
  • -OIDE : en forme de…
    • Ovoïde : en forme d’oeuf

3- Les zones du corps

  • crâne : céphal(o)
  • vertèbre : spondyl(o)
  • clavicule : cléid(o)
  • épaule : scapul(o) (scapula = omoplate)
  • sternum : stern(o)
  • côte : cost(o)
  • Humérus : humér(o)
  • radius : radi(o)
  • os iliaque : ili(o)
  • sacrum : sacr(o)
  • fémur : fémor(o)
  • rotule : patell(o)
  • tibia : tibi(o)

SOURCES

– Larousse, « Etymologie », [En ligne], http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/étymologie/31605 (consulté le 28/07/2020)

– Une miette infirmière, « Terminologie médicale : tableau des suffixes, préfixes et racines », [En ligne] https://unemietteinfirmiere.wordpress.com/2012/03/09/terminologie-medicale-tableau-des-suffixes-prefixes-et-racines/ (consulté le 28/07/2020)

– Cours personnels IFSI MONTLUCON 2010-2013.

L’oncologie est la spécialité qui étudie le diagnostic et le traitement des cancers. Le cancer n’est pas qu’une simple pathologie, c est un bouleversement au niveau social, psychologique, physique, financier… L’approche du cancer doit être réalisée en collaboration et avec des professionnels de santé qui ont notion de la complexité des pathologies cancéreuses. L’oncologie est aussi appelée cancérologie.


Population essentiellement rencontrée

Vous pouvez rencontrer tous les âges (tout en sachant que les enfants seront pris en charge dans un service d’oncologie pédiatrique +/- de pédiatrie).


Équipe professionnelle essentiellement rencontrée

  • Oncologue
  • Chirurgiens
  • Internes
  • Externes
  • Infirmier(e) Diplômé(e) d’Etat
  • Aide-Soignant(e)
  • Diététicien(ne)
  • Psychologue
  • Cadre de Santé
  • Assistants sociaux
  • Secrétaire médical(e)
  • Socio-esthéticien(ne)

Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques…


Soins essentiellement rencontrés

  • Accueil des patients et de la famille
  • Réalisation des entrées et sorties des patients
  • Soins pré et post-opératoires
  • Électrocardiogramme
  • Ponctions veineuses et artérielles
  • Manipulation des moniteurs, PSE, PCA
  • Soins d’hygiène et de confort
  • Pansements simples et complexes
  • Administration des traitements
  • Pose et surveillance de cathéters veineux périphériques
  • Manipulations de cathéters centraux et chambres implantables
  • Pose et surveillance de sonde nasogastrique et urinaires
  • Pose et surveillance de chimiothérapies
  • Accompagnements de fin de vie
  • Soins mortuaires

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.


Traitements essentiellement rencontrés

  • Chimiothérapies
  • Anticoagulants
  • Antibiotiques
  • Antalgiques

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés


Pathologies essentiellement rencontrées

  • Tumeurs cérébrales
  • Tumeurs ORL
  • Tumeurs endocrines (seins…)
  • Tumeurs pulmonaires
  • Tumeurs gynécologiques
  • Tumeurs de la prostate
  • Tumeurs de l’appareil digestif

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.


Prérequis

  • Connaissances anatomiques et physiologiques des différents organes, et des différentes tumeurs citées ci dessus
  • Connaitre les règles de calculs de dose et de débit
  • Avoir des notions sur les différents traitements cancérologiques (Chimiothérapie, radiothérapie, …)
  • Connaitre, à minima, le vocabulaire de référence de cancérologie (définition, normes biologiques,…)
  • Connaissances sur l’aplasie, l’extravasation, la détresse respiratoire,…
  • Savoir respecter les règles d’hygiène et d’asepsie

Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.

La néphrologie est la spécialité de la médecine qui concerne le rein, qui prend en charge le diagnostic et le traitement des différentes pathologies rénales.


Population essentiellement rencontrée

Vous rencontrerez des patients de tous les âges. Les enfants sont pris en charge au niveau du service de néphrologie pédiatrique.


Équipe professionnelle essentiellement rencontrée

  • Néphrologue / Chirurgien
  • Infirmier(e) Diplômé(e) d’État
  • Aide-soignant(e)
  • Cadre de santé
  • Interne / Externe
  • Assistant(e) social(e)
  • Diététicien(ne)
  • Equipe de soins palliatifs
  • Psychologue

Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques…


Soins essentiellement rencontrés

  • Soins d’hygiène et de confort
  • Mesure des paramètres vitaux
  • Dialyse péritonéale/ hémodialyse
  • Pansements simples et complexes/drains
  • Préparation et surveillance pour ponction biopsie rénale (BPR)
  • Surveillance des fistules artérioveineuses
  • Calcul de doses et préparation d’injections
  • Pose et surveillance de transfusion
  • Préparation des perfusions
  • Pose et surveillance de voie veineuse périphérique
  • Manipulation de cathéters centraux
  • Réalisation de prélèvements sanguins
  • Coordination des différents professionnels

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.


Traitements essentiellement rencontrés

  • Anticoagulants
  • Anti-rejets
  • Antihypertenseurs
  • Diurétiques
  • Antibiotiques

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés.


Pathologies essentiellement rencontrées

  • Insuffisance rénale aiguë
  • Insuffisance rénale chronique
  • Insuffisance rénale terminale
  • Greffes et surveillance
  • Diabète
  • OAP

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.


Prérequis

  • Connaissances anatomiques et physiologiques du système rénal
  • Connaissances des différentes pathologies évoquées
  • Connaissances des traitements
  • Techniques de dialyses
  • Calculs de doses et débits

Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.

La rhumatologie est la branche de la médecine qui s’intéresse à l’appareil locomoteur, du diagnostic au traitement. Elle concerne donc les os, les muscles, tendons, ligaments et articulations.


Population essentiellement rencontrée

Vous pouvez rencontrer des personnes de tous les âges. Les pathologies les plus fréquentes étant cependant liées au vieillissement, la population dépasse majoritairement 50 ans.


Équipe professionnelle essentiellement rencontrée

  • Rhumatologue
  • Interne / Externe
  • Infirmier(e) Diplômé(e) d’État
  • Aide-soignant(e)
  • Secrétaire médical(e)
  • Membres de l’équipe spécialisée dans la douleur
  • Cadre de santé
  • Kinésithérapeute
  • Ergothérapeute
  • ASHQ
  • Professeur en activité physique adaptée

Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques…


Soins essentiellement rencontrés

  • Mesure des paramètres vitaux
  • Ponction veineuse
  • Ponction artérielle
  • Soins d’hygiène et de confort
  • Pose et surveillance de voie veineuse périphérique
  • Réalisation des entrées et sorties des patients
  • Éducation thérapeutique du patient
  • Préparation pré-opératoire
  • Surveillance post-opératoire
  • ECBC
  • ECBU
  • Assister le médecin lors des soins invasifs (myélogramme, infiltration, ponction…)
  • Évaluation de la douleur selon l’échelle adaptée

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.


Traitements essentiellement rencontrés

  • Antalgiques
  • Antibiotiques
  • Anti-inflammatoires
  • Anticoagulants

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés


Pathologies essentiellement rencontrées

  • Arthrose
  • Arthrite
  • Polyarthrite
  • Spondylarthrite
  • Ostéo-arthrite
  • Hyperuricémie
  • Lombalgie
  • Fibromyalgie
  • Ostéoporose
  • Traumatisme rachidien

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.


Prérequis

  • Connaissances anatomiques et physiologiques du système osseux
  • Connaissance des différents traitements anti-inflammatoires, antalgiques, anticoagulants, antibiotiques…
  • Connaissance des différentes pathologies énoncées
  • Connaissance des différents abords chirurgicaux

Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.

La pédopsychiatrie est une spécialité de la psychiatrie consacrée à la prise en charge globale d’enfants et d’adolescents atteints de troubles psychiques et/ou psychiatriques. Cette spécialité est divisée en différentes structures de soins: unités d’hospitalisation à temps plein (enfants, adolescents, mère-bébé), des structures de jour (hôpitaux de jours, CATTP…), des unités d’urgences, et les structures de prise en charge ambulatoire (CMPP).


Population essentiellement rencontrée

Prise en charge d’enfants et d’adolescents : de quelques semaines à 18 ans. (Il existe généralement différentes unités selon l’âge dans les établissements).


Équipe professionnelle essentiellement rencontrée

  • Pédopsychiatres
  • Internes
  • Pédiatres / médecins généralistes
  • Infirmier(e) Diplômé(e) d’Etat / Puéricultrice
  • Éducateur(trice) Spécialisé(e) jeunes enfants
  • Aide-soignant(e)
  • Assistant(e) social(e)
  • Psychologue
  • Orthophoniste
  • Cadre de santé

Cette liste est non exhaustive. Vous pouvez rencontrer, selon les services et habitudes de service, d’autres professionnels de santé, des agents des services techniques…


Soins essentiellement rencontrés

  • Accueil des patients et de sa famille
  • Réalisation d’entretiens d’aide et d’entretiens thérapeutiques (patients et parents)
  • Administration de thérapeutiques (neuroleptiques, antibiotiques, antiépileptiques,…) et surveillance des différents effets indésirables
  • Repérage et analyse des besoins du patient
  • Fonction d’observation et d’analyse clinique
  • Education thérapeutique
  • Accompagnement des patients dans les actes de la vie quotidienne
  • Elaborer et mettre en place des médiations thérapeutiques (art-thérapie, psychomotricité, musique, cuisine, …)
  • Accompagner vers l’autonomisation et la socialisation
  • Anticiper et traiter les situations d’agressivité et de violence / techniques d’apaisement
  • Mettre en œuvre les protocoles de soins prescrits
  • Co-élaboration de projets de soins individualisés
  • Surveillance du développement psychomoteur et psychoaffectif de l’enfant
  • Injection intramusculaire
  • Prélèvement veineux

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux soins rencontrés.


Traitements essentiellement rencontrés

  • Neuroleptiques
  • Anxiolytiques
  • Hypnotiques
  • Antalgiques
  • Correctifs des neuroleptiques

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principaux traitements rencontrés


Pathologies essentiellement rencontrées

  • Troubles de la personnalité
  • Pathologies limites
  • Troubles névrotiques
  • Troubles de la relation parents/enfant
  • Troubles du langage et des apprentissages
  • Conduites addictives
  • Phobies scolaires
  • Psychoses (dysharmonies évolutives…)
  • Troubles du comportement
  • Autisme
  • Troubles du comportement alimentaire
  • Conduites suicidaires
  • Dépression
  • Hyperactivité / déficit de l’attention
  • Troubles envahissants du développement
  • Troubles thymiques

Cette liste est non exhaustive et regroupe les principales pathologies rencontrées.


Prérequis

  • Connaissance du développement psychomoteur, psychoaffectif et du langage de l’enfant
  • Connaissance des différentes pathologies énoncées, et différenciation névrose / psychose / états limites
  • Connaissance des principaux traitements neuroleptiques
  • Savoir ce qu’est un entretien d’aide thérapeutique
  • Avoir conscience que la relation n’est pas celle habituelle (soignant/soigné) mais que celle-ci inclus les parents (triade relationnelle)

Dans tous les cas, l’ensemble de ces notions seront présentes tout au long de votre stage. Ces quelques conseils vous permettront seulement d’être un peu plus à l’aise lors du début de votre stage. N’hésitez pas à interpeller les professionnels de santé s’il y a des choses que vous ne comprenez pas ; mais essayez également de rechercher par vos propres moyens à l’aide des différents outils (ou ressources) à votre disposition dans le service. Nous vous souhaitons un très bon stage.